L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DES ENR

Pour recevoir gratuitement notre lettre hebdomadaire d’actualités dédiée aux énergies renouvelablesinscrivez-vous ICI.

Pour vous abonner au magazine Le Journal des Énergies Renouvelablesc’est par ici

FéVRIER 2024

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE FéVRIER

  • THERMOFRIGOPOMPE – Chaud et froid au CHU d’Amiens 23 février 2024

    Le CHU Amiens-Picardie annonce la mise en place d’une thermofrigopompe en partenariat avec Idex. Ce nouveau dispositif vise à fournir de la chaleur et du froid pour une partie de ses besoins, représentant une surface de plus de 300 000 m² comprenant 1 705 lits et 32 blocs opératoires. Cette initiative s’inscrit dans une démarche d’amélioration de la performance énergétique, environnementale et économique de l’établissement. La thermofrigopompe choisie permet une production simultanée de chaud et de froid, répondant ainsi aux besoins spécifiques du CHU. Cette installation a permis des économies d’énergie substantielles, réduisant la consommation totale de gaz naturel de l’établissement de 25 %, soit une économie annuelle de 8 400 MWh, équivalant à la consommation de 700 foyers. Le projet a bénéficié d’un investissement total de 2 444 918 €, avec une subvention de l’Ademe de 989 633 €.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – La chaleur renouvelable, trop peu représentée 23 février 2024

    Le 9 février, L’AFPG, le Cibe, la Fedene, le Ser et Uniclima, avec la participation de l’Ademe, ont publié la 7e édition du Panorama de la chaleur renouvelable et de récupération. Les conclusions de ce bilan sont mitigées. Malgré une augmentation de la production issue de sources d’énergie renouvelable et de récupération (EnR&R), la chaleur renouvelable ne représente que 27,2 % de notre consommation finale de chaleur en 2022. Pourtant, les différents usages de la chaleur représentent 45 % de notre consommation finale d’énergie et dépendent en majorité d’énergies fossiles importées, fortement émettrices de gaz à effet de serre et soumises à des variations de prix importantes. La France possède les atouts nécessaires à la décarbonation de la chaleur. En 2022, le bois-énergie, coproduit de la sylviculture durable destinée à produire du bois matériau, a fourni à lui seul 63 % de la chaleur renouvelable en France métropolitaine afin de chauffer 8,8 millions de logements et décarboner les procédés industriels. Les usages domestiques, liés à des équipements individuels (appareils de chauffage au bois, pompes à chaleur, chauffe-eaux solaires, …), représentent 65,2 % de la production de chaleur renouvelable en 2022. Le groupement à l’initiative de ce rapport attend des décisions politiques fortes « pour décarboner massivement la chaleur, notamment à travers des objectifs nationaux ambitieux et des moyens financiers et humains dimensionnés à la hauteur des enjeux de souveraineté énergétique, de neutralité carbone et de maîtrise de la facture énergétique des Français. »

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – « Énergies renouvelables pour tou·te·s » à besoin de vous ! 15 février 2024

    L’association « Énergies renouvelables pour tou·te·s » lance une campagne d’adhésion et publie 13 fiches pour contrer la désinformation sur les énergies renouvelables. Après un an d’existence et un recours contre l’État, l’association lance sa première campagne de financement sur Hello Asso. « Énergies renouvelables pour tou·te·s » s’engage en menant des actions juridiques et en publiant des tribunes dans la presse. Elle réalise des activités de vulgarisation et des analyses poussées sur les énergies renouvelables. L’association recherche également des candidats pour rejoindre l’association afin de se développer et d’accroître son impact.

  • GÉOTHERMIE – Développer l’offre de formation d’assistants-foreurs 15 février 2024

    Les chantiers de géothermie sont de plus en plus nombreux, portés par la dynamique impulsée par le gouvernement. Pour faire face à la demande, l’Association française des professionnels de la géothermie (AFPG) et le Syndicat National des Entrepreneurs de Puits et de Forage d’Eau et de Géothermie (SFEG) travaillent ensemble depuis plusieurs années pour développer la formation des professionnels du forage. Si 600 assistants-foreurs en géothermie sur sondes et sur nappes supplémentaires sont nécessaires d’ici à 10 ans, selon les estimations de la filière, l’offre de formation est en effet insuffisante. Afin d’assurer son développement, le SFEG et l’AFPG ont obtenu de la part des Commissions paritaires nationales de l’Emploi conjointes du Bâtiment et des Travaux Publics le certificat de qualification professionnel leur permettant d’habiliter des organismes proposant des formations d’assistants-foreurs. Ce certificat assurera l’application d’un référentiel commun et de bonnes pratiques.

  • HYDROGÈNE VERT – Accord entre H2V et la Banque des Territoires 15 février 2024

    À l’occasion du salon Hyvolution, qui s’est tenu toute fin janvier à Paris, H2V, pionnier de la production massive d’hydrogène bas-carbone, et la Banque des Territoires ont annoncé un accord de partenariat pour les cinq prochaines années en vue d’accompagner le financement des projets de production d’hydrogène bas-carbone et d’e-carburants. Cet accord portera sur un investissement de 65 millions d’euros à horizon 2029. La Banque des Territoires interviendrait à minima à hauteur de 20 % du capital nécessaire aux sociétés de projets pour porter les actifs ainsi développés, H2V restant actionnaire majoritaire de ces actifs. Un premier projet de 200 MW concerné par ce partenariat devrait se concrétiser à Marseille-Fos. Ce projet a pour ambition de produire 28 000 tonnes d’hydrogène bas-carbone dédiées à la production annuelle de 140 000 tonnes d’e-méthanol pour avitailler entre autres la flotte de CMA CGM, un acteur mondial des solutions maritimes, terrestres, aériennes et logistiques. Cela permettrait d’éviter, l’émission de 240 000 tonnes de CO2 chaque année. L’accord de CMA CGM est toutefois attendu avant le lancement officiel du chantier.

  • PARUTION – Pourquoi la voiture électrique est bonne pour le climat 8 février 2024

    Pour préserver le climat et la santé des populations, l’Union européenne a décidé d’interdire le moteur thermique pour les voitures neuves en 2035. Depuis, la bataille fait rage. Au-delà des campagnes de désinformation qui polluent le débat, les questions sont nombreuses et légitimes. Est-elle réellement écolo ? Sera-t-elle abordable pour le plus grand nombre, ou réservée aux riches ? Pourra-t-on encore partir en vacances en famille ? Y aura-t-il des bornes et de l’électricité pour tout le monde ? Les constructeurs européens sont-ils menacés par les voitures électriques chinoises ? La voiture électrique va-t-elle provoquer des pénuries de métaux ? Et les poids lourds, pourra-t-on les électrifier aussi ? Toutes les réponses à ces questions sont dans le nouveau livre de Cédric Philibert à paraître le 21 mars prochain aux éditions Les Petits Matins. Cédric Philibert est membre du collège des personnes qualifiées d’Observ’ER, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et enseigne à Sciences Po-Paris.

  • BIOGAZ – Du biogaz dans l’Allier 8 février 2024

    L’unité de stockage de déchets Gaïa, située à Cusset, dans l’Allier, devient producteur de biométhane grâce à la technologie Wagabox, inaugurée le 31  janvier par Vichy Communauté, Suez et Waga Energy. Première du genre en Auvergne-Rhône-Alpes, cette unité complète le dispositif existant depuis 2011, où l’énergie est produite par la fermentation des déchets, valorisant le biogaz par cogénération pour produire électricité et chaleur. Le dispositif Wagabox va plus loin car elle permet d’extraire le méthane contenu dans le biogaz pour produire du biométhane en valorisant le gaz des sites de stockage des déchets (gaz de décharge) grâce à une technologie d’épuration brevetée. Ce gaz renouvelable est injecté directement dans le réseau de distribution de gaz de ville de GRDF à Cusset pour répondre aux besoins en chauffage, cuisson et eau chaude sanitaire des habitants et entreprises. Chaque année, 17 GWh de biométhane seront injectés, alimentant l’équivalent de 1 700 foyers et évitant l’émission de 2 800 tonnes de CO2.

  • ÉQUIPEMENTS THERMIQUES – Équipements thermiques, une année 2023 très morose 8 février 2024

    Mercredi 7 février, Uniclima, le syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques, a tenu sa traditionnelle conférence de presse de début d’année destinée à dresser le bilan de l’année précédente. Hélas, pour les équipements du génie climatique, 2023 a été un mauvais millésime : une grande partie des segments de marché couverts par le syndicat ont enregistré des baisses d’activité significatives. Ainsi, pour les équipements individuels, les indicateurs affichent un recul de 14 % pour les pompes à chaleur air/eau, moins 23 % pour les chaudières gaz ou fioul et jusqu’à moins 60 % pour les chaudières biomasse. À chaque fois les causes sont similaires : un marché du neuf en berne depuis plusieurs années et surtout un net ralentissement du marché de la rénovation. Avec la crise économique, les particuliers ayant des équipements de chauffage en fin de vie (mais qui fonctionnent encore) ont différé leur remplacement. Ainsi, le Syndicat relève qu’en 2023, le nombre de logements aidés par le dispositif MaPrimeRénov’ a diminué de 15 % par rapport à l’année précédente. Dans ce panorama morose, les pompes à chaleur air/air arrivent toutefois à tirer leur épingle du jeu avec une progression de 13 % de leurs ventes par rapport à 2022 pour atteindre 910 420 unités. Aussi prisée dans le neuf que dans la rénovation, cette solution technique reste notamment portée par sa capacité à pouvoir climatiser les habitations lors des jours les plus chauds de l’été. Le solaire thermique (73 100 m2, soit + 8 %) ainsi que les pompes à chaleur géothermiques (3 517 unités, soit + 18 %) ont également progressé en 2023 mais leur activité porte sur des volumes nettement plus restreints. Pour 2024, les professionnels se disent globalement inquiets. L’inflation et la crise économique sont encore dans l’esprit des particuliers et le marché du neuf va, très probablement, rester en hibernation.

  • HYDROGÈNE – Hydrogène solaire en Corse 1 février 2024

    Corsica Sole, producteur d’énergie solaire, annonce la construction de la première unité de production d’hydrogène renouvelable en Corse, nommée Folell’Hy. Le site convertira l’énergie solaire excédentaire en hydrogène renouvelable via un électrolyseur, le stockera et le distribuera après conditionnement dans des réservoirs transportables. Le projet, directement raccordé à la centrale solaire existante de Folelli de 12 MW, contribuera à l’autonomie énergétique de la Corse. Deux tonnes d’hydrogène par an seront disponibles pour des utilisations telles que la mobilité maritime lourde et les groupes électrogènes. Ce projet servira également de site expérimental pour lever des incertitudes liées à cette application, notamment en termes d’interactions avec le gestionnaire de réseau et d’utilisation de la ressource en eau. La mise en service est prévue pour le premier trimestre 2025.

  • BIOMASSE – Nouveau démonstrateur de gazéification en Bretagne 1 février 2024

    Le 24  janvier, l’entreprise française Charwood Energy spécialisée dans les solutions de valorisation énergétique de la biomasse, a inauguré un démonstrateur de gazéification. Situé à Colpo, en Bretagne, ce démonstrateur comprend un centre de recherche, de formation et un centre expérimental. Mis en service en novembre 2023, ce centre d’innovation est conçu pour générer de l’électricité grâce à un système de cogénération d’une capacité de 70 kWe. Ce démonstrateur réalisera une gamme d’essais d’enrichissement du syngas, le gaz issu du processus de gazéification. Cela comprend la préparation du combustible, l’analyse en ligne du syngas, l’enrichissement de l’oxydant et le post-traitement du syngas. L’approvisionnement en biomasse locale est assuré par LG Concept, filiale du groupe Charwood Energy.

  • À L’ATTENTION DE NOS LECTEURS – Alerte publicité frauduleuse ! 1 février 2024

    En quatrième de couverture du numéro 266 du Journal des énergies renouvelables qui a été expédié aux abonnés en date du 25 janvier 2024, une publicité titrée « Investir » propose des placements dans des « parkings équipés de bornes électriques ». Les auteurs de cette publicité ont usurpé le nom, l’adresse et les coordonnées RCS de l’entreprise SIM (Société d’investissement multimarques) filiale du Groupe AccorInvest, propriétaire exploitant hôtelier. Cette page de publicité renvoie sur une plateforme qui vous demande de laisser vos coordonnées. Ne les appelez pas, n’activez pas le QR code et ne laissez pas vos coordonnées. Cette publicité est une fraude caractérisée, et le Journal des énergies renouvelables met en garde ses lecteurs contre tout risque d’escroquerie à l’épargne, et a informé l’Autorité des marchés financiers (AMF) avoir publié cette publicité. L’AMF a publié le 30 janvier un communiqué de mise en garde sur ce type de fraude. Celle-ci recommande également, en cas de doute, de contacter le service d’accueil téléphonique des épargnants Épargne Info Service 01 53 45 62 00 du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 (prix d’un appel local). NB : La publicité frauduleuse a été retirée de la version électronique du Journal des énergies renouvelables n° 266 que vous pouvez lire dans votre kiosque abonné.

JANVIER 2024

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JANVIER

  • GÉOTHERMIE – De nouvelles ambitions pour la géothermie 26 janvier 2024

    Le parlement européen souhaite une stratégie européenne sur l’énergie géothermique. A l’initiative de l’eurodéputés polonais Krasnodębski affilié au groupe des Conservateurs et Réformistes européens (ECR), une résolution a été votée la semaine dernière par la quasi-totalité de l’assemblée (96%). Elle inclut différentes demandes. Parmi celles-ci : une stratégie européenne pour l’énergie géothermique afin de réduire les charges administratives et de favoriser les investissements dans les bâtiments, l’industrie et l’agriculture ; une alliance industrielle afin d’accélérer les meilleures pratiques et la mise en œuvre effective de la législation ; un régime d’assurance harmonisé pour l’atténuation des risques financiers. L’assemblée européenne veut encourager les États membres à élaborer des stratégies nationales pour la géothermie et soutenir les régions en transition et les régions charbonnières dans leur transition vers la géothermie. Niels Fuglsang, député européen, a déclaré que la géothermie était une ressource « qui nous aide à nous libérer de notre dépendance à l’égard du gaz de Poutine » à l’image du projet Aarhus au Danemark qui alimente 36 000 foyers.

  • ÉLECTRICITÉ RENOUVELABLE – Enercoop devient son propre responsable d’équilibre 26 janvier 2024

    Le producteur et fournisseur d’énergies renouvelables Enercoop a annoncé le 18 janvier devenir son propre responsable d’équilibre. La coopérative a fait basculer dans son propre périmètre tous ses consommateurs et l’essentiel de ses producteurs à la fin de l’année 2023. Elle assure officiellement les prévisions et l’équilibrage de l’ensemble de la consommation et de la production énergétique de son périmètre. C’est la première fois qu’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (statut d’Enercoop) gère ce type d’activité. “Être responsable d’équilibre, c’est se placer au cœur des enjeux du marché de l’énergie” explique Julie Archambeaud, directrice du pôle Énergie d’Enercoop Société Coopérative d’Intérêt Collectif (statut d’Enercoop) gère ce type d’activité. Elle ajoute, “Par ailleurs, devenir notre propre responsable d’équilibre nous permet une plus grande indépendance par rapport aux divers acteurs du marché de l’électricité.”

  • ÉLECTRICITÉ RENOUVELABLE – La France toujours en retard dans son développement 26 janvier 2024

    Jeudi 25 janvier, Observ’ER, la FNCCR et l’Ademe ont présenté à la presse la 14e édition du baromètre des énergies renouvelables électriques en France, réalisé par Observ’ER avec le soutien de l’Ademe et de la FNCCR. Chaque nouvel opus du baromètre est l’occasion de revenir sur l’activité des différentes filières et de faire le point sur l’avancée du pays vis-à-vis de ses objectifs. Depuis 2021, la première filière électrique renouvelable en France en termes de nouvelles capacités raccordées est définitivement le photovoltaïque et 2023 a confirmé cela. Depuis trois ans, le secteur est parvenu à sensiblement rehausser son rythme de progression pour tourner autour de 3 GW de moyenne annuelle. Pour les professionnels du secteur, l’explication tient essentiellement au fait que le solaire est désormais clairement identifié comme la meilleure technologie pour se prémunir des hausses à venir de l’électricité sur le réseau. Une approche que particuliers, collectivités, PME ou grands groupes ont intégré dans leurs réflexions. Par ailleurs, l’autoconsommation poursuit son impressionnant développement avec 1,9 GW de puissance cumulée et plus de 370 000  installations en France. Côté éolien, rien de nouveau. La filière terrestre ne parvient pas à accélérer sa croissance et le segment en mer n’a pas raccordé de nouveau parc en 2023. Au total, si la progression de l’électricité renouvelable est plus vigoureuse depuis trois ans, la France n’en reste pas moins en retard sur ses objectifs. Avec une part de 28 % de la consommation électrique en 2022, le seuil visé à fin 2030  de 40 % (issu notamment de la loi Énergie et climat de 2019) pour les technologies renouvelables semble trop haut au vu de la dynamique actuelle.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Électricité renouvelable : croissance sans précédent en 2023 dans le monde 18 janvier 2024

    Selon une récente étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), 2023  aura été une année record pour le développement des capacités mondiales de production d’électricité renouvelable dans le monde. 510 gigawatts (GW) supplémentaires ont été raccordés, un chiffre de 50 % supérieur à celui de 2022, soit la plus forte dynamique jamais observée au cours des trois dernières décennies. Sans surprise, la plus forte croissance a eu lieu en Chine qui a mis en service autant d’énergie solaire photovoltaïque en 2023 que ce qui avait été raccordé en photovoltaïque en 2022 sur la planète entière (Chine incluse). En matière d’éolien, la Chine a aussi fait très fort avec un bond de 66 %. L’augmentation de la capacité des énergies renouvelables en Europe, aux États-Unis et au Brésil a également atteint de nouveaux sommets. Selon l’AIE, compte tenu des politiques actuelles et des conditions du marché, la capacité mondiale d’énergie renouvelable devrait désormais atteindre 7 300 GW sur la période 2023-2028, ce qui représente une croissance de 2,5 fois du parc installé. Solaire et éolien seront plus que jamais les secteurs moteurs en représentant 95 % de cette expansion. Avec une telle trajectoire, les énergies renouvelables dépasseront le charbon pour devenir la première source mondiale de production d’électricité d’ici 2025. Toutefois, malgré ce développement sans précédent au cours des 12  derniers mois, le monde devra aller plus loin et tripler sa capacité électrique renouvelable d’ici 2030 pour que les pays respectent les engagements pris lors de la COP28.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Électricité 100 % renouvelable pour Epson 18 janvier 2024

    L’entreprise japonaise d’électronique, Epson, a réalisé une transition vers une consommation d’électricité 100 % renouvelable sur l’ensemble de ses sites mondiaux en décembre 2023. L’engagement public de l’entreprise en mars 2021 pour une électricité entièrement renouvelable sur tous ses sites a été concrétisé dès novembre 2021 au Japon, suivi par la réalisation mondiale en décembre 2023. Cette initiative fait partie intégrante de la « Vision Environnementale 2050 » d’Epson, qui vise à devenir une entreprise à bilan carbone négatif et à abandonner l’utilisation de ressources non-renouvelables. Cette transition devrait permettre au groupe de réduire ses émissions annuelles de CO2 d’environ 400 000 tonnes en couvrant une consommation électrique d’environ 876 GWh par an. Au-delà de l’approvisionnement en électricité renouvelable, Epson envisage de promouvoir l’adoption généralisée des énergies renouvelables en produisant davantage de sa propre énergie et en soutenant le développement de nouvelles sources d’énergie.

  • PARUTIONS – Découvrez nos dernières publications ! 12 janvier 2024

    • Le Journal de l’Éolien n° 52 – L’industrie face à un tournant Voir le sommaire
    • Le Journal du Photovoltaïque n° 49 – Modules nouvelle génération + atlas des parcs Voir le sommaire
    • Le Journal des Énergies Renouvelables n° 265 – Spécial pompes a chaleur Voir le sommaire
    • Numéro spécial Fonds Chaleur Télécharger
    • La base de données du Guide des formations aux énergies renouvelables, accessible en ligne ICI
    • Études : Baromètre Eurobserv’ER biomasse solide 2023 Télécharger
    • Études : Baromètre Eurobserv’ER EnR dans les transports 2023 Télécharger
    • Études : Baromètre Eurobserv’ER biogaz 2023 Télécharger
    • Études : Suivi qualitatif du marché des installations photovoltaïques individuelles Télécharger

  • BIOGAZ – Un méthaniseur pour la Métropole de Lyon 12 janvier 2024

    La Métropole de Lyon vient d’approuver un projet de méthaniseur sur la station d’épuration de Pierre-Bénite et de Saint-Fons, située au sud de la ville. Le site produira du biométhane à partir des boues qui sont actuellement incinérées sans valorisation énergétique. La production sera utilisée localement et contribuera à réduire l’empreinte carbone de la Métropole de Lyon de 20 000 tonnes équivalent CO2. Une partie des sous-produits de la méthanisation sera compostée pour servir d’engrais aux agriculteurs et 11 GWh/an seront utilisés pour chauffer le nouveau réseau de chaleur urbain du Sud-Ouest Lyonnais. L’investissement de 80  millions d’euros sera rentabilisé en une dizaine d’années, avec un calendrier prévoyant le lancement de la consultation du marché en début de 2024, le début des travaux en 2026, et la production de biogaz attendue en 2028-2029.

  • BIOMASSE – Chaufferies bois mobiles à Besançon 12 janvier 2024

    La Ville de Besançon annonce l’extension de son réseau de chaleur urbain qui est actuellement alimenté à 85 % par l’usine d’incinération et des chaufferies bois. En attendant le raccordement des bâtiments de la Ville de Besançon au réseau (prévu entre 2026 et 2030), des chaufferies biomasse mobiles, intégrées dans des conteneurs de type Algeco, vont être déployées sur plusieurs sites : l’Esplanade des Droits de l’Homme, l’École Jean Zay, l’Institut Supérieur des Beaux-Arts (ISBA) et la Cuisine centrale. Elles seront positionnées à proximité des chaufferies gaz existantes sur ces sites. Ces mini-chaufferies comprennent un compartiment pour le stockage du bois et un autre pour la chaudière, assurant la production d’eau chaude reliée au circuit existant. La puissance des chaudières bois mobiles est dimensionnée pour couvrir 86 % des besoins de chauffage, avec une utilisation complémentaire des chaudières gaz lors des périodes les plus froides. Le coût global du projet s’élève à 1,2 million d’euros avec des économies prévues de 141 000 € sur la facture annuelle de chauffage en 2024. Cette initiative permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 349 tonnes équivalent CO2/an.

  • GÉOTHERMIE – Le gouvernement dévoile son plan géothermie 4 janvier 2024

    À l’occasion de la mise en service de la centrale géothermique du quartier Pleyel à Saint-Denis (Île-de-France), Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a annoncé le 22 décembre dernier le lancement du grand plan géothermie national. Le document, attendu depuis plusieurs mois par la filière, reprend les axes déjà présentés en février 2023, qui concernaient le développement de la géothermie de surface (c’est-à-dire portée par les pompes à chaleur), pour y ajouter un ensemble de points couvrant toutes les technologies et les types de valorisation. Ce nouveau programme comporte 50 actions destinées à soutenir le déploiement de la géothermie pour répondre aux besoins de chaud et de froid renouvelable pour les bâtiments individuels et collectifs en métropole, en Outre-mer et à l’export. Parmi les axes prioritaires figure notamment le renforcement du réseau de foreurs qui doit impérativement monter en puissance pour accompagner le développement de la géothermie de surface. Un accent est également mis sur la pénétration de la géothermie dans les secteurs résidentiel et tertiaire. Pour les particuliers, le plan annonce le relèvement de l’aide Coup de Pouce Chauffage dans le cas du remplacement d’une ancienne chaudière thermique par une pompe à chaleur géothermique. Pour le tertiaire, l’idée est de multiplier les contrats patrimoniaux de chaleur renouvelable au sein des opérations soutenues par le Fonds Chaleur. Un volet particulier porte sur l’Outre-mer où le potentiel électrogène de la géothermie profonde est important. Pour accélérer les projets dans ces territoires, le plan du gouvernement prévoit la création d’une instance stratégique de concertation, réunissant l’ensemble des parties prenantes (ministères, industriels, collectivités, agences et organismes publics) et la mise à jour de la couverture du risque financier associé aux campagnes d’exploration.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Thalassothermie à Port-de-Bouc 4 janvier 2024

    La Ville de Port-de-Bouc, située dans les Bouches-du-Rhône, et Engie Solutions ont signé, le 20 décembre 2023, un accord pour le développement d’un projet de thalassothermie sur la commune de Port-de-Bouc. La thalassothermie consiste à récupérer l’énergie calorifique de la mer pour alimenter des bâtiments en chaleur et en froid. Le futur projet comprend divers volets visant à exploiter l’énergie marine pour améliorer la qualité de vie des habitants. Un réseau de chaleur, alimenté par thalassothermie, sera développé et desservira plus de 4 000 équivalents-logements en chauffage et eau chaude sanitaire ainsi que tous les bailleurs sociaux de la ville. Dans le prolongement de ce projet, et pour préserver au mieux les ressources en eau potable de la ville, un réseau d’eau brute sera créé pour l’arrosage des espaces verts. Par ailleurs, 19 bâtiments communaux seront équipés de centrales solaires photovoltaïques (toitures, ombrières simples et doubles) soit l’équivalent de la consommation en électricité de 878 foyers.

DéCEMBRE 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE DéCEMBRE

Voir actus
  • GÉOTHERMIE – Extraction directe de lithium en Alsace 21 décembre 2023

    Après avoir signé, en janvier 2023, un partenariat dans le cadre du projet « Alsace Géothermie Lithium », le groupe minier Eramet et Électricité de Strasbourg ont installé, pour une durée minimum de 6 mois, une unité pilote d’extraction directe de lithium sur la centrale géothermique de Rittershoffen, exploitée par l’énergéticien alsacien. Faisant suite à deux premiers pilotes déployés sur les centrales de Rittershoffen et Soultz-sous-Forêts, en 2020 et 2021, cette nouvelle unité vise à démontrer, en conditions réelles, l’efficacité du procédé d’extraction développé par Eramet et valider la durabilité de ses performances sur le long terme. Breveté, celui-ci a d’ores-et-déjà été mis en place à Centenario, en Argentine, pour exploiter l’un des plus grands gisements de lithium au monde. En Argentine, la production devrait d’ailleurs débuter au deuxième trimestre 2024 et atteindre 24 000 tonnes par an en 2025. En Alsace, les deux partenaires espèrent être en mesure, à l’horizon 2030, de produire 10 000 tonnes par an de carbonate de lithium issues des eaux géothermales. Ce projet de production française décarbonée, dont la décision finale d’investissement est attendue en 2026, répondrait ainsi aux besoins d’environ 250 000 batteries de véhicules électriques par an.

  • CHALEUR – Chaleur renouvelable en réseau à Créteil 21 décembre 2023

    Le 8  décembre, le maire de Créteil et Dalkia Île-de-France ont signé un avenant au contrat de chauffage urbain. Suite à la connexion des réseaux Nord et Sud de la ville début décembre, le réseau de chauffage urbain s’étend désormais sur plus de 50 kilomètres. Il répond aux besoins en chauffage et en eau chaude de 40 505 équivalents logements, incluant des immeubles d’habitat collectif, des équipements publics et privés, tels que les écoles, l’Université Paris-Est Créteil, les entreprises Essilor, Valeo et le CHU Henri Mondor. L’optimisation du rendement du réseau est rendue possible grâce au raccordement au puits de géothermie et à l’unité de valorisation Valo’Marne, fournissant une énergie calorifique issue de l’incinération des déchets ménagers. Le projet bénéficie d’un soutien financier de la Région Île-de-France et de l’Ademe.

  • GUIDE DES FORMATIONS – Notre guide des formations est en ligne ! 21 décembre 2023

    La nouvelle version du Guide des formations aux énergies renouvelables édité par l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) est disponible en ligne et interrogeable grâce à un moteur de recherche. Cette nouvelle base de données permet de choisir la formation souhaitée selon plusieurs critères : région, type de formation, filière, niveau… Ce guide se révélera utile aux étudiants devant renseigner leurs vœux dans Parcoursup : il présente 300 formations ayant trait aux énergies renouvelables et à l’écoconstruction, allant de BAC+2 à Bac+5. Les professionnels en recherche de qualifications supplémentaires pourront consulter les formations continues de longue durée ou de courte durée ou les formations dispensées par des industriels et des bureaux d’études. Le guide en version papier est par ailleurs toujours disponible ICI.

  • SOLAIRE THERMIQUE – Centrale solaire thermique pour Lactalis 14 décembre 2023

    Le fournisseur de chaleur renouvelable, Newheat, a inauguré le 8 décembre sa centrale solaire thermique, baptisée Lactosol et située à Verdun (55). Elle alimente l’un des sites du groupe Lactalis qui transforme le lactosérum liquide, coproduit issu de la fabrication du fromage, en poudre de lactosérum destinée à l’industrie agroalimentaire. Couvrant une superficie de 15 000 m², ce projet d’envergure vise à réduire de 2 000 tonnes par an les émissions de CO2 de la tour de séchage du site, soit environ 7 % des émissions totales. La tour de séchage, inaugurée en novembre 2021, était initialement alimentée par une chaudière à gaz. Lactalis poursuit ses efforts en matière d’efficacité énergétique en installant une chaudière biomasse d’ici à 2026, remplaçant près de 50 % du gaz consommé par une énergie renouvelable.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Des projets citoyens en Occitanie 14 décembre 2023

    Au cours de la dernière décennie, le mouvement des énergies citoyennes s’est développé en Occitanie. Au fil du temps, les initiatives visant à monter des projets d’énergies renouvelables gérés localement ont essaimé sur le territoire, ont bénéficié de l’appui la Région et de l’Ademe et se sont fédérées autour des réseaux Énergies Citoyennes Locales et Renouvelables (ECLR Occitanie) et Énergie Partagée. En 2023, le territoire d’Occitanie compte 200 projets citoyens de différentes tailles et déployés sur plusieurs technologies (petites toitures accueillant du photovoltaïque, parc de 6 éoliennes…). Au total, ces installations représentent 23 MW de puissance, et produisent 49 GWh par an. 7 millions d’euros d’épargne ont été investis dans ces projets coopératifs, portés par 130 collectivités actionnaires et 7 300 citoyens occitans sociétaires. Pour les années à venir, les initiatives d’énergie coopérative pourront de nouveau compter sur le soutien de la Région Occitanie et de l’Ademe. Ces derniers ont signé avec ECLR Occitanie une nouvelle convention, le 13 décembre 2023, lors du salon Energaïa.

  • GÉOTHERMIE – La géothermie au service de la menuiserie 8 décembre 2023

    Désormais, au sein de la Menuiserie Meslin (Groupe Lorillard), à La Haye (Manche), les Compagnons menuisiers travaillent à une température stable. Un système géothermique a été inauguré en octobre dernier, après un an de travaux. Il assure le chauffage et la climatisation des 5 000 m² d’ateliers et de bureaux alors qu’auparavant seule une partie des bureaux était chauffée par une chaudière au fioul. Avoir une température régulière facilite également la production. Dans l’atelier, les variations de température et d’hygrométrie au gré des saisons et de la météo jouaient en effet sur la stabilité du bois et sur la durée de séchage des menuiseries et des colles cellulosiques. Le dispositif a nécessité un investissement de 450 000 € financé en partie par l’Ademe. Il comprend 23 sondes géothermiques installées dans des puits de forage à 100 mètres de profondeur et reliées à 4 pompes à chaleur de 50 kW. Les sondes ont été fournies par la société Elydan, spécialiste de la géothermie, qui propose également des systèmes de captage horizontaux et par corbeilles. Ces dernières sont depuis cet automne proposées avec des tubes spiralés qui réduisent, selon la société, jusqu’à 20 % la résistance thermique du fluide caloporteur et les pertes de charges par rapport à des tubes lisses standards, et assurent ainsi une meilleure restitution de la chaleur et du froid. Le dimensionnement de l’installation a, lui, été réalisé par le bureau hydrogéologie Études & Mesures Philippe Berlandier (EMPB).

  • BIOMASSE LIQUIDE – La Réunion passe du fioul à la biomasse 8 décembre 2023

    Le 4 décembre, EDF, via sa filiale Production Énergie Insulaire (PEI) a inauguré sa centrale électrique de Port-Est située sur l’île de La Réunion qui vient d’être convertie à la biomasse solide. Équipée de douze moteurs initialement alimentés au fioul, la centrale tourne désormais à la biomasse liquide issue d’huile de colza. Cette initiative vise à soutenir l’objectif de la Réunion d’atteindre 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, tout en réduisant chaque année les émissions de CO₂ de 500 000 tonnes. « La consommation en biomasse liquide sera de l’ordre de 120 000 tonnes, pour une production de plus de 500 GWh/an », précise l’étude d’impact du projet. Certifiée conforme aux normes de durabilité de la directive européenne sur les énergies renouvelables (RED 2), la biomasse liquide améliore la qualité de l’air en éliminant les émissions de soufre et en réduisant les émissions de poussière tout en garantissant une puissance électrique de 212 MW.

  • HYDROGÈNE – Enchère européenne pour des projets d’hydrogène 1 décembre 2023

    La Commission européenne lance les premières enchères organisées par la banque européenne de l’hydrogène afin de soutenir la filière. Un montant initial de 800 millions d’euros est mis à disposition par l’intermédiaire du Fonds pour l’innovation. Ces enchères prennent la forme d’une prime fixe par kilo d’hydrogène produit, attribuée au producteur. Elles visent à combler l’écart entre les coûts de production et le prix que les consommateurs sont aujourd’hui disposés à payer. Ces enchères contribuent à l’objectif du plan REPowerEU consistant à produire 10 millions de tonnes d’hydrogène sur le marché intérieur d’ici à 2030. Dans le cadre des enchères pilotes, les producteurs d’hydrogène renouvelable pourront soumettre des offres en vue d’obtenir une aide de l’UE pour un certain volume de production d’hydrogène. Ces offres devront reposer sur une proposition de surprix par kilogramme d’hydrogène renouvelable produit, limité à 4,5 €/kg. La subvention accordée pour les projets sélectionnés s’ajoutera aux recettes des ventes d’hydrogène réalisées, pendant une durée maximale de 10 ans. Une fois les conventions de subvention des projets signées, les industriels ont cinq ans pour commencer à produire. Les promoteurs de projets ont jusqu’au 8 février 2024 pour soumettre leur demande. La Commission propose un nouveau mécanisme dit « Auctions-as-a-Service », pour les projets qui n’ont pas pu bénéficier de la prime et prévoit également de lancer un deuxième cycle d’enchères en 2024.

  • BOIS ÉNERGIE – Avis de l’Ademe sur le bois énergie 1 décembre 2023

    Le 20 novembre, l’Ademe a publié un avis sur le bois énergie. L’institution confirme son soutien au développement de la filière. Le bois énergie est la première source d’énergies renouvelables en France, représentant 33 % de la consommation d’énergie. Aujourd’hui en France, 1  Français sur 4 se chauffe au bois. Cette énergie peut prendre différentes formes : cheminées, inserts, poêles et chaudières à bûches ou granulés. Dans les logements collectifs ou sur les sites industriels, ce sont des chaufferies, qui s’approvisionnent en bois issus de la forêt, en résidus de bois des scieries, en déchets de bois, en bois d’élagage de haies ou de bocage. L’Ademe rappelle que tout en accompagnant la croissance des besoins en énergie renouvelable, il est important de maintenir une priorité à des usages en tant que matériau pour venir en alternative à des produits non renouvelables tels que l’acier ou encore le béton. La chaleur produite à partir de bois génère des impacts environnementaux. La filière est consciente de ces limites et œuvre pour les limiter. L’Ademe a fait plusieurs recommandations sur l’origine du bois et les pratiques sylvicoles et aussi pour limiter les émissions polluantes du bois énergie.

NOVEMBRE 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE NOVEMBRE

Voir actus
  • CHALEUR RENOUVELABLE – Limoges Métropole décarbone à l’énergie fatale 23 novembre 2023

    Le 21  novembre, Limoges Métropole et Engie Solutions ont annoncé le lancement de deux projets de réseau de chaleur pour alimenter plus largement la ville en chaleur durable. Le premier réseau desservira le centre-ville et permettra d’étendre et de verdir le réseau de chaleur existant de l’Hôtel de Ville. Les installations passeront de 740 mètres linéaires et 10 sous-stations à 23 kilomètres et 135 points de livraison pour distribuer 64 GWh à quelque 9 470 équivalents-logements. La nouvelle Chaufferie de l’Est sera, à terme, alimentée majoritairement par la Centrale Énergie Déchets de Limoges Métropole (CEDLM). Grâce à la récupération de la chaleur fatale, issue de l’incinération des déchets, le réseau sera alimenté à terme à 97 % d’énergies renouvelables et de récupération. Pour limiter au maximum les perturbations occasionnées aux riverains, les travaux s’étaleront entre 2023 et 2028 pour une mise en service lors de la saison de chauffe 2028-2029. Le second réseau de chaleur servira la Rive Gauche de la ville. Il va tirer parti de l’énergie fatale des eaux usées de Limoges Métropole. La métropole profite en effet des travaux de modernisation de la STEP (station d’épuration principale) pour installer un système de récupération de la chaleur des eaux de rejet. Trois pompes à chaleur valoriseront les calories récupérées pour alimenter le réseau de chaleur. En complément, une chaudière biomasse d’une puissance de 8,5 MW sera installée dans la centrale de production. Alimentée par de la biomasse d’origine locale, elle permettra au réseau d’atteindre près de 98 % d’énergie renouvelable. Avec 14,3 km de réseau et 40 GWh distribués à 51 points de livraison, ce réseau de chaleur permettra de distribuer environ 5 880  équivalents-logements.

  • SAVE THE DATE – Le Journal des Énergies Renouvelables sera présent au Forum EnerGaïa 2023 23 novembre 2023

    Le Journal des Énergies Renouvelables est partenaire média du Forum EnerGaïa 2023  et sera présent sur place. Venez nous rencontrer les 13 & 14  décembre sur notre stand G08 – Hall : B1. À cette occasion, nous mettons un numéro spécial en téléchargement gratuit ICI.

  • GÉOTHERMIE – Aux Lilas, les forages géothermiques ont commencé 23 novembre 2023

    UniGéo entre en action. La société, créée en février 2022 par le Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris, pour les énergies et les réseaux de Communication (Sipperec) et les villes des Lilas, de Pantin et du Pré Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), a démarré en septembre les travaux de forage pour l’installation, aux Lilas, de la centrale géothermique du réseau de chaleur intercommunal. Quatre puits (deux de production et deux de réinjection) doivent être creusés pour atteindre 1  600 mètres de profondeur et pouvoir exploiter les calories de la nappe du Dogger à environ 57 degrés. Pour cela, une foreuse de 40 mètres de haut a été installée en contrebas du Fort de Romainville des Lilas. Afin de réduire le bruit et la pollution liés à l’utilisation de groupes électrogènes, il s’agit d’une foreuse 100 % électrique. Les forages devraient être terminés début 2024. Commenceront alors les travaux de construction du réseau de chaleur, long de 28 km, qui devrait être mis en service progressivement en 2025 pour alimenter 20 000 équivalents logements. Le budget, pour l’ensemble des travaux, s’élève à plus de 80  millions d’euros. Environ un tiers seront payés grâce à des aides de l’Ademe et de la Région Île-de-France.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Le Centre Aquatique Olympique de Saint-Denis passe à la biomasse 17 novembre 2023

    Le 8  novembre, les équipes de Plaine Commune Énergie, filiale d’Engie Solutions, ont annoncé que le Centre Aquatique Olympique de Saint-Denis sera alimenté à plus de 50 % par une énergie renouvelable issue de la biomasse via un réseau de chaleur. Une opération rendue possible par la mise en service en octobre dernier d’un point de livraison qui permet de fournir chauffage et eau chaude sanitaire aux utilisateurs du centre aquatique. Le réseau de chaleur dessert déjà plusieurs villes, dont Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Stains, l’Île-Saint-Denis et Aubervilliers, alimentant 61 500 équivalents-logements sur 90  kilomètres. D’ici 2024, le centre aquatique sera également raccordé au data center Equinix, augmentant sa part d’énergie renouvelable à 75 %.

  • ÉNERGIES MARINES – Nouveau prototype en test à Brest 17 novembre 2023

    La startup bordelaise Seaturns, en partenariat avec l’Ifremer, teste actuellement un prototype de production d’énergie houlomotrice sur le site d’essais en mer de l’Ifremer de Saint-Anne du Portzic près de Brest. Avec des dimensions de 3,6 mètres de long pour 1,5 mètre de diamètre, le prototype restera à l’essai pendant 10 mois. Le système utilise le mouvement des vagues pour faire osciller un cylindre, similaire à un pendule, générant de l’électricité via une turbine à air. Si les résultats sont concluants, des étapes supplémentaires, telles que la validation de prototypes à plus grande échelle, sont envisagées, avec pour objectif la commercialisation d’unités de production d’électricité très bas carbone à partir de 2025. Le prototype bénéficie du financement de l’État dans le cadre de France 2030 et de l’Union européenne dans le cadre du plan France Relance.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Un réseau de chaleur biomasse pour Évian 10 novembre 2023

    Lundi 6  novembre, la chaufferie biomasse et le réseau de chaleur des Hauts d’Évian, située dans le quartier des Hauts à Évian-les-Bains (Haute-Savoie), a été mise en service. Confiée à Syane’Chaleur, au bureau d’études Menthe et à Engie, la construction a nécessité 15 mois de travaux. La production de chaleur desservira de nouveaux projets immobiliers, des bâtiments municipaux : Ehpad, groupe scolaire, caserne de pompiers. Le réseau alimentera à terme en chauffage et en eau chaude sanitaire 600 à 900 logements. La chaufferie aura au final une puissance de 6 MW et permettra de produire 14 GWh/an de chaleur tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 2 300 tonnes d’équivalent CO2 par an, soit l’empreinte carbone de 1 000 habitants. Le site utilise comme combustible de la plaquette forestière, résultat du broyage des rémanents (petites branches). L’investissement s’élève à 5  millions d’euros, dont 300 000 euros financés par France Relance et 2  053 970 euros financés par le Fonds chaleur de l’Ademe.

  • BIOCARBURANT – Nouvelle station bioGNC en Gironde 10 novembre 2023

    Gironde Energies et Engie Solutions ont inauguré une nouvelle station d’avitaillement BioGNC située à Beychac-et-Caillau, en Gironde. Cette station propose un carburant issu de la valorisation de déchets organiques, une alternative propre et renouvelable aux carburants traditionnels, avec une réduction significative des émissions de CO2, des particules fines et du bruit. Elle servira les poids lourds en transit, facilitera l’accès aux zones à faibles émissions, en plein essor dans de nombreuses métropoles et agglomérations, grâce à leur classification environnementale Crit’Air 1 et permettra également la recharge des véhicules électriques grâce à la présence d’un superchargeur de 120 kW. L’installation de Beychac-et-Caillau est dimensionnée pour répondre spécifiquement aux besoins du transport routier de marchandises et des opérateurs logistiques locaux. Elle peut également avitailler 7/7J et 24h/24 tous types de véhicules légers et poids lourds.

  • GÉOTHERMIE – Fresnes adopte à nouveau la géothermie 3 novembre 2023

    Et de deux ! Le Conseil municipal de la ville de Fresnes (Val-de-Marne) a voté un projet de création d’une seconde unité de géothermie, près du parc des Aulnes, pour alimenter le réseau de chaleur urbain. La centrale sera construite par Sofrege (Société fresnoise de géothermie), filiale à 100 % du Groupe Coriance, qui exploite le réseau de chaleur depuis 2010 dans le cadre d’une délégation de service public (DSP). Un avenant au contrat d’exploitation a été signé en ce sens fin septembre. Cette seconde centrale s’ajoutera à la première située aux abords du centre commercial de la Cerisaie, qui comprend un doublet créé en 1986 et un troisième puits foré en 2014 (68 MW). Elle sera composée d’un doublet géothermique et de deux pompes à chaleur d’une puissance totale de 5 MW. Le réseau sera également étendu de plus de 4,7 km. Il fera ainsi, à l’issue des travaux, 18 km pour un total de 133 sous-stations et 112 GWh de chaleur distribuées par an. La nouvelle installation de géothermie devrait permettre de faire passer le taux de couverture en énergie renouvelable de 60 à 80 %. 17 500 tonnes de CO2 seront ainsi évitées par an, soit l’équivalent de 15 000 voitures en circulation. L’investissement prévu par Coriance s’élève à plus de 31 millions d’euros, avec un soutien financier de l’Ademe et de la région Île-de-France. Les travaux devraient débuter en 2025.

  • BIOGAZ – Saint-Malo roule pour le biogaz 3 novembre 2023

    Saint-Malo Agglomération, le syndicat d’énergie d’Ille-et-Vilaine et sa SEM Energ’iV, s’associent pour valoriser en biogaz les déchets de traitement des eaux usées de la station d’épuration de Saint-Malo Agglomération. Pour cela, la construction d’une unité de méthanisation a débuté en octobre, qui doit entrer en service début 2025. Elle alimentera en gaz renouvelable des bus, des bennes à ordures ménagères, des transporteurs et des particuliers. En s’associant, les partenaires visent à réduire de plus de 80 % les émissions de dioxyde de carbone des véhicules de l’Agglomération, à améliorer la qualité de l’air, à progresser vers l’indépendance énergétique et à améliorer le confort des usagers en ayant des véhicules plus silencieux. La méthanisation réduira de 40 % les quantités de boues de la station d’épuration. Le biogaz produit sera accessible au grand public et aux véhicules locaux grâce à une station d’avitaillement de bioGNV prévue en 2025. Le coût total de l’opération est estimé à 11,16 millions d’euros, financé en grande partie par Saint-Malo Agglomération et dans une moindre mesure par le département de l’Ille-et-Vilaine.

OCTOBRE 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE OCTOBRE

Voir actus
  • CHALEUR RENOUVELABLE – Le Fonds Chaleur au plus près des territoires 26 octobre 2023

    Le 20 octobre, le Contrat chaleur renouvelable territorial de la Gironde a été renouvelé pour la période 2022-2025. L’objectif de ce dispositif est de fournir un accompagnement technique et financier aux maîtres d’ouvrage publics et privés du territoire girondin dans la mise en œuvre de leurs projets de chaleur renouvelable. Lors du premier contrat, de 2019 à 2021, 33 installations (géothermie, chaufferie biomasse par plaquettes ou granulés, solaire thermique, récupération de chaleur fatale, création ou extension de réseaux de chaleur) ont bénéficié de 8,2 millions d’euros d’aides à l’investissement accordées par l’Ademe, le Département de la Gironde et la Région Nouvelle-Aquitaine. Avec le prolongement de cette convention, les signataires du contrat affichent désormais une volonté de montée en puissance, avec un objectif de 42  installations réalisées d’ici à 2025. Une enveloppe de 6,15 millions d’euros du Fonds Chaleur a été déléguée au Département de la Gironde. L’exécution de ce nouveau contrat se fera avec l’appui d’un groupement de compétences permanent, pour offrir un accompagnement aux porteurs de projets.

  • BIOGAZ – Le Grand Port Maritime de Bordeaux passe au biogaz 26 octobre 2023

    Le Grand Port Maritime de Bordeaux et CVE, producteur indépendant d’énergies renouvelables, ont posé la première pierre de l’unité de méthanisation CVE Port de Bordeaux. Cette installation permettra de traiter les matières organiques de la zone industrialo-portuaire de Bassens et de la métropole bordelaise : matières organiques issues de l’activité industrielle du Port (40 %), des activités de l’industrie agroalimentaire (40 %) et des biodéchets de la restauration et des supermarchés (20 %). Opérationnelle en 2024, cette unité pourra traiter jusqu’à 25 000 tonnes de matières organiques par an, équivalant au gaspillage alimentaire annuel de l’ensemble des habitants de Bordeaux Métropole, elle produira du gaz vert pour environ 4 000 foyers. La situation du site réduira considérablement la distance parcourue par les déchets organiques pour leur traitement et valorisation, contribuant ainsi à réduire l’empreinte carbone liée au transport. CVE prendra en charge l’ensemble de la filière de valorisation des biodéchets, y compris la collecte, le traitement, la production de gaz renouvelable et la fourniture d’engrais organique naturel qui bénéficiera à 22 agriculteurs. L’unité de méthanisation représente un investissement de 23,8 millions d’euros avec le soutien financier du Fonds Européen Feder et de l’Ademe Nouvelle-Aquitaine.

  • HYDROGÈNE – Station hydrogène privée en Vendée 19 octobre 2023

    Le producteur et fournisseur d’hydrogène vert et renouvelable Lhyfe a inauguré, le 4 octobre dernier, la première station d’hydrogène privée de Vendée sur un site du distributeur de carburants Brétéché. Située à Maché, dans la zone de Bel-Air sur l’axe Challans-La Roche-sur-Yon, la station pourra distribuer jusqu’à 800 kg d’hydrogène par jour. Elle est alimentée grâce à un partenariat avec Lhyfe, qui produit cet hydrogène vert et renouvelable à Bouin à partir d’électricité éolienne et d’eau de mer. Brétéché souhaite continuer le développement de systèmes d’hydrogène dans les six départements où elle est implantée, à proximité des futurs sites de Lhyfe qui veut accroître sa production en 2024. Sa capacité installée s’élève actuellement à 1 MW, soit 300 kg d’hydrogène vert potentiellement produit par jour. Mais l’entreprise vise la production d’une tonne quotidienne courant 2024, soit une capacité installée de 2,5 MW.

  • SOLAIRE THERMIQUE – Solaire thermique et géothermie, prêts pour fournir la chaleur industrielle 19 octobre 2023

    Solar Heat Europe, l’association de l’industrie solaire thermique européenne, et l’EGEC (son homologue sur la géothermie) se sont rapprochés afin de promouvoir ensemble l’utilisation de leur filière respective dans le secteur des processus industriels. L’industrie est un grand consommateur de chaleur, qui compte pour 75 % de ses besoins énergétiques globaux avec souvent une utilisation de chaleur à basse ou moyenne température (jusqu’à 400°C). Les deux structures européennes appellent à un déploiement accéléré de leurs technologies qui sont des solutions très adaptées aux besoins industriels, notamment dans le domaine de la chimie, de l’alimentation ou du textile. Des soutiens financiers à travers des programmes européens sont demandés afin de multiplier des opérations de grande envergure. Solar Heat Europe rappelle que dans le cadre de la directive sur les énergies renouvelables adoptée le 9  octobre 2023, des objectifs contraignants sont désormais fixés pour le déploiement du chauffage et du refroidissement renouvelables, ainsi qu’un objectif indicatif pour la décarbonation du secteur industriel. Si l’on ajoute à cela les préoccupations concernant la sécurité énergétique et les engagements volontaires des principales entreprises européennes à décarboner, il est clair que l’industrie européenne a besoin d’options fiables et compétitives pour satisfaire ses besoins en chaleur. Le solaire thermique et la géothermie sont prêts à relever le défi.

  • BIOGAZ – Certificats de production pour le biogaz 13 octobre 2023

    Le Conseil supérieur de l’énergie a approuvé un projet de décret sur les certificats de production de biogaz (CPB). Cela signifie que les fournisseurs de gaz auront l’obligation d’avoir une part de gaz renouvelable dans leur mix. Ils peuvent s’acquitter de cette obligation, soit en produisant directement du biogaz injecté dans un réseau de gaz, soit en achetant ces certificats auprès de producteurs de biométhane. Un signal fort pour les acteurs de la filière et une reconnaissance du rôle majeur de cette énergie renouvelable et locale. Ce mécanisme vise à encourager la production de biogaz injecté dans les réseaux de gaz naturel et à garantir une visibilité à moyen terme pour la filière. Les CPB ne nécessitent pas de financement public, ce qui encourage le développement du biométhane. Ce secteur contribue à la décarbonation tout en favorisant la production locale d’énergie. Des objectifs ambitieux sont fixés pour produire 70 TWh de gaz renouvelables en France d’ici 2030, soit 20 % de la consommation nationale et un volume équivalent à nos importations de gaz de Russie avant la guerre en Ukraine.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – La directive européenne énergies renouvelables est adoptée 13 octobre 2023

    Le 9 octobre 2023, la Commission européenne a annoncé l’adoption des deux derniers piliers du Fit for 55, le paquet de mesures visant à réduire les émissions de l’Union européenne de 55 % en 2030. Incluse dans ce paquet législatif et désormais entérinée, la directive RED III (Renewable Energy Directive) engage l’Union à atteindre des cibles énergétiques ambitieuses, mais surtout revues à la hausse et juridiquement contraignantes. À horizon 2030, les énergies renouvelables doivent atteindre obligatoirement une part d’au moins 42,5 % dans le mix européen, contre 32 % pour la directive en vigueur auparavant. La réduction des gaz à effet de serre visée par Fit for 55 sera aussi portée par des textes visant à décarboner le secteur des transports terrestre, maritime (FuelEU Maritime Regulation) et aérien (ReFuelEU Aviation Regulation), à améliorer l’efficacité énergétique (Energy Efficiency Directive) et par une révision du système d’échange de quotas d’émission de carbone. Les États Membres devront maintenant transcrire les nouvelles dispositions de Fit for 55 dans leurs plans nationaux en matière d’énergie et de climat, et y détailler les mesures qu’ils ont prévues pour atteindre leurs nouveaux objectifs pour 2030.

  • PARUTION – Cinq défis techniques XXL inédits pour le climat 5 octobre 2023

    À quoi ressemblera l’écosystème entourant les énergies renouvelables le jour où elles seront très largement dominantes ? Cette question n’a pas encore été très précisément approfondie. C’est cette lacune à laquelle tente de répondre le livre de Denis Bonnelle, « Cinq défis techniques XXL inédits pour le climat ». À partir d’une certaine taille, des options qui n’étaient pas pertinentes, le deviennent : électrification du transport maritime sans passer par le détour des e-fuels, qui ont un très faible rendement énergétique, stockage intersaisonnier de chaleur et de froid, autoroutes urbaines en hauteur pour vélos et trottinettes électriques… Ce livre, édité à compte d’auteur, peut être obtenu directement à l’adresse suivante : denis.bonnelle@ipsl.fr. Une version en anglais est également disponible, dans les mêmes conditions. Denis Bonnelle est physicien (ancien professeur en maths spé et lycées techniques) et économiste (énarque), il est membre de notre association Observ’ER.

  • Biomasse – CHAUFFERIE BIOMASSE À BUSSY-SAINT-GEORGES 5 octobre 2023

    Le groupe Idex a inauguré une chaufferie biomasse à Bussy-Saint-Georges le 26 septembre 2023, alimentant actuellement 2 300 logements. D’ici 2028, plus de 6 000 logements seront connectés, réduisant significativement l’empreinte carbone du territoire. Le projet est soutenu par la Communauté d’Agglomération Marne et Gondoire (CAMG) et la ville de Bussy-Saint-Georges pour chauffer l’écoquartier du Sycomore. Idex prévoit d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans le réseau de 70 % à 80 % tout en étendant le réseau de 7 km à 12,4 km pour utiliser la chaleur fatale d’une unité de valorisation énergétique à Saint-Thibault-Des-Vignes. Le projet a reçu un soutien financier de la Région Île-de-France et de l’Ademe.

  • Appareils de chauffage au bois : la filière a la parole – ÉNERGIES RENOUVELABLES 5 octobre 2023

    Après son étude annuelle sur le détail des ventes 2022 des appareils de chauffage domestique au bois (voir actu du 27 avril 2023), Observ’ER revient sur le secteur avec, cette fois, une approche plus qualitative destinée à mieux comprendre les évènements qui ont rendu l’année 2022 si singulière. Basé des entretiens menés auprès de professionnels, le bureau d’études analyse les mouvements observés sur la structuration du marché, les crises rencontrées ou les évolutions de la réglementation. Ce travail présente notamment les conséquences du boom des ventes d’appareils de chauffage à bûches et les difficultés d’organisation que cela a engendré pour l’ensemble de la chaine d’activité. L’étude couvre également la crise des granulés. Les professionnels se sont exprimés sur cette période au cours de laquelle le combustible est devenu difficile à trouver et a atteint des prix multipliés par 2 ou 3. Les industriels reviennent sur la chute brutale de leurs ventes au second semestre 2022  et surtout sur l’inquiétante absence de reprise en 2023 alors que les conditions de marché sur le combustible sont redevenues normales. Autre sujet d’importance, la future évolution des normes d’Ecolabelling. La Commission européenne veut remettre à plat les méthodologies utilisées pour le calcul des étiquettes énergétiques de l’ensemble des produits à vecteur air. Une nouvelle approche qui favoriserait les pompes à chaleur et que les acteurs du secteurs bois dénoncent.

SEPTEMBRE 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE SEPTEMBRE

Voir actus
  • SOLAIRE THERMIQUE – Belle progression du marché en 2022 28 septembre 2023

    Après quasiment une décennie de résultats décevants, le marché du solaire thermique individuel connaît enfin une croissance significative. En 2022, les ventes de chauffe-eaux solaires individuels (CESI) et de systèmes solaires combinés (SSC), produisant à la fois eau chaude sanitaire et chauffage) en métropole ont progressé de 22 % pour atteindre un total de 44 250 m2. Certes la progression est inférieure à celle de 2021 (+ 53 %) mais le secteur semble avoir définitivement rompu avec la période 2011 – 2019, durant laquelle l’activité avait été réduite d’un facteur six. Le solaire thermique séduit à nouveau les particuliers dans un contexte où les ménages sont désormais sensibilisés aux hausses futures annoncées du gaz et de l’électricité et où les systèmes à fioul sont appelés à disparaître du marché. Ce sont d’ailleurs les systèmes combinés qui enregistrent les meilleurs résultats avec un doublement des ventes (13 750 contre 6 400 un an auparavant).  Toutefois, cette nouvelle dynamique arrive trop tard pour que la filière dans son ensemble (applications individuelles et collectives ou industrielles) atteigne les objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie. Alors que le texte actuel prévoyait 1,75  TWh d’énergie finale produite en métropole à fin 2023, la filière n’en a généré que 1,28 TWh en 2022. Avec un rythme de progression de l’ordre de 0,01 à 0,02 TWh par an au cours des années passées, la messe est dite  : le secteur va rater son objectif de fin d’année de 0,4 TWh.

  • BIOGAZ – 22,5 GWh de biogaz en Gironde 28 septembre 2023

    Le 22 septembre a eu lieu l’inauguration de l’unité de méthanisation Mélusine Énergie, située à Aillas en Gironde. Le fournisseur de gaz Gaz de Bordeaux se porte acquéreur de l’intégralité de la production de biogaz, qui sera transporté à travers le réseau de Téréga, gestionnaire de gaz implanté dans le Grand Sud-Ouest. L’unité, en fonctionnement depuis 2022, a la capacité de valoriser près de 30 500 tonnes d’intrants chaque année. L’agriculteur François Guillomon, propriétaire de l’installation, avait fait le choix de diversifier son activité en raison de la crise menaçant le secteur laitier européen. Il possède plus de 400 vaches dont les effluents d’élevage (fumier, lisier, paille, sciure…) sont collectés et directement revalorisés dans le méthaniseur. À cela s’ajoutent des cosubstrats, provenant de l’exploitation ou d’exploitations voisines. La production annuelle de l’unité s’élève à 22,5 GWh et fournit en énergie plus de 5 600  logements. « Faire le choix d’un achat à 100 % c’est soutenir l’essor de la filière du biogaz et celui de la filière agricole en les accompagnant dans l’évolution de leur activité principale », a expliqué Cyril Vincent, directeur général de Gaz de Bordeaux.

  • LITHIUM – Lithium dans la vallée du Rhin 22 septembre 2023

    Des analyses récentes réalisées par des chercheurs de l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) ont montré que des puits géothermiques situés dans la vallée du Rhin supérieur permettraient d’extraire du lithium de manière fiable pendant plusieurs décennies sans que ces sources ne s’épuisent. Avec l’avènement de la voiture électrique et du stockage par batteries, l’Europe aura besoin de grandes quantités de lithium dans les années à venir. Mais jusqu’à présent, la part de l’Europe dans la production mondiale de lithium n’était que de 1 %. Pour cette raison, les chercheurs du KIT ont étudié les moyens d’extraire le lithium des sources géothermiques. «  En théorie, les centrales géothermiques de la vallée du Rhin supérieur et du bassin nord de l’Allemagne pourraient couvrir entre 2 % et 12 % de la demande annuelle de lithium de l’Allemagne », explique Valentin Goldberg de l’Institut des géosciences appliquées (AGW) du KIT. Lors de l’utilisation de l’énergie géothermique, l’eau extraite est réinjectée dans le sol via un deuxième forage. «  Nous savions déjà que les sources géothermiques pouvaient fournir une énergie renouvelable pendant des décennies. Notre étude révèle désormais qu’une seule centrale électrique géothermique dans la vallée du Rhin supérieur pourrait couvrir jusqu’à 3 % de la consommation annuelle allemande de lithium », déclare Thomas Kohl de AGW, professeur d’énergie géothermique et de technologie des réservoirs et directeur des activités de recherche correspondantes.

  • BIOMASSE – Biomasse pour l’université de Caen 22 septembre 2023

    Le 15 septembre, l’université de Caen Normandie a inauguré sa nouvelle chaufferie biomasse. Cette dernière s’inscrit dans la restauration complète du réseau de chaleur d’un de ses campus, le Campus 1, composé de 36 bâtiments représentant 135 000 m² à chauffer. Cela représente près de 47% du patrimoine bâti de l’université. D’un budget de 8,8 millions d’euros, le projet a été financé en totalité par France Relance. Cette transition s’inscrit dans la stratégie DDRS (développement durable des établissements d’enseignement supérieur) de l’université. Ce label récompense les établissements d’enseignement supérieur engagés dans une démarche de développement durable et de responsabilité sociétale. Caen Normandie cherche donc à réduire son empreinte environnementale en rénovant son patrimoine tout en apportant un meilleur confort aux usagers. Ses principaux objectifs sont de cesser la production de chaleur à partir d’énergies fossiles, de garantir l’indépendance énergétique de l’établissement et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

  • BIOMASSE – 9 MW de biomasse en Bretagne 14 septembre 2023

    Le 7 septembre dernier, un partenariat pour l’installation d’une chaufferie biomasse a été conclu entre le groupe Even, via sa filiale laitière Laïta, et le groupe Guyot. Située sur le site Laïta de Créhen, dans les Côtes d’Armor, cette chaufferie d’une capacité de 9 MW, couvrira 70 % des besoins en vapeur du site. Elle alimentera les différents ateliers de transformation laitière, à partir de bois en fin de vie collecté et valorisé en combustible par Guyot environnement. Les travaux de construction débuteront au 1er  semestre 2024 et l’unité devrait être mise en service courant 2025. Ce projet est lauréat de l’appel à projets BCIAT depuis 2018. Il coûte 16  millions d’euros et est financé par Guyot énergies qui bénéficie d’une subvention de l’Ademe à hauteur de 4,2 millions d’euros dans le cadre du plan France Relance et du fonds chaleur.

  • GÉOTHERMIE – De la géothermie à l’ouest de Paris ? 14 septembre 2023

    Il se pourrait bien qu’en 2029-2030, les villes de Bois-d’Arcy, Fontenay-le-Fleury et Saint-Cyr-l’École, situées dans les Yvelines à l’ouest de Paris, disposent d’un réseau de chaleur commun alimenté par la géothermie. C’est en tout cas ce que ces communes à forte densité urbaine et aux besoins en chauffage importants espèrent. Pour mener à bien ce projet, un permis de recherche géothermique sur les trois territoires a été déposé en juin dernier par Engie Solutions. Les sondages permettront de mener des études minières sur les caractéristiques du sous-sol (débit, température…) et d’étudier les potentialités d’implantation et de valorisation d’une centrale géothermique qui, pour être rentable, devra être capable de fournir en énergie 12 000 équivalents logements. Si les résultats sont favorables, la deuxième phase du projet pourra commencer : la création d’une co-entreprise (SAS LTE), avec pour actionnaires Engie Solutions et les communes concernées, pour construire la centrale à Bois-d’Arcy, dans le quartier de la Croix-Bonnet, et l’exploiter pendant au moins 30 ans. Parallèlement, les collectivités lanceront un appel d’offres pour désigner l’opérateur chargé de concevoir, construire et exploiter le réseau de chaleur alimenté par la centrale.

  • HYDROGÈNE VERT – Hub énergétique pour Lhyfe et TSE 8 septembre 2023

    Le producteur et fournisseur d’hydrogène vert et renouvelable Lhyfe et le producteur d’énergie solaire TSE ont formé un consortium pour créer un hub énergétique vert dans la Vienne. Le tribunal de commerce de Paris a en effet accepté le 30 août dernier le rachat par Lhyfe et TSE des actifs fonciers et immobiliers des deux sites des Fonderies du Poitou. Le site des Fonderies d’Ingrandes grand de 43 hectares sera repris par les deux entreprises et le Centre d’Enfouissement Technique d’Oyré s’étalant sur 35 hectares, par TSE. Les deux partenaires installeront notamment un parc photovoltaïque et une unité de production d’hydrogène vert. Le projet de rachat, en cours depuis plus d’un an et demi, a été soutenu par la Région Nouvelle-Aquitaine, l’agglomération de Grand Châtellerault, la Préfecture de la Vienne et la Sous-Préfecture de Châtellerault. « Le projet consiste d’abord à démanteler les infrastructures existantes et à dépolluer le site pour le rendre conforme au processus d’industrialisation grâce aux Fonds verts (1) et ensuite à bâtir les fondations d’un véritable parc industriel écologique où les entreprises travailleront en synergie », explique Ghislain Robert, directeur commercial France de Lhyfe. À terme, entre 250 et 300 emplois devraient être créés. (1) Fonds versés par le ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires. Les projets doivent permettre au moins 30 % d’économies d’énergie par rapport à avant la rénovation.

  • 100 % biomasse pour Prodeva – BIOMASSE 8 septembre 2023

    Le 28 août dernier, le site de production de nourriture animale Prodeva, a annoncé la mise en place de deux nouveaux foyers de biomasse bois. Située à Vatry dans la Marne, l’entreprise est une filiale du groupe agro-industriel Cristal Union spécialisé dans la production de sucre, alcool et bioéthanol. Ces deux installations permettront au site de s’affranchir de l’usage de lignite (charbon) pour la déshydratation de luzernes et de pulpes de betteraves. En passant au 100 % biomasse, elle supprime ses émissions de CO2 de 23 000 tonnes par an. La première ligne est opérationnelle depuis fin juin 2023 et la seconde depuis août. Prodeva a déjà entrepris des stratégies de décarbonation et d’optimisation énergétique en renouvelant leur matériel de plaine et en adoptant de nouveaux procédés techniques et organisationnels (préfanage, ramassage de nuit…). L’entreprise vise désormais l’autonomie totale en eau d’ici trois ans.

JUILLET 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUILLET

Voir actus
  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Nouvelle étape dans la loi d’accélération 27 juillet 2023

    La loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables, promulguée le 10 mars 2023, met les collectivités au centre de la planification énergétique en leur permettant de définir des zones d’accélération afin de développer des énergies renouvelables. Le ministère de la Transition énergétique a publié, le 13 juillet dernier, un guide de planification des énergies renouvelables qui présente le principe des zones d’accélération. Il précise le calendrier et recense l’ensemble des outils afin de faciliter les démarches des élus. Des fiches synthétiques sur les différents types d’énergies renouvelables ont également été mises à disposition. « Connaisseurs de leurs territoires, les élus seront bien entendu accompagnés dans cet exercice de planification par les services de l’État : le guide et les fiches produites constituent un deuxième étage de cet accompagnement après le lancement du portail cartographique des énergies renouvelables en juin » a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.

  • GÉOTHERMIE – Fonds de garantie pour la géothermie profonde 27 juillet 2023

    La Commission européenne a autorisé, lundi 24 juillet dernier, une nouvelle enveloppe de 195,6  millions d’euros pour le le fonds de garantie en faveur des opérations de géothermie profonde. Ce fonds doit couvrir des opérations de géothermie profonde d’une capacité d’environ 30 MW et est prolongé pour une durée de 10 ans. La Commission a autorisé une contribution de l’Ademe de maximum 140 millions d’euros, pour la constitution du fonds de garantie. Le reste, sous forme de cotisations faites par les porteurs de projets souhaitant bénéficier de la garantie, s’élèvera à 55,6  millions d’euros. Ces garanties couvriront le risque lié au degré élevé d’incertitude de la ressource géothermale profonde lors de forages. Le montant maximum d’indemnisation par projet s’élèvera à 17 millions d’euros et sera payé aux porteurs de projets en cas d’échec sur la qualité ou la quantité de la ressource géothermale.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES ÉLECTRIQUES – Électricité renouvelable : 24,3 % en 2022 20 juillet 2023

    Le Panorama de l’électricité renouvelable de 2022, vient enfin de paraître. Publiée par le Syndicat des énergies renouvelables, l’agence ORE et les opérateurs de réseau Enedis et RTE, la publication établit que le raccordement des énergies renouvelables électriques a atteint son plus haut niveau en 2022, avec près de 5 GW installés. Les énergies renouvelables ont couvert 24,3 % de la consommation d’électricité de France métropolitaine en 2022, soit toujours largement moins que l’objectif que le pays s’était donné pour 2020 (27%). La loi énergie-climat ambitionne de porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans le mix de production électrique en 2030. La puissance totale du parc électrique renouvelable s’élève, en fin d’année dernière, à 64,8 GW, en comptant l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire photovoltaïque et les bioénergies.  Les filières solaires photovoltaïque et éolienne représentent 98,5 % de nouvelles capacités raccordées en 2022. Fin décembre, le parc photovoltaïque s’élevait à 15,8 GW, dont 2,7 GW raccordés dans l’année. La puissance éolienne raccordée s’est quant à elle élevée à 2,3 GW, grâce notamment à la mise en service du parc éolien en mer de Saint-Nazaire (480 MW), amenant la capacité éolienne cumulée à 21,1 GW. Première source d’électricité renouvelable en France, le parc hydraulique n’a pour sa part pas évolué, et se maintient à 25,7 GW. Le secteur a en revanche connu une baisse de production de 23 % par rapport à 2021, en raison des sécheresses de l’an dernier, menant à une baisse de 5,8 % de l’électricité renouvelable totale produite en 2022. La filière bioénergie électrique atteint une puissance installée de 2,2 GW, dont 20 MW raccordés en 2022.

  • ÉNERGIES MARINES – Hydrolienne dans la Manche 20 juillet 2023

    Le 12 juillet dernier, le producteur d’électricité Qair, le développeur d’hydroliennes Hydroquest et leur actionnaire CMN (Constructions Mécaniques de Normandie), ont annoncé le soutien du gouvernement français dans le développement de la ferme pilote hydrolienne Flowatt au Raz Blanchard, dans la Manche. Ce projet a été encouragé par France 2030 avec un investissement de l’État de 65 millions d’euros minimum et un tarif d’achat préférentiel (non communiqué) de l’électricité produite. Installé sur une surface de 0,28  km2, le parc compte sept hydroliennes HydroQuest de 2,5 MW chacune, soit une puissance totale de 17,5 MW. Grâce au soutien de l’État, la ferme devrait commencer à produire d’ici 2026. L’industrialisation de la filière devrait créer 6 000 emplois d’ici 2030, pour le début de la production commerciale. La France bénéficie des courants marins parmi les plus forts au monde avec un potentiel de projet d’hydroélectricité estimé entre 3 et 5 GW pour les sites déjà identifiés et à plus de 100  GW dans le monde. L’industrialisation de la filière pourrait créer 6 000  emplois d’ici 2030 en France, avec la mise en service du premier gigawatt, assurent les porteurs du projet Flowatt.

  • NOMINATION – Sylvain Waserman à la tête de l’Ademe 20 juillet 2023

    Le 13 juillet dernier, Sylvain Waserman, a été nommé par le Conseil des ministres, président-directeur général de l’Ademe, et succède ainsi à Boris Ravignon. Cet énarque de 55 ans et ancien député du MoDem, a occupé le poste de vice-président de l’Assemblée nationale de 2017 à 2022. Après l’exercice de son mandat, il a créé son cabinet de conseil en transition écologique pour les entreprises, « Acting 4 A Sustainable World », qu’il a quitté en juillet 2023. Suite à cette nomination, Sylvain Waserman déclare : « l’objectif commun : atteindre la neutralité carbone et accompagner notre société vers un modèle plus sobre et plus durable ».

  • SOLAIRE THERMIQUE – Le solaire thermique retrouve la lumière 13 juillet 2023

    Le dernier baromètre EurObserv’ER en date s’est penché sur la filière solaire thermique en Europe et les nouvelles sont plutôt bonnes. La crise énergétique et la surchauffe climatique de plus en plus prégnante a remis en scène la chaleur solaire thermique dans toutes ses composantes. Que ce soit sur le segment du résidentiel individuel ou du collectif, des réseaux de chaleur urbains ou des besoins de chaleur des entreprises, la filière évolue depuis deux ans dans un contexte beaucoup plus favorable avec la forte augmentation du prix de l’énergie et la volonté des pays de l’Union européenne de se sevrer des importations de gaz russe. Selon EurObserv’ER, la reprise du marché du solaire thermique amorcée en 2021 s’est confirmée en 2022 avec une croissance de 11,9 % de la puissance installée annuellement, soit 1 660,7 MWth de mieux. Cette puissance est équivalente à une superficie de capteurs de près de 2,4 millions de m2 ce qui amène le total des capteurs solaires thermiques européens à 58,8 millions de m2. L’Allemagne reste toujours le premier marché de l’Union avec 709 000 m2, devant la Grèce, l’Italie et la Pologne, quatre pays qui ont tous enregistré des croissances à deux chiffres en 2022. La dynamique du solaire thermique est également intéressante aux Pays-Bas. Le marché y est porté par le résidentiel mais également par le segment agricole et de la production sous serres (fleurs, légumes…) qui cherche des solutions pour réduire sa consommation importante de gaz.

  • MÉTHANISATION – Partenariat pour des unités de méthanisation 13 juillet 2023

    Le 6 juillet dernier, Teréga Solutions, filiale de l’entreprise de transport et de stockage de gaz Teréga, et Solagro, entreprise associative spécialisée dans le secteur de l’agro-écologie et de la méthanisation, ont conclu un accord pour le développement de projets de méthanisation auprès d’agriculteurs. L’objectif est de favoriser des installations de petite et moyenne taille et d’accompagner les agriculteurs qui souhaitent valoriser les résidus d’activité de leurs exploitations en produisant une énergie renouvelable. Teréga Solutions prendra en charge la prospection des territoires, l’animation et la coordination des projets. Solagro apportera son expertise technique pour la réalisation des études de faisabilité.

  • HYDROGÈNE – Hydrogène vert près de Tours 6 juillet 2023

    Le 30 juin dernier, le producteur d’hydrogène vert Lhyfe a annoncé sa participation au projet d’hydrogène renouvelable Hy’Touraine situé dans la zone d’activité Isoparc à Sorigny en Centre-Val-de-Loire. L’entreprise s’occupera de la construction du site. Lauréat de l’appel à projets de l’Ademe ; qui soutient le projet à hauteur de 3,4 millions d’euros, le projet Hy’Touraine a pour ambition de produire jusqu’à 2 tonnes d’hydrogène vert par jour. L’installation d’une capacité de 5 MW, sera alimentée par des énergies renouvelables fournies localement par le syndicat intercommunal d’énergie d’Indre et Loire (SIEIL) et EnER  Centre-Val-de-Loire (société de développement et d’investissement de projet d’énergies renouvelables). Fondée par quatre collectivités publiques tourangelles et STMicroelectronics Tours, l’unité de production desservira les industries locales, mais aussi deux stations de distribution d’hydrogène pour les besoins de mobilité verte.

  • POMPE À CHALEUR – Pompe à chaleur et solaire avec SolarEdge 6 juillet 2023

    Le 21 juin dernier, le fabricant d’onduleurs intelligents SolarEdge a annoncé sa collaboration avec le fabricant européen de système de chauffage Vaillant, pour intégrer les pompes à chaleur à leur technologie SolarEdge Home. L’objectif est d’optimiser et d’automatiser la consommation d’énergie solaire des ménages. Leur système intelligent prend des décisions en se basant sur la production des panneaux photovoltaïques installés, les habitudes de consommation d’énergie, les tarifs de l’énergie et les préférences des propriétaires. Avec cette nouvelle installation, l’énergie photovoltaïque excédentaire pourra alimenter la pompe à chaleur Vaillant et permettra aux résidents d’optimiser leur consommation d’énergie. SolarEdge a également adopté le protocole EEBUS (système d’uniformisation de l’interface entre les consommateurs d’électricité, les producteurs, les entités gestionnaires et les moyens stockages) pour compléter ses ensembles de protocoles de communication réseau.

JUIN 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUIN

Voir actus
  • INFORMATION ABONNÉS – Votre magazine est disponible au format numérique à compter du 3 juillet ! 30 juin 2023

    Les magazines édités par Observ’ER : Le Journal des Énergies Renouvelables, Le Journal du Photovoltaïque et Le Journal de l’Éolien, auxquels vous êtes abonnés seront désormais consultables en ligne sur une liseuse, en français dans un premier temps et tout prochainement en anglais. Vous pourrez y accéder sur ordinateur, téléphone mobile ou tablette. Lundi 3 juillet, vous recevrez un email comportant un lien, qui vous permettra d’accéder à votre espace abonné (1 abonnement = 1 accès au kiosque). Lorsque vous cliquerez sur ce lien, une fenêtre apparaîtra avec votre adresse mail de connexion et un mot de passe provisoire, qu’il vous faudra modifier lors de la première connexion à votre espace. Pour les connexions ultérieures, vous pourrez vous connecter depuis les sites des magazines dans l’onglet : « Espace abonnés ». Vous devrez utiliser la même adresse email comme identifiant ainsi que votre nouveau mot de passe. Si vous n’avez pas reçu de mail le 3 juillet au soir, nous vous invitons à vérifier dans les Spam. L’espace abonnés vous donne accès aux archives 2021 et 2022 des magazines et vous permet d’interroger un moteur performant pour des recherches spécifiques. Cette évolution ne met naturellement pas fin à l’envoi de votre magazine en version papier, que vous recevrez toujours par la poste. L’accès à la consultation en ligne prend fin en même temps que l’abonnement. Nous espérons que cette évolution vous sera utile et nous vous remercions de votre confiance !

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Réseau de chaleur à Calais 30 juin 2023

    Le 26 juin dernier, la mairie de Calais et CALOREV, filiale de Coriance, une société spécialisée dans la gestion et l’exploitation de réseaux de chaleur et de froid, ont signé un contrat pour l’exploitation et l’extension du réseau de chaleur de la ville de Calais. Le doublement de celui-ci a pour objectif de favoriser la conversion énergétique du territoire. Il sera alimenté à 86 % par de l’énergie renouvelable et locale provenant de la biomasse. Ce réseau de chaleur permettra d’améliorer la qualité de l’air en évitant l’émission de 13 000 tonnes de CO2 chaque année. Les habitants bénéficieront d’un prix plus compétitif que le prix des énergies fossiles et moins fluctuant. Dès 2024, l’équivalent de 18 000 logements pourra bénéficier d’une chaleur renouvelable grâce à l’ajout de 14,3 kilomètres de réseau et 44  nouvelles sous-stations. La chaufferie biomasse existante sera en partie rénovée pour atteindre une puissance de 18 MW. Une nouvelle station sera mise en service en 2024.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Objectif renouvelables : un recours contre l’État français 30 juin 2023

    L’association d’experts des énergies renouvelables, « Énergies renouvelables pour tous.tes » a déposé un recours au Conseil d’État, le 21 juin dernier, pour que l’État accélère en matière d’énergies renouvelables et respecte les objectifs de 2030 fixés par l’Union européenne. La France est le seul pays de l’Union européenne à avoir manqué ses objectifs de 2020. Les énergies renouvelables ne représentaient que 19,3 % de la consommation brute d’énergies contre 23 % prévu. « Il y a un manque de volonté politique. Ça s’accélère dans le monde mais on a du retard en France », déclare l’association. Les experts proposent une dizaine de mesures d’accélération à mettre en place, mais pour cela les effectifs dédiés aux énergies renouvelables doivent d’abord être renforcés. À l’horizon 2030, l’UE souhaite que le renouvelable représente entre 42,5 % et 45 %, dans la consommation totale d’énergie, ce qui est très ambitieux comparé aux 20,7 % actuels et nécessitera la contribution de tous les secteurs ainsi que des efforts de sobriété énergétique.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Mesures réglementaires pour le biogaz 23 juin 2023

    Le 13 juin dernier, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé la publication de mesures réglementaires pour renforcer le déploiement de la filière biogaz. Un décret et deux arrêtés ont été publiés afin de revaloriser le tarif d’achat du biométhane injecté dans les réseaux de gaz. L’objectif est de permettre une meilleure indexation sur les variations des prix de l’énergie. Cette revalorisation atteint environ 12 % par rapport à l’arrêté précédent et le tarif sera désormais indexé deux fois par an contre une seule fois pour l’ancien. La ministre a également décidé d’autoriser le cumul de l’obligation d’achat de biométhane à un tarif réglementé avec d’autres aides à l’investissement (par exemple de l’Ademe ou des régions). Ces aides devront être versées au cas par cas après analyse de la rentabilité de chaque projet. Ces mesures viennent renforcer une filière en plein essor dans le secteur des énergies renouvelables. « Notre capacité d’injection de biogaz dans les réseaux représente environ 2 % de notre consommation totale de gaz aujourd’hui » a déclaré la ministre de la Transition énergétique. Les professionnels du biométhane souhaitent que l’Etat fixe un objectif de 20 % en 2030.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Hydrogène vert 23 juin 2023

    Le développeur de projets de production et de stockage d’énergie renouvelable Verso Energy et l’entreprise de services Equans France ont signé, le 14 juin dernier, un partenariat pour développer des projets hydrogène dans la mobilité lourde. Verso Energy se charge de la conception, du développement et du financement des infrastructures, tandis qu’Equans France aura à charge, la conception, la construction et la maintenance des centrales de production et des stations de distribution d’hydrogène. Les deux entreprises collaborent déjà dans le cadre des projets Alp’Hyne et H2Bycol, visant à la création de trois stations de production et de distribution d’hydrogène d’origine renouvelable, dans la Vallée de l’Arve (Haute-Savoie) et en Île-de-France.

  • HYDROÉLECTRICITÉ – 700 kW hydroélectriques dans les Alpes-de-Haute-Provence 16 juin 2023

    Le producteur d’électricité renouvelable UNITe a été désigné pour la construction d’une centrale hydroélectrique à Méolans-Revel, dans les Alpes-de-Haute-Provence. En 2022, l’entreprise a été sélectionnée par la commune suite à un appel à manifestation d’intérêt pour la réalisation d’un aménagement hydraulique de 700 kW sur le torrent de Rioclar. Fort de son ancrage local avec l’exploitation de trois centrales hydrauliques dans la même vallée, UNITe souhaite commencer les travaux à partir de 2025. Les études environnementales et techniques ont déjà commencé et la production annuelle est estimée à 2 300 MWh, soit l’équivalent de la consommation électrique (hors chauffage) de 1 000 habitants. La commune ne bénéficiera pas de l’électricité produite par l’entreprise mais recevra une redevance, qui sera versée par UNITe au titre de l’occupation de ses parcelles communales.

  • GÉOTHERMIE – Géothermie pour l’usine Stellantis de Mulhouse 16 juin 2023

    Le 31 mai dernier, le constructeur automobile Stellantis N.V et l’entreprise australienne Vulcan, spécialisée dans l’extraction de lithium des saumures souterraines grâce à la géothermie, ont signé un accord de principe pour un projet de développement géothermique. L’objectif est de fournir au site de Stellantis, situé à Mulhouse, de la chaleur renouvelable tout en extrayant du lithium qui servira à la production de batteries électriques. « La géothermie est l’une des nombreuses solutions que nous explorons pour atteindre notre objectif de neutralité carbone d’ici 2038 », déclare Arnaud Deboeuf, directeur industriel de Stellantis. Dans le cadre du projet Zero Carbon LithiumTM, Vulcan a déposé une demande de licence exclusive pour l’exploration du lithium en Alsace, couvrant une zone supplémentaire de 480 km² dans le gisement de saumure de la Haute Vallée du Rhin. De nombreuses études doivent d’abord être menées mais ce projet pourrait contribuer à combler une part significative des besoins énergétiques annuels du site de Mulhouse dès 2026.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – L’Europe doit miser sur la sobriété 9 juin 2023

    L’association française négaWatt et une vingtaine de partenaires européens ont présenté le 5 mai dernier leur scénario pour l’Europe visant à proposer une trajectoire de transition énergétique vers la neutralité carbone et le tout renouvelable avant 2050. Baptisé Clever (A Collaborative Low Energy Vision for the European Region), ce projet se distingue d’autres exercices prospectifs à l’échelle européenne car il met la sobriété au premier plan. Dans les vingt prochaines années, l’Union européenne devra faire deux fois plus pour réduire ses émissions que ce qu’elle a réalisé ces trente dernières années. Le rapport estime qu’il est possible de baisser de 55 % la consommation finale de l’Union européenne en 2050, par rapport à 2019 et atteindre 80 % d’énergies renouvelables en 2040. En France, l’objectif est une baisse de 40 % en 30 ans. La sobriété participerait à cette baisse, à hauteur de 20 % à 30 %, le reste concerne l’efficacité. Grâce à cela, l’Union européenne serait capable de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 65 % dès 2030, soit 10 points de plus que l’objectif qu’elle s’est donné (-55%). Selon les auteurs, ce scénario rendrait l’Europe complètement autonome sur le plan énergétique en 2050. Aucune importation d’énergie ne serait nécessaire à cet horizon, pas même celles d’hydrogène vert ou de carburants de synthèse.

  • BIOGAZ – 190 nouvelles unités de méthanisation en 2022 9 juin 2023

    En collaboration avec l’Ademe, Observ’ER vient de mettre en ligne sur son site l’état des lieux du parc d’installations de méthanisation en service au 1er janvier 2023. Ce travail dresse le bilan de la filière suivant les différents types de sites ou de valorisation existants. L’état des lieux recense 1 494  installations opérationnelles dans le pays, dont 85 % sont issus de centrales à la ferme ou d’unités de co-digestions territoriales. Cette catégorie est la seule à réellement progresser en nombre d’installations (+ 17 % par rapport à 2021). Les autres – unités en stations d’épuration urbaine, en industrie ou sur des sites de traitement de déchets ménagers – n’évoluent que très peu. L’année 2022 a ainsi vu l’émergence de 186 nouvelles installations, un chiffre inférieur à celui de 2021 (200 unités). Sur le plan de la valorisation, le biogaz issu des méthaniseurs a permis la production de 2,5 TWh d’électricité, d’environ 1,9 TWh de chaleur, l’injection de 7 TWh de biométhane dans le réseau de gaz naturel et d’ 1 TWh de BioGNV pour alimenter des véhicules. En termes de dynamisme, la valorisation sous forme de biométhane injecté dans le réseau de gaz a le plus progressé (+ 63 % de valorisation). La région Grand Est reste de loin la première en termes de nombre d’installations de cogénération (197 unités) ainsi que de capacité électrique (59,4 MWe). C’est également la première région, légèrement devant les Hauts-de-France, pour l’injection de biométhane avec 100 unités pour une capacité de 19 454 Nm3/h (+ 37 % par rapport à 2021).

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Réseau de chaleur franco-allemand 9 juin 2023

    Lundi 22 mai dernier, le Comité de suivi du programme européen de coopération transfrontalière (Interreg Rhin Supérieur) a annoncé le lancement d’un projet de réseau de chaleur franco-allemand passant sous le Rhin qui approvisionnera environ 7 000  foyers strasbourgeois à l’horizon 2027. La chaleur « fatale » d’une aciérie de Kehl en Allemagne, sera récupérée et réinjectée dans le réseau de chauffage urbain de Strasbourg. Le projet de cette canalisation de 4,5 kilomètres est chiffré à 25,5 millions d’euros et sera financé par l’Union européenne à hauteur de 2,1 millions d’euros. Le reste sera apporté par des collectivités locales françaises et allemandes, la Banque des territoires, l’Ademe et son homologue allemand Dena. Le tout sous la responsabilité de la société Calorie Kehl – Strasbourg. Le projet permettra d’éviter l’émission de 20 000 tonnes de CO2 par an.

  • MÉTHANISATION – Unité de méthanisation innovante dans la Somme 1 juin 2023

    Le 23 mai dernier, dix-huit agriculteurs associés ont inauguré Sanamethan, une nouvelle unité de méthanisation innovante à Vraignes-en-Vermandois dans la Somme. La particularité du site tient à la capture du dioxyde de carbone (CO2) contenu dans le biogaz, qui est transformé afin d’être vendu. Il serait le deuxième site de ce genre en France, selon les exploitants. Quatre à cinq mille tonnes de CO2  biogénique seront récupérées sous forme liquide chaque année. Il peut être valorisé pour le nettoyage industriel, dans l’industrie pharmaceutique ou la fabrication de boissons gazeuses. Les prix de marché du CO2 varient de 40 à 150 €/tCO2. Le biométhane est, lui, injecté dans le réseau GRTgaz. En fonctionnement depuis le début de l’année, le groupement d’agriculteurs a investi 12 millions d’euros dans la création du site. Composée de quatre digesteurs, qui ingurgitent près de 100 tonnes de matières organiques par jour, l’unité de méthanisation injecte 320 Nm³/h de biométhane dans le réseau de transport de GRTgaz. « La multiplication des digesteurs permet de répartir les risques. En cas de panne sur l’un d’eux, trois autres continuent de fonctionner et de produire du biogaz, ce qui nous permet aussi de faire des tests sur de nouvelles matières organiques que nous cherchons à valoriser », précise Pierre Chombart, responsable du site. D’autres projets comme l’hygiénisation (valorisation des sous-produits animaux et soupe de biodéchets) ou la méthanation (réaction de synthèse du méthane à partir d’hydrogène et de monoxyde de carbone) sont envisagés ainsi que l’installation de panneaux photovoltaïques sur une partie du site.

  • BOIS ÉNERGIE – Baisse du prix du granulé de bois 1 juin 2023

    Alors qu’une augmentation du prix du gaz est attendue avec la fin du bouclier tarifaire au 1er juillet 2023, le prix du granulé de bois est en baisse. Après des hausses exceptionnelles ces derniers mois, il retrouve un niveau de prix raisonnable ce printemps. Pour un usage en chauffage principal, d’après une enquête du CEEB (Centre d’étude de l’Économie du Bois), le prix du granulé de bois en sac était de 11,75  centimes d’euros par kWh PCI (pouvoir calorifique inférieur) en avril 2023, et celui du granulé en vrac de 11,62 c€/kWh, contre plus de 13  c€/kWh en octobre 2022. Cette baisse ne ramène toutefois pas les prix au niveau de ceux de 2021 (5 à 9 c€/kWh), avant la crise énergétique. Propellet, l’association du chauffage au granulé de bois, observe néanmoins que pour une maison de 90 m2, se chauffer avec un poêle à granulé est aussi économique qu’avec une pompe à chaleur et serait même près de deux fois moins cher sans le bouclier tarifaire.

MAI 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MAI

Voir actus
  • CHALEUR RENOUVELABLE – Marché 2022 des pompes à chaleur : stabilité des ventes, augmentation des prix 25 mai 2023

    Observ’ER vient de mettre en ligne son étude complète portant sur le marché 2022 des pompes à chaleur (PAC) individuelles, jusqu’à 30 kW. Sans surprise, les ventes de pompes à chaleur géothermiques sont restées stables en 2022 par rapport à 2021, avec 3 260 appareils vendus contre 3  220 en 2021. Il en a été de même pour les équipements aérothermiques, dont les ventes n’ont progressé que de 3 %. Ce chiffre masque cependant un contraste entre les segments de l’aérothermie puisqu’une forte croissance a été observée dans les pompes à chaleur air/eau (+ 35 % pour 341 750 unités vendues) alors que les ventes d’appareils air/air étaient en recul (- 7 % pour 750 780 unités vendues). Après une première version de cette étude publiée en avril et qui ne portait que sur les chiffres de marché, l’étude publiée aujourd’hui s’étoffe de plusieurs indicateurs décrivant la répartition régionale des ventes, les types d’opérations (premier équipement ou remplacement) ou une évaluation du chiffre d’affaires de la filière. Outre ces indicateurs nouveaux, un volet est dédié au suivi des prix moyens des installations. Avec des hausses moyennes allant de 7 à 14 % pour le matériel, et ce sur l’ensemble des secteurs (aérothermie et géothermie), l’année passée a enregistré les plus fortes croissances de prix observées ces dix dernières années. S’ajoutant aux hausses déjà observées en 2021, entre 2020 et 2022, l’augmentation moyenne des prix aura ainsi été de 15 à 20  %.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Nouvelle chaufferie bois à Reims 25 mai 2023

    Engie Solutions, le Grand Reims et la Ville de Reims ont inauguré une nouvelle chaufferie bois, située dans le quartier de la Croix-Rouge, à Reims et qui sera alimentée par du bois de récupération, appelé aussi  « Bois B ». L’unité traite des déchets de bois issus d’emballages, d’ameublements ou encore de bois de démolition, provenant d’un rayon de 100 kilomètres autour de la chaufferie. Le site permettra d’alimenter en chaleur renouvelable 20 000 équivalents logements. Ce projet s’ajoute au réseau de chaleur rémois créé il y a 50 ans qui dessert Reims et ses alentours. Le projet a nécessité un investissement de 19,8 millions d’euros, dont 10 millions d’euros financés par l’Ademe dans le cadre du Fonds chaleur.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – EurObserv’ER : État des renouvelables en Europe 17 mai 2023

    La 21e édition du baromètre EurObserv’ER des énergies renouvelables en Europe vient d’être publiée dans sa version française. Le programme EurObserv’ER est financé par la Commission européenne avec l’association Observ’ER comme leader. La version française des baromètres est réalisée grâce à un partenariat financier avec l’Ademe. Chaque année, six baromètres thématiques dédiés à la progression de filières renouvelables sont réalisés avant qu’un baromètre bilan ne vienne proposer un panorama complet. Douze technologies sont passées au crible d’indicateurs portant sur les capacités installées, l’énergie produite, les coûts de production, les emplois, les chiffres d’affaires ou les investissements en R&D et ce pour chacun des États membres. En plus de données chiffrées, le baromètre EurObserv’ER propose des analyses sur les dynamiques européennes, notamment à l’aune des objectifs posés par la Commission. Sans surprise, l’édition 2022 revient sur le retard grandissant des pays de l’Union quant à l’objectif principal de la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale. Avec un taux de 21,8 % fin 2021, l’UE27 reste encore loin des 42,5 % à 45 % visés à fin 2030. Sur le plan de l’emploi, les filières renouvelables représentent 1,5 million équivalents temps plein (directs et indirects) pour un chiffre d’affaires de près de 185 milliards d’euros. Des chiffres en progression de plus de 10 % par rapport à 2020. Autre enseignement notable, l’usage des énergies renouvelables ont permis d’éviter l’émission de 601 millions de tonnes de CO2 en Europe. Le baromètre bilan EurObserv’ER se conclut par un chapitre consacré aux échanges commerciaux entre l’UE27 et le reste du monde. Si l’Union européenne a exporté pour 22,1 milliards d’euros de biens et services relatifs à des filières renouvelables en 2021, la balance commerciale est négative car les importations ont été supérieures (26,6 milliards). L’ensemble des baromètres sont disponibles en libre téléchargement sur le site internet EurObserv’ER.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – L’eau du lac pour chauffer et rafraîchir Annecy 17 mai 2023

    Le 11 mai dernier, le groupe Idex a inauguré son projet de boucle d’eau baptisé « ali énergie », alimenté par le lac d’Annecy. Il servira à chauffer et refroidir les bâtiments du quartier des Trémus dont un hôtel et la future piscine municipale de la ville. Ce nouveau réseau couvrira 95 % des besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire (13 GWh/an) du quartier via des pompes à chaleur (PAC), le complément étant assuré par des chaudières à gaz, qui prennent le relais lors des maintenances des PAC. Les besoins en climatisation seront assurés à 100 % par la boucle d’eau (500 MWh par an) grâce au principe de « free cooling », c’est-à-dire la circulation de l’eau fraîche sans mise en service des PAC. Un tel système consomme 15 fois moins d’électricité qu’une climatisation classique et permettra d’éviter, à terme, la production de 2 600 tonnes de CO2 par an. Le coût total des installations de pompage et de son réseau de raccordement souterrain ont été conçus, réalisés et financés par Idex, pour un investissement de 10 millions d’euros, subventionné à hauteur de 1,7 millions par l’Ademe. Le réseau sera exploité et entretenu par Idex pendant 25 ans.

  • BIOGAZ – Nouvelle station de BioGNV dans le Maine-et-Loire 11 mai 2023

    Le 4 mai dernier, la première station BioGNV des Mauges a été inaugurée dans la zone industrielle du Tranchet, à La Pommeraye, commune déléguée de Mauges-sur-Loire en Région Pays-de-la-Loire. La station sera alimentée par les unités de méthanisation du territoire et permettra l’avitaillement d’une trentaine de poids lourds par jour. Le temps d’avitaillement sera de 10 à 15  minutes et la station sera accessible 24h/24. Le coût total d’investissement de ce projet est de 1,3 million d’euros porté par la société Mauges BioGNV. La Région Pays-de-la-Loire subventionne la station à hauteur de 200 000 €. Le tarif moyen de vente du gaz est de 1,32 €/kg HT et 1,59 €/kg TTC. Aujourd’hui, 10 stations GNV/bioGNV sont en service dans la région et une quinzaine sont en projet, pour un objectif de 86 stations à horizon 2030.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – 520 millions d’euros pour le Fonds Chaleur en 2022 11 mai 2023

    L’Ademe annonce que 520 millions d’euros ont été alloués au développement de la de production de chaleur renouvelable dans le cadre du Plan de résilience, mis en place à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de la crise énergétique en résultant. Ces aides allouées dans le cadre du désormais célèbre Fonds Chaleur permettront la construction de plus de 900  nouvelles installations qui produiront 3,68 TWh de chaleur renouvelable et de récupération afin d’alimenter habitats collectifs, collectivités, et entreprises. Avec les projets financés par le Fonds de décarbonation de l’industrie, ce sont au total plus de 700 millions d’euros d’aides publiques qui ont été attribuées en 2022 à de telles installations, pour une production attendue de 6,3 TWh par an. Ces aides soutiennent les réseaux de distribution et les installations de production de chaleur et de froid renouvelables et de récupération, afin d’alimenter habitats collectifs, collectivités et entreprises.

AVRIL 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE AVRIL

Voir actus
  • CHAUFFAGE AU BOIS – Très belle année pour les appareils à bûches 27 avril 2023

    Observ’ER vient de publier son étude annuelle du marché 2022 des appareils de chauffage domestique au bois. Ce travail vient compléter une première version diffusée il y a un mois (voir Actu du 30 mars 2023) mais qui ne portait que sur les seuls chiffres de vente. Cette analyse plus détaillée met une nouvelle fois en avant une très belle année pour les appareils de chauffage à bûches. Portées par une conjoncture marquée par des augmentations des prix de l’électricité et du gaz, les appareils à bûches (tous types confondus) ont progressé de 25 % en 2022  contre 17 % pour les appareils à granulés dans un marché total qui a augmenté de 21,4 %. Le segment des poêles à bûches symbolise cette dynamique avec un rebond de 30 % de ses ventes (187 500 contre 144 240  en 2021). Ce phénomène a d’ailleurs eu un impact sur la part des importations du marché dans son ensemble puisque les appareils à bûches sont davantage produits en France comparés aux équipements à granulés. Ainsi la part des importations a diminué pour la première fois en 5 ans. Bonne nouvelle également du côté des exportations françaises qui progressent, notamment grâce au segment des foyers fermés et inserts à bûches. Les appareils de chauffage au bois continuent de s’installer très majoritairement dans l’existant (à près de 93 %) et le remplacement d’anciens appareils bois par de nouveaux plus performants a représenté 43 % des ventes de l’an passé. L’étude se clôture sur un suivi de l’évolution des prix de vente et sans surprise les indicateurs ont été très nettement orientés à la hausse. Une hausse de 12 % en moyenne pour les équipements et 7 % pour la partie pose. Le renchérissement des prix des matières premières et de l’énergie ont été en partie répercutés par les industriels. Sur les deux dernières années, les prix hors taxe des équipements ont augmenté en moyenne de plus de 20 %. L’étude est disponible en libre téléchargement sur le site de l’Observatoire des énergies renouvelables.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Un Plan Marshall pour la chaleur renouvelable 27 avril 2023

    Dans le cadre de l’élaboration de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui doit être présentée par le gouvernement en juin prochain, les acteurs de la filière de la chaleur renouvelable ont remis le 21 avril dernier à la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, une proposition de « Plan Marshall » pour la chaleur renouvelable. Ce plan doit permettre de porter sa part à 54 % de la consommation totale de chaleur en France dès 2030, contre 23 % actuellement. Parmi les solutions proposées, on peut citer l’évaluation obligatoire du potentiel de valorisation de chaleur fatale des installations industrielles et data centers supérieurs à 5 MW ; la relance et la simplification des appels d’offres concernant les combustibles solides de récupération (CSR) ; la définition d’une stratégie territoriale de chauffage dans tous les documents d’urbanisme (PLU) et d’habitat (PLH) ou encore l’accélération du déploiement de la géothermie et de la méthanisation. Cette ambition repose sur une série de propositions législatives et réglementaires, ainsi que sur une augmentation pluriannuelle du Fonds chaleur. Selon les acteurs de la filière, l’enveloppe du Fonds pour 2023 devrait être portée à 750  millions d’euros, soit largement plus que les 522 millions attribués l’an dernier.

  • MÉTHANISATION – Nouvelle unité de méthanisation dans le Loir-et-Cher 20 avril 2023

    Le 15 avril dernier, Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a inauguré l’unité de méthanisation, baptisée BiogazMer, située à Mer dans le Loir-et-Cher. Porté par un collectif de douze agriculteurs, ce projet a nécessité quatre ans d’études et de construction. Le biogaz produit est issu de la fermentation de déchets de silos, de céréales, de pulpes de betterave ou encore de cultures intermédiaires d’hiver. Le digestat, résidu de la fermentation des matières organiques, est utilisé comme fertilisant naturel par les exploitations associées, dont deux en agriculture biologique et permet ainsi de réduire la dépendance aux engrais minéraux. BiogazMer injecte plus de 23 GWh de gaz vert dans le réseau de distribution soit l’équivalent de la consommation gaz de plus de 5 500 logements. Avec ce projet, 32 sites de méthanisation produisent du gaz vert en Région Centre-Val de Loire.

  • Énergies marines – UNE DIGUE POUR PRODUIRE DE L’ÉLECTRICITÉ EN BRETAGNE 20 avril 2023

    Le groupe Legendre, spécialiste français de la construction, de l’immobilier et de l’énergie, la startup bretonne Geps Techno, évoluant dans le domaine des énergies renouvelables en mer et l’Ifremer annoncent que leur démonstrateur baptisé Dikwe va bientôt passer à échelle réelle. Ce projet d’ouvrage de protection du littoral érigé en forme de digue intègre un dispositif de production d’électricité basé sur un système houlomoteur à volets oscillants. Après des tests en bassin concluants, un prototype à échelle un quart a été immergé, pendant plusieurs mois, pour des essais en rade de Brest, à Saint-Anne-de-Portzic (29). Cette nouvelle expérimentation s’est également montrée probante, selon l’entreprise, et a permis de valider la prochaine et dernière étape de développement : la construction du démonstrateur à taille réelle, d’une capacité de l’ordre du mégawatt, qui pourrait voir le jour à l’horizon 2024, en Bretagne. Le projet Dikwe est soutenu par l’Ademe et les régions Bretagne et Pays de la Loire.

  • GAZ RENOUVELABLE – Nouvelle unité de méthanisation dans la Loire 13 avril 2023

    Le producteur français d’énergies renouvelables CVE et la société d’économie mixte, Sem’Soleil ont inauguré le 7 avril dernier une unité de méthanisation injectant du biométhane dans le réseau, située à Montbrison dans la Loire. Le site traitera chaque année jusqu’à 23 000  tonnes de déchets organiques issus de l’activité industrielle (pour 50 % du flux valorisé), des activités de la collectivité et des restes alimentaires (40 %), et de coproduits agricoles (10 %), dans un rayon de 60 km autour de l’unité. Le biométhane sera injecté dans le réseau local de gaz naturel et assurera la consommation en gaz de 3 500 foyers, soit l’équivalent de plus de 45 % de la consommation des habitants de la ville de Montbrison. Le digestat offrira un engrais naturel à une quarantaine d’exploitations agricoles partenaires. Représentant un investissement de 13 millions d’euros, le projet a reçu le soutien financier du Fonds européen Feder (1 075 000 €), de l’Ademe Auvergne-Rhône-Alpes (525 000 €) et de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne (261 000 €). Pour le territoire, les retombées économiques sont estimées à plus de 600 000 € par an réinjectés dans l’économie locale.

  • HYDROGÈNE VERT – Un réseau de 600 km pour le transport de l’hydrogène dans le sud-ouest 13 avril 2023

    À l’occasion de la présentation des résultats de son enquête annuelle « les Français et l’hydrogène », Teréga, l’un des deux gestionnaires du réseau de transport de gaz en France avec GRTgaz, a levé le voile sur le projet HySoW (Hydrogen South West). Il s’agit d’une infrastructure dédiée au transport d’hydrogène à l’échelle du Sud-Ouest, présentée comme stratégique face aux enjeux de souveraineté énergétique française et européenne, dont la mise en service devrait intervenir à horizon 2030. Réalisé en association avec la région Occitanie, le projet HySoW a pour ambition de connecter des pôles industriels de la partie sud-ouest du pays aux flux d’hydrogène produits localement (Bayonne, Lacq, Pau) mais aussi en provenance du sud de l’Europe (Espagne) ou de la Méditerranée. Il permettra également de renforcer la sécurité d’approvisionnement de l’ensemble du système énergétique d’Occitanie grâce à des infrastructures de stockage d’hydrogène et à un projet de H2-to-Power. Parmi les principaux clusters de consommation visés, HySoW servirait notamment les programmes de décarbonation ou de réindustrialisation des entreprises de Bordeaux (secteurs aéronautique, industriel et portuaire), Bayonne (portuaire) ou Pau (aéronautique). Le corridor HySoW sera composé d’environ 600 kilomètres de canalisations, dont 40 % pourront être convertis du gaz naturel vers l’hydrogène, permettant le transport de 16 TWh/an d’hydrogène décarboné à travers tout le Sud-Ouest. Le projet sera structuré autour d’installations majeures de stockage d’hydrogène en cavité saline en Nouvelle-Aquitaine d’une capacité de 500 GWh PCS en 2030, qui pourra être augmentée jusqu’à plus d’1 TWh PCS à horizon 2050.

  • GAZ RENOUVELABLE – Biométhane injecté dans le réseau à Chambéry 7 avril 2023

    L’agglomération du Grand Chambéry, a décidé de modifier l’unité de méthanisation des boues d’épuration de son usine de dépollution des eaux usées. Plutôt que de produire de l’électricité et de la chaleur par cogénération, elle injecte désormais du biométhane dans le réseau de gaz grâce à l’unité de purification du biogaz mise en service à la mi-mars. Ce biométhane permet d’alimenter 1 000 foyers par an en chauffage, soit environ 2 500  habitants. L’unité de purification de biogaz fournira aussi en biométhane la station BioGNV (Gaz Naturel pour Véhicules) de Bissy, ouverte à tous, véhicules légers et poids lourds, où s’alimentent les camions de collecte BioGNV de la direction des déchets de Grand Chambéry. Cette réalisation représente pour Grand Chambéry un investissement total de plus de 3 millions d’euros HT subventionné à hauteur de 1,4 millions d’euros par l’Agence de l’eau dans le cadre du plan France relance. « Le retour sur investissement est estimé entre 3 et 4 ans, précise l’agglomération, et est deux fois supérieur au gain généré par la cogénération. »

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Hydrogène vert et biochar à partir de biomasse 7 avril 2023

    Le producteur d’hydrogène renouvelable, Haffner Energy et la startup Carbonloop, spécialisée dans la séquestration de CO2 annoncent la signature d’un contrat pour deux sites de production d’hydrogène vert à partir de la biomasse. Via sa technologie de gazéification de la biomasse baptisée Hynoca, Haffner Energy va produire de l’hydrogène et du biochar à partir de résidus de bois. Une unité de thermolyse va chauffer la biomasse qui se décomposera en un résidu solide (le biochar) et produira un gaz qui sera ensuite raffiné dans une unité de craquage à haute température pour devenir de l’hydrogène. Chaque site consommera 7 000 de résidus par an pour produire d’un côté 225 tonnes d’hydrogène et de l’autre 1 100 tonnes de biochar, séquestrant environ 2 400 tonnes de CO2. Carbonloop commercialisera l’hydrogène à Hyliko (Groupe Kouros) qui le distribuera dans son réseau de stations-service à destination des poids lourds. Grâce à ses propriétés de rétention d’eau et des fertilisants, le biochar produit sera commercialisé auprès de la filière agricole. Le premier site Carbonloop sera localisé à Villabé (Essonne), à proximité de la station de distribution d’Hyliko, le long de l’A6, au Sud de Paris. L’hydrogène produit à partir de résidus de biomasse alimentera les premiers camions de la région parisienne. La localisation du second site sera dévoilée dans le courant de l’année 2023

MARS 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MARS

Voir actus
  • ÉNERGIES MARINES RENOUVELABLES – Un centre européen d’essais dédié aux énergies marines en France 30 mars 2023

    Dix fondateurs publics et privés (Ifremer, Centrale Nantes, ITE France Énergies Marines, EDF, RTE, TotalEnergies, Technip Energies, Valorem, Valeco, Énergie de la Lune) annoncent la création de la Fondation OPEN-C, le plus grand centre européen d’essais en mer entièrement dédié à l’éolien flottant et aux énergies marines renouvelables. Cette structure de recherche s’est donnée pour mission de coordonner, développer et piloter les essais en mer avec une dimension multi-technologique : éolien flottant, hydrolien, houlomoteur, hydrogène en mer et photovoltaïque flottant. L’entité qui regroupe un ensemble de cinq sites en mer dédiés aux tests des prototypes les plus innovants sur l’ensemble des façades maritimes de l’hexagone, permettra à plusieurs innovations de se développer dans les trois prochaines années. Ces innovations concernent les essais de cinq prototypes distincts d’éoliennes flottantes de seconde génération, la production d’hydrogène vert offshore ou encore les tests de systèmes photovoltaïques flottants.

  • CHAUFFAGE AU BOIS – Plus de 20 % de croissance en 2022 pour le marché français 30 mars 2023

    Observ’ER vient de publier son étude annuelle de suivi du marché 2022 des appareils de chauffage domestique au bois. Les ventes de l’année passée ont une nouvelle fois été bonnes avec plus de 90 000 pièces supplémentaires vendues par rapport au marché 2021, ce qui porte à 513 290 unités le marché 2022 (+21,4 %). Ce total est le deuxième meilleur résultat enregistré au cours des 11 dernières années. La conjoncture, marquée par une hausse des prix de l’électricité et du gaz, couplée aux aides publiques (MaPrimeRénov’ et Coup de Pouce Chauffage), a prolongé la très bonne dynamique de 2021. Cependant, l’activité de 2022 se distingue sur certains points. Le premier tient au fait que l’an passé, ce sont les appareils à bûches (tous types confondus) qui ont affiché les plus belles croissances (en chiffres relatifs et absolus). Il s’est vendu 52 430 appareils à bûches de plus qu’en 2021 contre 37 400 pour les équipements à granulés. Ainsi, le secteur des foyers fermés et inserts (très majoritairement à bûches) progresse de 13,2 % en affichant un total de ventes de 72 180. Autre dynamique à relever, celle des chaudières à bûches qui ont vu leurs ventes évoluer de +22,5 % (4 350 unités contre 3 550 en 2021). La performance est à souligner car depuis 2011, ce sous-segment n’avait connu qu’une seule année de progression de ses ventes. Sur l’ensemble des ventes de 2022, ce sont les appareils manuels à bûches qui ont représenté la majorité des ventes. La balance penche de peu (51,1 % pour les appareils manuels contre 48,9 % pour les appareils automatiques) mais la répartition était inverse en 2021. De leur côté, les appareils automatiques à granulés (tous types confondus) réalisent une année très contrastée. Après un très bon premier trimestre, les vives tensions sur la disponibilité des combustibles granulés, ainsi que sur leurs prix de vente, ont porté un net coup d’arrêt aux ventes qui progressent tout de même de 18 % en moyenne sur l’ensemble de l’année. L’étude est disponible en libre téléchargement sur le site de l’Observatoire des énergies renouvelables.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Une chaufferie bois à Limoux 23 mars 2023

    Le 14 mars dernier, la commune de Limoux dans l’Aude a inauguré sa nouvelle chaufferie bois, construite sur le site d’une ancienne tuilerie. Sur trois kilomètres de réseau est raccordée toute une série de bâtiments publics, logements collectifs et individuels (l’USSAP-ASM, l’hôpital de Limoux, l’Ehpad Chénier, l’institut Saint-Joseph, le groupe scolaire Jean-Moulin, les HLM d’Alogea, le foyer des jeunes travailleurs, Aude Urgence Accueil…). Ce projet va aussi permettre la valorisation de la filière bois de la Haute Vallée de l’Aude qui approvisionnera la chaufferie avec quelque 2 000 tonnes par an. Le programme a mobilisé un budget de près de 5 millions d’euros pour lequel le Département a été sollicité, au titre de l’aide aux communes, à hauteur de 250 000 €. La Région Occitanie et l’Agence de la transition écologique (Ademe) ont également été partenaires du projet.

  • BIOGAZ – Une plateforme de recherche dédiée au biogaz 23 mars 2023

    Le 15 mars dernier, Teréga, l’INSA de Toulouse et le collecteur de biodéchets Cler Verts, ont inauguré une nouvelle plateforme de recherche et développement baptisée Solidia Biogaz, située sur la commune de Bélesta-en-Lauragais, en Haute-Garonne. Le site, dans sa configuration initiale, accueillait des projets de recherches centrés sur les procédés de méthanisation et la valorisation des déchets organiques. La nouvelle plateforme est dédiée à l’enrichissement et à la valorisation du biogaz en biométhane injecté. La R&D utilisera du biogaz brut issu de l’usine de biodéchets de Cler Verts et de l’hydrogène produit par électrolyse à des pressions allant jusqu’à 10 bars. La plateforme pourra accueillir simultanément jusqu’à six pilotes de taille semi-industrielle : trois emplacements sous une halle couverte et trois emplacements extérieurs. Elle est destinée à tous les acteurs de la filière biogaz : développeurs de technologie, PME, grands groupes, universités et laboratoires de recherche. L’objectif est de réaliser des études de phénomènes à grande échelle et d’accompagner les différents acteurs vers l’industrialisation.

  • BIOGAZ – Injection de biogaz hybride dans le Puy-de-Dôme 16 mars 2023

    Le Valtom, syndicat pour la valorisation et le traitement des déchets ménagers et assimilés du Puy-de-Dôme va faire appel à Waga Energy pour produire du biométhane sur le site de stockage des déchets de Puy-Long situé à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). L’unité Wagabox, développée par Waga Energy traitera le gaz émis par les déchets enfouis mais aussi le biogaz d’une usine de méthanisation voisine exploitée par la société Vernéa. Il s’agit d’un projet de production de biométhane à partir d’une source de biogaz hybride. Le mélange de ces deux flux fournira du biogaz suffisant pour réaliser un projet d’injection de biométhane dans le réseau de GRDF. 15 GWh de biométhane par an seront fournis au réseau de distribution de gaz, soit l’équivalent de la consommation de plus de 2 000 foyers.

  • GÉOTHERMIE – Yvelines : une copropriété de taille chauffée à la géothermie 16 mars 2023

    Remplacer le gaz par la géothermie, c’est ce que s’apprête à faire le réseau de chaleur de la copropriété de Parly 2 qui comprend 7 500 logements sur 37  résidences au Chesnay-Rocquencourt dans les Yvelines. Construit il y a cinquante ans, il devrait ainsi éviter l’émission de 18 500 tonnes de CO2 par an. La centrale géothermique exploitera les calories de la nappe du Dogger grâce à un doublet géothermal descendant à plus de 1 500  mètres sous terre où l’eau est à 61 degrés, et permettra au réseau d’être alimenté à 75% par de l’énergie renouvelable. Elle sera construite et exploitée jusqu’en 2053 par Engie Solutions, déjà exploitant du réseau de chaleur, sur une parcelle mise à disposition pendant trente ans par le département. Les travaux de forage pour la mise en place du doublet géothermal devraient démarrer à la fin de l’année, la mise en service étant prévue pour octobre 2025. 71 000 MWh d’énergie seront alors livrés par an à la copropriété de Parly 2, mais aussi à la copropriété Nouvelle France, l’hôpital Mignot, plusieurs bâtiments communaux du Chesnay-Rocquencourt, deux groupes scolaires et le collège Charles Péguy, soit l’équivalent de 9 000 logements. Une société de production, baptisée « Géomy3 », a été créée pour l’occasion par Engie Solutions avec la copropriété pour actionnaire ainsi que la Ville du Chesnay-Rocquencourt et le Département des Yvelines. Le montant de l’opération s’élève à 30 millions d’euros. Une deuxième phase est à l’étude afin d’alimenter les communes voisines de Bailly, la Celle-Saint-Cloud, Bougival et Noisy-le-Roi.

  • HYDROGÈNE VERT – Everfuel et Hy24 s’associent 10 mars 2023

    Le développeur danois de projets d’hydrogène vert, Everfuel, et le gestionnaire français du fonds d’infrastructure d’hydrogène décarboné, Hy24, ont annoncé la création d’une filiale commune pour accélérer le développement de la production d’hydrogène par électrolyse dans les pays nordiques. La coentreprise combinera l’expertise d’Everfuel dans le développement de capacités de production d’hydrogène vert en Europe, et l’expérience industrielle et financière en gestion d’actifs d’Hy24 pour accélérer le développement de nouveaux projets au Danemark, Norvège, Suède, et la Finlande. La nouvelle société prévoit d’investir 200  millions d’euros en fonds propres pour le déploiement de ses projets avec pour objectif d’opérer jusqu’à 1 GW de production d’hydrogène dans ces pays. Une première opération a déjà été réalisée avec l’acquisition du projet HySynergy, un électrolyseur de 20 MW situé à Fredericia au Danemark. Prévu pour entrer en production au second trimestre 2023, ce site contribuera à réduire les émissions des procédés industriels de la raffinerie de Crossbridge Energy, adjacente à l’unité de production d’hydrogène vert, et offrira également de l’hydrogène vert pour la mobilité. La production d’électricité provenait au Danemark en 2021 déjà à 72 % des énergies renouvelables et de récupération, éolien avant tout (55 % en 2022), mais aussi de la biomasse, du solaire et de la valorisation des déchets.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Nouvelle chaufferie biomasse à Rennes 10 mars 2023

    L’usine automobile Stellantis (ex-PSA) de Rennes-La Janais, annonce la signature d’un contrat de chaleur renouvelable avec Engie Solutions. Avec le soutien de l’Ademe pour 3,5 millions d’euros, Engie Solutions va investir dans la construction d’une chaufferie biomasse de 8 MW sur la zone d’activité de La Janais située sur la commune de Chartres-de-Bretagne, au sud de Rennes. Un réseau de trois kilomètres va être construit pour alimenter en chaleur le site, ce qui permettra d’effacer 45 % de la part de gaz dédié au chauffage de l’usine. D’autres bâtiments situés au sein de la zone d’activité pourront aussi bénéficier de cette chaleur renouvelable. Avec plus de 2 000 salariés, Stellantis Rennes est un acteur économique important du bassin rennais. En activité depuis 1961, le site assure chaque année la production des Peugeot 5008 et Citroën C5 Aircross thermiques et hybrides.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Nouveau réseau de chaleur à Garges-lès-Gonesse 2 mars 2023

    Le groupe Coriance annonce la signature d’un contrat de délégation de service public avec la ville de Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) pour la création et l’exploitation d’un réseau de chaleur. La chaleur sera produite localement grâce à de la géothermie (62 %) et à la valorisation de la chaleur fatale issue de la station d’épuration de Bonneuil-en-France (35 %). Du biogaz sera utilisé en appoint (3 %). Les travaux de création du réseau de distribution de la chaleur débuteront en 2023 et fin 2024, les équipements permettant la récupération de chaleur sur les eaux usées de la station d’épuration seront mis en service. Au cours de l’année 2025, la centrale géothermale sera mise en service. Elle comprendra un doublet de géothermie associé à des pompes à chaleur et deux chaudières fonctionnant au biogaz, utilisées en appoint et secours. L’équivalent de 9 300 logements bénéficiera d’une chaleur produite à 100 % par des énergies renouvelables et le réseau rayonnera sur la majorité des quartiers. Des logements de résidences collectives, des bâtiments publics et certaines maisons individuelles seront raccordés.

  • TRANSITION ÉNERGÉTIQUE – 60 millions d’euros pour la Polynésie 2 mars 2023

    Annoncé lors de sa visite officielle en Polynésie française en juillet 2021 par Emmanuel Macron, le fonds de transition énergétique alloué à la Polynésie française et doté de 60 millions d’euros a été acté le 27 février dernier. Ce fonds vise à renforcer la souveraineté énergétique de la Polynésie française en favorisant le développement de production d’énergies renouvelables sur la totalité du territoire polynésien qui est majoritairement dépendant des énergies fossiles. Il s’adresse aux collectivités territoriales compétentes en la matière (Pays, communes, communautés de communes) et aux entreprises. Plusieurs types de projets pourront être soutenus : installation de production électrique 100 % énergies renouvelables, couvrant de nouveaux besoins ou intervenant en substitution d’installations de production ayant recours aux énergies fossiles ; installation de production hybride permettant de couvrir de nouveaux besoins ou en substitution partielle d’installations fossiles ; installation de production d’énergie renouvelable thermique et investissement d’infrastructures centralisées de réseaux de transport et de distribution d’énergie électrique et infrastructure de stockage pour fluidifier l’injection d’énergies renouvelables variables dans le réseau électrique.

FéVRIER 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE FéVRIER

Voir actus
  • FORMATIONS – Notre guide des formations est en ligne ! 24 février 2023

    Après l’édition papier, le Guide des formations aux énergies renouvelables édité par l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) est désormais également disponible en ligne et interrogeable grâce à un moteur de recherche. Cette nouvelle base de données permet de choisir la formation souhaitée selon plusieurs critères : région, type de formation, filière, niveau… Ce guide se révélera utile aux étudiants devant renseigner leurs vœux dans Parcoursup : il présente 200 formations ayant trait aux énergies renouvelables et à l’écoconstruction, allant de BAC+2 à Bac+5. Les professionnels en recherche de qualifications supplémentaires pourront consulter les formations continues de longue durée ou de courte durée ou les formations dispensées par des industriels et des bureaux d’études. Le guide en version papier est par ailleurs toujours disponible ICI.

  • GÉOTHERMIE – Nouveau réseau de chaleur géothermique à Genève 24 février 2023

    Celcius Energy, filiale de SLB Nouvelles Énergies spécialisée dans la géothermie de surface, annonce avoir remporté l’appel d’offre de la ZAC Ferney Genève Innovation au côté de Augsburger Géothermie SA, d’Auvergne Forage, de Plantier, de Ménard et de Nabaffa. Il s’agit de la concession d’un projet urbain de la société publique locale (SPL) Terrinnov (détenue à 100 % par les collectivités locales de l’Ain) pour développer une zone d’aménagement de 65 hectares près de l’aéroport international de Genève. Celcius Energy et ses partenaires vont y construire un réseau géothermique de 5 km alimenté par 40 000 mètres linéaires de champs de sondes qui seront installées jusqu’à 230 mètres de profondeur. Ce projet serait ainsi « le plus important projet en termes de mètres linéaires en France », selon Celsius Energy. Une centrale de production et plusieurs sous-stations seront installées pour assurer la distribution de 20 GWh de chaud et 6 GWh de froid à la future ZAC. Le réseau reliera également l’accélérateur de particules du CERN, ce qui permettra de récupérer la chaleur fatale produite par l’installation de recherche et de la stocker dans le sous-sol grâce aux sondes géothermiques. Le chantier doit démarrer en juin prochain.

  • BIOGAZ – Un outil pour aider à la certification des méthaniseurs
 24 février 2023

    À partir du 1er juillet 2023, tous les producteurs de biométhanes devront certifier leur site notamment afin d’assurer le respect des critères de durabilité. Cette nouvelle règle découle de la mise en application de la nouvelle directive européenne sur les énergies renouvelables dite RED II. Afin d’accompagner les agriculteurs dans les méandres de cette nouvelle démarche, l’association France Gaz Renouvelables a développé une plate-forme qui permet aux producteurs de biométhane de préparer la procédure et plus particulièrement l’audit préalable à la certification. Celle-ci implique un suivi strict des matières intégrées aux méthaniseurs, une analyse des process employés, et pour certains un calcul de la réduction des gaz à effet de serre induit par la production du biométhane ou d’électricité. Cette démarche concerne plus de 150 sites qu’ils soient en injection ou en cogénération. La plateforme permet aux producteurs de biogaz de préparer le travail d’audit, en réunissant tous les documents nécessaires et en anticipant les questions probables des futurs auditeurs. L’outil est gratuit et disponible sur le site methaniseur-red2.gazrenouvelables.fr. Des vidéos tutorielles sont également prévues pour accompagner les producteurs dans leur prise en main de l’outil.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Des outils pour une chaleur renouvelable citoyenne 17 février 2023

    Énergie Partagée publie de nouveaux outils et recommandations pour aider le développement de projets citoyens et territoriaux de chaleur renouvelable dans trois filières : le bois-énergie, le solaire thermique et la méthanisation. Via trois publications, Énergie Partagée propose une série de recommandations et des retours d’expériences visant à accélérer la réplication de projets pilotes et à expérimenter des modèles citoyens pour des réseaux de chaleur de grande taille. Pour Arno Foulon, animateur national pour Énergie Partagée : « les collectivités et les citoyens ont besoin d’être accompagnés et outillés pour mettre sur pied des opérateurs énergétiques territoriaux qui produisent et distribuent localement de la chaleur à partir de ressources de proximité, formant de véritables circuits courts de l’énergie, du producteur au consommateur. » Une partie de ces publications a fait l’objet d’un financement européen dans le cadre du projet LIFE Let’sGO4Climate porté par la Région Centre-Val de Loire.

  • GAZ RENOUVELABLES – Le biométhane en avance sur l’objectif 17 février 2023

    Le gestionnaire du réseau de transport de gaz GRTgaz a livré le 10  février son bilan sur la consommation nationale de gaz pour 2022. Cette dernière a baissé de 9,3 % par rapport à l’année précédente, grâce au climat doux, à la montée des prix et aux efforts de sobriété. Le biométhane a pour sa part confirmé la dynamique engagée avec 149  nouvelles unités de méthanisation raccordées au réseau. L’an dernier, 7  TWh de gaz renouvelable ont été produits, soit l’équivalent de 1,6 % de la consommation française de gaz. Une part faible mais qui a rapidement augmenté ces dernières années. La filière biométhane est ainsi en avance sur l’objectif de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui vise 6 TWh injectés fin 2023. Les projets en cours de développement représentent 16 TWh supplémentaires, ce qui ferait passer à court terme la part de biométhane dans le mix à environ 5 %. Toutefois, la filière pourrait connaître un trou d’air dans les années à venir. En effet, suite à la baisse des tarifs d’achat du biométhane de 2020, le nombre de nouveaux projets s’est effondré, passant de 344 en 2019 à 75 en 2021 et 77 en 2022. Selon GRTgaz, de nouveaux dispositifs de soutien devraient corriger le tir.

  • BOIS ÉNERGIE – Sauver la filière bois-énergie 17 février 2023

    Les acteurs français de la filière bois-énergie lancent une pétition intitulée « Préservons la gestion durable des forêts françaises en soutenant le bois-énergie » en faveur d’une politique européenne qui reconnaisse la réalité du rôle de la biomasse dans la décarbonation de l’économie. Dans le cadre de révision de la directive européenne sur les énergies renouvelables, des propositions remettent en question le caractère renouvelable du bois énergie issu des forêts à travers un plafonnement du bois prélevé en forêt (biomasse ligneuse dite « primaire »). Les professionnels de la filière assurent au contraire défendre et promouvoir une gestion durable des forêts, préservant son rôle d’atténuation du changement climatique, tout en fournissant un matériau et une énergie renouvelables. Ils s’inquiètent des effets de la révision de la directive européenne. Selon eux, la production de bois-énergie intervient en bout de chaîne, valorisant les parties de l’arbre qui n’ont pas d’autres débouchés.

  • ÉNERGIE RENOUVELABLE – Chauffage individuel : une bonne année 2022 pour les équipements d’énergie renouvelable 9 février 2023

    Comme chaque année, le syndicat des industries thermiques, aérauliques et frigorifiques Uniclima a livré les chiffres de ventes 2022 des appareils de chauffage. Du côté des chaudières gaz et fioul, les résultats ont été mauvais puisque les ventes ont reculé de 29 % (508 000  unités), soit environ 200 000 chaudières en moins par rapport à 2021. La politique de remplacement de ces équipements par des appareils moins émetteurs de CO2 fait sentir ses effets. En revanche, pour les technologies renouvelables, l’année 2022 a été plutôt bonne malgré la crise économique. Avec 42 000 unités vendues, principalement en rénovation, les chaudières biomasse enregistrent une nouvelle progression (+ 24 %). Une dynamique qui aurait pu être plus forte si le marché n’avait pas été freiné au deuxième semestre par la hausse du prix des granulés. Le challenge en 2023 pour la filière va être de rassurer les consommateurs sur le prix et la disponibilité des granulés pour éviter les tensions de l’an passé. Le solaire thermique confirme ses bons résultats de 2021 en affichant cette fois 11 300 chauffe-eaux solaires individuels (CESI) en 2022 (+ 55 % en un an) et un triplement du marché des systèmes combinés (chauffage + eau chaude sanitaire) avec 1  500 unités vendues. Sur ce segment, les aides gouvernementales en rénovation ont bien joué leur rôle d’aide à l’investissement. Dans le domaine des pompes à chaleur (PAC), ce sont les équipements air/eau qui ont connu la plus forte augmentation avec des ventes en hausse de 30 % (346 313 unités vendues). Ici aussi les aides gouvernementales ont joué un rôle important, notamment en ouvrant ce marché aux ménages les plus modestes. A contrario, les PAC air/air ont vu leur activité reculer de 8  % mais elles restent l’équipement de chauffage individuel le plus diffusé avec 772 324 ventes. Enfin, aucun changement sur le segment des PAC géothermiques qui enregistre des ventes stables et toujours à un niveau confidentiel (2 915 appareils vendus).

  • GÉOTHERMIE – Un plan d’action pour la géothermie 9 février 2023

    Le 2 février, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a présenté le plan d’action du Gouvernement pour accélérer le déploiement de la géothermie en France. Suite au rapport rédigé par le Haut-commissariat au Plan sur le sujet, ce plan d’action comporte six grands axes pour structurer la filière et renforcer l’offre de forages géothermiques ; pour développer l’offre de formation ; pour accompagner porteurs de projets et usagers ; pour sensibiliser les acteurs locaux aux avantages de la géothermie ; pour simplifier la réglementation et enfin pour améliorer notre connaissance du sous-sol. Ce plan a aussi pour ambition d’augmenter de 40 % le nombre de projets de géothermie profonde lancés d’ici 2030 et de doubler le nombre d’installations de pompes à chaleur géothermiques chez les particuliers d’ici à 2025. Pour inciter les Français à recourir à la géothermie, l’aide pour toute installation d’une pompe à chaleur géothermique en remplacement d’une vieille chaudière thermique sera portée à 5 000 euros dès mars 2023 quel que soit le niveau de revenu (contre 4 000 euros jusqu’alors pour les ménages les plus modestes et 2 500 euros pour les ménages aux revenus intermédiaires et supérieurs). « En cumulant ce « coup de pouce » aux autres dispositifs de soutien, jusqu’à 90 % du coût total de l’installation pourra être pris en charge par l’État pour les ménages les plus modestes », assure le ministère.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Nouvelle chaufferie biomasse à Dole 2 février 2023

    La Ville de Dole et Engie Solutions ont annoncé le 27 janvier dernier la pose de la première pierre de la future chaufferie biomasse qui sera située avenue de Verdun, dans le quartier des Mesnils Pasteur à Dole, dans le Jura. Cette nouvelle unité sera reliée à la chaufferie actuelle qui continuera de fonctionner et accueillera également un dispositif de stockage thermique pour constituer et redistribuer de façon optimale la chaleur à un réseau urbain desservant l’équivalent de 10 000 habitants. Le bois valorisé sera issu d’un rayon de 100 kilomètres autour de Dole et la part d’énergie renouvelable du mix énergétique de la ville passera de 52  à plus de 90 %.

  • GAZ RENOUVELABLE – Financement participatif pour une unité de méthanisation 2 février 2023

    L’unité de méthanisation Artois Uniterr, située sur la commune de Grincourt-lès-Pas dans le Pas-de-Calais et actuellement en cours de construction, est un projet porté par la volonté commune de 53 associés, dont 31 exploitants agricoles et deux collectivités territoriales. Dans le cadre de ce programme, une campagne de financement participatif a été mise en place via la plateforme Lendosphère. L’objectif de 550 000 € a été atteint en dix jours grâce à 118 prêteurs locaux qui ont investi entre 50 € et 20  000 € (montant maximum autorisé pour cette campagne). Les sommes investies par les habitants de la Communauté de communes des Campagnes de l’Artois représentent 86 % du montant global levé, témoignant de la forte adhésion locale pour ce projet. La construction de l’unité a débuté en septembre 2022 pour une mise en service prévue à l’automne 2023. Le site pourra recevoir jusqu’à 98,4 tonnes de matières entrantes par jour (lisiers, fumiers, produits végétaux, déchets organiques). La production de gaz vert sera équivalente à la consommation de 1 850 à 2600 foyers.

JANVIER 2023

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JANVIER

Voir actus
  • GAZ RENOUVELABLE – Du biométhane à partir d’eau usées 26 janvier 2023

    Le 12  janvier dernier, une unité de purification de biogaz a été mise en service sur le site de la station d’épuration de Grand Chambéry. Cette nouvelle entité permet de produire du biométhane à partir du gaz généré par le traitement des eaux usées avec une production annuelle estimée à 9  GWh. Ce biométhane sera en majorité vendu à GRDF et injecté dans le réseau de distribution de gaz de ville. Une partie du biométhane produit sera aussi distribuée à la station BioGNV de Bissy (quartier de Chambéry), ouverte à tous, véhicules légers et poids lourds. Ce système vient remplacer un dispositif de cogénération qui produisait de l’électricité.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – La France n’atteindra pas ses objectifs en 2023 26 janvier 2023

    Mardi 24 janvier, l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) a dévoilé l’édition 2022 du « Baromètre des énergies renouvelables électriques en France », ouvrage réalisé avec le soutien de l’Ademe et de la FNCCR. L’étude retrace l’actualité de huit filières (éolien, photovoltaïque, hydraulique, biomasse solide, biogaz, déchets renouvelables, géothermie et énergies marines) au cours des 12 mois passés et dresse le bilan du pays, et de ses régions, notamment au regard des objectifs affichés. Malgré une année 2022 qui aura vu le raccordement de plus de 4 gigawatts (GW) de puissance renouvelable supplémentaire, il est aujourd’hui quasiment acté que la France n’atteindra pas ses objectifs pour les deux filières phares que sont l’éolien et le photovoltaïque. Depuis 2018, leur rythme de croissance a pratiquement toujours été en deçà des trajectoires visées. Même si le photovoltaïque a bouclé l’année avec plus de 2 GW de puissance supplémentaire raccordée, ce sursaut est arrivé trop tardivement. En 2021, la part des énergies renouvelables était de 25 % de la consommation électrique du pays, quand l’objectif était de 27 % à fin 2020. Plusieurs professionnels interviewés dans le cadre du baromètre ont affiché leur scepticisme sur la capacité de la nouvelle loi sur l’accélération des renouvelables à inverser la tendance. Pour beaucoup, les complexités administratives et le sous-effectif des services instructeurs de l’État demeurent les principaux freins au développement des secteurs renouvelables. À cela s’ajoute une volonté changeante du gouvernement qui inquiète les acteurs, notamment ceux de l’éolien terrestre après les annonces faites en début d’année 2022 par le chef de l’État, consistant à étaler jusqu’à 2050 l’objectif fixé pour 2028 de puissance raccordée. Toutefois, les objectifs pour les différentes filières seront en dernier ressort établis par la représentation nationale, lors de l’élaboration de la prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie.

  • BIOMASSE – Nouvelle chaufferie biomasse pour production d’ingrédients laitiers 20 janvier 2023

    Ingredia, filiale laitière du groupe coopératif Prospérité Fermière, et Engie Solutions ont conclu un partenariat en 2021 pour la construction et l’exploitation sur 15 ans d’une nouvelle chaufferie biomasse sur le site historique d’Ingredia à Saint-Pol-sur-Ternoise (Pas-de-Calais), qui produit des ingrédients laitiers (poudres de lait, protéines et additifs). Le 13 janvier dernier, la première pierre de la chaufferie d’un coût de 12,7 millions d’euros a été posée en présence des représentants d’Ingredia et d’Engie Solutions. Le site bénéficie de 43 % de subvention de l’Ademe dans le cadre du Plan France Relance. Prévue pour entrer en service fin 2023, la chaufferie d’une puissance de 17 MW produira de la chaleur à 85 % issue de biomasse renouvelable. Les trois quarts des 44 000 tonnes de biomasse nécessaires seront récoltées dans un rayon de 100 kilomètres autour du site.

  • BIOMÉTHANE – La plus grande unité de méthanisation du pays 20 janvier 2023

    Le 12 janvier dernier, TotalEnergies a mis en service son unité de méthanisation baptisée BioBéarn, qui serait selon le groupe la plus grande à ce jour en service en France. Situé à Mourenx dans le département des Pyrénées-Atlantiques, le site a une capacité de production de 160 GWh, soit l’équivalent de la consommation annuelle moyenne de 32 000 habitants. BioBéarn valorisera 220 000 tonnes de déchets organiques par an, provenant essentiellement d’activités agricoles et de l’industrie agro-alimentaire du territoire. Près de 200  000 tonnes par an de digestat, fertilisant naturel et hygiénisé, seront valorisées en épandage agricole sur des parcelles cultivées dans un rayon de 50 kilomètres autour de l’unité. Cette utilisation permettra une réduction de près de 5 000 tonnes d’engrais chimique. Les premiers mètres cubes de biométhane commencent à être injectés dans le réseau de transport de gaz naturel géré par Téréga.

  • TRIBUNE – Quand les renouvelables font baisser la facture 20 janvier 2023

    Nos confrères des Échos ont publié jeudi 19 janvier, une tribune collective initiée par Jean-Yves Grandidier, président de Valorem, et signée par 54 acteurs des énergies renouvelables en France. L’objet de ce texte est de rappeler que suite à la flambée des prix de l’énergie ce sont bien les énergies renouvelables qui financent le bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement et qui sera prolongé en 2023. « Alors que sur les marchés, les prix de l’électricité ont explosé en un an, les énergies renouvelables ont continué de vendre au même prix, dégageant plus de 38,7 milliards d’euros reversés au budget de l’État sur la période 2022-2023. C’est la contribution des non-émetteurs de gaz à effet de serre pour financer le bouclier tarifaire. Les producteurs amortissent donc la crise énergétique pour la facture des particuliers à hauteur de 75 %, tout en proposant une électricité propre et très compétitive », indique le texte. Mais les signataires vont plus loin en affirmant que «  Les industries fossiles, elles, contribuent de manière infime au financement du bouclier tarifaire, les profits étant réalisés hors de France. Pire, les aides de l’Etat sur les carburants sont, in fine, des subventions de ces industries polluantes qui nous enfoncent davantage dans la crise économique, écologique et sociale. » Source : Les Échos.

  • Énergies renouvelables – VISITE D’INSTALLATIONS RENOUVELABLES EN CENTRE-VAL DE LOIRE 12 janvier 2023

    Du 6 au 17  mars, l’Ademe propose l’Ademe’Tour, un circuit de visite d’une trentaine d’installations renouvelables bénéficiant de différentes technologies de production de chaleur renouvelable en région Centre-Val de Loire. Établissements scolaires, gymnases, mairies, salles de spectacles, hébergements touristiques, bâtiments industriels seront ouverts à la visite pour les professionnels, collectivités et associations.

  • ÉNERGIES MARINES – Stockage d’électricité hydrolienne 12 janvier 2023

    La jeune entreprise quimpéroise Entech, spécialisée dans le développement des énergies renouvelables et des solutions de stockage, a reçu une commande d’Engie Laborelec pour un système de stockage par batterie destiné au Centre européen des énergies marines (Emec) de l’Île d’Eday, située dans l’archipel des Orcades au nord de l’Écosse. Ce projet s’inscrit dans le cadre du projet Forward2030, financé par le fond public européen Horizon 2020 et porté par un consortium dirigé par Orbital Power. Ce dernier, concepteur de turbines hydroliennes, souhaite coupler ces batteries lithium-ion de 1,2 MW, pour 1,5 MWh de capacité de stockage, avec son hydrolienne de 2 MW Orbital O2 afin de démontrer la viabilité technique et économique de cette association en vue d’un déploiement à plus grande échelle. « L’installation du système de stockage d’Entech nous permettra d’utiliser le site Emec des Orcades comme un laboratoire d’essai en environnement réel, ce qui va nous amener à approfondir d’autres éléments du projet et répondre à l’avenir aux besoins des projets commerciaux offshore à grande échelle », explique Fiona Buckley, chef de projet d’Engie Laborelec.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Brest Métropole étend son réseau de chaleur 12 janvier 2023

    Brest Métropole annonce l’extension sur son réseau de chaleur urbaine pour 2023 qui s’ajoute au réseau actuel, long de 55 kilomètres et alimenté à 90 % par l’incinérateur de déchets de la ville de Brest. Deux extensions sont prévues, dont une en centre-ville dans le secteur Algésiras/Clemenceau pour desservir en eau chaude sanitaire et chauffage des établissements publics comme le centre des Finances publiques, le groupe scolaire Simone Veil, la maison des syndicats et la CAF. La deuxième extension concerne le secteur Valy Hir/Emille Rousse, quartier ouest de la ville. Le réseau alimentera notamment la future résidence pour seniors Émile Rousse, qui est en cours de construction. Ces travaux doivent être menés début 2023, et s’achever en juin. En parallèle, le chantier du futur réseau de chaleur du Technopôle a lui-aussi démarré le 9 janvier, pour une durée estimée à plus de six mois. À l’automne, les grandes écoles et autres instituts de recherche tels que l’Ifremer seront ainsi reliés à ce réseau indépendant, alimenté par une nouvelle chaufferie biomasse

  • NOMINATION – Boris Ravignon, nommé président-directeur général de l’Ademe 6 janvier 2023

    Le 22 décembre dernier, le Conseil des ministres a nommé Boris Ravignon, président-directeur général de l’Ademe. Il succède ainsi à Arnaud Leroy. Diplômé de l’ENA en 2002, il débute sa carrière en tant qu’inspecteur des finances. Il rejoint en 2008 le cabinet du Président de la République où il est en charge du développement durable, des transports et de l’aménagement du territoire et participe au Grenelle de l’Environnement. Il est élu, en 2014, maire de Charleville-Mézières et devient également président d’Ardenne Métropole. Il a été réélu en 2020. En juillet 2021, il est élu Vice-Président de la Région Grand Est, chargé de l’économie, de la commande publique et des fonds européens, mandat dont il démissionnera début 2023 suite à sa nomination en tant que Président de l’Ademe.

  • BIOMÉTHANE – Nouveau poste d’injection en Gironde 6 janvier 2023

    Teréga, gestionnaire du transport de gaz sur l’ensemble du Sud-Ouest de la France et la société de projet de méthanisation AgriEnergie annoncent la mise en service d’un nouveau poste d’injection de biométhane sur la commune d’Auros en Gironde. AgriEnergie, société créée en 2019, est le fruit de la volonté commune de neuf agriculteurs girondins de s’allier afin de diversifier leurs activités au-delà de leurs exploitations agricoles. De l’étude de faisabilité jusqu’au raccordement du méthaniseur à son réseau de transport, Teréga a accompagné AgriEnergie pour la mise en œuvre de l’unité de méthanisation construite sur un ancien site de Teréga à Auros. Le méthaniseur, d’un débit d’injection de 100 Nm3/h, a été raccordé au réseau à la fin du mois d’octobre 2022. Initialement conçu pour accueillir des effluents d’élevage, des résidus de culture ou encore des CIVE (cultures intermédiaires à valorisation énergétique), il va aussi prochainement valoriser les biodéchets alimentaires des collectivités locales (hôpitaux, cantines scolaires, restauration collective) et des restaurants du territoire.

  • BIOCARBURANTS – Val d’Isère passe au HVO 6 janvier 2023

    Depuis le 10  décembre dernier, à l’occasion du lancement de la saison de ski, l’ensemble des dameuses de la station de Val d’Isère sont passées au carburant HVO (Hydrotreated Vegetable Oil – huile végétale hydrotraitée). Élaboré à partir de déchets de graisses et d’huiles végétales usagées (sans huile de palme), ce substitut au diesel réduit les émissions de CO2 de 90 % et celles de particules fines de 65 %. Par ailleurs, après des essais concluants menés l’hiver dernier à Val d’Isère et à Tignes, deux navettes du réseau de transport en commun gratuit de la station sont désormais électriques. Les bus non-électriques ont quant à eux adopté dès cet hiver le biocarburant de synthèse HVO, à l’image des dameuses. D’ici à 2025, la station ambitionne de passer à l’électrique l’ensemble de sa flotte, soit une quinzaine de bus.

DéCEMBRE 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE DéCEMBRE

Voir actus
  • CARBURANTS RENOUVELABLES – Méthanol de synthèse pour le transport maritime 22 décembre 2022

    Ørsted a annoncé le 20 décembre la décision finale d’investissement pour son projet FlagshipONE, sa première installation de production d’e-méthanol située à Örnsköldsvik au nord de la Suède. Elle fait suite au rachat de 55 % des parts à son partenaire Liquid Wind AB, initiateur du projet. Le transport maritime longue distance est en effet l’un des plus compliqué à décarboner en raison de la densité énergétique contrainte de ses carburants. Le méthanol synthétique produit à partir d’hydrogène vert – issue de l’électrolyse de l’eau grâce à l’électricité renouvelable – et de carbone est aujourd’hui l’une des principales alternatives aux carburants fossiles pour décarboner le transport maritime, estime l’énergéticien danois. L’unité de production FlagshipONE devrait fournir dès 2025 près de 50 000 tonnes d’e-méthanol par an à l’industrie du transport maritime, qui représente aujourd’hui environ 3 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Sa construction débutera au printemps 2023 près de la centrale électrique à cogénération Hörneborgsverket à Örnsköldsvik, et dont le CO2 émis sera utilisé pour produire cet e-méthanol.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Le marché de Rungis modernise son réseau de chaleur 22 décembre 2022

    Après trois ans de travaux de rénovation de son réseau de chaleur, le Marché International de Rungis (MIN) arrête définitivement sa consommation de fioul lourd pour sa production de chaleur, qui est désormais assurée à 99 % par la valorisation des déchets du MIN. Ces travaux de modernisation ont permis l’augmentation des performances du réseaux : passage des installations sur un régime basse température et installation de 4 kilomètres de conduits hautement isolés, optimisation de 98 sous-stations de distribution grâce à des équipements connectés, construction de deux sous-stations d’échange haute pression/basse pression et remplacement de 6 kilomètres de réseaux existants. Le réseau de chaleur du MIN de Rungis fournit l’ensemble des besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire du site.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Centrale au sol sur foncier ferroviaire 22 décembre 2022

    SNCF Immobilier et CVE, producteur d’énergies renouvelables, ont signé une convention d’occupation temporaire de 30 ans pour un projet de centrale solaire au sol sur une ancienne gare de triage située à Nouvion-sur-Meuse, dans les Ardennes. La centrale sera construite sur un terrain déjà artificialisé par l’activité ferroviaire sur une surface de 13 hectares et composée de 30 105 panneaux pour une puissance estimée de 17,5 MW. Le site produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de près de 8 000 habitants (soit 3 800 foyers) avec une mise en service prévue en 2026. Les travaux prévoient le démantèlement de 23  kilomètres de rails, le retraitement des traverses créosotées et l’implantation de 500 mètres linéaires de haies. Pour la SNCF, cette signature fait passer à 53 le nombre d’hectares de friches industrielles du groupe transformés en centrales photovoltaïques.

  • PHOTOVOLTAÏQUE – Marché européen : 50 % de croissance en 2022 22 décembre 2022

    Le 19 décembre, l’association SolarPower Europe a publié son rapport annuel du marché du photovoltaïque, qui révèle une croissance des installations de 47 % par rapport à l’an passé. En effet, sur l’année 2022 ce sont 41,4 GW qui ont été installés, contre 28,1 GW en 2021. D’après l’association, cela représenterait un gain de production électrique annuelle équivalente au gaz transporté par 102 méthaniers. Ainsi le parc total européen en service passe de 167,5 GW à 208,9 GW en 2022 (+ 25 %) L’Agence Internationale de l’Énergie (IEA) préconise d’installer au moins 60 GW en 2023 pour compenser la diminution des importations de gaz russe. Pour ce faire, « Nous avons besoin de plus d’électriciens et d’une réglementation stable du marché de l’électricité. Une Europe solaire ne peut reposer que sur des processus administratifs plus fluides, des connexions au réseau plus rapides et des chaînes d’approvisionnement résilientes », explique Dries Ackes, directeur des politiques de SolarPower Europe. L’association projette 53,6 GW de capacité installée dans l’Union européenne en 2023, 74,1 GW en 2025 et 85,2 GW en 2026.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Chaufferie biomasse dans le Nord 16 décembre 2022

    Le nouveau réseau de chaleur de la ville de Fourmies, située dans le Nord, a été mis en service le 8 décembre dernier. Les 1 500 mètres de réseaux enterrés sont raccordés à une chaudière biomasse de 850 kW alimentée par des plaquettes bocagères provenant de moins de 30  kilomètres aux alentours du site. Ce nouveau réseau distribuera du chauffage à 90 % renouvelable pour neuf bâtiments du centre-ville : la mairie, l’inspection académique, l’écomusée, le théâtre, le gymnase Piette, le Tiers-lieux, la perception, la mairie des associations et l’espace Mandela. Une installation qui permettra d’éviter 311 tonnes de CO2 par an. La commune a réalisé ce projet dans le cadre du contrat d’objectifs « énergies renouvelables » signé avec l’Ademe, en vue de développer la chaleur zéro carbone sur le territoire.

  • HYDROGÈNE RENOUVELABLE – H2Med, un projet d’intérêt commun 16 décembre 2022

    Le 20 octobre, la France, l’Espagne et le Portugal ont annoncé leur décision d’accélérer le développement des interconnexions énergétiques reliant la péninsule ibérique à l’Europe centrale. C’est dans ce cadre qu’a été annoncée le 13 décembre la signature d’un protocole d’accord pour le projet H2Med par les gestionnaires de réseaux de transport de gaz GRTgaz, Teréga, Enagàs (Espagne) et REN (Portugal). Il s’agit d’une interconnexion hydrogène reliant Barcelone à Marseille, en passant par l’Occitanie, devant entrer en service d’ici 2030 et capable de transporter jusqu’à 2 millions de tonnes d’hydrogène renouvelable par an, soit 10 % de la consommation européenne prévue par le plan REPowerEU à l’horizon 2030. Le 15 décembre les quatre gestionnaires devaient soumettre H2Med comme candidat au Projet d’Intérêt Commun (EPCI) soutenu par la Commission Européenne, dans le cadre du nouveau règlement sur les réseaux transeuropéens d’énergie.

  • FORMATIONS – Le guide des formations aux énergies renouvelables 2022-2023 est disponible 8 décembre 2022

    Fort du succès des neuf précédentes éditions, l’Observatoire des énergies renouvelables publie son guide 2022-2023 consacré aux formations énergies renouvelables et à l’écoconstruction. Cet ouvrage de référence répertorie une sélection de 200 formations et propose un décryptage complet de celles-ci, filière par filière, pour bien choisir son orientation. Classés par niveau d’études, les 4 grands chapitres passent au crible les formations disponibles dans les filières généralistes : bac +2, bac +3, bac +5… Suivent les formations continues longue durée, puis continues de courte durée. Le dernier chapitre est consacré aux formations dispensées par les industriels ou des bureaux d’études. Chacune des formations du guide est présentée sous la forme d’une fiche détaillée : descriptif, coordonnées, public visé, dates, tarifs et métiers ciblés. Pour compléter le tout, des témoignages donnent un éclairage vivant aux différents cursus. Un outil indispensable pour tous ceux qui souhaitent se former aux énergies renouvelables ou donner une nouvelle impulsion à leur carrière.

  • GÉOTHERMIE – De la géothermie pour le réseau de chaleur de Meudon 8 décembre 2022

    GéoMeudon est une Société par Action Simplifiée Loi Transition Energétique née officiellement le 28 octobre 2022. Détenue à 90 % par Engie Solutions et 10 % par Meudon-la-Forêt, elle a pour but de construire et exploiter pendant 28 ans une centrale géothermique destinée à alimenter le réseau de chaleur de la ville. D’une étendue de 8  km, celui-ci dessert 7 600 équivalent-logements auxquels il livre actuellement du gaz naturel via 80 points de livraison. Grâce à l’utilisation de la géothermie associée à une pompe à chaleur, le réseau ne devrait pas consommer plus que 17 % de gaz. 17 700 tonnes de CO2  devraient ainsi être évitées chaque année, soit l’équivalent de 9 800  véhicules thermiques en circulation. Concrètement, la centrale captera et réinjectera l’eau géothermale à environ 1 600 mètres de profondeur où la température atteint a priori 64 degrés. Les puits seront composés de deux drains, de façon à traverser deux fois la couche géologique et maximiser ainsi la récupération de chaleur. La puissance calorifique devrait ainsi atteindre 15,9 MW. La centrale sera construite en lieu et place de la chaufferie gaz actuelle qui sera détruite, accompagnée d’une nouvelle chaufferie gaz d’appoint. En parallèle, afin de délivrer de manière optimale la ressource géothermale, des travaux seront menés pour faire passer 2 km de réseau en basse température et changer les 80  points de livraison. Les premières phases de travaux devraient démarrer en 2023 pour une mise en service de la chaufferie gaz en 2024 et de la géothermie en 2026. Le montant total des investissements s’élève à 36,8  millions d’euros.

  • STOCKAGE – Centrale de stockage en Belgique 8 décembre 2022

    Le spécialiste français du photovoltaïque et du stockage, Corsica Sole, a inauguré le 1er décembre dernier une centrale de stockage à Deux-Acren en Belgique. La centrale, rattachée au réseau de transport électrique européen est composée de batteries lithium-ion et peut stocker une quantité d’énergie de 100 MWh avec un niveau de puissance allant jusqu’à 50 MW. Raccordé au réseau public d’électricité, le site assure la stabilité de distribution de l’énergie avec plusieurs objectifs : réguler la fréquence du réseau, assurer un back-up lorsque les panneaux ne produisent pas, stocker l’énergie aux heures creuses de basse consommation pour la réinjecter aux heures de forte consommation. Ce projet a été réalisé sans subventions publiques avec pour partenaires, Tesla, Yuso et InnoVent.

  • CHALEUR RENOUVELABLE  – Allemagne : bois énergie et séquestration de carbone pour Thyssenkrupp 1 décembre 2022

    Thyssenkrupp rothe erde a équipé son usine de fabrication de couronnes d’orientation et de roulements en acier de Lippstadt, située en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, d’une unité pilote de pyrolyse de la biomasse. L’usine va ainsi consommer 2 500 tonnes par an de déchets de bois pour produire 5 300 MWh de chaleur, de quoi couvrir 80 % des besoins de chaleur du site. Cela correspond aux besoins annuels de 300  foyers. Le bois sera carbonisé à 700°C par pyrolyse, ce qui permettra de produire également environ 640 tonnes par an de biochar, un sous-produit riche en carbone pouvant notamment servir à amender les terres agricoles. De cette façon, le procédé sera en mesure de séquestrer 1 500 tonnes de CO2 par an. « Une tonne de biochar emprisonne environ 2,5 à 2,8 tonnes de CO2, selon sa teneur en carbone et son utilisation ultérieure. Le biochar est produit dans le cadre d’un processus sans combustion. Lorsqu’il est utilisé comme matériau de remplissage dans les matériaux de construction, le CO2 est stocké dans un puits de carbone permanent pendant des milliers d’années », explique Caspar von Ziegner, président directeur général de Novocarbo, start-up allemande spécialisée dans l’élimination directe du carbone (Carbon Dioxide Removal ou CDR) et négociant les certificats de carbone sur le marché européen.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Qualit’EnR met en garde contre les éco-délinquants 1 décembre 2022

    L’organisme de qualification Qualit’EnR aurait reçu plus de 500 réclamations entre janvier et mi-novembre 2022 portant principalement sur des entreprises se réclamant QualiPAC et Qualibois, et propose donc 10 conseils pratiques pour lutter contre les éco-délinquants. D’après l’organisme, les victimes d’arnaque sont généralement des personnes vulnérables (personnes âgées, handicapées ou isolées), bénéficiant d’aides financières, ou propriétaires de maisons individuelles anciennes. Il est donc conseillé de vérifier, sur le site de France Rénov’ ou auprès de l’organisme de qualification dont elle se réclame, que l’entreprise effectuant les travaux est bien qualifiée RGE. Il est également recommandé de s’assurer que le document remis au client potentiel pour signature lors de la visite correspond à un devis et non à un bon de commande. Il est rappelé qu’il est nécessaure de comparer plusieurs propositions concurrentes avant de passer commande. Les travaux proposés, même pour une PAC, ne durent généralement pas moins de 1 à 3  jours, suivant les modèles. Enfin pendant le chantier, exiger de l’installateur la remise d’une étude thermique, une facture détaillée avec les différents équipements et la main-d’œuvre, et une proposition de contrat de maintenance. D’après Qualit’EnR il est possible d’identifier les entreprises éco-délinquantes car elles présentent certaines caractéristiques récurrentes : leurs discours se concentrent rapidement sur le chiffrage et la rentabilité, et elles proposent des crédits de façon quasi-systématique. Elles ne font pas d’évaluation technique de l’installation en place ou du bâti, se déplacent souvent avec une imprimante et invitent à signer directement sans possibilité de rétractation prétextant une « promotion à saisir ». Pour rappel, si vous êtes victime d’arnaques vous pouvez contacter Qualit’EnR avec le formulaire suivant https://www.qualit-enr.org/contact

NOVEMBRE 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE NOVEMBRE

Voir actus
  • CHALEUR RENOUVELABLE – Un réseau de chaleur alimenté au bois près de Toulouse 24 novembre 2022

    Le 21 novembre, Charnwood Energy a annoncé la mise en service d’un réseau de chaleur urbain alimenté au bois énergie près de Toulouse. Cette entreprise est spécialisée dans les procédés énergétiques utilisant la biomasse, directement ou par gazéification. Ce réseau a été développé pour le compte de son client Engie Solution, qui exploitera les deux chaudières biomasses d’une puissance totale de 4,7 MW (et deux chaudières gaz de secours) ainsi que les trois kilomètres du réseau de chaleur, comprenant 24 sous stations, et qui desservira à terme 1 200 logements, et 23 300 m2 de surface commerciale et de bâtiments publics de la ZAC Guillaumet à Toulouse.

  • GÉOTHERMIE – Du lithium décarboné en Alsace 24 novembre 2022

    Le groupe australien, Vulcan Energy, annonce le démarrage en France de son activité de production d’énergies renouvelables et de lithium décarboné. L’entreprise entend engager en Alsace des projets de géothermie profonde exploitant les ressources géothermales de la vallée du Rhin. Les saumures géothermales présentant une forte concentration en lithium (214 mg/l), elles permettent à la fois de produire de la chaleur renouvelable et du lithium destiné à l’industrie des batteries. Vulcan Energy a déposé dans le nord de l’Alsace une première demande d’octroi de permis exclusif de recherches (PER) de mines de lithium et autres substances connexes, intitulé « Les Cigognes ». Le groupe déposera prochainement d’autres demandes de permis exclusifs de recherche. Vulcan est en discussion avec des entreprises implantées dans la région pour développer en Alsace des projets combinés de géothermie et de lithium, permettant de soutenir les industriels et les municipalités dans leur approvisionnement en énergies renouvelables et la consommation le cas échéant d’un lithium décarboné. En Allemagne, l’entreprise a déjà obtenu le permis d’exploiter une dizaine de sites.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – La Commission européenne souhaite accélérer l’octroi de permis 17 novembre 2022

    Les 20 et 21 octobre dernier, le Conseil européen a appelé à accélérer les procédures d’octroi de permis pour le développement des énergies renouvelables, prévues par le plan REPowerEU. C’est pourquoi la Commission européenne a proposé le 9  novembre de mettre en œuvre un nouveau règlement temporaire d’urgence intitulé « Proposal for a Council Regulation laying down a framework to accelerate the deployment for renewable energy ». La récente détérioration de la situation des marchés et la volonté européenne de s’émanciper de l’énergie fossile russe ont conduit à proposer des mesures d’urgence supplémentaires, après celles déjà mises en place par REPowerEU. Concrètement, si ces mesures étaient adoptées, elles permettraient aux procédures d’octroi de permis pour les installations de production d’énergie renouvelable de bénéficier d’une évaluation simplifiée pour les dérogations spécifiques en matière d’environnement, et clarifierait certaines règles relatives aux oiseaux et habitats naturels. La Commission propose également un délai maximal d’un mois pour les autorisations concernant le solaire, leur unité de stockage et leur raccordement au réseau, ainsi que l’exemption de certaines évaluations environnementales. Les projets de repowering seraient quant à eux simplifiés et accélérés en limitant les évaluations environnementales aux seuls effets potentiels résultant de la transformation des sites.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – PPA renouvelables sans risque pour les industriels 17 novembre 2022

    Afin de soutenir le développement de contrats de long terme d’approvisionnement en électricité (power purchase agreement ou PPA), le gouvernement a présenté un nouveau fonds de garantie destiné aux industriels. Il vise à couvrir le risque de défaut des acheteurs et permettrait de sécuriser une partie du coût d’approvisionnement en électricité renouvelable. Le dispositif sera opéré par Bpifrance, la banque publique d’investissement dont la mission est de financer le développement des entreprises, et pourrait concerner des PPA à partir de 2023. La somme constituant le fonds n’est pas encore précisée, mais ce dernier sera dimensionné pour couvrir la consommation équivalente à une ville comme Bordeaux. Il devrait être en partie alimenté par les revenus excédentaires des contrats de complément de rémunération en période de prix de marché supérieur aux tarifs d’achat public.

  • SOLAIRE THERMIQUE COLLECTIF – Nette progression du marché en 2021 10 novembre 2022

    En complément de son travail sur les applications individuelles solaires thermiques, Observ’ER vient de mettre en ligne un second volet consacré aux installations collectives en France. Cette étude associe un suivi quantitatif des ventes du segment à un volet qualitatif, qui commente plus en détail l’actualité des 18 derniers mois. Si, globalement, l’orientation du marché français a été en nette progression en 2021, la bonne activité (33 120 m2, départements et régions d’Outre-mer compris) a surtout été le fait d’opérations de grande taille. En effet, trois réseaux de chaleur (Narbonne, Pons et Cadaujac) ont permis l’ajout d’un total de près de 5 700 m2 de capteurs solaires thermiques. Dans le secteur industriel, les résultats ont été encore plus impressionnants avec notamment la mise en service de la centrale solaire du site de la malterie franco-suisse à Issoudun (15 580 m2). Ces projets sont le plus souvent issus du dispositif d’appels à projets animé par l’Ademe, qui vise spécifiquement ce type de réalisations, et dont les lauréats bénéficient de subventions à l’investissement provenant du Fonds chaleur. Après plusieurs années de gestation, plus d’une quinzaine d’installations solaires thermiques de grande surface sur sites industriels ou réseaux de chaleur sont ainsi dernièrement entrées en service en France. La crise économique a jeté une lumière nouvelle sur les technologies solaires thermiques et plusieurs très grosses réalisations ont été mises en place, venant valider techniquement les solutions. Ce segment est désormais l’un des principaux relais de croissance identifiés par les professionnels de la filière. L’étude est en téléchargement libre sur le site de l’Observatoire des énergies renouvelables.

  • ÉNERGIES MARINES RENOUVELABLES – Énergies marines, un potentiel largement inexploité 10 novembre 2022

    Le dernier baromètre EurObserv’ER publié en octobre traite des énergies marines renouvelables dans l’Union européenne. Les énergies marémotrice, houlomotrice, hydrolienne, ou encore thermique des mers, bien que très peu développées à l’échelle industrielle, comptent de nombreux prototypes. Ces sources peuvent présenter plusieurs avantages pour le réseau électrique : leurs productions sont relativement stables dans l’année et sont aisément prédictibles. Surtout, leur potentiel est énorme. En 2021, l’Union européenne comptait 21 sites en activité, soit 249,2 MW installés. Leur production s’est élevée à 502,8 GWh, en grande majorité issue de l’usine marémotrice de La Rance en France qui reste aujourd’hui encore, et de loin, la principale installation d’énergie marine en Europe (240 MW). D’ici 2030, l’Europe souhaite atteindre 1 GW d’installations et 40 GW en 2050. C’est l’une des raisons pour lesquelles la Commission soutient financièrement la quasi-totalité des projets pilotes à travers différents programmes, tels que Forward-2030 qui vise à accélérer le déploiement des projets marémoteurs. Pour Ocean Energy Europe, l’association regroupant les professionnels de la filière, ce sont près de 100 GW qui pourraient être installés en Europe à l’horizon 2050.

  • SOLAIRE THERMIQUE – 50 % de croissance dans le résidentiel en 2021 4 novembre 2022

    Observ’ER vient de mettre en ligne deux études de suivi du marché des applications individuelles solaires thermiques en France. Une première analyse se penche sur les chiffres du marché 2021 et les résultats sont bons. Après plus d’une décennie de bilans décevants, le segment des applications individuelles a connu une croissance particulièrement importante l’an passé. Les ventes de chauffe-eau solaires individuels (CESI) et de systèmes solaires combinés (SSC) ont progressé de plus de 50 % en métropole pour s’établir à 34 550 m2, contre 22 530 en 2020. Dans les territoires d’outre-mer, l’activité enregistre certes un recul en 2021 (89 050 m2 contre 101 285 m2 en 2020) mais reste à un niveau largement supérieur à celui de la métropole. Portés par des subventions finançant une large part des équipements, les chauffe-eau solaires individuels équipent désormais une bonne partie des particuliers des départements et régions d’outre-mer (DROM). La seconde étude est qualitative. Elle se base sur une dizaine d’entretiens avec des professionnels du secteur. Pour les acteurs du marché, la crise énergétique, l’augmentation des prix de l’électricité ou du gaz et la volonté d’autonomie toujours plus affirmée de la part des consommateurs sont les moteurs de ce rebond. Leurs perspectives à moyen terme sont bonnes puisque l’activité au cours du premier semestre 2022 continue de progresser. Les entreprises saluent également le rôle de MaPrimeRénov’, qui a permis d’élargir le nombre de consommateurs concernés, car le dispositif propose des aides financières bonifiées pour les revenus les plus modestes. En revanche, les professionnels estiment que la nouvelle réglementation environnementale des bâtiments neufs, la RE2020, ne valorise pas correctement les solutions solaires, prolongeant ainsi un biais déjà dénoncé dans la précédente réglementation (RT2012). Les deux études sont librement disponibles en téléchargement sur le site d’Observ’ER.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Renouvelables en Europe : le défi à relever d’ici à 2030 4 novembre 2022

    Dans sa mission d’observation des dynamiques des énergies renouvelables en Europe, EurObserv’ER propose une première estimation de la part de ces filières dans la consommation brute d’énergie finale pour chacun des États membres de l’Union européenne à fin 2021. Alors que l’UE à 27 avait affiché un ratio global de 22,09 % fin 2020, réalisant ainsi son objectif de 20 %, l’ensemble de l’Union aurait peu progressé en 2021. Les premières estimations avancent une part de 22,45 %, soit 0,36 point de mieux en un an. L’ensemble des filières renouvelables a fourni 15,2 Mtep d’énergie en plus l’an passé, passant de 209,6 à 224,8 Mtep, soit une croissance de 7,3 %. Toutefois, la consommation totale brute d’énergie finale (renouvelable et non renouvelable) de l’Union européenne aurait nettement augmenté, passant de 948,9 à 1 001,6 Mtep (+5,6 %). Ce phénomène s’explique essentiellement par l’effet de rattrapage de l’activité économique après une année 2020 marquée par un exceptionnel ralentissement mondial. La photo détaillée par pays permet de se rendre compte que des États membres auraient reculé en 2021, passant même pour certains en deçà de leur objectif fixé à fin 2020. C’est le cas du Luxembourg (passant de 11,7 % à 10,01 % pour un objectif 2020 à 11 %), de la Belgique (passant de 13 % à 11,4 % pour un objectif 2020 à 13 %) mais surtout de l’Irlande (passant de 16,16 % à 12,87 % pour un objectif 2020 à 16 %). Ces pays avaient utilisé en 2020 un mécanisme de flexibilité prévu par la directive énergies renouvelables permettant d’afficher dans leur bilan des Mtep produits dans un autre pays de l’Union avec lequel ils auraient passé un accord. Les données sur les transferts réalisés en 2021 n’étant pas encore publiques, EurObserv’ER ne les a pas intégrées dans sa simulation. La publication des premiers résultats officiels, probablement fin décembre, sera l’occasion de voir si ces pays ont reconduit ces transferts statistiques. Et la France dans tout cela ? Elle gagne à peine 0,2 point avec 19,3 % de part des énergies renouvelables dans son bilan total. Le pays, qui n’avait pas eu recours à des transferts l’an passé, n’a donc toujours pas atteint le seuil de 23 % fixé pour 2020 et affiche désormais une différence de 13,7 points à combler d’ici à 2030 pour atteindre le prochain objectif de 33 %. Le défi est gigantesque. D’une part, il implique une croissance deux fois plus importante des énergies renouvelables que celle constatée au cours de la dernière décennie. D’autre part, l’objectif national devrait, en toute logique, encore être rehaussé si l’Union européenne valide son programme RepowerEU qui vise une part de 45 % d’énergies renouvelables en 2030, contre 40 % pour l’instant.

OCTOBRE 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE OCTOBRE

Voir actus
  • GÉOTHERMIE – La nappe du Dogger exploitée à Saint-Denis 28 octobre 2022

    Après la biomasse, la géothermie. Le Syndicat mixte des réseaux d’énergie calorifique (Smirec) prévoit d’exploiter la nappe du Dogger qui se cache sous le Bassin parisien pour alimenter le réseau de chaleur de Saint-Denis, l’Île-Saint-Denis, Stains et Pierrefitte, dans le département de la Seine-Saint-Denis, en complément des chaufferies bois existantes. Si celles-ci permettent d’atteindre actuellement un taux d’énergie renouvelable de 55 %, le délégataire prévoit en effet d’étendre le réseau de 9 km vers le centre-ville d’Aubervilliers et les nouveaux quartiers de Port chemin vert et du Fort, et souhaite garder un taux d’alimentation par les énergies renouvelables supérieur à 50 %. Deux forages seront creusés à l’est de la commune de Saint-Denis, à un peu plus de 1 600 mètres de profondeur. Le premier extraira de l’eau du Dogger à environ 57 °C, qui sera réinjectée après utilisation via le second forage. Des pompes à chaleur (18 MW) récupéreront de la chaleur sur l’eau des retours du réseau pour la transférer à l’eau de départ. L’eau sera ainsi réinjectée non pas à 45 °C mais à 33 °C en moyenne sur l’année. L’ensemble de l’installation devrait ainsi permettre de produire 50 GWh/an, pour des besoins estimés à Aubervilliers à 52,7 GWh/an en 2025, l’appoint se faisant au gaz. L’investissement total représente 31 millions d’euros dont 9,5 millions apportés par l’Ademe et la région Île-de-France. L’enquête publique est actuellement en cours, les travaux devant débuter en février 2023 pour une mise en service à l’été 2024.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Réseau de chaleur de plus en plus vert à Soissons 28 octobre 2022

    La Ville de Soissons (Hauts-de-France) a confié à Idex la délégation de service public de son réseau de chaleur pour une période de 20 ans. Le nouveau délégataire aura pour mission de poursuivre la mue du réseau vers 85 % d’énergies renouvelables (contre 46 % actuellement) et ainsi de permettre à l’équivalent des 2 550 logements raccordés de profiter d’une énergie vertueuse. Une nouvelle chaufferie biomasse sera réalisée et la consommation d’électricité totale du réseau sera alimentée à 100 % par des sources renouvelables. Par ailleurs, le réseau sera modernisé et étendu, passant de 9,9 km à 26 km. Soixante sous-stations supplémentaires seront créées afin de concrétiser ce projet qui s’adresse aussi bien aux logements individuels qu’à l’habitat social et collectif. Le projet pourra bénéficier du soutien financier de l’Ademe, via son Fonds chaleur, du mécanisme des Certificats d’Économies d’Énergie ainsi que d’un dispositif de financement participatif qui proposera des taux bonifiés pour les Soissonnais.

  • GÉOTHERMIE – L’État s’intéresse enfin à la géothermie de surface 20 octobre 2022

    Le Haut-Commissariat au Plan, organe de l’État chargé de la réflexion prospective, a publié un plan destiné à développer la géothermie de surface (jusqu’à 200 mètres de profondeur). Élaboré avec l’appui du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), il décline un plan d’action en quatre volets pour rendre effectif le déploiement de cette énergie sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le premier concerne la formation de professionnels du secteur avec un programme de sept ans pour 60 millions d’euros. Le second concerne l’offre de forage et d’équipement de chauffage des professionnels avec une montée en puissance sur sept ans pour pouvoir répondre à une future demande. Le troisième se concentre sur l’accessibilité au niveau des particuliers et des consommateurs tertiaires afin de réduire les coûts d’investissement et le risque financier grâce à des soutiens publics et ciblés. Enfin le quatrième volet propose de cartographier le territoire selon les zones les plus propices, notamment pour réduire les coûts et les risques des forages. La géothermie est aujourd’hui le moyen de chauffage renouvelable le moins développé en France. Elle présente pourtant un réel intérêt de par sa longévité et ses très faibles émissions de gaz à effet de serre, comme l’explique Observ’ER dans sa dernière étude qualitative du marché des pompes à chaleur individuelles.

  • TRANSPORTS – Un car retrofité au biogaz en Auvergne Rhône-Alpes 20 octobre 2022

    Lors du salon Autocar Expo qui s’est tenu le 13 octobre dernier, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, CRMT (Centre de Recherche en Machines Thermiques), le groupe isérois de transport Berthelet, l’Ademe et GRDF ont présenté un car scolaire diesel converti au biogaz. Les cars scolaires roulent en moyenne 20 000 kilomètres par an, sont contrôlés tous les six mois et sont donc en très bon état après plusieurs années d’utilisation. Ils n’ont pas besoin d’une grande autonomie (300 kilomètres) et n’utilisent pas ou peu les soutes à bagages qui peuvent donc accueillir les réservoirs de gaz. Ce car retrofité est le premier d’une série de 16 véhicules qui seront affectés à des lignes de transport scolaire autour de Crémieu, dans le Nord-Isère.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Plan de transition à La Réunion 14 octobre 2022

    La Région Réunion et l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé le 5 octobre une convention pour le développement des énergies renouvelables. En plus de ces deux organismes étaient également présents les représentants de la SPL Horizon (Société publique locale pour la transition énergétique à la Réunion). D’après Marie-Pierre Nicollet, directrice de l’Agence Réunion de l’AFD, trois points principaux seront étudiés : l’élaboration d’un plan solaire, la prospective sur les gisements en biomasse, et les bases d’un futur plan hydrogène vert. La présidente de Région, Huguette Bello, a qualifié ce partenariat d’« historique ». Le président de la SPL Horizon, Jean-Pierre Chabriat, affirme croire « en l’autonomie énergétique de l’île », qui aujourd’hui reste malgré tout dépendante à plus 87 % des énergies fossiles.

  • SOBRIÉTÉ – Collectivités : comment passer l’hiver ? 14 octobre 2022

    L’association pour la transition écologique dans les collectivités, Amorce, a présenté le 6 octobre son Plan d’urgence Sobriété en 10 actions dans le but d’aider les collectivités « à passer l’hiver ». Généralement, ces dernières allouent environ 5 % de leur budget de fonctionnement aux dépenses énergétiques (soit 57 € par habitant et par an) mais les factures risquent d’exploser en 2022 et 2023 suite aux hausses de prix de l’électricité, du gaz et des carburants liquides. C’est pourquoi Amorce, l’Autorité des marchés financiers et l’association Intercommunalités de France ont travaillé à ce plan d’urgence. Plus de 200 collectivités ont participé aux groupes de travail et proposé près de 800 actions. Les 10 principales sont présentées dans le rapport et sont applicables dès maintenant. Tout d’abord il est indispensable de bien connaître ses factures et l’origine de ses consommations afin de hiérarchiser les priorités. Pour aider les collectivités l’outil e-SHERPA est disponible gratuitement. Il s’agit d’un outil de simulation « permettant de dresser en quelques minutes un premier état des lieux des bâtiments les plus énergivores et d’identifier les typologies d’actions d’efficacité énergétique les plus adaptées en termes de coût-bénéfice », précise Amorce. Parmi les actions prioritaires, il y a bien évidemment celles concernant la régulation du chauffage et de l’eau chaude sanitaire, mais des économies substantielles peuvent également être faites sur l’éclairage, les déplacements et l’usage d’appareils électriques de confort, explique le rapport.

  • BIOGAZ – Un partenariat européen pour le biométhane 7 octobre 2022

    Le 28 septembre dernier, GRTgaz a annoncé le lancement du Biomethane Industrial Partnership (BIP) au niveau européen. Son objectif est d’encourager tous les acteurs intéressés à travailler ensemble à la réalisation des objectifs de l’Union européenne en matière de biométhane. Cela concerne les États membres mais aussi les entreprises, les académiques et la société civile. La commission européenne a en effet annoncé en mars 2022 un objectif de production de biométhane de 35  milliards de mètres cubes dans le cadre de son plan REPowerEU destiné à réduire la dépendance de l’Union européenne aux énergies fossiles – au gaz russe en particulier, à réduire la consommation d’énergie et à diversifier ses approvisionnements. La commissaire européenne de l’Énergie Kadri Simson a déclaré : « L’Europe dispose d’un grand potentiel pour la production de biométhane, une alternative verte au gaz naturel. Dans le contexte actuel de crise de l’approvisionnement énergétique, nous ne pouvons pas laisser ce potentiel se perdre. Le nouveau Partenariat industriel pour le biométhane est ouvert à toutes les parties prenantes et vise à surmonter les obstacles au développement, à partager les meilleures pratiques et à favoriser la collaboration pour renforcer rapidement la production et l’utilisation du biométhane. » Rappelons qu’aujourd’hui seuls 3 milliards de mètres cubes de biogaz sont produits en Europe, contre 400 milliards de m3 de gaz consommés.

  • ÉLECTRICITÉ RENOUVELABLE – Éolien et solaire couvrent l’augmentation de la demande mondiale d’électricité 7 octobre 2022

    Selon une nouvelle étude du think-tank britannique Ember, la demande globale d’électricité a augmenté de 3 % au premier semestre 2022, soit 389 TWh supplémentaires consommés. Les énergies renouvelables ont pour leur part produit 416 TWh de plus, soit davantage que cette hausse. L’éolien et le solaire ont couvert plus des trois quarts (77 %) de l’augmentation et l’hydraulique a compensé le reste, ce qui a permis d’éviter un recours accru aux énergies fossiles. Le charbon a décliné de 1 % et le gaz de 0,05 %. En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre du secteur électrique mondial sont restées stables durant le premier semestre, mais demeurent toutefois à un niveau très élevé. Dans son ensemble, le parc photovoltaïque mondial a produit 619 TWh au premier semestre, ce qui a représenté 5 % de l’électricité mondiale consommée. L’éolien a couvert 8 % de la demande avec 1 102 TWh produits. Éolien et solaire ont par conséquent couvert 13 % de l’électricité mondiale en 2022, près de trois points de mieux qu’à fin 2021. Dans l’Union européenne, confrontée à une crise énergétique due à la guerre en Ukraine, la progression des énergies renouvelables a contenu la progression d’électricité d’origine fossile à 6 % (contre 16 % attendu) permettant ainsi une économie de 29 milliards sur sa facture énergétique.

SEPTEMBRE 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE SEPTEMBRE

Voir actus
  • CHALEUR RENOUVELABLE – Nouvelle chaufferie bois à Angers 30 septembre 2022

    Angers Loire Métropole annonce que la chaufferie bois du quartier Montplaisir, actuellement en construction, sera opérationnelle au printemps 2023. Érigée en bordure de l’autoroute A11 et de la route de Briollay, la nouvelle installation permettra de chauffer près de 2 400  logements et des équipements de quartier : gymnase, piscine, relais-mairie, médiathèque, future direction de la voirie, écoles, collèges et lycée. À ce jour, 70 kilomètres de réseaux traversent le sous-sol de la ville pour délivrer la chaleur à 90 000 foyers, à la Roseraie, mais aussi à Belle-Beille où la chaufferie bois est en service depuis 2018. Le bois utilisé provient d’un rayon de 100 kilomètres maximum autour d’Angers et pour la moitié, d’un périmètre inférieur à 50  kilomètres de la ville. La construction de la nouvelle chaufferie recevra le soutien de l’Ademe pour 8,5 millions sur un total de 16  millions d’euros.

  • GÉOTHERMIE – Un réseau de chaleur en Seine-Saint-Denis 30 septembre 2022

    L’établissement public territorial du Grand Paris, Paris Terres d’Envol, et la société Coriance, spécialisée dans les projets de réseau de chaleur, ont conclu vendredi 23 septembre un contrat de concession de service public pour la création et l’exploitation d’un réseau de chaleur sur les communes de Dugny et du Bourget (Seine-Saint-Denis). Le projet consistera en un réseau de distribution de 20 km et une centrale de production de chaleur produite localement et à 90 % à partir d’énergies renouvelables. Il sera notamment connecté au Village des médias qui accueillera plus de 1 500 journalistes du monde entier lors des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Coriance prévoit un investissement de 56 millions d’euros pour ce projet qui fonctionnera dans un premier temps grâce au biogaz puis comprendra en 2025 deux forages géothermiques associés à des pompes à chaleur ainsi que quatre chaudières gaz de secours. Il devrait alimenter l’équivalent de 9 000 logements avec 85  GWh par an.

  • MOBILITÉ VERTE – Premier bus bioGNV à Lorient 22 septembre 2022

    Depuis le lundi 19 septembre, les 10 premiers bus bioGNV (gaz naturel véhicule), alimentés par le biométhane produit au centre local d’enfouissement des déchets, ont été mis en exploitation au sein de l’agglomération de Lorient (Morbihan). Cela constitue la première étape du programme de l’agglomération qui ambitionne une flotte nouvelle génération, totalement décarbonée, d’ici 2030. Au total, près de 5 millions d’euros ont été investis dans l’acquisition de 8 bus articulés de 18 mètres et de 2 bus standards de 12 mètres. En parallèle, l’agglomération a débuté des travaux d’aménagements sur ses deux dépôts afin de mettre en conformité les ateliers aux contraintes spécifiques des véhicules bioGNV et hydrogène. À terme, Lorient Agglomération souhaite remplacer ses 95  bus actuels par 76 véhicules bioGNV (48 standards, 18 articulés) et 19 à hydrogène d’ici à la fin de la décennie. Les premiers bus à hydrogène seront intégrés au réseau en 2023.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – La biomasse pour réduire la facture de gaz 22 septembre 2022

    Swiss Krono France, fabricant de panneaux de bois à Sully-sur-Loire (Loiret), a annoncé l’investissement de plus de 100 millions d’euros dans le projet Green Energy qui vise à réduire drastiquement les besoins en gaz de son site de production. L’action consistera à réduire de 35 000 tonnes de CO2 par an les émissions de son usine de Sully tout en augmentant sa capacité de production. Concrètement, le projet va s’articuler en trois phases. Tout d’abord deux nouveaux sécheurs basse température, puis une chaudière biomasse multi-combustibles d’une capacité de 63 MW et un condenseur de fumée viendront équiper le site. Ensuite, Swiss Krono France déploiera de nouveaux équipements industriels au service d’une productivité augmentée. Le projet Green Energy a été doublement lauréat du Plan de Relance national puisque 3,8 millions d’euros lui ont été octroyés dans le cadre du dispositif « Efficacité énergétique et décarbonation des procédés » et 11 millions d’euros grâce au dispositif « Biomasse chaleur pour l’industrie » géré par l’Ademe. Le programme devrait s’étaler jusqu’en 2024.

  • GAZ RENOUVELABLE – Nouveaux débouchés pour le biométhane breton 16 septembre 2022

    En Bretagne, plusieurs communes se sont rassemblées afin de financer un nouveau projet d’agrandissement du réseau de gaz à partir du réseau existant situé à Ploërmel (Morbihan). Le projet est notamment porté par le syndicat départemental d’énergies du Morbihan, Morbihan énergies. Il prévoit la construction de 25,6 km de tuyauterie supplémentaire pour relier Ploërmel à la zone d’activités économique de Caradec à Guédon en passant par trois autres communes : Guillac, Josselin, La Croix-Helléan et Forges de Lanouée. D’après Morbihan énergies plusieurs industries souhaitent également bénéficier d’un raccordement. « Il s’agit de la coopérative Eureden pour son séchoir situé à Bel air sur la commune de La Croix-Helléan, de la société JPA pour son abattoir de porcs, de la société Mix Buffet pour son unité de production basée sur la zone de la Rochette à Josselin, ainsi que le groupe Smurfit Kappa pour son site industriel implanté sur la zone de Caradec à Guégon, précise le syndicat. » GRDF prendra à sa charge 53 % des travaux, soit environ 1,8  millions d’euros. Les 1,59 millions restant sont portés par les communes concernés et les partenaires privés. Ce nouveau réseau permettra notamment l’injection depuis des unités de production de biométhane dont le nombre croît très rapidement en Bretagne. En effet, il s’agit de la troisième région française en termes de nombre d’unités installées (45  d’après SINOE). Plus de 160 autres projets sont également à l’étude d’après GRDF, qui prévoit que 14 % du gaz consommé en Bretagne sera d’origine renouvelable d’ici 2025.

  • HYDROGÈNE RENOUVELABLE – 50 MW d’électrolyseurs pour Lhyfe 16 septembre 2022

    Lhyfe a conclu un accord avec le fabricant américain Plug Power pour la livraison de dix électrolyseurs de type PEM (membrane d’échange de protons) de 5 MW chacun destinés à la production d’hydrogène vert. Ces 50 MW produiront jusqu’à 20 tonnes d’hydrogène par jour, précise Lhyfe. Ce type d’électrolyseur constitue le plus gros modèle disponible clés en main pouvant être installé en extérieur. Lhyfe les utilisera dès 2023  afin de produire de l’hydrogène à partir d’énergie éolienne et solaire destiné à un large éventail d’applications dans le secteur de la mobilité. Cette production pourra notamment alimenter des chariots élévateurs et des véhicules utilitaires, tels que le Renault Master. À moyen terme, cette importante commande d’électrolyseurs devrait permettre à Lhyfe de pouvoir intervenir sur de multiples sites à travers l’Europe autour d’une activité d’ingénierie la construction d’unités de production d’hydrogène.

  • BIOGAZ – L’Italie peut soutenir sa production de biométhane 9 septembre 2022

    La Commission européenne a annoncé en août avoir autorisé le schéma proposé par l’Italie visant à soutenir la production de biométhane. En vigueur jusqu’au 30 juin 2026, le régime validé par la Commission soutiendra la production de biométhane injecté sur le réseau national de gaz à destination des secteurs du transport et du chauffage. Il s’agira concrètement de subventions pour un budget total de 1,7 milliard d’euros, dont le montant par projet pourra s’élever jusqu’à 40 % des coûts d’investissements éligibles. Le dispositif prévoit également des tarifs d’achat (en euros/MWh) du biométhane injecté, attribués par appels d’offres sur une durée de 15 ans d’exploitation pour un budget de 2,8 milliards d’euros. La vice-présidente exécutive chargée de la politique concurrentiel Margrethe Vestager a déclaré que ce régime «  aidera l’Italie à atteindre ses objectifs de réduction des émissions, à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles russes et à améliorer sa sécurité d’approvisionnement en gaz, tout en limitant les éventuelles distorsions de concurrence. »

  • BIOGAZ – Journées nationales du biogaz 9 septembre 2022

    Les 18 et 19 septembre prochains auront lieu les Journées Nationales du Biogaz, organisées par l’association des agriculteurs méthaniseurs de France, qui compte 430  adhérents. Cet événement sera l’occasion de faire découvrir au grand public le métier d’agriculteur méthaniseur et les techniques de production de gaz vert issu de déchets agricoles. 22 unités de méthanisation réparties sur l’ensemble du territoire, ouvriront spécialement leurs portes pour l’occasion.

  • BIOGAZ – Méthane de synthèse injecté dans le réseau 1 septembre 2022

    L’injection dans le réseau de distribution de méthane de synthèse, issu d’un procédé de méthanation, s’est déroulée du 4 au 6 juillet à Sempigny dans les Hauts-de-France. Ce gaz vert est issu d’un démonstrateur conçu par la startup Energo. La méthanation est un processus entièrement industriel qui produit un méthane de synthèse à partir de la synthèse de dioxyde ou du monoxyde de carbone et d’hydrogène. Le gaz obtenu a les mêmes caractéristiques que le gaz d’origine fossile. Le procédé novateur testé par Energo, avec le soutien du Lab Crigen, utilise un plasma froid pour combiner CO2 et hydrogène à pression ambiante et à une température modérée, dans un réacteur très compact. Cela permet de réduire de 20 % les coûts de la méthanation, assure l’entreprise. «  Nous sommes extrêmement fiers de cette double première industrielle ici à Sempigny. Première nationale concernant l’injection de gaz de synthèse dans le réseau, et première mondiale concernant l’industrialisation du plasma-catalyse », se réjouit Vincent Piepiora, président d’Energo. Sur un potentiel de production de gaz renouvelables en France estimé à 420 TWh à l’horizon 2050, 50 TWh pourraient être produits par méthanation. Néanmoins, les gaz de synthèse produits par méthanation ne bénéficient actuellement d’aucun droit à l’injection. Dans l’attente d’un cadre réglementaire favorable à l’essor de cette filière, Energo a obtenu, de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), une autorisation d’injection du gaz produit à titre expérimental. La faisabilité technique étant démontrée, la startup appelle désormais à la mise en place de mécanismes de soutien afin d’offrir aux porteurs de projets la visibilité nécessaire à l’industrialisation de la filière.

  • POMPES À CHALEUR – Une demande croissante confrontée aux pénuries 1 septembre 2022

    Observ’ER vient de publier son étude qualitative 2022 sur le marché des pompes à chaleur (PAC) dans l’individuel. Cette étude bisannuelle complète son étude quantitative publiée en mai dernier. Le marché français des PAC aérothermiques est le second marché d’Europe. Les équipements air/eau ont particulièrement profité des dispositifs MaPrimeRénov’ et Coup de pouce Chauffage (+ 49 % en 2021). Les équipements air/air restent les équipements les plus vendus avec près de 760 000 unités, même si leur croissance est plus mesurée (+ 4 %). Ils ont trouvé leur place sur le marché du neuf. Malgré les problèmes concernant l’approvisionnement en matières premières et la baisse du cours des certificats d’économie d’énergie (CEE), qui aident au financement des installations de PAC, les professionnels restent optimistes pour 2022. Le problème principal est selon eux le manque de main-d’œuvre qualifiée pour suivre la demande. À moyen terme, ils identifient également un risque concernant l’évolution de la réglementation sur les fluides frigorigènes. En effet, à partir de 2024, la mise sur le marché d’équipements ayant un faible GWP (Global Warming Potential) devra s’accélérer. À partir de 2025, ceux ayant un GWP supérieur à 150 ne seront plus autorisés à la vente. Pourtant, ces derniers représentent aujourd’hui la grande majorité du marché, et certains constructeurs voient mal comment il sera possible de faire évoluer toutes les gammes à cette échéance. Sur le secteur de la géothermie, le contexte général reste inchangé bien que le marché soit en légère hausse (3 220 unités en 2021 contre 3 005 en 2020). Il est essentiellement porté par le remplacement d’anciennes PAC. Les professionnels appellent à davantage d’actions de soutien et à encourager la formation d’installateurs spécialisés en géothermie. Les crises sanitaires et énergétiques ont créé un choc sur les prix. Globalement, tous les équipements ont vu leur prix augmenter (entre 5 et 9 %) en 2021, et les acteurs craignent que la situation ne dure.

JUILLET 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUILLET

Voir actus
  • GAZ RENOUVELABLE – Biométhane issu des déchets ménagers dans le Pas-de-Calais 22 juillet 2022

    Le groupe Séché Environnement, spécialiste de la gestion de déchets, s’associe avec Waga Energy, producteur de biométhane issu de déchets pour la création d’une unité de production dans le Pas-de-Calais. Ce projet d’injection de biométhane sera situé sur le site de stockage de déchets ménagers de Sainte-Marie-Kerque, exploité par Opale Environnement, filiale de Séché Environnement. Waga Energy va construire une unité d’épuration utilisant sa technologie Wagabox, permettant de transformer le gaz émis par fermentation naturelle des déchets (le biogaz) en biométhane. Le site injectera 20 GWh de biométhane par an dans le réseau, soit la consommation d’environ 3 000 foyers.

  • ÉNERGIE MARINE – Énergie osmotique : une première centrale sur le Rhône 22 juillet 2022

    La Compagnie Nationale du Rhône (CNR) et la start-up bretonne Sweetch Energy annoncent l’installation de la première centrale osmotique pilote de production d’électricité en France sur le site de l’écluse de Barcarin, à Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône). L’énergie osmotique permet de produire de l’électricité renouvelable grâce au mouvement créé par des masses d’eau de salinité différente, en l’occurrence l’eau du Rhône et l’eau de mer. La centrale pilote sera de petite taille et intégrée dans deux conteneurs, qui abriteront le générateur osmotique connecté au Rhône au moyen de tuyauteries et de pompes, afin d’acheminer l’eau douce et l’eau salée nécessaires à son fonctionnement. Une troisième canalisation permettra d’évacuer le mélange des eaux dans la zone du fleuve où l’eau douce et l’eau salée se rencontrent à l’aval de l’écluse. D’une puissance installée de plusieurs dizaines de kilowatts (kW) dans sa phase d’expérimentation, le démonstrateur devrait être mis en service fin 2023 sur le terrain et représentera un investissement de près de 3  millions d’euros sur la durée de test estimée à deux ans. À ce partenariat industriel s’ajoute un partenariat financier avec un investissement de 1,5 million d’euros par CNR pour accompagner le développement de Sweetch Energy.

  • BIOMASSE – Du ciment à partir de biomasse 13 juillet 2022

    Le site de La Malle du cimentier Lafarge situé à Bouc-Bel-Air, dans les Bouches-du-Rhône, va utiliser des résidus de biomasse comme combustible pour la fabrication de ses ciments. Il s’agit d’exploiter les fines de bois, qui sont des poussières ou de petites particules issues de la préparation de copeaux ou de broyats de bois. Il y a encore quelques années, entre 3 et 4 millions de tonnes de déchets de bois étaient enfouis par an sans valorisation. L’utilisation de fines de bois permettra d’abaisser la part de combustibles soufrés comme le coke de pétrole dans le processus de combustion pour la production de ciment, contribuant ainsi à réduire de 10 % supplémentaires les émissions de soufre. L’approvisionnement en fine de bois est régional : la cimenterie récupère les fines de bois principalement à Fuveau ou dans le Var, grâce à des connexions directes avec des centrales biomasse, comme la centrale de Gardanne dans les Bouches-du-Rhône.

  • HYDROGÈNE VERT – Jupiter 1 000 injecte de l’e-méthane dans le réseau 13 juillet 2022

    Début juillet, le démonstrateur power-to-gas Jupiter 1 000 situé sur le complexe industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) a commencé à injecter dans le réseau de gaz de l’e-méthane produit par le procédé de méthanation. Ce procédé consiste à faire réagir de l’hydrogène renouvelable avec du CO2 issu du recyclage de fumées d’Asco Industries, l’usine sidérurgique voisine, pour obtenir un gaz de synthèse. L’hydrogène vert provient des deux électrolyseurs de McPhy – PEM (Proton exchange membrane) et alcalin – d’une capacité de 1 MW. L’installation affiche une capacité de production d’e-méthane de 25  nm3/heure. Le réacteur de méthanation, le « méthaneur », a quant à lui été construit par Khimod (groupe Alcen) avec l’appui du CEA. «  Jupiter 1000 est la première expérience française à l’échelle du mégawatt. Et il est le premier projet à valoriser du CO2 de fumées industrielles, indique Sylvain Lemelletier, directeur de projet chez Rice, le centre de recherche et d’innovation de GRTgaz. Les campagnes d’essais, entamées en février 2020 avec une première injection d’hydrogène, se poursuivront jusqu’en 2023 sous la coordination du CEA. À cette date, Jupiter 1000 célèbrera les dix ans des premières réflexions qui ont abouti au montage du projet. »

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Un nouveau président pour le Syndicat des énergies renouvelables 7 juillet 2022

    Avec 75 % des voix contre 25 %, Jules Nyssen, jusque-là délégué général de Régions de France, vient d’être élu à la présidence du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Jules Nyssen succède ainsi à Jean-Louis Bal qui occupait la présidence depuis mars 2011 et dont le mandat se terminera officiellement le 24 octobre prochain. « Ma principale ambition consiste à mieux faire connaître le SER du grand public pour porter un discours positif sur les énergies renouvelables. Si, aujourd’hui, tout le monde est d’accord pour développer les énergies renouvelables, la mise en œuvre sur le terrain est plus compliquée. Nous devons faire de la pédagogie pour montrer en quoi le développement des énergies renouvelables est indispensable et compatible avec les projets territoriaux. Il faut lever les inquiétudes parfois amplifiées par certains. Le SER devra mettre en valeur les projets exemplaires et démontrer leur valeur ajoutée sociale et territoriale », a déclaré le nouveau président dont le mandat est de trois ans.

  • AUTOPROMOTION – Le nouveau site Internet d’Observ’ER est en ligne ! 7 juillet 2022

    Mercredi dernier, Observ’ER (l’Observatoire des énergies renouvelables), acteur de référence dans le domaine des énergies renouvelables et de la transition énergétique en France et en Europe a dévoilé son tout nouveau site Internet. Sont présentés les différents domaines d’activité d’Observ’ER, les magazines avec Le Journal des Énergies Renouvelables, Le Journal du Photovoltaïque et Le Journal de l’Éolien, les études et baromètres thématiques (en consultation libre), les actualités les plus marquantes des différentes filières en France, en Europe et à l’international ; les Clés de la transition énergétique, également en consultation libre, dédiées à la transition énergétique dans les territoires, en zones rurales et dans les entreprises. Des fiches consacrées aux différents secteurs des énergies renouvelables sont également en libre accès. Pour la visite c’est ICI.

  • HYDROGÈNE VERT – Un futur site de production près de Toulouse 7 juillet 2022

    La start-up H2V, filiale du groupe industriel Samfi, qui investit, développe et construit des centrales de production d’hydrogène renouvelable, a annoncé le 10 juin dernier l’officialisation de son futur site de production sur le parc d’activités des Portes du Tarn près de Toulouse en Occitanie. En effet, les élus ont validé ce projet lors du Comité d’Engagement et de Suivi des Portes du Tarn le 8 juin, dans le cadre du développement du parc d’activités afin d’attirer des entreprises notamment spécialisées dans la Cleantech, c’est-à-dire des techniques et services industriels qui utilisent les ressources naturelles, l’énergie, l’eau, les matières premières dans une perspective d’amélioration importante de l’efficacité de la productivité. Le projet d’H2V pourrait entrer en service en 2028 mais son dimensionnement reste inconnu. En plus des entreprises implantées sur le parc, il pourrait notamment alimenter la mobilité lourde, ainsi que des aéroports proches comme celui de Toulouse Blagnac.

  • SOLAIRE THERMIQUE – Réseau de chaleur : le solaire remplace le gaz 7 juillet 2022

    La société de projet Emasol, filiale de Newheat, entreprise spécialisée dans le solaire thermique, a mis en service une centrale de 1 800 m2, soit 1,4 MW thermiques installés sur la ville de Pons, en Charente-Maritime. Il s’agit de la première centrale de ce type alimentant un réseau de chaleur équipée de trackers (systèmes mécaniques permettant d’orienter les panneaux face au soleil). Son objectif est de doper la productivité de la centrale et d’apporter de la flexibilité au réseau de chaleur urbain qu’elle alimente. Ce réseau de chaleur, initialement fourni en énergie par des chaudières gaz et biomasse, atteignait déjà un taux de chaleur renouvelable de 73 %. Avec cette nouvelle centrale Emasol, il devrait atteindre un taux supérieur à 90 %, en effaçant la quasi-totalité du gaz fossile utilisé sur la période estivale. Cette centrale solaire thermique est prévue pour une durée de 25 ans minimum. Lauréate de l’Appel à projet « Grandes Installations Solaires Thermiques » du Fond Chaleur de l’Ademe, elle bénéficie d’un soutien de 580 000 euros, ainsi que de 167 500 euros de la Région Nouvelle-Aquitaine. Ce projet Emasol s’inscrit dans un cadre plus large, celui du financement organisé en 2020 par Newheat de cinq centrales de production de chaleur solaire et de récupération en France, comprenant un financement bancaire de 13 millions d’euros. Divers acteurs de la transition énergétique sont également actionnaires minoritaires, ainsi que la ville de Pons (5 %) en contrepartie de la mise à disposition du terrain d’implantation de la centrale.

JUIN 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUIN

Voir actus
  • GÉOTHERMIE – Les acteurs de la géothermie de nouveau rassemblés 30 juin 2022

    Les journées de la géothermie 2022 ont été l’occasion de retrouvailles pour la filière. Organisé les 9 et 10 juin derniers à Aix-les-Bains (Savoie) par l’Association française des professionnels de la géothermie (AFPG), en partenariat avec l’Ademe et le BRGM, l’événement n’avait pas eu lieu depuis 2016. Les 300 participants ont pu assister à des conférences sur des thématiques aussi variées que le développement du marché, l’innovation, la recherche, l’économie, la compétitivité, l’emploi, l’acceptabilité de la filière… Témoignages de collectivités et retours d’expériences ont montré le caractère incontournable de cette technologie, qui permet de produire à la fois du chaud et du froid, dans un contexte urgent de réchauffement climatique et de crise énergétique. Ces journées ont également été l’occasion du renouvellement des instances de l’AFPG et de la réélection de Jean-Jacques Graff au poste de président pour un mandat de trois ans. Deux projets innovants ont en outre été récompensés par les adhérents : celui du girondin AbSolar dans la catégorie géothermie de surface, et celui de l’exploitant de la centrale géothermique de Soultz-sous-Forêts (Bas-Rhin), ES géothermie, pour la géothermie profonde. Le premier répond à la problématique de variabilité des énergies renouvelables par un système associant «  stockage d’énergie souterrain intersaisonnier » et « énergie solaire thermique ». Le second a permis, au sein du projet de recherche et d’innovation européen EuGeli, de développer un procédé d’extraction du lithium des saumures géothermales. Enfin, Ann Robertson-Tait, présidente de WING International (Women In Geothermal), a annoncé la création d’une branche française. Rendez-vous dans trois ans pour la sixième édition.

  • BIOGAZ – Plus de 200 nouvelles unités de méthanisation en 2021 30 juin 2022

    L’Ademe a publié le 22 juin l’état des lieux du parc d’installations de méthanisation en service au 1er janvier 2022 sur la plateforme Sinoe. Il s’agit d’un outil destiné à aux collectivités territoriales pour les aider à optimiser leur politique de gestion des déchets ménagers. Ce travail réalisé en partenariat avec Observ’ER dresse le bilan et donne les chiffres clés de la méthanisation en France. Ainsi au 1er janvier, la base de données Sinoe récence 1 308 installations opérationnelles, dont 759 en cogénération (+ 44 par rapport à 2020) pour 248 MWe, 371 en injection (+ 156 par rapport à 2020) pour 62 787 Nm3/h et 180 en chaleur seule (+ 6 par rapport à 2020). Cela illustre la volonté du gouvernement de prioriser l’injection qui devrait à terme devenir le principal débouché de la filière méthanisation. Le Grand Est est de loin la première région en termes de nombre d’installations de cogénération (189 unités) ainsi que de capacité (53,7 MWe). C’est également la première région, légèrement devant les Hauts-de-France, pour l’injection avec 73 unités pour une capacité de 13 534 Nm3/h. Au niveau national la majorité des installations sont des petites unités à la ferme, 623 unités en cogénération avec une puissance moyenne de 133 kWe et 248 unités en injection avec un capacité moyenne de 142 Nm3/h. Les installations dans l’industrie sont majoritairement en chaleur seule (85 unités sur 107), de même pour les sites en couverture de fosse (37 unités sur 41). D’après le Service des données et études statistiques (SDES), en 2021 la quantité de biogaz injectée sur le réseau est estimée à 4 337 GWh, dont 460 GWh commercialisés sous forme de BioGNV, respectant ainsi la trajectoire prévisionnel fixée par la Programmation pluriannuelle de l’énergie. La capacité maximale d’injection se situe quant à elle aux alentours de 6,4 à 6,6 TWh et devrait doubler d’ici 2024 grâce aux projets inscrits au registre des capacités d’après GRDF. Toujours d’après le gestionnaire de réseau de distribution, d’ici 2030, 20 % du gaz consommé en France pourrait être issu de procédés renouvelables.

  • GAZÉIFICATION HYDROTHERMALE – Du gaz vert à partir de boues 23 juin 2022

    Le CEA et GRDF s’associent pour cinq ans dans le cadre du projet Gazhyvert 2 pour développer un démonstrateur de gazéification hydrothermale. Cette solution permet de produire un gaz 100 % renouvelable à partir de biomasses liquides telles que les boues de stations d’épuration. En opérant à haute température et pression élevée, cette technologie permet de convertir jusqu’à 90 % du carbone de la biomasse en biogaz et garantit également la récupération des sels minéraux (azote, phosphore, potassium…) utilisables comme nutriments et fertilisants durables. Le projet Gazhyvert 2 a pour objectif de définir les adaptations nécessaires pour une industrialisation de la gazéification hydrothermale à horizon 2025.

  • ÉNERGIES MARINES – 6 600 emplois en 2021 dans les énergies de la mer 23 juin 2022

    Les 8e Assises Nationales des énergies marines renouvelables, organisées par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), se sont déroulées le 14 juin dernier au Havre. Elles ont été l’occasion de rappeler le Pacte Éolien en mer signé en mars entre l’État et la filière, qui implique d’attribuer 20 GW de projets en mer d’ici 2030. Un chiffre sept fois supérieur aux projets actuellement en phase de développement. Il a également été l’occasion de présenter les résultats du rapport 2022 de l’Observatoire des énergies de la mer (disponible en ligne). Plus de 2,6  milliards d’euros ont été investis dans les filières renouvelables marines en 2021, générant 1,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires, dont 91 % pour l’éolien posé et 4% pour le flottant. Le nombre d’emplois recensés s’élève à 6 591, en croissance de 36 % par rapport à l’année précédente. Ils se situent à 77 % dans l’éolien posé, 17 % dans l’éolien flottant et 6 % dans les autres énergies marines (hydrolien, houlomoteur, etc.). Trois parcs éoliens en mer étaient en effet déjà en construction et cette montée en puissance se poursuit grâce au début des travaux du parc de Courseulles-sur-Mer (Calvados). L’usine de GE Renewable Energy à Cherbourg a fonctionné à pleine capacité sur l’année 2021 tandis que les premiers recrutements commençaient pour l’usine de Siemens Gamesa, inaugurée au printemps 2022. Les régions Normandie et Pays-de-la-Loire sont de loin les plus dynamiques avec respectivement 2 266 et 1 832 emplois. La filière vise l’objectif de 20 000 emplois en 2035. Pour cela, « il faut créer un peu plus de 1 000 emplois par an : la filière est sur cette trajectoire », assure l’Observatoire.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Le SER appelle à des mesures d’urgence avant l’été 23 juin 2022

    Le 22 juin, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a lancé un appel à l’adoption de mesures d’urgence avant l’été afin de garantir la sécurité d’approvisionnement des Français. Face à l’arrêt de livraison de gaz russe et à l’indisponibilité d’une grande partie du parc nucléaire français, le SER rappelle que la consommation d’énergies renouvelables s’est accrue de 9,3 % en 2021, en valeur absolue, « preuve que ces filières jouent un rôle grandissant dans la capacité de notre pays à couvrir ses besoins énergétiques », estime le syndicat. L’accélération de leur déploiement est un enjeu climatique et doit se concrétiser d’ici 2025, estime le dernier rapport du GIEC. Or, le SER redoute un « trou » d’air pour ces filières au cours des trois années à venir si rien n’est fait rapidement. « Le contexte actuel de fortes hausses des coûts des matières premières et de remontée des taux d’intérêt fait en effet peser un risque important sur de très nombreux projets renouvelables : à titre d’exemple, plus de 2  GW de capacités solaires et plus de 5 TWh de capacités de production de biométhane sont aujourd’hui en péril du fait du contexte inflationniste », précise le SER. « Le SER a proposé une série de mesures, comme l’indexation des niveaux de soutien public ou la possibilité pour les futurs projets de vendre de l’énergie sur le marché avant l’activation de leur contrat. Nous nous tenons aux côtés des responsables politiques pour que ces mesures puissent être mises en œuvre le plus rapidement possible. La sécurité d’approvisionnement devient un enjeu majeur et implique, avant-même toute mesure de simplification qui pourrait être proposée dans une future loi d’accélération, de pouvoir sauver ces projets sur le très court terme », indique Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Le Livre blanc du SER (février 2022).

  • OFFRES D’EMPLOIS – Encore 11 postes à pourvoir chez Boralex 16 juin 2022

    Sur les 45 offres d’emploi proposées début 2022 par le développeur de projets renouvelables Boralex, 11 postes sont encore à pourvoir. Boralex est spécialisée dans le développement, la construction et l’exploitation d’énergies renouvelables, en particulier des projets éoliens et photovoltaïques. Les profils recherchés sont très divers, allant de développeur informatique à technicien de maintenance et d’exploitation éolien. Pour postuler, c’est ICI.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Malgré une année 2021 record, « la transition énergétique n’a pas eu lieu » 16 juin 2022

    Mercredi 15 juin, le réseau international des énergies renouvelables, REN21, a publié la 17e édition de son rapport annuel. Cette étude, sur laquelle ont travaillé plus de 650 experts, dresse un état des lieux de la situation mondiale des énergies renouvelables en 2021 et son constat d’ensemble est sévère. Malgré les promesses d’une « relance verte » lancées après deux ans de pandémie de Covid-19 et des chiffres records de nouvelles capacités installées, d’investissements ou de production d’énergie renouvelable, « La transition énergétique n’a pas eu lieu ». Les systèmes énergétiques d’une grande majorité des pays continuent d’être largement dominés par les énergies fossiles et ce, à des niveaux très proches de ce qui était observé il y a dix ans. Si en 2021, 351  milliards d’euros ont été investis dans les technologies vertes, le rebond de l’activité économique mondiale a entraîné une augmentation d’environ 4 % de la demande énergétique dont une grande partie a été satisfaite par des combustibles fossiles, conduisant à un relèvement de 6  % des émissions de dioxyde de carbone (CO2). De trop nombreux États continuent de subventionner massivement des opérations liées au gaz, au pétrole ou au charbon. Autre travers pointé, le tropisme de l’énergie électrique. Le rapport note notamment que trop peu de pays ont mis en place de réelles politiques en faveur des technologies renouvelables pour répondre à des besoins de chaleur et de froid ou de transport. Cependant, même si REN21 parle d’un rendez-vous manqué, l’organisme appelle une nouvelle fois l’ensemble des États à profiter de la crise actuelle pour amorcer une vraie transition énergétique, qui éloigne définitivement les systèmes énergétiques mondiaux des énergies fossiles.

  • ÉNERGIE MARINE – L’hydrolienne de Sabella reprend du service 16 juin 2022

    L’hydrolienne D10 de 1 MW développée par la société bretonne Sabella produit à nouveau de l’électricité pour le réseau de l’île d’Ouessant (Bretagne). Après avoir été améliorée, l’éolienne a été remise à l’eau en avril dernier, puis a subi une série de tests et de réglages. L’injection d’électricité va graduellement augmenter au cours des prochaines semaines passant de 100 kW à la puissance maximale admise par le réseau de l’île. Les améliorations de l’hydrolienne ont notamment porté sur la modification de la connectique d’export de la turbine et le lissage de la production électrique à terre. « Cette innovation est une avancée majeure, étant donné que la production électrique d’une hydrolienne génère de brèves perturbations du signal induites par les mouvements naturels de la houle ou des turbulences de courant, particulièrement présents dans le passage du Fromveur », explique l’entreprise. Cette fonction de lissage « doit garantir à l’exploitant du réseau Enedis une qualité constante de l’électricité injectée sur le réseau de l’île de Ouessant, assure Fanch Le Bris, directeur général de Sabella. « Nous sommes très satisfaits de ce développement technologique avec des performances obtenues supérieures aux exigences de l’exploitant. Ce succès est de très bon augure pour nos futurs projets sur les zones non interconnectées qui nécessiteront la mise en œuvre de ce type de fonction qui permet de sécuriser ces réseaux souvent plus fragiles que les grands réseaux interconnectés. »

  • GAZ RENOUVELABLE – Du gaz renouvelable et citoyen 9 juin 2022

    À l’occasion des Assises européennes de la transition énergétique, qui se sont tenues du 31 mai au 2 juin 2022 à Genève, Énergie Partagée et GRDF ont signé une convention de partenariat pour favoriser l’implication des acteurs locaux dans des projets de gaz renouvelables. Ce rapprochement consiste en un partage de connaissances entre GRDF et Énergie Partagée par des échanges de proximité. La mise en réseau de ces deux structures permettra de créer des synergies locales pour accroître le développement des projets de gaz renouvelables à gouvernance partagée. Les projets de gaz renouvelables, aujourd’hui principalement portés par des agriculteurs, bénéficient déjà d’un ancrage local. L’enjeu est de trouver le juste équilibre pour élargir leur gouvernance aux collectivités et aux citoyens. Les deux acteurs développeront également des actions de coopération dans le cadre du projet « Let’sGo4Climate », piloté par la région Centre-Val-de-Loire, qui vise le déploiement de communautés d’énergie renouvelable au sein de la région. Des réflexions communes seront aussi menées à l’échelle nationale pour identifier les obstacles au développement des projets de gaz renouvelables à gouvernance partagée et proposer des pistes de dispositifs de soutiens dédiés, qui n’existent pas aujourd’hui.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Pompes à chaleur : 2021, une année record 9 juin 2022

    Après une première version publiée fin avril dernier (voir Actu du 2 mai), Observ’ER vient de mettre en ligne son étude complète sur le marché 2021 des pompes à chaleur (PAC) individuelles (jusqu’à 30 kW). On savait déjà que 2021 avait été un excellent millésime pour les équipements aérothermiques, qui avait globalement progressé de plus de 12 % pour l’ensemble des technologies (air/eau et air/air), dépassant pour la première fois le seuil du million d’équipements vendus en une année. Avec cette version complète de l’étude, le tableau de bord s’étoffe de plusieurs indicateurs décrivant la régionalisation des ventes, les types d’opérations (premier équipement ou remplacement) ou une évaluation du chiffre d’affaires. Parmi la série d’indicateurs nouveaux, le volet dédié au suivi des prix moyens retient particulièrement l’attention. Avec des hausses moyennes allant de 6 à 8 % pour le matériel, et ce sur l’ensemble des secteurs (aérothermie et géothermie), l’année passée a enregistré les plus fortes croissances de prix observées au cours des 10 dernières années. À l’instar de nombreux autres secteurs d’activité, l’augmentation du prix des matières premières et des tensions apparues dans la chaîne d’approvisionnement expliquent ce phénomène. Les acteurs s’attendent d’ailleurs à ce que cette tendance se poursuive en 2022. Une étude qualitative, entièrement basée sur des entretiens menés auprès de professionnels de la filière, viendra compléter et mieux analyser les données quantitatives. Ce travail devrait être publié mi-juillet.

  • HYDROGÈNE VERT – Succès de l’introduction en Bourse de Lhyfe 3 juin 2022

    Le producteur nantais d’hydrogène vert Lhyfe a annoncé le succès de son introduction en bourse, lui permettant de réaliser une augmentation de capital d’environ 110 millions d’euros. Ce montant pourrait être porté à 124 millions d’ici le 17 juin prochain, date qui marquera la fin de la période de stabilisation de l’opération boursière. Le produit net de l’augmentation de capital sera employé pour sa plus grande partie (50 %) à abonder en fonds propres les sociétés de projets de manière à atteindre une capacité installée de production totale de 200 MW d’ici 2026. Par ailleurs, 35 % de la nouvelle enveloppe sera dédiée au renforcement des équipes commerciales et d’ingénierie et 8 % seront alloués à la R&D, notamment pour le développement technologique de la production d’hydrogène vert en mer et pour l’optimisation des coûts de production. Lhyfe dispose actuellement d’un portefeuille de 93  projets, uniquement à partir d’unités terrestres, ce qui devrait lui permettre d’atteindre une capacité installée totale de 55 MW d’ici 2024. À l’horizon 2030, la société se fixe comme objectif de disposer d’une capacité installée totale de production d’hydrogène vert supérieure à 3  gigawatts (GW).

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Appel à projets pour petits réseaux de chaleur 3 juin 2022

    L’Ademe a lancé un appel à projet « une ville, un réseau » qui consiste à accompagner financièrement et à fournir du conseil aux initiatives de réseaux de chaleur et de froid renouvelables portées par des Villes ou des Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) de moins de 50 000 habitants. L’appel à projet court du 5 mai au 14 octobre et est financé par le Fonds chaleur, qui a déjà permis de doubler le kilométrage de réseaux en France, passant de 3 450 km en 2009 à 6 200 km actuellement. La France a pour objectif de multiplier par cinq la quantité d’énergie renouvelable livrée par ces réseaux d’ici 2030 par rapport à 2012, soit 40 TWh contre 15 TWh aujourd’hui. Le bâtiment est le premier consommateur d’énergie en France, et le verdissement du chauffage est indispensable à l’atteinte de nos objectifs climatiques. Concrètement « une ville, un réseau » est une solution clé en main qui comprend :- un accompagnement à hauteur de 90 % des études préalables, sous la forme d’une étude de faisabilité, d’un schéma directeur de réseau de chaleur ou encore d’une assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO). Les plafonds et niveaux des aides aux forfaits pour les investissements eux-mêmes sont en cours de révision pour être renforcés.- des conseils, en mettant à disposition des cahiers des charges adaptés ainsi que des guides pratiques de l’association Amorce et de l’AFPG (Association Française des professionnels de la géothermie).Pour vérifier l’éligibilité, l’Ademe a mis à disposition un cahier des charges disponible ici.

MAI 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MAI

Voir actus
  • MÉTHANISATION – Gaz de Bordeaux se diversifie dans le biogaz 25 mai 2022

    Le 6 mai, a été inaugurée l’installation de méthanisation Reims Méthagri’n qui revend 100 % de sa production au fournisseur Gaz de Bordeaux depuis début décembre 2021. Ayant la capacité de traiter près de 11 000 tonnes d’intrants par an, cette unité est capable de produire 12 GWh de gaz renouvelable. Le fournisseur, présent dans près de 50 % des communes de France raccordées au réseau de gaz, vise un volume de 500 GWh de gaz issu de la méthanisation à l’horizon 2024 grâce à 34  futures unités, dont 21 situées en Nouvelle-Aquitaine. Pour Cyril Vincent, directeur général de Gaz de Bordeaux « En achetant 100 % de la production de biogaz [de Méthagri’n, ndlr], nous pouvons servir et satisfaire nos clients particuliers et professionnels, dont l’intérêt pour cette énergie alternative est grandissant. »

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Nouvelle centrale biomasse à Cattenom 25 mai 2022

    Le 12 mai dernier, le groupe Idex a mis en service une chaufferie bois située à Cattenom, dans le département de la Moselle. L’unité, d’une puissance de 2 MW, alimente le réseau de chaleur de la ville d’une longueur de 1,5 kilomètres et qui dessert 22 sous-stations. Au total, 23  bâtiments de la ville et de la Communauté de Communes, ainsi que le collège et quelques maisons individuelles seront alimentés en chaleur renouvelable. Ce nouveau réseau de chaleur permet d’éviter 400 tonnes de CO2 par an et la chaufferie est approvisionnée annuellement par 1 100  tonnes de bois (bois de scierie, bois déchet et plaquette forestière), issues de partenaires locaux présents dans un rayon de 90 km autour du site. La ville de Cattenom ne bénéficiant pas d’un accès à un réseau gaz, dû à la proximité d’une centrale nucléaire, une chaudière fioul de 800 kW assure l’appoint.

  • ÉNERGIE CITOYENNE – Un numéro d’Observ’ER Perspectives consacré à l’énergie citoyenne 25 mai 2022

    Mardi 24 mai, Observ’ER a présenté à la presse le nouveau numéro de sa collection Observ’ER Perspectives, consacré à l’énergie citoyenne en France et en Allemagne. La publication a été réalisée avec le soutien de la fondation Heinrich Böll France. Les projets citoyens ont pour principale caractéristique d’être développés par des groupements de citoyens et/ou des collectivités qui participent directement au capital des opérations. Ils en possèdent donc des parts, ce qui leur octroie une place majoritaire ou significative dans la gouvernance des projets. À ne pas confondre avec les projets en financement participatif, qui font seulement appel à l’épargne privée sous la forme de prêts. De plus, les projets citoyens n’ont pas de finalité lucrative et orientent généralement une partie de leurs retombées financières en faveur d’actions de sensibilisation aux questions environnementales ou en faveur de l’économie sociale et solidaire. Porté par un écosystème très dynamique, notamment animé par l’association Énergie Partagée, l’énergie citoyenne en France a permis de faire émerger plus de 515 projets renouvelables dans lesquels plus de 35 500 citoyens et 800 collectivités se sont engagés pour plus de 96 millions d’euros investis. Au travers d’articles d’analyse, d’interviews d’acteurs ou de portraits de réalisations, ce numéro d’Observ’ER Perspectives dresse l’état des lieux de la dynamique actuelle de l’énergie citoyenne, ainsi que des enjeux futurs. Par ailleurs, deux articles sont consacrés à la situation allemande où, si, les projets citoyens ont une définition différente de celle utilisée en France, les réflexions sur le choix des meilleures mesures de soutien à mettre en place sont proches de celles menées en France. L’ouvrage est en libre téléchargement à partir de la page blog des sites de chacun des magazines édités par Observ’ER : Le Journal de l’Éolien, Le Journal du Photovoltaïque et Le Journal des Énergies Renouvelables.

  • BIOÉNERGIES – Un projet de décret pour limiter le risque de concurrence avec l’alimentation 20 mai 2022

    Consultation publique organisée du 5 au 26 mai suite à la publication d’un projet de décret relatif aux cultures utilisées pour la production de biogaz et de biocarburants. Les énergies renouvelables produites à base de matière organique, comme les biocarburants et le biogaz, sont soumises à une législation limitant la part des cultures dites « principales » dans leur production. Le code de l’environnement limite cette part à 15% pour la méthanisation, et l’usage des biocarburants produits à partir de biomasse destinée à l’alimentation humaine ou animale est « limité à 7% de la consommation d’énergie du secteur des transports routier et ferroviaire ». Cependant aujourd’hui il subsiste un manque de clarté pour bien identifier et comptabiliser les cultures principales et intermédiaires. Les retours d’expériences montrent que les définitions actuelles peuvent conduire à des mauvaises interprétations et qu’elles sont insuffisantes pour limiter les risques de concurrence entre les cultures destinées à l’alimentation et celles destinées à la production d’énergie. Ce projet de décret propose d’amener de la clarification. Ainsi pour être considérée comme principale, une culture devrait remplir au moins une des 5 conditions définies dans le projet de décret.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Journées Portes Ouvertes des énergies renouvelables les 24 et 25 mai 20 mai 2022

    Lancées en 2018 par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et ses partenaires (l’Ademe, la FNCCR, le réseau Amorce, le CLER et le syndicat ELE), les « Journées Portes Ouvertes des énergies renouvelables », sont l’occasion de découvrir des installations habituellement fermées au public et de rencontrer les personnes qui travaillent sur ces sites. Cette année, l’évènement se déroulera les vendredi 24 et samedi 25 juin sur toute la France. Ainsi, en Ile-de-France, le public pourra découvrir le fonctionnement de la centrale géothermique de la ville de Fresnes. Dans les Hauts-de-France, c’est la plateforme technologique solaire de Lumiwatt, située à Loos-en-Gohelle, qui ouvrira ses portes. Dans l’Indre (Centre-Val de Loire), le réseau de chaleur bois de la commune de Luçay-le-Mâle présentera aux visiteurs son installation et son fonctionnement. L’ensemble des sites ouverts sont visibles sur le site internet dédié à l’opération. A noter qu’il est nécessaire de s’inscrire à l’avance pour les visites proposées, ces inscriptions pouvant se faire en ligne.

  • SOLAIRE THERMIQUE – Multiplier par 15 la chaleur solaire en Europe d’ici 2030 13 mai 2022

    Dans le cadre de la préparation d’une nouvelle stratégie pour l’énergie solaire (photovoltaïque, solaire thermique et solaire à concentration), la Commission européenne a lancé une consultation publique auprès de l’ensemble des acteurs de ces technologies. Solar Heat Europe, l’association européenne du solaire thermique, vient ainsi de publier sa feuille de route pour la filière, intitulée « Energising Europe with Solar Heat – A Solar Thermal Roadmap for Europe » (Donner de l’énergie à l’Europe avec la chaleur solaire – Une feuille de route du solaire thermique pour l’Europe). Son objectif est de mettre en évidence les avantages du solaire thermique, de fixer des objectifs pour le secteur, d’améliorer l’environnement commercial pour son industrie et de supprimer les obstacles à un développement plus large. Selon l’association, l’énergie solaire thermique aurait le potentiel pour atteindre une capacité de 140 GWth d’ici 2030 dans le segment des bâtiments (d’habitation ou tertiaires) et 140 autres GWth en intégration à des réseaux de chaleur. Toutefois, le secteur le plus prometteur serait celui de la chaleur industrielle pour lequel la feuille de route de Solar Heat Europe indique qu’une capacité de 280 GWth pourrait être mise en service, toujours à l’horizon 2030. Solar Heat Europe vise ainsi un total de 560 GWth en service en 2030. Par comparaison, la capacité en service en Europe ne cumulait que 37,7 GWh en 2020, selon le dernier baromètre EurObserv’ER. Atteindre une telle capacité installée en 2030  permettrait d’économiser 500 TWh d’énergie thermique par an et de réduire les émissions de CO2 de 106 millions de tonnes. « Le potentiel du solaire thermique a été sous-estimé, comme celui de tout le secteur de la chaleur renouvelable, estime Solar Heat Europe. Il est critique que ce secteur reçoive le même niveau de soutien politique qui a été offert au photovoltaïque et à l’éolien. » D’autant plus, insiste l’organisation, que les fabricants de capteurs sont localisés en Europe. La feuille de route de Solar Heat Europe est actuellement en ligne sur le site de l’association où les acteurs et partisans de la filière peuvent devenir signataires officiels du document et ainsi participer à sa promotion. Plusieurs actions de communication d’envergure sont annoncées au mois de juin prochain qui marqueront les 30 ans de l’association européenne.

  • LABEL – Engie crée un label pour les projets renouvelables 13 mai 2022

    Engie a annoncé le 5 mai le lancement du label TED avec le Bureau Veritas, spécialiste de la certification. « TED » pour Transition Énergétique Durable, ce label vise à certifier une méthode qualifiée de « robuste et systémique » dans le développement des projets d’énergie renouvelable. Les projets éoliens et photovoltaïques sont les premiers concernés, mais le label devrait s’appliquer à d’autres projets renouvelables à l’avenir, en commençant par la méthanisation courant 2022. Le label porte sur neuf engagements d’Engie répartis sur trois thématiques clés : territoires, nature, climat. La plupart de ces engagements correspondent aux bonnes pratiques déjà mises en place par les développeurs de projets renouvelables, qui se voient ainsi systématisées chez l’énergéticien. L’aspect territoire est particulièrement mis en avant, car au cœur des préoccupations des citoyens, d’après Engie, qui s’engage à construire les projets avec les collectivités et à leur rendre des comptes. Ainsi, le groupe mènera la concertation autour des projets, via « un dispositif évolutif d’interactions avec les parties prenantes ». Il fournira également aux communes d’implantation des projets une évaluation des impacts positifs sur le territoire et sensibilisera ses salariés aux enjeux d’appropriation et d’intégration des projets dans les territoires. « Nous ne devons pas chercher l’acceptabilité des projets, estimait Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie lors de la conférence du 5 mai. Nous proposons une appropriation citoyenne et économique des projets. L’ensemble de ces engagements, qui va au-delà des exigences réglementaires en France, constituera à terme la référence pour le développement et l’exploitation des installations renouvelables d’Engie dans le monde ».

  • HYDROGÈNE – Thionville va produire de l’hydrogène vert 6 mai 2022

    Le producteur français d’hydrogène, H2V, annonce la création d’une gigafactory d’hydrogène renouvelable sur la commune de Thionville, en Moselle, en partenariat avec la plateforme logistique E-Log’In 4 et la Sodevam (Société de développement et d’aménagement de la Moselle). Le site sera situé sur une friche industrielle de 31 hectares et accueillera quatre unités de production de 100 MW. Il produira chaque année 56 000 tonnes d’hydrogène renouvelable par électrolyse de l’eau, grâce à de l’électricité verte, et permettra d’éviter 400 000 tonnes de CO2 par an. L’hydrogène produit sera destiné à l’avitaillement de véhicules lourds : bateaux, camions, véhicules utilitaires sur les espaces aéroportuaires et ferrés. H2V annonce un investissement de 500 millions d’euros et la création de 120 emplois directs et 100 emplois indirects. La mise en service de la première tranche est prévue en 2026.

  • GAZ RENOUVELABLE – Création des certificats de production de biogaz 6 mai 2022

    Le 26 avril a été publié au Journal Officiel le nouveau décret mettant en application le dispositif de certificats de production de biogaz (CPB), prévus par la loi Climat et résilience de 2021. Par ce nouveau dispositif, les fournisseurs qui souhaitent proposer des offres de gaz intégrant du biométhane devront restituer à l’État des CPB. Sur le modèle des garanties d’origine pour l’électricité verte, le producteur injectant du biométhane dans le réseau, obtient par la même occasion des certificats de production de biogaz. Ainsi, les fournisseurs de gaz peuvent les obtenir soit en produisant eux-mêmes du biométhane, soit en achetant les certificats à des producteurs. En complément des dispositifs de soutien actuels, le marché des CPB permettra d’impliquer davantage les fournisseurs dans le développement de la production de biométhane en France. Le gouvernement, après consultation avec les acteurs de la filière, a décidé de fixer la date d’entrée en vigueur de l’obligation au 1er juillet 2023. Seuls les fournisseurs commercialisant plus de 400 GWh de gaz par an seront concernés dans un premier temps, puis chaque année, ce seuil sera réduit de 100 GWh, pour concerner tous les fournisseurs au bout de 5 ans. Pour booster la production de gaz renouvelable, la Commission de régulation de l’énergie propose également, dans une délibération du 14 avril, de mettre en place des appels d’offres « réservés aux installations ne parvenant pas à se développer dans le cadre du dispositif de marché de CPB ».

  • MOBILITÉ RENOUVELABLE – Inauguration d’une nouvelle station bioGNC en Occitanie 2 mai 2022

    En région Occitanie, l’entreprise Seven poursuit l’extension de son réseau de stations BioGNC (Biogaz naturel comprimé). Moins de six mois après l’ouverture de la station d’Ayguesvives, en Haute-Garonne, l’opérateur vient d’inaugurer dans le Tarn celle de Saint-Sulpice. Soutenue par l’Ademe dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir, cette nouvelle installation est le fruit de la coopération entre différents acteurs locaux, parmi lesquels figurent la région Occitanie, la communauté de Communes Tarn-Agout et la société publique locale d’Un Point à l’Autre. Le GNC est un gaz naturel utilisé comme carburant. Il s’agit d’une technologie mature et éprouvée puisqu’il est, depuis 2011, le premier carburant alternatif utilisé dans le monde. Le BioGNC, sa version renouvelable, provient du biométhane issu de la méthanisation des déchets organiques récoltés sur le territoire. Raccordée au réseau Teréga, opérateur de transport de gaz, la nouvelle station est dotée de quatre pistes d’avitaillement et offre un débit de 900 Nm3/h. Elle est accessible à tous types de véhicules GNC, du poids lourd à la voiture particulière. Un accord a d’ailleurs été signé pour que les quinze autocars du réseau régional de transport liO s’y ravitaillent. D’ici fin 2023, la station de Saint-Sulpice accueillera aussi une solution d’avitaillement pour les véhicules à hydrogène.

  • POMPES À CHALEUR – L’aérothermie explose dans l’habitat individuel 2 mai 2022

    Observ’ER vient de publier son étude annuelle de suivi du marché des pompes à chaleur (PAC) individuelles (jusqu’à 30 kW). Le marché des PAC aérothermiques a progressé de 12,4 % en 2021. Avec 1 011 410 unités vendues, il dépasse pour la première fois le seuil du million d’équipements installés en une année, hors chauffe-eau thermodynamiques. Par comparaison, l’ensemble des PAC géothermiques commercialisées l’an dernier ne totalisait que 3 220 appareils. Un résultat certes en hausse par rapport à 2020 (+7,2 %), mais qui reste en deçà du niveau d’avant la crise sanitaire (3 475 unités vendues en 2019). Ces équipements sont relativement chers à l’achat, notamment comparés à leurs équivalents aérothermiques, mais sont surtout mal connus du grand public. La mise en place de Coup de pouce chauffage, proposant une aide entre 2 500 et 4 000 euros, n’a pas permis au secteur de rebondir.En ce qui concerne l’aérothermie, les trois quarts du marché reviennent aux PAC air/air, qui progressent de 3,9 %. Les acteurs ont observé un recul des ventes en été, rappelant que, sur ce segment, les achats restent très dépendants des pics de chaleur. Toutefois, la progression de l’aérothermie est surtout due à la dynamique du marché des PAC air/eau qui croît de 48,6 %, avec 253 140 unités vendues. Les aides publiques comme Coup de pouce chauffage et MaPrimeRenov’, ainsi que le remplacement des équipements installés il y a une quinzaine d’années, ont porté l’activité en 2021.Enfin, les ventes de chauffe-eau thermodynamiques enregistrent également une très bonne année (+ 40 %) avec 153 300 unités écoulées et cela grâce notamment aux installations réalisées dans les logements neufs, dont les mises en chantier sont reparties à la hausse en 2021.

AVRIL 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE AVRIL

Voir actus
  • RÉSEAU DE CHALEUR – Extension de réseau à Sartrouville 22 avril 2022

    Engie solutions annonce le développement futur d’un réseau de chaleur sur la commune de Sartrouville, via sa filiale Cristal Éco Chaleur. La ville a en effet approuvé le développement de ce réseau, en accord avec le Syndicat Intercommunal pour le Traitement des Résidus Urbains (SITRU), qui consistera en une extension de celui qui couvre déjà les communes de Carrières-sur-Seine, Chatou, Houilles et Montesson (département des Yvelines). Ce réseau d’une longueur actuelle de 18 km fournit de l’eau chaude pour du chauffage collectif, et de l’eau chaude sanitaire à l’équivalent de 4 800 logements. Les travaux de l’extension de Sartrouville débuteront en septembre 2022 pour développer 2,7 km de canalisations supplémentaires, pour un raccordement des premiers consommateurs en avril 2023. Les 48 000 MWh thermiques distribués par ce réseau seront à 83 % issus de l’unité d’incinération des déchets (chaleur fatale) du SITRU, ce qui permet d’éviter 14 300 tonnes de CO2  par an.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Formation à la pose de poêles à granulés 22 avril 2022

    Propellet, l’association nationale du chauffage au granulé, lance la première formation qualifiante d’installation et d’entretien de poêles à granulés. Cette initiative est venue de l’identification d’un point de tension sur la question du recrutement de professionnels qualifiés pour une filière qui a vu ses ventes très fortement progresser en 2021 (+ 41 % pour les poêles à granulés). Pour faire face à la forte croissance du secteur, Propellet estime un besoin de 370 installateurs supplémentaires en 2022, et de 960 en 2023. C’est dans ce contexte qu’un premier parcours de formation test a débuté le lundi 24 janvier 2022 avec huit adultes en recherche d’emploi. En partenariat avec le Pôle formation Isère, cette formation pilote a été financée par un Contrat d’Aide et de Retour à l’Emploi Durable (CARED), dispositif de la Région Auvergne Rhône Alpes. À travers cette formation, Propellet s’engage à faire monter en compétences les professionnels déjà présents au sein de la filière mais également les chauffagistes souhaitant se former à ce mode de chauffage. Deux autres sessions de formation en alternance pour une dizaine de participants, sont d’ores et déjà prévues en 2022. L’objectif est de pérenniser cette formation et de la proposer à l’échelle nationale pour répondre au besoin important de recrutement et accompagner la croissance de la filière. Cette formation sera acceptée pour le référent technique dans le cadre de la qualication RGE Qualibois air.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – 65 % d’énergie renouvelable pour Compiègne 14 avril 2022

    Le réseau de chaleur déployé par Engie Solutions dans la ville de Compiègne (Hauts-de-France) affiche désormais 65 % d’énergie renouvelable dans son mix grâce à la mise en service d’une chaufferie biomasse de 14 MW. La chaufferie est approvisionnée directement en palettes non réutilisables et en résidus de l’exploitation forestière. 80 % du bois consommé proviennent d’un rayon inférieur à 100 km. Au-delà de l’aspect énergétique et environnemental, la récupération et valorisation de cette ressource locale répond également à l’envolée des prix des énergies fossiles. Le choix d’une ressource locale stable, associé à un taux de TVA réduit (5,5 %) ouvert à tous les réseaux proposant au moins 50 % de chaleur verte, est un levier non négligeable pour stabiliser les prix pour les abonnés. Le réseau de chaleur de Compiègne sillonne la ville grâce à ses 16 km de canalisations qui fournissent chauffage et eau chaude sanitaire à 9 000 équivalents logements dont 6 000 foyers. Avec un mix énergétique majoritairement renouvelable, le réseau permettra d’éviter l’émission de 12 000 tonnes de CO2 par an. L’investissement nécessaire à cette opération s’est élevé à 11,2 millions d’euros et l’opération a reçu un soutien de l’Ademe à hauteur de 4,83 millions d’euros dans le cadre du Fonds Chaleur.

  • MÉTHANISATION – Méthanisation innovante dans la Nièvre 14 avril 2022

    L’opérateur et développeur spécialisé dans la production de biogaz, Evergaz, annonce la mise en service de l’unité de méthanisation de Prémery située dans la Nièvre (58) et d’ une capacité de 150 Nm3/h. Cette nouvelle unité utilise le procédé DualMetha, mis au point par Evergaz, qui est une méthanisation dite « immergée ». Elle combine la méthanisation en voie sèche discontinue avec la voie liquide continue dans le but de traiter tout type de matières sans aucune préparation. Un procédé plus économe car l’utilisation de tout type d’intrants implique une absence de préparation des matières et évite les stades de broyage, de séparation des indésirables et de dilution. La sortie des digestats par grappin évite aussi la présence d’une coûteuse presse à vis traditionnelle. DualMetha est un procédé français, lauréat d’un Programme d’Investissement d’Avenir de l’Ademe.

  • GÉOTHERMIE – Alsace : un espoir pour la géothermie profonde à Vendenheim 8 avril 2022

    Beau temps pour la société Geoven, filiale de Georhin, ex-Fonroche Géothermie, qui porte le projet de géothermie profonde sur le site de Vendenheim, en Alsace. Le tribunal administratif de Strasbourg a annulé, jeudi 24 mars, les arrêtés pris par la préfecture du Bas-Rhin entre décembre 2020 et octobre 2021 ordonnant l’arrêt définitif des opérations de forage sur le site puis l’arrêt définitif des travaux par l’exploitant. Ces différents arrêtés avaient été pris en réaction à un séisme de magnitude 3,59 survenu à Strasbourg le 4 décembre 2020, après une série d’autres séismes ayant eu lieu depuis un an à proximité des forages. Le tribunal de Strasbourg a estimé que la préfecture ne pouvait pas légalement ordonner l’arrêt définitif de l’ensemble des travaux entrepris par la société. Il estime également que Fonroche Géothermie avait pris les mesures nécessaires dès la survenue du séisme du 4 décembre 2020, en arrêtant immédiatement les travaux. Placé en début d’année sous le régime de la procédure de sauvegarde en attendant le résultat des recours contre les arrêtés préfectoraux, Géorhin indique s’appliquer en priorité à mener à bien la gestion des réclamations liées aux séismes. La société attend également les résultats de l’expertise demandée par la préfecture du Bas-Rhin, qui devaient être rendus fin mars mais qui ont été repoussés. Celle-ci étudie, quant-à-elle, la possibilité de faire appel devant la cour administrative d’appel de Nancy.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Chauffage domestique au bois : forte croissance en 2021 8 avril 2022

    L’étude de l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) sur le suivi du marché français des appareils de chauffage domestique au bois vient d’être mise en ligne et les résultats sont très bons. Après une année 2020 marquée par la crise sanitaire et un recul des ventes de 16 %, le marché retrouve le chemin de la croissance en 2021, avec + 34,4 % par rapport à 2020. Ces bons résultats ont principalement été portés par les segments des appareils automatiques à granulés, tels que les chaudières automatiques dont les ventes ont plus que doublé (+ 119,6 % pour 31 910 unités). Autre marché particulièrement dynamique, celui des poêles automatiques qui progresse de 43,2 % (174 020 unités). Sur l’ensemble des ventes en 2021, l’activité des appareils à granulés (tous types confondus) dépasse pour la première fois celle des appareils à bûches, avec respectivement 213  340 unités vendues contre 209 590. Pour sa part, le marché des foyers et inserts, avec 63 780 unités vendues, affiche certes une croissance par rapport à 2020, mais reste cependant sur la tendance décroissante des 10  dernières années. Les ventes de ce segment ont en effet été divisées par trois depuis 2011. Enfin, le marché des cuisinières se marginalise toujours davantage avec une baisse de 17,3 % en 2021. Il ne représente plus qu’un marché de niche, totalisant 2 710 unités vendues.

  • CLIMAT – Note de synthèse du dernier rapport du GIEC 8 avril 2022

    Le Groupe d’experts intergouvernemental pour l’évolution du climat (GIEC) vient de publier son rapport sur l’« Atténuation du changement climatique ». Ce dernier préconise pour l’avenir l’élaboration d’un monde largement électrifié et « alimenté principalement par des énergies renouvelables ». Entre 2010 et 2019 les coûts de l’énergie solaire ont diminué de 85 % en moyenne, de 55 % pour l’éolien, de 85 %pour les batteries lithium-ion, et leur vitesse de développement a explosé. L’attrait économique de ces solutions fait que dans certaines régions elles sont même devenues moins coûteuses à mettre en œuvre que leurs alternatives fossiles. Malgré tout, le monde n’est pas sur la bonne voie, car les subventions aux énergies fossiles bloquent les transformations nécessaires qui permettraient d’éviter d’atteindre 3°C de réchauffement climatique d’ici 2100. À elles seules, les infrastructures fossiles existantes conduisent à un large dépassement du budget carbone restant pour contenir la hausse à 1,5°C. Pire, de nouvelles infrastructures sont malheureusement encore aujourd’hui financées. Bien que les investissements dans les énergies renouvelables aient considérablement augmenté, ils n’ont pas permis de réduire suffisamment ceux dans les énergies fossiles, notamment parce que, et c’est un point clé du rapport, les bénéfices pour la société liés aux émissions de CO2 évitées ne sont pas assez pris en compte. Pour Laurence Tubiana, directrice générale de la European Climate Foundation : « Les nouvelles infrastructures de gaz, de pétrole et de charbon ne se contenteront pas d’empirer les coups climatiques auxquels nous sommes déjà confrontés, mais elles alimenteront également l’effrayante spirale géopolitique des énergies fossiles, si souvent liées aux tensions, aux conflits et à la volatilité économique ». Le rapport rappelle également que les pays riches émettent toujours la grande majorité des gaz à effet de serre, au détriment de ceux qui en émettent le moins, et qui sont également les plus vulnérables face aux conséquences du changement climatique.

  • BIOGAZ – Une unité de méthanisation en Dordogne 1 avril 2022

    Engie BiOZ (filiale du groupe Engie) et CVE, producteur français d’énergies renouvelables ont inauguré le 17 mars dernier une unité de méthanisation, après huit ans de développement, et située à Saint-Antoine-de-Breuilh en Dordogne (Nouvelle-Aquitaine). Le site est alimenté en matières organiques issues des distilleries, des industries agroalimentaires, papetières et des filières agricoles de proximité dans un rayon de 60 kilomètres autour de l’unité. Le biométhane produit est directement injecté dans les réseaux de gaz naturel de Nouvelle-Aquitaine, soit l’équivalent de la consommation en gaz de 1 800  foyers. Avec un investissement de près de 10 millions d’euros, ce projet a reçu le soutien financier de la Région Nouvelle-Aquitaine (350  000 euros), de l’Ademe Nouvelle-Aquitaine (950 000 euros) et du Fonds européen Feder (722 000 euros).

  • SOLAIRE THERMIQUE – Forte croissance du marché en 2021 1 avril 2022

    L’association européenne du solaire thermique Solar Heat Europe vient de livrer ses estimations de marché pour les années 2021 et 2022. Après une année 2020 relativement mauvaise, l’association est plutôt optimiste. D’après elle, 2021 a marqué un retour en force pour la filière du solaire thermique qui devrait se confirmer en 2022. D’après l’enquête de Solar Heat Europe menée auprès de ses membres, la croissance observée pourrait être la plus forte depuis l’année 2008. La capacité totale installée en Europe devrait dépasser les 38 GW de capteurs solaires, soit 27 TWh de chaleur produite. La capacité de stockage thermique est estimée à plus de 187 GWh, plaçant cette technologie comme la première des énergies renouvelables en termes de stockage de chaleur. Les deux principaux marchés européens, à savoir l’Allemagne et la Grèce, ont cependant suivi des tendances assez différentes entre 2020 et 2021. En Allemagne, premier marché européen, les ventes ont connu une croissance de 26 % en 2020 et sont restées stables sur 2021, à 450 MW. La Grèce, quant à elle, a vu ses ventes diminuer de 15,7 % en 2020, puis rebondir de 18 % en 2021, pour atteindre 251 MW. La production de panneaux grecs a connu une augmentation de 27 %, s’expliquant par une forte hausse des exportations, qui absorbent désormais 65 % de la production totale. La croissance est appelée à se poursuivre en 2022 estime l’association.

MARS 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MARS

Voir actus
  • GAZ RENOUVELABLES – 20 % de biométhane en 2030 25 mars 2022

    Le 17 mars le Syndicat des Énergies Renouvelables (SER) et les quatre gestionnaires de réseaux de gaz français ont annoncé la publication de la 7e édition du Panorama des gaz renouvelables en France, dressant l’état des lieux du biométhane injecté dans le réseau de gaz. Avec 151 nouveaux projets mis en service en 2021, soit une croissance de 71 % par rapport à l’année précédente, la France dispose d’une capacité de production de 6,4 TWh/an. L’an dernier, 4,3 TWh de biométhane ont été injectés dans le réseau, soit près de 1 % de la consommation de gaz naturel française. L’objectif officiel à 2023 pour cette filière (6 TWh) est ainsi d’ores et déjà dépassé. Ceux pour 2028, entre 14 et 22 TWh représentant de 7 % à 10 % de la consommation de gaz, pourraient, pour leur part, être atteints très rapidement. En effet, plus de 1 000 projets sont actuellement à diverses étapes de développement et l’équivalent de 19 TWh de capacité de production se trouve en file d’attente, soit un total de plus de 25 TWh avec les unités déjà raccordées. La dynamique de la méthanisation ne cesse de s’accélérer, mais des freins subsistent pour l’injection. La guerre en Ukraine remet pourtant au cœur de l’actualité la dépendance de l’Europe et de la France aux gaz fossiles, notamment à la Russie, ce qui montre plus que jamais l’importance de développer les gaz renouvelables. Or, d’après Jean-Louis Bal, président du SER : « Si l’État fait accélérer l’instruction des dossiers en file d’attente par ses services et garantit un dispositif de soutien stable, on connaîtra une forte accélération du nombre de nouveaux projets. Dans ces conditions, les gaz renouvelables pourraient représenter 20 % de notre consommation de gaz en 2030. » Ce dernier appelle donc à des mesures ambitieuses comme le raccourcissement des délais d’obtention des autorisations administratives et l’allongement de la durée réglementaire autorisée pour les mises en service. D’après le SER les nouvelles filières comme la pyrogazéification et la gazéification hydrothermale nécessitent également des mécanismes de soutien personnalisés pour émerger.

  • STOCKAGE – Une première centrale hybride aux Pays-Bas 25 mars 2022

    Le Suédois Vattenfall a inauguré aux Pays-Bas, le 22 mars dernier, sa première centrale hybride baptisée « Energypark Haringvliet » combinant éolien et solaire couplée à des batteries. Situé à 20 kilomètres de Rotterdam, le site est composé de six éoliennes, 115 000 panneaux photovoltaïques et de douze conteneurs de batteries pour une production annuelle estimée à 140 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation de 40 000 foyers hollandais. Le couplage de l’éolien, du solaire et des batteries avec une même connexion au réseau permet de lisser la production d’électricité tout au long de l’année. La mutualisation des câbles de raccordement à la sous-station permet aussi de réduire les coûts de maintenance et l’impact sur l’environnement.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Une centrale biomasse à Montigny-lès-Metz 17 mars 2022

    Lancés en octobre 2020, les travaux de l’unité biomasse de Montigny-lès-Metz (Moselle) viennent de s’achever avec son inauguration le 10 mars dernier par l’exploitant UEM et les élus de la ville. Construite sur un terrain cédé par l’armée, l’unité, alimenté à 70 % pour du bois issu d’un rayon de moins de 100 kilomètres de la ville, permettra d’éviter le rejet de 3 000 tonnes de CO2 par an. À ce jour, deux kilomètres de réseaux de chauffage urbains sont déjà en service et desservent les casernes Raffenel-Delarue et Colin, ainsi que les logements sociaux de l’OPHMM, d’ICF et de Moselis. D’ici quelques mois, onze bâtiments communaux, situés sur le tracé du réseau, seront raccordés.

  • BIOGAZ – La station d’épuration de Clermont-Ferrand va produire du biogaz 17 mars 2022

    Dans le cadre de son schéma de transition énergétique et écologique, Clermont Auvergne Métropole annonce l’extension de la station d’épuration des Trois Rivières, située à Clermont-Ferrand. Les travaux ont pour objectif d’augmenter la capacité de traitement des eaux usées et pluviales avec la construction des six bassins de stockage-restitution pour une meilleure qualité de l’eau (conforme aux normes européennes) lors des rejets dans la rivière Artière après épuration. La deuxième tranche des travaux comprendra la construction d’un méthaniseur pour la production de biogaz. Le coût global de ce projet de 55 millions d’euros sera financé par Clermont Auvergne Métropole avec l’aide de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne, l’Ademe et la Région Auvergne Rhône Alpes. Financés pour 35 millions d’euros par la Métropole, un peu plus de 20 millions pour l’Agence de l’eau, et la Région. Fin des travaux prévue en 2024.

  • BIOGAZ – Gazéification hydrothermale, un énorme potentiel 10 mars 2022

    Filière encore confidentielle, la gazéification hydrothermale est une technologie permettant de valoriser des déchets organiques humides, tels que les boues de stations d’épuration ou boues de curage et dragage (canaux, ports et canaux), afin de produire du gaz renouvelable (biométhane) injecté dans le réseau. Un groupe de travail dédié à cette nouvelle filière, piloté par le transporteur de gaz GRTGaz, estime qu’il existe un gisement potentiel de 400 millions de tonnes annuelles de déchets biomasses humides qui, par ce procédé, pourrait permettre de produire plus de 50 TWh de gaz à l’horizon 2050, équivalent à 15 % de la consommation de gaz de la France à cette date. Le groupe de travail national rassemble une quarantaine d’acteurs dont l’objectif est d’accompagner la structuration de la filière. Il participe à la définition d’un cadre national d’ici 2024, devant faciliter le déploiement effectif de la gazéification hydrothermale en France.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Une deuxième chaufferie biomasse à Tours 10 mars 2022

    Dans la cadre de sa politique de transition énergétique, Tours Métropole Val de Loire a confié en 2019 à Tours Métropole Énergies Durables, filiale d’Engie Solutions, la création de son nouveau réseau de chaleur à travers une délégation de service public de 23 ans. Ce contrat prévoit le déploiement de 17 km de canalisations. Dès 2024, l’équivalent de 10 000 logements et près de 30  bâtiments publics bénéficieront de chauffage et d’eau chaude sanitaire produits à 74 % à partir de biomasse. Après la mise en place d’une première chaudière biomasse en 2020, une seconde vient d’être inaugurée, toujours alimentée exclusivement par des plaquettes de bois issues de forêts locales situées dans un rayon maximal de 100 kilomètres, avec la création de 5 emplois. À ce jour, plusieurs bâtiments emblématiques de Tours bénéficient déjà de ce réseau de chaleur : Mame et les Beaux-Arts, l’Hôpital Bretonneau et Clocheville, ou encore les logements de Tours Habitat et de Ligéris.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Méthanisation participative 3 mars 2022

    ilek, fournisseur français d’énergie verte (électricité et gaz) pour particuliers et petites entreprises, vient de clôturer avec succès sa première campagne de financement participatif pour le développement d’un projet de méthaniseur dans le Maine-et-Loire. En partenariat avec Enerfip, une plateforme de financement participatif dédiée aux projets d’énergie renouvelable, une somme de 500 000 euros a été levée en 5  jours grâce à la participation de 200 clients. Cette unité de méthanisation, baptisée Cop’Vert, est située dans une exploitation d’élevage de vaches laitières. Sa construction a débuté en janvier 2021  pour une mise en service prévue au premier trimestre 2022. À terme, plus de 10 870 tonnes de matières organiques seront traitées chaque année par l’installation, qui produira environ 10,6 GWh de biométhane par an. Cela représente l’équivalent de la consommation de gaz annuelle de près de 915 foyers. Avec cette action, ilek cherche à élargir son champ d’action en permettant à ses clients de placer une partie de leur épargne pour financer des projets d’énergie verte. Pour l’année en cours, l’objectif est de lever 5 millions d’euros pour financer une dizaine de projets sur toute la France, et jusqu’à 30 millions d’ici à 2025. La prochaine opération portera sur un producteur indépendant d’énergie renouvelable, qui lance un projet de trois parcs photovoltaïques dans les départements du Tarn-et-Garonne, du Var et du Vaucluse. L’objectif sera de lever 395 000 euros pour ces parcs qui, une fois en service, vendront leur énergie à ilek et permettront d’alimenter environ 4 220 personnes en électricité 100 % renouvelable.

  • BOIS ÉNERGIE – Granulés de bois, pourquoi les prix augmentent ? 3 mars 2022

    Propellet France, l’association nationale du chauffage au granulé de bois, a publié en ce début d’année une note de huit pages, afin d’expliquer l’augmentation du prix du chauffage à granulés. En effet, le prix du granulé au départ d’usine est passé de 220 € la tonne en janvier 2021 à 350 €/tonne en janvier 2022. Cette augmentation serait due à une « surchauffe conjoncturelle », estime l’association. Les ventes d’appareils à granulés ont plus que doublé entre 2020 et 2021, grâce aux aides nationales et aux politiques de sorties des chaudières au fioul et au gaz. D’autre part le marché européen sort d’une période de quasi surproduction de granulés, conduisant à une suroffre et des prix très bas provenant de l’étranger jusqu’au printemps 2021. Mais la crise de l’énergie que nous vivons a fortement impacté les usages des granulés, qui ont été davantage utilisés dans plusieurs pays pour produire de l’électricité, et pour devenir une source de chauffage principal. La hausse des prix a pu affoler certains consommateurs qui ont décidé d’en stocker plus que nécessaire, produisant l’effet « papier toilette » observé lors du premier confinement provoqué par la pandémie de Covid-19. Globalement, Propellet cherche à rassurer les consommateurs qui pourraient voir dans cette situation exceptionnelle une tendance de fond. Bien que les prix ne devraient pas retrouver leur niveau de 2020, cette énergie reste toujours très économique par rapport au gaz (50 % plus cher) et à l’électricité (trois fois plus chère), rappelle l’association.

FéVRIER 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE FéVRIER

Voir actus
  • HYDROGÈNE – Hydrogène vert compétitif en Espagne 24 février 2022

    HyDeal España engage sa phase opérationnelle et entend débuter la production d’hydrogène vert à partir d’électricité photovoltaïque dès 2025. Issue de l’initiative HyDeal Ambition, HyDeal España est une joint venture créé en novembre dernier par l’entreprise spécialisée dans la production d’hydrogène DH2 Energy, le groupe sidérurgique ArcelorMittal, le transporteur de gaz espagnol Enagás et le conglomérat de l’industrie chimique Grupo Fertiberia. Le projet consiste en une plateforme de production d’hydrogène située dans le nord de l’Espagne, qui affichera une capacité photovoltaïque totale d’ici 2030 de 9,5 GW pour 7,4 GW d’électrolyseurs. L’hydrogène sera livré à un complexe industriel situé dans la région des Asturies, au nord du pays. La taille du projet devrait lui permettre d’atteindre des coûts de production d’hydrogène vert « compétitif ». De futurs clients comme ArcelorMittal ou Grupo Fertiberia ont rejoint le projet afin de décarboner leurs procédés industriels, grands consommateurs d’hydrogène gris. À terme, l’hydrogène de HyDeal España devrait remplacer l’équivalent de 5 % des importations de gaz fossile de l’Espagne, et réduire de 4 % les émissions de CO2 du pays.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Électricité renouvelable, une belle année 2021 24 février 2022

    Le Syndicat des énergies renouvelables, RTE, Enedis et l’agence ORE ont publié le 17 février la 29e édition du Panorama de l’électricité renouvelable. Il détaille la production et le parc installé, par technologie et par région, au 31 décembre 2021. Près de 4 GW (3 951 MW) ont été installés durant l’année, dont 2 687 MW pour le photovoltaïque et 1 202 MW pour l’éolien. Le parc total de production d’électricité renouvelable, toutes filières confondues, s’établit désormais à 59 781  MW, et a produit 117,5 TWh d’électricité sur les 12 mois précédents. Cela correspond à 24,9 % de la consommation d’électricité française sur la même période. L’hydroélectricité reste de loin la première source mais stagne avec une production annuelle de 58,4 TWh, soit 49,7 % du total produit par les sources renouvelables, et représente un parc de 25 718 MW. Seconde technologie, l’éolien a produit 36,8 TWh sur la période, en baisse de 7,2 % par rapport à l’année précédente, qui avait été exceptionnellement ventée. Le parc éolien installé s’élève à 18 783  MW au 31 décembre. Enfin sur la troisième marche, le solaire photovoltaïque a quant à lui connu sa meilleure année en termes d’installation et passe de 10 380 MW en 2020 à 13 067 MW. Sa production sur la période s’élève à 14,3 TWh, en hausse de 12,6 %. Nouveauté 2022, ce panorama compare les installations en service et en projet dans chaque région aux objectifs définis dans les schémas de planification régionaux (SRADDET).

  • BIOGAZ – Une école de Lyon se chauffe au biogaz 18 février 2022

    La Ville de Lyon annonce que l’école Simone Signoret, située dans le 8e arrondissement, est désormais chauffée à 25 % par du biogaz provenant, via des garanties d’origine, de l’unité de méthanisation Chand’énergies, située dans l’Ain. Ce site, mis en service en novembre 2020 par deux agriculteurs, traite des déchets agricoles locaux et plus particulièrement des effluents d’élevage pour une valorisation de 10 000 tonnes de matières organiques par an, soit du chauffage pour 2 400 équivalents-logements. Les élèves sont aussi associés à ce projet avec la mise en place, depuis le début de l’année, d’un projet éducatif baptisé « Défi class’énergie », piloté par l’Agence locale de l’énergie, ayant pour mission de sensibiliser les plus jeunes aux enjeux environnementaux. L’utilisation du biogaz n’est pas nouvelle pour la ville de Lyon qui chauffe déjà une quarantaine de bâtiments municipaux, tels que l’Hôtel de Ville, 5 mairies d’arrondissement, 4 piscines d’hiver, 9 écoles et 9  crèches, ainsi qu’un établissement culturel ou sportif par arrondissement (Maison de la Danse, musée des Beaux-arts, patinoire Charlemagne, etc.).

  • PRÉSIDENTIELLE 2022 – Dix mesures d’urgence pour les renouvelables 18 février 2022

    Le 10 février dernier, le Syndicat des énergies renouvelables a présenté le second volet de son Livre blanc, qui contient notamment 10 mesures indispensables à mettre en œuvre dans le prochain quinquennat. Pour son président Jean-Louis Bal, « La France doit dès à présent passer à la vitesse supérieure en matière de renouvelables. […] les candidats doivent se saisir des outils déjà existants et être en capacité d’en faire émerger de nouveaux ». Le SER estime par exemple indispensable de créer un  « Fonds social pour le climat » pour protéger les plus vulnérables ou de mettre en place des formations professionnalisantes pour décrocher un emploi compatible avec la transition énergétique. Il demande également un programme industriel pour renforcer la souveraineté dans les technologies stratégiques, à l’instar des renouvelables, tout en programmant une sortie des énergies fossiles dans les secteurs qui en sont encore trop dépendants. Tout ceci ne pourra se faire sans un  « programme national d’information » sur les énergies renouvelables pour un débat éclairé. 50 mesures sectorielles ont également été élaborées afin de guider les différents secteurs des politiques publiques.

  • GÉOTHERMIE – Du lithium made in Europe : le pari d’EuGeli 10 février 2022

    Produire du lithium localement et avec une faible empreinte environnementale : c’est l’un des enjeux du développement croissant des véhicules électriques en Europe. Grâce au projet de recherche et d’innovation européen EuGeli (European Geothermal Lithium Brines), une piste sérieuse se dessine. Achevé en décembre dernier après trois ans de travail et financé par l’Institut Européen d’Innovation et de technologie, celui-ci a permis de développer un procédé d’extraction du lithium des saumures géothermales situées à la frontière franco-allemande. Concrètement, des colonnes sont remplies d’un matériau adsorbant qui capte de façon sélective le lithium dans les saumures. Ces colonnes peuvent être installées sur la branche de réinjection d’un puits de géothermie existant, ce qui offre l’avantage de pouvoir exploiter sur un même site le métal et la chaleur géothermique. Un fois adsorbé, le lithium est récupéré en faisant passer de l’eau légèrement saline dans les colonnes. Une solution concentrée en lithium est obtenue, qui doit être purifiée avant la précipitation du carbonate de lithium de qualité batterie. Dans le cadre du projet, mené par huit partenaires français, allemands et belges sous la coupe du groupe français Eramet, deux pilotes d’extraction ont été réalisés avec succès sur un puits de géothermie en Alsace. Prochaine étape : trouver un modèle économique pour rendre possible une exploitation du procédé à l’échelle industrielle, avec en ligne de mire la réduction d’importation de lithium d’Amérique Latine, d’Australie et de Chine.

  • PATRIMOINE – Un timbre pour le four solaire d’Odeillo 10 février 2022

    Le 28 mars prochain, La Poste mettra en circulation un timbre à l’effigie du four solaire d’Odeillo, situé sur la commune de Font-Romeu-Odeillo-Via dans le département des Pyrénées-Orientales. On doit le four solaire d’Odeillo à Félix Trombe qui, en 1946, dirige le laboratoire du CNRS des terres rares à Meudon. Il parvient à concentrer la lumière du soleil à l’aide d’un miroir pour obtenir de hautes températures en milieu confiné avec pour objectif de fondre des minerais de terres rares et d’extraire des matériaux purs afin d’étudier leurs propriétés. En 1947, le laboratoire est transféré à Mont-Louis dans les Pyrénées-Orientales et devient une unité de recherche dédiée à l’énergie solaire. C’est en 1963 qu’est construit le four solaire d’Odeillo sur la commune de Font-Romeu-Odeillo-Via, à dix kilomètres de Mont-Louis. Plus grand que l’arc de triomphe, il mesure 54  mètres de haut, 48 mètres de large et possède 63 miroirs pour une puissance de 1 000 kW. Aujourd’hui, le four solaire d’Odeillo est un laboratoire du CNRS, le laboratoire Promes (Procédés, Matériaux, Énergie Solaire), une infrastructure de recherche nationale et européenne, spécialisée dans l’étude des matériaux en conditions extrêmes (industrie, domaine spatial, centrales solaires…), et dans la conversion, le stockage et le transport de l’énergie.

  • TRANSITION ÉNERGÉTIQUE – NégaWatt s’invite dans la Présidentielle 4 février 2022

    À l’issue d’un webinaire qui s’est déroulé le 27 janvier, l’association négaWatt a présenté un certain nombre de propositions afin d’abreuver le débat pour la présidentielle 2022 : « Les mesures structurantes à engager lors du prochain quinquennat ». Celles-ci se basent sur son scénario publié fin 2021 afin d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Parmi les mesures proposées, l’association appelle les candidats à engager un grand programme de rénovation performante des bâtiments. En 2030, la France devrait ainsi viser environ 3 millions de maisons individuelles, 1,3 millions de logements sociaux et 640 000 logements en copropriété rénovés au niveau Bâtiment basse consommation (BBC-rénovation) ou équivalent. Pour cela, les trois mesures clés proposées sont une loi de programmation de la rénovation performante, un plan de formation des artisans et un accompagnement assorti de financements simplifiés des projets de rénovation. L’association invite également à réorienter la stratégie industrielle de la France vers les industries comme celle de l’éolien offshore, de la méthanisation, du photovoltaïque et des batteries, industries essentielles à la décarbonation des transports, secteur le plus en retard. Dans l’optique d’un scénario sans nucléaire, négaWatt appelle non seulement à planifier l’arrêt progressif d’exploitation des 56 réacteurs existants, mais également à ne pas démarrer l’EPR de Flamanville ni lancer la construction d’aucun autre réacteur de nouvelle génération. NégaWatt proposera également des webinaires thématiques tout au long de l’année 2022 pour détailler ces mesures.

  • ÉNERGIES MARINES – Une concession de 12 MW au Pays de Galles 4 février 2022

    Le développeur breton d’hydroliennes sous-marines, Sabella et l’Écossais Nova Innovation, spécialiste en énergies marines annoncent l’obtention d’une concession de 12 MW d’hydrolien au large de l’île de Holy Island, à Anglesey au Pays de Galles pour une superficie de 0,65 km2. Les hydroliennes des deux constructeurs seront immergées et posées sur fonds marins pour une puissance de 6 MW chacune – de quoi alimenter jusqu’à 10 000 foyers par an, selon le groupe Sabella. Ce partenariat franco-écossais s’intègre au projet gallois baptisé « Morlais », qui couvre une superficie de 35 km2  en mer avec un potentiel de 240 MW et pour objectif l’alimentation du réseau électrique d’Anglesey. Les turbines devraient être mises à l’eau en 2023 ou 2024.

JANVIER 2022

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JANVIER

Voir actus
  • ÉNERGIES RENOUVELABLES ÉLECTRIQUES – La France désespérément en retard 28 janvier 2022

    Observ’ER vient de publier la douzième édition de son baromètre des énergies renouvelables électriques en France. L’ouvrage présente en détail, et par région, l’actualité des huit filières principales de production d’énergie renouvelable électrique sur les 12 derniers mois afin d’éclairer les territoires sur leur trajectoire en matière de transition énergétique. Si au niveau régional, les filières poursuivent leur développement avec une part croissante de projets portés par les collectivités, le retard du pays sur ces filières est de plus en plus flagrant. En effet, la France n’a pas respecté son engagement d’atteindre 27 % de part de renouvelable dans sa consommation totale électrique en 2020. Cette part n’était que de 24,7 % fin 2020. Le prochain objectif du pays est 40 % d’électricité renouvelable en 2030, ce qui ne pourra pas non plus être atteint sans un changement de politique. Certes, le photovoltaïque a connu une très bonne année 2021, avec entre 3 et 3,5 GW de nouvelles capacités raccordées. Mais le solaire va devoir conserver ce même rythme annuel sans faillir durant les sept années à venir, pour espérer revenir dans la trajectoire de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Un pari difficile car la croissance actuelle du photovoltaïque est basée à plus de 70 % sur des grandes centrales au sol, soit des projets qui se heurtent de plus en plus à des limites foncières et d’acceptabilité. Quant à l’éolien terrestre, son rythme de croissance reste désespérément lent. La filière progresse en moyenne d’un seul GW par an alors qu’elle devrait en faire au moins le double. Résultat, l’éolien commence lui aussi à sortir de sa trajectoire et à cumuler du retard. Ainsi, à fin 2028, ce sont entre 15 et 20 GW qui risquent de manquer au pays pour ces deux filières par rapport à ce qui est prévu par la PPE.

  • HYDROGÈNE – Deux partenariats stratégiques pour Hype 28 janvier 2022

    L’entreprise Hype, plateforme de mobilité hydrogène, vient d’annoncer deux partenariats. Le premier a été conclu avec le producteur français d’énergies renouvelables Akuo. Le projet est de constituer sur la période 2022–2024 le premier écosystème de mobilité hydrogène pour le territoire francilien, notamment en combinant leurs projets Last Mile et H24byHyp. À terme, l’objectif est de permettre le déploiement en Île-de-France d’au moins 20 stations hydrogène de grande capacité (1 tonne/jour) et 6 stations de plus petite taille à l’horizon 2024. Cette étape est importante dans le programme de Hype qui vise à développer une flotte de 10 000 taxis hydrogène mais également d’utilitaires, de bus ou de camions bennes à ordures ménagères. Le second partenariat concerne Ecolotrans, spécialiste de la logistique urbaine écologique. Hype va faciliter l’intégration de la solution hydrogène au sein de la flotte d’Ecolotrans et l’accompagnera dans le déploiement d’une offre de services d’écomobilité dédiée aux professionnels de la logistique du dernier kilomètre appelée Ecolorent.

  • NOMINATION – Isabelle Guichard 21 janvier 2022

    Le 1er  janvier 2022, Isabelle Guichard a été nommée Directrice Générale du Pôle de compétitivité DERBI, en remplacement de Gilles Charier. Avant de rejoindre DERBI, elle occupait le poste de Déléguée aux Affaires Européennes pour le Pôle de compétitivité Agri Sud-Ouest Innovation.

  • ÉNERGIES RENOUVELABLES – Optimiser les réseaux de chaleur 21 janvier 2022

    La FNCCR et Efficacity lancent un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour aider les collectivités à développer ou à optimiser leurs réseaux de chaleur et de froid. Efficacity, institut de recherche dédié à la transition énergétique et écologique des villes, ainsi que le Centre Scientifique et technique du bâtiment (CSTB) ont développé l’outil PowerDIS pour simuler, à l’échelle d’un quartier, tous les flux énergétiques. Ainsi il permet aux collectivités d’évaluer et de comparer un grand nombre de solutions techniques envisageables pour leurs réseaux. Dans le cadre de cet AMI, l’accompagnement est financé à 50 % par Efficacity. Il vise à étudier la possibilité de généraliser cet outil auprès des collectivités ou de l’aménageur en charge du réseau de chaleur, afin d’accélérer la transition énergétique des villes pour l’atteinte des objectifs fixés par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et la Stratégie nationale bas carbone (SNBC). Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 11 mars 2022.

  • HYDROGÈNE – Le port de Marseille Fos produira de l’hydrogène vert 21 janvier 2022

    Le groupe H2V, producteur et développeur français d’hydrogène renouvelable, et le port de Marseille Fos annoncent la construction d’un site de production d’hydrogène renouvelable dans la zone du Caban à Fos-sur-Mer. Le projet a pour objectif la décarbonation de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer en substituant la consommation d’hydrogène d’origine fossile par celle d’hydrogène vert et sera déployé sur une surface de 36  hectares. L’usine de production sera composée de six unités d’électrolyse de 100 MW chacune, soit 600 MW pour une production annuelle d’hydrogène estimée à 84 000 tonnes par an. L’hydrogène sera produit par électrolyse de l’eau grâce à de l’électricité d’origine renouvelable, via l’achat de garanties d’origine. Cette opération de 750  millions d’euros permettra la création de 165 emplois directs et 100  emplois indirects avec pour objectif d’éviter le rejet de 750 000 tonnes de CO2 par an. La mise en service des six tranches de 100 MW sera échelonnée entre 2026 et 2031. H2V a déjà lancé deux autres projets similaires ces dernières années. Son projet d’usine d’électrolyse de 200  MW dans la zone industrielle de Port-Jérôme (Seine-Maritime) a été racheté en octobre dernier par Air Liquide et rebaptisé Air Liquide Normand’Hy. Il devrait entrer en service en 2025. Le projet H2V59 vise pour sa part à créer une usine de production d’hydrogène vert, également de 200 à 300 MW, sur le Grand Port Maritime de Dunkerque (Nord). Sa mise en service pourrait aussi intervenir d’ici 2025.

  • NOMINATION – Séverine Jouanneau Si Larbi 14 janvier 2022

    Depuis le 1er janvier dernier, Séverine Jouanneau Si Larbi, est Déléguée Générale de Tenerrdis, pôle de compétitivité dédié à la transition énergétique basé à Grenoble. Elle succède à Elisabeth Logeais. Séverine Jouanneau Si Larbi travaillait précédemment au CEA-Liten, centre de recherche européen dédié à la transition énergétique.

  • SOLAIRE THERMIQUE – Le solaire thermique renaît en Autriche 14 janvier 2022

    Le solaire thermique reprend du poil de la bête en Autriche. Après 12 ans de baisse du chiffre d’affaires du secteur, la dégringolade a cessé en 2021. Lors du second semestre, les surfaces raccordées ont enregistré un bond, notamment grâce aux projets de grande taille comme celui de Friesach comptant 5 740 m2 de capteurs. Début 2022, on ne recense pas moins de 13 projets d’envergure en phase d’étude dans le cadre du programme de soutien national autrichien. Ces projets représenteraient une surface de capteurs de 303 107 m², c’est-à-dire 212 MW. Ce chiffre impressionnant correspondrait à quatre fois le chiffre installé en 2020 (53 MW). GreenOneTech, leader du secteur en Europe et basé en Autriche, a vu son chiffre d’affaires augmenter en 2021 de plus de 80 % par rapport à l’année précédente, d’après son directeur Robert Kanduth. Ce rebond du solaire thermique est tout de même conditionné à une forte volonté politique, à l’image du Fonds pour le climat et l’énergie qui a vu son budget croître de 45  millions d’euros en mai 2021. En octobre 3,5 millions d’euros ont ainsi été alloués à quatre projets à l’issue d’appels à candidatures. Trois études de faisabilité, dont le potentiel pourrait représenter 54 580 m², ont également obtenu 206 350 euros de financement. La prochaine session d’appels à candidatures aura lieu courant avril 2022.

  • TRANSITION ÉNERGÉTIQUE – Nouveau plan climat en Allemagne 14 janvier 2022

    Le ministre allemand de l’Économie et de la Protection du climat, Robert Habeck, a présenté mardi 11 janvier un rapport sur l’avancement de son pays en matière de transition énergétique. Globalement, le bilan n’est pas bon et le ministre a pointé le retard dans l’effort de réduction des émissions de CO2. Alors que le pays devait les avoir abaissé de 40 % en 2020 par rapport à 1990, la baisse n’est que de 38 % fin 2021. Pourtant l’ambition de l’Allemagne est de baisser ses émissions de 65 % d’ici 2030 avant d’atteindre la neutralité carbone en 2045. Robert Habeck a ainsi annoncé une série de mesures destinées à corriger rapidement le tir. La nouvelle coalition au pouvoir entend notamment porter la part des énergies renouvelables à 80  % dans sa consommation d’électricité d’ici à 2030. Parmi les actions les plus significatives figure la révision d’ici au printemps de la loi sur les énergies renouvelables (loi EEG). Outre une augmentation des volumes d’appel d’offres, la nouvelle mouture de la loi entérinera le principe selon lequel l’expansion des énergies renouvelables sert un intérêt général primordial et participe à la sécurité du pays. Pour développer l’éolien terrestre, chaque Land devra consacrer 2 % de sa surface à l’éolien. Fin 2020, seul 0,8 % du territoire était ouvert à la construction de parcs, dont 0,5 % effectivement disponible. Les servitudes liées aux radars météorologiques militaires seront revues afin de libérer des terrains pour l’éolien. Pour sa part, le photovoltaïque sera rendu obligatoire sur toute nouvelle construction. En termes de capacité en service en 2030, le gouvernement vise 200 GW pour le photovoltaïque (54 GW fin 2020), 100 GW pour l’éolien terrestre (55 GW fin 2020) et 30 GW pour l’éolien en mer (7,8 GW fin 2020). Cela suppose d’installer jusqu’à 15 GW d’éolien et 20 GW de solaire par an, d’ici la fin de la décennie. Le pays veut aller vite car l’ensemble des mesures annoncées devraient être opérationnelles à la fin de l’année 2022.

  • BIOGAZ – Le biogaz s’invite dans les écoles 7 janvier 2022

    Teréga, opérateur du réseau de transport de gaz du sud ouest de la France, devient mécène du projet « Biogaz » initié par le ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports, en partenariat avec l’Association Française pour le Développement de l’Enseignement Technique (AFDET). Ce mécénat a pour but de sensibiliser les élèves et apprentis de la 6ème au BTS aux énergies renouvelables et à la filière biogaz en particulier. Pendant deux ans, Teréga va mettre à la disposition des enseignants des ressources pédagogiques, qui seront disponibles sur la plateforme pédagogique ETINCEL. Les contenus du projet « Biogaz » se feront en collaboration avec les équipes pédagogiques du Campus des métiers et des qualifications Transition Énergétique rattaché au lycée des métiers de l’habitat, des énergies et de l’automobile Sixte-Vignon, situé dans les Hautes-Pyrénées.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Nouvelle chaufferie bois à Bourg-en-Bresse 7 janvier 2022

    Reyssouze Energie Services, filiale d’Engie Solutions, annonce l’achèvement de l’extension du réseau de chaleur de Bourg-en-Bresse (Ain) et le lancement des travaux d’une chaufferie biomasse. Le réseau actuel, de huit kilomètres et raccordé à 3 500 équivalents logements (principalement des logements sociaux), vient de s’étendre avec un kilomètre supplémentaire. Cette extension, raccordée à 500 équivalents logements, sera en activité lors de la mise en service de la chaufferie biomasse en 2022. Cette nouvelle chaufferie sera alimentée en plaquettes forestières provenant d’un rayon maximal de 100 kilomètres et permettra la création de douze postes dans la filière bois locale. Engie Solutions annonce 6 300 tonnes de CO2 évitées par an et 35 GWh de chaleur livré chaque année.

DéCEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE DéCEMBRE

Voir actus
  • GÉOTHERMIE – Vélizy-Villacoublay : une technique innovante au service de la géothermie 17 décembre 2021

    Vélizy-Villacoublay (Yvelines) a inauguré début décembre une centrale géothermique pour alimenter son réseau de chaleur (appoint et secours gaz). Cela n’a pas été une mince affaire. Si l’aquifère du Dogger, principal aquifère géothermique exploité en région parisienne, est chaud et productif en Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et Seine-et-Marne, il l’est moins ailleurs et notamment dans les Yvelines. Pour pouvoir l’exploiter à Vélizy-Villacoublay, il a fallu adapter à la géothermie la technique de forage multidrain utilisée pour les forages pétroliers. « Il s’agit d’une première en Europe. Cette technologie nous permet de compenser le déficit de débit naturel dans cette partie du Dogger de façon à atteindre 360 m3/h, soit 80 % de plus qu’avec un doublet de forage classique, et de rentabiliser l’opération », explique Thomas Guéant, ingénieur géosciences en charge du projet chez Engie Solutions. Ce dernier exploite ce réseau via la société Veligeo, détenue à 80 % par Engie Solutions et à 20 % par la collectivité. L’eau prélevée à 1 600  mètres de profondeur, à 65 °C, permet ainsi de développer une puissance calorifique de plus de 16 MWth et une production de 110 GWh, soit de quoi couvrir 66 % des besoins des abonnés (12 000 équivalents logements). Alimenté auparavant au gaz et par deux unités de cogénération, le réseau (19 km) a subi une série de travaux pour atteindre des niveaux de température et pression acceptables pour l’utilisation de la géothermie. D’un montant total de 25 millions d’euros, le projet est soutenu à hauteur de 3 millions d’euros par la Région Île-de-France et près de 6 millions par l’Ademe.

  • GAZ RENOUVELABLE – Création d’un réseau de stations bio-GNV 17 décembre 2021

    Le gestionnaire de réseau de gaz Teréga et la société d’économie mixte EnR64, fondée en 2019 à par le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques, ont annoncé la création de la société Stirvia pour développer un réseau de stations publiques GNV et BioGNV dans les Pyrénées-Atlantiques. Cet évènement est la suite logique de la convention signée début 2020 destinée à étudier le potentiel sur ce territoire. Stirvia doit favoriser la création progressive d’un maillage de stations-services. Une première station va être construite à Pau, tandis que des études sont menées sur le choix d’implantation d’autres stations dans le département. Elles seront avant tout destinées aux professionnels du transport routier, principaux usagers de GNV, mais pourraient s’ouvrir à terme à d’autres clientèles. Teréga et EnR64  n’ont cependant pas détaillé les futures offres de BioGNV.

  • RÉSEAUX DE FROID – Mise en service de River Cooling à Marseille 9 décembre 2021

    Le fournisseur d’équipement de data centers Interxion, a mis en service la solution de refroidissement River Cooling sur ses data centers Interxion MRS2 et MRS3, à Marseille. Conçu en partenariat avec Dalkia Smart building et EDF, River Cooling consiste en le détournement d’eau souterraine de l’ancienne installation industrielle « La Galerie de la Mer » afin d’alimenter 27 échangeurs thermiques pour refroidir les data centers Interxion. Avec plus de trois kilomètres de réseaux enterrés, un investissement de 15 millions d’euros et 2 ans et demi de travaux, ce système devrait permettre d’économiser près de 18 400 MWh par an pour le refroidissement des équipements informatiques. L’entreprise espère ainsi atteindre un indicateur d’efficacité énergétique (PUE) de 1,2, c’est-à-dire le ratio entre la consommation d’énergie de tous les équipements informatiques et liés directement à leur bon fonctionnement (onduleur, climatisation, etc) et la consommation des équipements informatiques en tant que tels (réseau, serveur, etc). En effet, avec River cooling, Interxion ne dépendra plus de groupes froids électriques, très énergivores. A l’avenir, l’entreprise envisage de connecter son réseau à celui de chauffage urbain d’Euroméditerranée pour couvrir les besoins de bureaux et de logement. La maison mère de Interxion, Digital Realty, s’est engagée à réduire de 68 % ses émissions directes et de 24 % ses émissions indirectes d’ici 2030.

  • TRANSITION – Un nouvel outil pour aider les entreprises à prendre le virage de la transition écologique 9 décembre 2021

    Après avoir fait plusieurs séries d’annonces ces dernières semaines autour de mesures destinées à stimuler le développement des énergies renouvelables (voir l’actu du 7 octobre sur l’éolien et du 4 novembre pour le solaire), la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili se tourne désormais vers l’ensemble du tissu industriel et productif du pays. Invitée vendredi 3 décembre à la Convention des entreprises pour le climat à Nantes, la ministre a exhorté les entreprises de toutes tailles à prendre au plus vite le virage de la transition écologique. Aussi pour les aider dans leurs décisions stratégiques et leurs investissements, Barbara Pompili a annoncé le lancement de « Mission Transition Écologique », un site internet regroupant l’ensemble des aides et dispositifs existant dans le domaine de la transition écologique des entreprises. Alors qu’une très nette majorité des dirigeants de PME et ETI françaises ont conscience de l’urgence climatique, les aides publiques écologiques restent encore trop méconnues et il est souvent jugé difficile de trouver le bon accompagnement, compte tenu de la multiplicité des opérateurs qui les proposent. C’est la raison pour laquelle le Gouvernement a renforcé ses dispositifs de communication à destination des entreprises, notamment via ce nouveau site qui dispose d’un moteur de recherche réunissant près de 500 dispositifs publics d’accompagnement et de financement (ADEME, BPI, Régions, Départements, Agences dédiées, etc.). L’outil permettra également une mise en relation directe avec un conseiller expert de la transition écologique afin de guider les entrepreneurs. La plateforme est accessible à l’adresse suivante : https://mission-transition-ecologique.beta.gouv.fr

  • GÉOTHERMIE – Chauffer ses locaux grâce à la géothermie basse température 2 décembre 2021

    Dans leur vieux hangar transformé en bureau commun, à Monts en Indre et Loire, les deux cabinets de conseil spécialisés en hydrogéologie, Hygéo et Hydrogéologues conseil, ont décidé de faire la preuve par l’exemple. C’est donc une installation de géothermie basse température qui y assurera le chauffage. « Il existe deux technologies : la géothermie sur nappe et la géothermie sur sondes verticales. La première nécessite d’avoir de l’eau souterraine exploitable à l’aplomb du site, c’est-à-dire pas trop en profondeur, ce qui n’est pas notre cas. La seconde est possible partout et est souvent privilégiée pour les petits projets », explique Hélène Galia, directrice d’Hydrogéologues conseil. Les deux sociétés ont ainsi opté pour la seconde option. Deux forages ont été effectués en octobre et descendent à 70 m de profondeur. Dans chacun d’eux, une sonde (2 tubes en U) sera installée, dans laquelle de l’eau circulera en circuit fermé. Elle se réchauffera l’hiver au contact du sous-sol qui garde une température constante de 12/13 degrés toute l’année, puis alimentera des émetteurs basse-température à l’aide d’une pompe à chaleur (de marque française Lemasson). Celle-ci relèvera la température pour assurer le chauffage des 100 m² de surface (puissance de 8,45 kW, Cop de 4,6). L’été, l’installation permettra, à l’inverse, de rafraîchir les locaux. L’ensemble a coûté 62 000 euros dont 65 % couverts par des aides de l’Ademe et du Feder. Les travaux devraient être terminés en janvier.

  • BIOGAZ – Des boues et du biogaz en Alsace 2 décembre 2021

    Le syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) de la région mulhousienne et Suez ont inauguré le 24 novembre l’unité de méthanisation de Sausheim située en Alsace dans le département du Haut-Rhin. Le site traitera les boues d’épuration de 490 000  équivalent-habitants de l’agglomération mulhousienne et produira 2 000  000 Nm3 de biométhane épuré par an. Ce biométhane servira à alimenter en carburant vert les bus de l’agglomération. Grâce à un procédé mis au point par Suez qui permet de récupérer le phosphore sur les digestats liquides, le site produira aussi des granules de 1 à 3 millimètres qui seront utilisés à des fins agricoles pour fertiliser les sols.

  • MIX ÉNERGÉTIQUE – L’Ademe propose 4 scénarios de neutralité carbone 2 décembre 2021

    Après l’association Negawatt, l’Ademe dévoile 4 scénarios prospectifs pour que la France atteigne la neutralité carbone en 2050. Le scénario S1 « Génération frugale » propose des changements de société profonds, avec une redéfinition des indicateurs de bien-être pour tendre vers une véritable frugalité, en se basant sur des solutions maîtrisées et éprouvées, et la généralisation des techniques low-tech. À l’inverse, le scénario S4 « Pari réparateur » propose peu de changements de mode de vie par rapport à aujourd’hui, mais parie sur une croissance économique soutenue et des révolutions technologiques, notamment sur la capture et le stockage de CO2, le stockage d’énergie et l’efficacité énergétique. Si le scénario S1 se heurte à des risques de clivages politiques forts au sein de la société, le S4, lui, se heurte au réalisme technologique et aux limites physiques. Les scénarios S2 « Coopérations territoriales » et S3 « Technologies vertes » se présentent ainsi comme des voies médianes, mais exigent également de profondes transformations. Pour ces 4 scénarios l’Ademe prend comme hypothèse une part de 70 % d’énergie renouvelable dans le mix énergétique, avec une forte électrification des usages comme le proposent déjà les scénarios de RTE (« Futurs énergétiques 2050 ») et Negawatt. Quels que soient les choix de société, l’Ademe appelle à organiser un débat structurant sur 5  problématiques : la sobriété, les puits de carbone, les régimes alimentaires, le bâtiment, et le modèle industriel.

NOVEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE NOVEMBRE

Voir actus
  • HYDROGÈNE – Station d’hydrogène vert dans le Vaucluse 25 novembre 2021

    Le 22 novembre s’est déroulée une conférence de presse à Monteux au cours de laquelle les représentants de la Communauté de communes Les Sorgues du Comtat (Vaucluse) et l’entreprise Hynoé ont présenté le projet de station d’hydrogène vert, qui devrait s’installer à Sorgue, l’une des cinq communes de l’intercommunalité. Il est prévu qu’elle fournisse jusqu’à 400 kg d’hydrogène vert par jour d’ici 2024, afin d’alimenter des poids lourds, bus, bennes à ordures et chariots-élévateur. L’hydrogène doit être produit par des électrolyseurs alimentés par de l’électricité photovoltaïque, provenant d’installations construites sur le territoire des Sorgues du Comtat. Les élus mettent en avant la diminution de la pollution atmosphérique comme les particules fines, mais également une réduction de la pollution sonore. La jeune société Hynoé, basée à Marseille qui compte 70 salariés pour un chiffres d’affaires de 15 millions d’euros, affirme vouloir investir 4 millions d’euros dans ce projet de station d’hydrogène vert.