L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DES ENR

L’Actu des ENR est une synthèse des actualités les plus marquantes de les filières énergies renouvelables en France, en Europe et à l’international. C’est le prolongement du magazine qui, en un coup d’œil, permet de ne rien manquer des principales informations économiques, politiques et technologiques du secteur.

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JUILLET 2020

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUILLET

  • ETATS-UNIS – Joe Biden dévoile ses ambitions pour le climat 17 juillet 2020

    Candidat du Parti démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden a dévoilé mardi 14 juillet un ensemble…Lire la suite

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  • EUROPE – Le stockage doit décarboner le secteur électrique 17 juillet 2020

    556 députés européens ont adopté le 10 juillet le rapport présentant leur stratégie en matière de stockage de l’énergie, jugé majeur dans la réalisation des objectifs de décarbonation de l’UE. Si les technologies de stockage par stations hydraulique de pompage sont déjà bien connues et largement utilisées, le rapport invite les députés à davantage s’intéresser aux batteries chimiques de nouvelles générations, au stockage thermique et à l’hydrogène. En effet, le Parlement demande aux Etats membres de lever les obstacles réglementaires qui pourraient freiner le développement de ces technologies. La recherche sur la production d’hydrogène vert est largement plébiscitée pour réduire ses coûts, afin de créer une véritable filière industrielle à moyen terme. Le rapport demande également à la Commission d’évaluer la possibilité d’adaptation des infrastructures gazières à ce nouveau vecteur énergétique. La crise sanitaire a permis de mettre en lumière certaines limites des modèles mondialisés très dépendants de chaînes d’approvisionnement lointaines, c’est pourquoi le Parlement souhaite continuer les efforts visant à produire des équipements énergétiques, et notamment des batteries, dans l’espace européen en réduisant les importations de matière première à l’extraction polluante. La Commission estime que pour atteindre l’objectif de décarbonation fixé à 2050, l’UE devra stocker six fois plus d’électricité qu’actuellement, et ce, dans un contexte où les solutions par pompages les plus simples sont déjà quasiment saturées.

  • HYDROÉLECTRICITÉ – Un projet de centrale hydroélectrique à Alfortville 17 juillet 2020

    Jusqu’au 29 juillet, va se tenir une enquête publique relative au projet d’installation d’une centrale hydroélectrique à Alfortville (commune située à 3 km au sud-est de Paris, dans le département du Val-de-Marne), sur la rive droite du barrage du Port-à-l’Anglais. Développée par JMB Hydro (filiale de Total Quadran) avec Voies navigables de France (VNF), la centrale sera composée de trois turbines Kaplan pour une production annuelle de 12,5 gigawatt/heure d’électricité qui seront injectées directement dans le réseau. Le chantier estimé à 8,5 millions d’euros et devrait durer 13 mois pour un coût d’exploitation qui devrait avoisiner les 363 000 euros par an. Aurélie Ingrand, désignée commissaire enquêteur par le Tribunal administratif de Melun, tiendra plusieurs permanences dans les mairies d’Alfortville et de Vitry-sur-Seine jusqu’au 29 juillet.

  • STOCKAGE – La Côte-d’Or accueille un site de stockage expérimental 8 juillet 2020

    Dans le cadre du projet “Ringo” initié par RTE (Réseau de Transport d’Électricité), le site de Vingeanne situé en Côte-d’Or vient de réceptionner les premiers containers destinés au stockage des énergies renouvelables produites localement. La production d’énergies renouvelables (éolien et solaire) a augmenté de 21 % entre 2018 et 2019 en Bourgogne-Franche-Comté. Ce dispositif inédit permettra de tester le stockage des surplus ponctuels de production des énergies renouvelables et leur déstockage pour un investissement de 24 millions d’euros. Développées par le groupe Nidec Asi, les batteries utilisées sont de type Lithium ion à forte densité énergétique et pourront stocker l’équivalent de la production de 5 éoliennes soit la consommation de 10 000 foyers. L’expérimentation débutera en juin 2021 pour un lancement officiel prévu pour 2024. Deux autres sites expérimentaux verront le jour en Haute-Vienne et dans les Hautes-Alpes.

  • ALLEMAGNE – Des conditions météorologiques propices à l’électricité renouvelable au cours du premier semestre 2020 8 juillet 2020

    L’institut Fraunhofer ISE a publié un communiqué de presse le 1er juillet présentant les chiffres de la production d’électricité en Allemagne sur la première moitié de l’année 2020. Avec 55,8 % de l’électricité produite, les énergies renouvelables électriques ont atteint un nouveau record. Le solaire et l’éolien, principaux contributeurs, ont produit 102,9 TWh, contre 92,3 TWh sur la même période en 2019. La production solaire a connu une croissance de 11,2 % grâce à des conditions d’ensoleillement excellentes d’avril à juin, l’éolien croît également de 11,7 % et a même atteint le seuil des 45 % de la production totale au mois de février. En revanche, la biomasse a peu évolué et la production hydroélectrique a chuté de 9 %. Au total, 136,1 TWh ont été produits à partir de solaire, éolien, hydroélectricité ou biomasse mi-2020. La production à partir de gaz a augmenté de 13,9 % au détriment des centrales à charbon de houille dont la production a diminué de 46 % et celles de lignite de 36,3 %. Ces changements sont principalement dus à l’augmentation des prix des quotas du système ETS, passés à 21,92 €/t-CO2. Enfin, sur la même période, la production d’origine nucléaire a diminué de 12,9 %.

  • CHALEUR – Facebook alimente en chaleur la 3e plus grande ville du Danemark 8 juillet 2020

    Facebook annonce que son data center situé au Danemark alimentera en chaleur la ville d’Odense située au sud du pays. Ce centre de données, mis en service en septembre dernier, a été conçu pour intégrer un réseau de récupération de chaleur qui sera distribuée via le système de chauffage urbain de la ville. L’objectif est de récupérer et de distribuer 100 000 MWh d’énergie par an pour alimenter 6 900 foyers en chauffage. Le data center d’Odense est alimenté à 100 % par de l’énergie renouvelable, à travers un accord d’achat d’énergie avec trois fermes éoliennes nordiques. Le géant Américain vient d’investir 416 millions de dollars dans le projet Prospero Solar, une ferme solaire située au Texas qui aura une capacité de 300 MW. Avec ces différents projets, Facebook confirme sa volonté d’intégrer les énergies renouvelables dans son business model.

  • CONVENTION CITOYENNE POUR LE CLIMAT – Enerplan réagit aux 148 propositions 2 juillet 2020

    Le syndicat du solaire Enerplan a publié le 1er juillet un communiqué de presse pour réagir aux 148 mesures proposées par la Convention citoyenne pour le climat. Dans le domaine du photovoltaïque, le syndicat soutient évidemment la mesure 11.2.2 de hausse du plafond du guichet tarifaire, ainsi que la mesure 11.1.2 visant à relever le seuil d’obligation de permis de construire et d’évaluation environnementale à 500 kW afin de faciliter la mise en œuvre des projets de petites tailles. Les citoyens ont également proposé la mise en place d’un guichet unique rassemblant les différents interlocuteurs techniques et administratifs via la proposition 11.2.6, ne nécessitant théoriquement pas de traduction juridique. Ceci montre une volonté d’accélération des démarches d’après Enerplan qui se félicite également de la proposition 11.3 portant sur l’autoconsommation, le partage de chaleur et d’électricité localement produite entre bâtiments. Le syndicat regrette cependant que les discussions relatives au CITE, notamment sur l’élargissement de son éligibilité, soient repoussées à l’automne. Le président d’Enerplan, Daniel Bour, invite le président de la République à reprendre sans filtre, comme prévu, et au plus vite, les propositions de la Convention.

  • MÉTHANISATION – Des propositions pour la filière 2 juillet 2020

    L’association France gaz renouvelables, chargée de promouvoir le gaz renouvelable dans le paysage énergétique français, vient de publier quatre propositions pour soutenir le plan de relance post-Covid-19 : libérer les capacités de production ; permettre plus d’investissement en faveur du raccordement ; autoriser le mécanisme Méthaneuf dans les programmes de construction de logements neufs ; soutenir la compétitivité et l’innovation en faveur des objectifs de transition énergétique et d’économie circulaire. L’association annonce la parution prochaine, en janvier 2021, d’une étude consacrée aux externalités positives de la méthanisation sur les territoires. Quatre grands thèmes (gaz à effet de serre, eau, déchets, résilience des exploitations agricoles) seront ainsi passés au crible des groupes de travail de l’association et les résultats validés par un comité scientifique indépendant.

  • HYDROGÈNE – Des trains à hydrogène vert en Italie 2 juillet 2020

    Alstom SA, constructeur français d’infrastructures de transport et le groupe gazier italien Snam ont conclu un accord sur 5 ans pour le développement de trains à hydrogène renouvelable en Italie. Alstom fabriquera et assurera la maintenance des trains, neufs ou convertis à l’hydrogène et Snam construira les infrastructures nécessaires pour produire et transporter l’hydrogène qui sera produit à partir d’énergies renouvelables. L’objectif est de disposer des installations nécessaires pour construire les trains ainsi que les infrastructures associées d’ici début 2021. Alstom, qui a déjà développé un train à hydrogène en Allemagne, le Coradia iLint (mis en service en 2018), poursuit son expansion dans le secteur. Selon Marco Alvera, directeur général de Snam, « L’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables deviendra compétitif par rapport aux combustibles fossiles dans quelques années et jouera un rôle clé dans la transition énergétique, en particulier dans l’industrie, le chauffage et les transports. »

JUIN 2020

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUIN

  • HYDROGÈNE – La Région Auvergne-Rhône-Alpes mise sur la mobilité hydrogène 25 juin 2020

    L’entreprise drômoise McPhy, spécialisée dans les équipements de production, stockage et distribution d’hydrogène vert, remporte l’appel d’offres lancé par la joint-venture public-privé Hympulsion (Engie, Michelin et Crédit agricole) dans le cadre du projet Zero Emission Valley. Initié par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, ce programme pionnier en France et en Europe prévoit le déploiement d’ici fin 2023 de 20 stations hydrogène et d’une flotte de 1 200 véhicules à pile à combustible zéro-émission. Les 15 électrolyseurs de technologie alcaline seront alimentés par de l’électricité d’origine renouvelable locale : hydraulique, photovoltaïque et éolien. Ce projet mobilise près de 52 M€ sur 10 ans dont 15 M€ financés par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, 14,4 M€ par l’Ademe et 10,1 M€ de fonds du programme européen CEF Transport.

  • RELANCE – L’AIE et le FMI publient leur plan d’action 25 juin 2020

    Le 18 juin l’AIE a publié un rapport en coopération avec le FMI pour partager des recommandations sur les politiques publiques et privées de l’énergie à mettre en œuvre afin de construire un futur plus résilient et de réduire notre impact sur l’environnement. Le Sustainable Recovery Plan contient une série d’actions pour les années 2021-2023 visant à relancer l’économie tout en améliorant les systèmes énergétiques. Il permettrait d’atteindre une croissance moyenne de 1,1 % en créant 9 millions d’emplois par an et de réduire de 4,5 milliards de tonnes eqCO2 les gaz à effet de serre émis annuellement d’ici à 2023. Les actions auraient également des impacts positifs sur la santé et amèneraient une réduction des émissions de polluants dans l’atmosphère à hauteur de 5 %, l’accès à des cuisinières propres à plus de 420 millions de personnes ainsi qu’à l’électricité à 270 millions de personnes. L’AIE estime le montant des investissements nécessaires à 1 000 milliards d’US$ par an ce qui ne représente que 0,7 % du PIB mondial.

  • IRENA – Un rapport pour mettre la transition énergétique au cœur des politiques de relance économique 25 juin 2020

    Faisant écho au travail de l’AIE et son Sustainable Recovery Plan, l’Agence internationale des énergies renouvelables (IRENA), vient de publier un rapport intitulé Post-COVID recovery: An agenda for resilience, development and equality. Ce document présente un ensemble de recommandations aux gouvernements dans la conduite de leurs investissements et de leurs politiques de relance économique post-COVID-19. Au centre de ce travail, le rôle des énergies renouvelables dans l’atteinte d’un système entièrement décarboné d’ici 2050. Pour l’agence internationale, le doublement des investissements de transition énergétique actuels, pour les porter à 4 500 milliards de dollars annuels au cours des trois prochaines années, fournirait un stimulant efficace aux investissements du secteur privé qui pourraient être multipliés par 3 ou 4. Les retombées économiques avancées par le rapport sont une augmentation du PIB mondial de 1,3 % et la création de 19 millions d’emplois supplémentaires. Chaque million de dollars investi dans les énergies renouvelables créerait trois fois plus d’emplois que dans les combustibles fossiles.  Le rapport passe au crible tous les domaines énergétiques et ne se cantonne pas à la seule production d’électricité. Les besoins de chauffage et de refroidissement sont également traités, tout comme les nouvelles mobilités, le stockage de l’énergie, les investissements dans les infrastructures (les réseaux) ou les actions de maîtrise de l’énergie.

  • HYDROGÈNE – De l’hydrogène vert à l’aéroport de Toulouse 18 juin 2020

    L’aéroport Toulouse-Blagnac, l’Agence régionale énergie climat d’Occitanie et Hydrogène France (Engie Solutions) viennent de signer une convention cadre pour la réalisation d’une station de production et de distribution d’hydrogène vert sur le site aéroportuaire de Toulouse-Blagnac. Intitulé Hyport, ce projet prévoit l’installation d’un électrolyseur de technologie alcaline alimenté par de l’électricité d’origine renouvelable locale : hydraulique (barrages pyrénéens), photovoltaïque et éolien. Cette station, dont la construction démarrera cette année, assurera la fourniture d’hydrogène vert au service non seulement de la mobilité (bus destinés à assurer le transport des passagers entre l’aérogare et les avions, véhicules utilitaires légers, flottes captives, etc.) mais aussi des applications aéronautiques et industrielles. Le projet toulousain Hyport a reçu le soutien de la Région Occitanie, de l’Ademe et de l’Europe à travers le programme JIVE2 (Joint Initiative for hydrogen Vehicles across Europe).

  • RGE – Qualit’EnR lance la qualification QualiPV 0 à 250 kWc 18 juin 2020

    L’association Qualit’EnR œuvre pour la formation et la qualification des entreprises d’installation de production d’énergie renouvelable. Qualit’EnR lance une nouvelle qualification pour le solaire photovoltaïque qui couvrira les installations de panneaux photovoltaïques jusqu’à 250 kWc, QualiPV 0 à 250 kWc. Celle ci répond aux exigences du référentiel « Reconnu garant de l’environnement » (GRE) et permet aux installations réalisées par des installateurs qualifiés de bénéficier du tarif d’achat ou de la prime d’autoconsommation si elles y sont éligibles. Jusque là, QualiPV module Élec ne couvrait que les installations jusqu’à 36 kWc. Maintenant, les installateurs qui réalisent également de grandes toitures pourront demander uniquement la qualification 0 à 250 kWc. Ceux qui ne réalisent que des installations de petite taille devront garder la 0-36 kWc, car ils ne pourront se faire auditer sur une installation de puissance supérieure à 36 kWc, ce qui est nécessaire pour valider la qualification.

  • BILAN REN21 – Les progrès dans les renouvelables toujours trop limités au secteur électrique 18 juin 2020

    Le think tank spécialisé dans les énergies renouvelables REN21 a sorti son rapport annuel le 16 juin faisant le bilan des énergies renouvelables dans le monde et proposant des recommandations afin de surmonter les obstacles auxquels font face les secteurs du transport et du chauffage. En effet, des progrès impressionnants ont été réalisés ces 5 dernières années, mais toujours limités au secteur de l’électricité. La part des énergies renouvelables dans la consommation totale n’est passée que de 9,6 % en 2013 à 11 % en 2018. Si l’électricité renouvelable représente un quart de la production mondiale, dans le chauffage et le refroidissement, le renouvelable ne représente que 10 % du total, et seulement 3 % dans les transports. D’autre part, REN21 explique que ces progrès sont notamment dus à des politiques publiques initiées il y a des années, très favorables dans le secteur de l’électricité, mais que les obstacles rencontrés il y a 10 ans sont toujours les mêmes pour les secteurs du chauffage et refroidissement et des transports. Ces secteurs ont plus que jamais besoin du soutien de politiques publiques efficaces afin de créer les conditions propices à leur développement, indispensable à la lutte contre le changement climatique.

  • HYDROGÈNE – Une première mondiale en Haute-Vienne 11 juin 2020

    Engie Solutions, Siemens Gas and Power, Centrax, Arttic, le Centre aérospatial allemand (DLR) et quatre universités européennes annoncent le lancement du projet Hyflexpower. Déployé à Saillat-sur-Vienne (Haute-Vienne) sur le site de Smurfit Kappa, une entreprise spécialisée dans la fabrication de papier recyclé, ce programme a pour objectif la mise en service du démonstrateur industriel « power-to-X-to-power » qui intégrera une turbine à gaz fonctionnant à l’hydrogène vert. La preuve que l’hydrogène renouvelable peut servir de moyen flexible de stockage de l’électricité excédentaire, le stockage des productions variables d’origine renouvelable étant l’un des principaux enjeux de la transition énergétique. Ce projet européen a été initié dans le cadre du programme-cadre pour la recherche et l’innovation Horizon 2020 et sera étalé sur quatre ans. Le budget total est de 15,2 millions d’euros, dont 10,5 millions sont financés par l’Union européenne. Après une phase de transition où la turbine fonctionnera sur un mix gaz naturel et hydrogène, l’objectif final est d’atteindre une exploitation 100 % à l’hydrogène en 2023.

  • RELANCE – Le SER dévoile ses propositions 11 juin 2020

    Le 9 juin était organisé par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) une conférence de presse en ligne sur le thème de la relance post-Covid, à l’occasion de la publication de son rapport “Les énergies renouvelables : un levier de la relance économique”. Ce dernier dévoile les propositions, filière par filière, qu’il considère nécessaires afin de permettre une relance cohérente avec les objectifs nationaux. Parmi celles présentées, la fiscalité carbone reste l’une des plus emblématiques, avec notamment une redistribution à destination des ménages et des collectivités nécessaire afin de faciliter l’abandon des énergies fossiles au niveau local. Le syndicat prône également une simplification et une accélération des délais d’autorisation et des appels d’offres, d’autant plus utiles dans un contexte de prise de retard due à la crise sanitaire. Il met également au premier plan le besoin de soutenir l’industrie nationale par la préservation des outils de production et du rythme des appels d’offres. Le SER appelle par ailleurs à une accélération du développement des réseaux de gaz renouvelable via l’augmentation des plafonds d’investissement pour les gestionnaires de réseaux dans le cadre du droit à l’injection, et ce jusqu’en 2023 au moins. Le rapport fait l’inventaire, filière par filière, des préconisations du SER, ainsi que de celles spécifiques aux territoires ultra-marins, dont les problématiques sont très spécifiques.

  • MARCHÉ – La géothermie en attente de politiques volontaristes 11 juin 2020

    L’association européenne de la géothermie, l’EGEC, a publié le 8 juin son rapport sur le marché européen au sens large (incluant l’Islande et la Turquie) de l’année 2019. Le marché de la géothermie se développe rapidement selon l’EGEC, en particulier son versant électrique, mais est très sensible aux politiques de soutien mises en place. À fin 2019, on dénombrait 130 centrales géothermiques électriques, 36 projets en développement et 124 projets en cours de planification, pour un total de 3.3 GWe. Ces chiffres indiquent que le nombre de centrales géothermiques en opération, qui fonctionnent en base, pourrait doubler dans les 5 à 8 prochaines années. L’Europe est un des principaux marchés de la géothermie sur réseaux de chaleur et de froid. En 2019, 5,5 GWth ont été installés dans 25 pays et de nombreux projets lancés par rapport à 2018. Le marché de la pompe à chaleur géothermique, à quant à lui, franchi le cap des 2 millions de PAC en opération, avec la Suède qui en comptabilise à elle seule plus de 600 000, montrant ainsi l’importance des politiques en place pour développer les énergies renouvelables plutôt que conventionnelles. Selon l’EGEC, la géothermie a besoin, pour continuer sa croissance, d’un cadre stable de soutien, de systèmes d’assurances adaptés, du développement d’une réelle politique de R&D, d’un prix du carbone et de la fin du soutien aux énergies fossiles, gaz compris.

  • ENR ET JURISPRUDENCE – Multiplication par 7 des décisions de justice sur des projets EnR depuis 2000 4 juin 2020

    Selon l’Observatoire des transitions environnementales et sociétales publié par le cabinet De Gaulle Fleurance & Associés, le nombre de décisions de justice rendues sur des actions relatives à des sources d’énergie renouvelable a été multiplié par 7 entre 2000 et 2019. Cette évolution est d’une part alimentée par le fort développement des projets EnR sur le territoire mais également par le durcissement des groupes d’opposants qui ont radicalisé leur approche en déposant systématiquement des recours pour toute nouvelle opération. Dans l’éolien, sans surprise, les recours sont les plus nombreux avec 141 décisions de justice disponibles en 2019, contre 13 en 2000. C’est toutefois nettement moins que le pic de 507 décisions atteint en 2013. Sur 74 recours étudiés plus précisément par le cabinet d’avocats depuis 2015, environ 50 ont été introduits par des opposants aux projets, le plus souvent réunis sous la forme d’associations. La plupart des recours concernaient les permis de construire et les autorisations ICPE, aujourd’hui remplacés par les autorisations uniques. Dans deux cas sur trois, les juridictions se prononcent en faveur des projets. Le photovoltaïque donne également lieu à de nombreux recours avec 144 décisions de justice disponibles concernant une autorisation de projet en 2019, contre 10 en 2000. Le pic a été atteint en 2015 avec 231 décisions de justice. « Les décisions apparaissent moins clémentes avec les projets photovoltaïques puisque près d’une décision sur deux leur est défavorable », indique le rapport sur la base d’une analyse de plus d’une cinquantaine de recours sur les 5 dernières années.

  • TERRITOIRES – Des propositions pour relancer le dynamisme économique local 4 juin 2020

    Face aux répercutions économiques liées à la crise sanitaire Covid-19, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) vient d’annoncer une série de 14 propositions. Parmi ces préconisations on peut retenir : mobiliser un financement exceptionnel du CAS-FACE (fonds d’électrification rurale) et sécuriser les réseaux de distribution d’électricité, soutenir la filière du biométhane, créer de nouvelles infrastructures de mobilité propre, adapter les procédures de validation et de soutien des projets d’énergie renouvelable, s’engager dans l’efficacité et la rénovation énergétiques. La FNCCR plaide pour un plan national de travaux de proximité, portés par les collectivités, qui seront créateurs d’emplois et de dynamisme local, dans la période incertaine qui s’ouvre. « Nous souhaitons que l’État puisse agir en libérant les initiatives locales vertueuses : création d’infrastructures essentielles, au service de tous, soutien à des entreprises en difficulté, création d’emplois, offre de nouveaux services… »

  • CONSULTATION PUBLIQUE – Transposition du paquet européen « une énergie propre pour tous les européens » 4 juin 2020

    Le Ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) a lancé une consultation publique, ouverte du 1er au 26 juin, portant sur les projets d’ordonnance et de décrets relatifs à l’énergie et au climat, en transposition du paquet européen « une énergie propre pour tous les européens ». Les dispositions concernent l’information sur les systèmes de chauffage collectifs, d’eau chaude et de froid, le droit à la déconnexion d’un réseau de chaleur, le périmètre de contrôle des systèmes thermodynamiques ainsi que les systèmes de régulation des flux d’énergie. Elles rendent notamment obligatoire la diffusion d’informations, à destination des occupants d’immeubles, sur leur consommation de chaleur et les charges associées, créent l’obligation d’inspecter les systèmes thermodynamiques de plus de 70 kW, et de proposer l’entretien de ceux de moins de 70 kW, ce qui représente un gisement grandissant d’économie d’énergie d’après le MTES.

MAI 2020

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MAI

Voir actus
  • STRATÉGIE DE RELANCE – Les projets locaux nettement plus rentables que les projets privés 28 mai 2020

    Face à la crise liée au Covid-19, les gouvernements préparent des plans de relance économique et envisagent de redéployer les activités essentielles au niveau local. Or, les projets d’énergies renouvelables représentent non seulement une activité essentielle pour la résilience économique des territoires, mais permettent également une implication des acteurs locaux – citoyens, coopératives, communes, petites et moyennes entreprises -, avec des retombées financières très importantes. Une étude allemande récente a démontré qu’un projet énergétique porté par des acteurs locaux est en moyenne bien plus rentable pour un territoire qu’un projet porté par un acteur privé extérieur. Ce travail, réalisé par l’Institut des technologies de l’énergie décentralisée (IdE) et l’université de Kassel, s’est basé sur des données réelles de parcs éoliens. Les résultats font valoir que pour un projet de 21 MW (7 éoliennes de 3 MW), une opération portée par des acteurs locaux génère 8 fois plus de retombées financières pour le territoire (58 millions €, contre 7 millions € pour le projet “externe”. La richesse générée par le parc circule entre les acteurs locaux et permet de nouvelles activités et profits par « effet multiplicateur », engendrant ainsi un cercle local vertueux. Pour mémoire une étude similaire réalisée par Energie Partagée avait démontré la même tendance.

  • GREEN DEAL – De l’hydrogène dans le plan de relance européen ? Oui mais renouvelable ! 28 mai 2020

    Le 25 mai, huit entreprises (Akuo Energy, BayWa r.e., EDP, Enel, Iberdrola, MHI Vestas, Ørsted et Vestas ) ainsi que les organisations professionnelles européennes du solaire et de l’éolien, SolarPower Europe et WindEurope, ont lancé la campagne « Pour l’hydrogène renouvelable ». Il s’agit d’un mouvement rappelant le rôle incontournable des énergies renouvelables dans le cadre d’une relance économique durable en ligne avec le Green Deal européen. Les signataires ont appelé la Commission européenne à faire le choix de l’électrification directe des besoins énergétiques pour décarboner le transport et le chauffage. Eolien et photovoltaïque joueront un rôle de premier plan dans cette montée en puissance du vecteur électricité. Mais tous les usages ne sont pas électrifiables : industrie lourde, fret routier et maritime, aviation dépendent actuellement de ressources fossiles, et notamment du gaz. L’hydrogène permet de répondre aux besoins de ces secteurs. Lorsqu’il est produit en Europe par électrolyse et électricité 100 % renouvelable, il est propre et permet de renforcer la sécurité énergétique de l’Europe. C’est pour les signataires de l’appel, le seul moyen d’arriver à une décarbonation totale des besoins énergétiques de l’Europe.

  • BOIS – La Cour des comptes communique sur le bilan de la filière 28 mai 2020

    Le 25 mai, la Cour des comptes a publié le rapport sur la Structuration de la filière forêt-bois, ses performances économiques et environnementales. En réponse à la demande du Parlement, il a été établi pour faire un bilan de la filière bois en France, aussi bien en sa qualité de matière première agricole et industrielle, que de source de séquestration du carbone mais aussi d’énergie renouvelable, afin de préserver les ressources et donc les filières qui en dépendent, et d’améliorer la cohérence des politiques publiques au plus près des territoires et des citoyens. Entre autres, la Cour des comptes préconise la création d’un fond d’aide au repeuplement forestier confié à un opérateur public et regroupant tous les financements existants et l’amélioration de l’information immobilière et environnementale. Elle recommande aussi d’étendre au secteur forestier l’expérimentation de paiements pour services environnementaux, en cours dans les secteurs de l’agriculture, et prévu par le plan biodiversité du MTES. Elle met également en avant la nécessité pour la filière de davantage se coordonner notamment en rapprochant les réseaux du Centre National de la Propriété Forestière des chambres d’agriculture.

  • RÉSEAU ÉLECTRIQUE – Première carte RTE des contraintes sur son réseau 26 mai 2020

    RTE vient de mettre en ligne sur son site une première carte des estimations prévisionnelles des congestions résiduelles à un horizon de temps de trois à cinq ans. Cette publication fait suite à une demande de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui avait sollicité les gestionnaires de réseau pour identifier des points de congestion et ainsi permettre aux acteurs de proposer des solutions de flexibilité, et notamment de stockage, d’écrêtement de production ou d’effacement. Cette carte recense les ouvrages sous contraintes (lignes aériennes, lignes souterraines ou transformateurs), les postes électriques les mieux situés pour gérer chaque contrainte de manière efficace, la puissance maximale à limiter et l’énergie associée. Ces données traduisent le besoin prospectif de flexibilité – modulation de production, consommation, stockage ou autre – sur le réseau, en fonction des saisons et des projections de production EnR des centrales locales. RTE met ainsi à disposition les données permettant aux acteurs d’analyser leur intérêt à contribuer à la gestion des contraintes sur le réseau de transport, grâce à leur flexibilité. Cette démarche facilite l’émergence d’alternatives tierces aux limitations de production. A terme, la carte couvrira l’ensemble des régions continentales (donc hors Corse) mais actuellement la première région détaillée est celle des Hauts-de-France. En octobre 2020, les résultats sur la région Nouvelle-Aquitaine devraient être disponibles. Viendront ensuite en 2021, Grand Est, Auvergne-Rhône Alpes, Bourgogne Franche-Comté, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie et Centre – Val de Loire. Les contraintes sur les autres schémas (Île-de-France, Normandie, Bretagne, Pays de la Loire) seront disponibles après 2022.

  • BIOKÉROSÈNE – Des déchets transformés en carburant 26 mai 2020

    Malgré la crise sanitaire liée au Covid-19, British Airways et Shell viennent d’engager 1,1 millions d’euros supplémentaires dans le programme Altalto. Développé par la société britannique Velocys, spécialiste des carburants durables, ce projet prévoit la construction d’une usine de biocarburant issu de déchets ménagers solides afin de les transformer en carburant d’aviation propre. Elle permettrait de valoriser plus de 500 000 tonnes/an de déchets non recyclables destinés à la décharge ou à l’incinération. La technologie, développée par Velocys prévoit une réduction de 70 % des émissions de gaz à effet de serre avec une amélioration de la qualité de l’air due à la disparition des rejets d’oxyde de soufre. Ce projet ambitieux aura aussi l’avantage d’améliorer l’approvisionnement en carburant du Royaume-Uni, qui importe actuellement plus de 70 % de ses carburants d’aviation. Velocys prévoit la création d’un centaine d’emplois liés à la construction et à l’exploitation de la future usine.

  • RAPPORT AIE – L’impact du Covid-19 sur les marchés de l’électricité renouvelable 26 mai 2020

    D’après l’AIE, 2020 donnera lieu à l’installation d’un moins grand volume de capacités renouvelables électriques qu’en 2019, et c’est la première fois que ces marchés ne sont pas à la hausse d’une année sur l’autre, principalement du fait de la crise du Covid-19. Malgré cela, ces secteurs ont montré une forte résilience et les projets retardés devraient se rattraper en 2021. Concrètement, cette année, 13 % de capacités en moins seront mises en service par rapport à 2019, soit 167 GW de nouvelles capacités seulement d’après le rapport Renewable Market Update publié le 20 mai. Cela correspondra toujours à une croissance de 6 % des capacités renouvelables installées dans le monde à la fin de l’année 2020, soit davantage que la capacité totale installée en Europe et Amérique du nord combinées. Beaucoup de projets faisaient déjà face à des difficultés de financement, d’intégration sur le réseau et à des incertitudes politiques lorsque la crise sanitaire est survenue. Cependant elle est également l’occasion pour de nombreux gouvernements de repenser la relance via un soutien accru aux technologies renouvelables. L’AIE insiste sur le fait que l’impact du Covid-19 va bien au-delà du secteur électrique, et que la transition vers une société décarbonée doit se faire dans le reste de l’économie également, comme le transport et la chaleur. La production de chaleur renouvelable est également prévue à la baisse en 2020, et la chute récente des prix du pétrole et du gaz risque de heurter la compétitivité des sources d’énergie renouvelables en l’absence de politiques publiques de soutien supplémentaires.

  • ALLEMAGNE – La « vallée de la mort » pour les centrales lignites 14 mai 2020

    Selon une récente étude de l’organisme allemand Oeko Institut, le secteur des centrales électriques allemandes au lignite serait entré dans une zone qualifiée de « vallée de la mort ». La lourde chute des prix de référence de l’électricité en Allemagne (- 18% en 2020 pour atteindre environ 36,50 € / MWh) a conduit à une surabondance de charbon et de gaz dans le pays. « Aux prix actuels de l’électricité et du carbone, les usines de lignite ayant une efficacité moyenne de 35 % n’ont aucune chance de couvrir leurs coûts de personnel et principaux coûts d’entretien », a déclaré Felix Matthes, responsable de la recherche énergétique et climatique à Oeko Institut. À ce niveau, les opérateurs chercheraient davantage à mettre hors service les centrales électriques plutôt que de se voir imposer des modifications majeures de la part d’une future réglementation ou des syndicats. Ce constat s’applique essentiellement aux centrales construites ou modernisées avant 1995 mais concerne également de plus en plus des sites plus récents construits après 1995. Les opérateurs seraient tentés de fermer ces centrales si leurs marges tombaient en dessous d’un seuil de 6 € / MWh. Une loi de sortie du charbon pour l’Allemagne doit être mis en consultation publique à la fin du mois de mai. L’un des principaux enjeux sera d’accompagner financièrement le secteur à la fermeture des sites.

  • LAOS – Vers un 6e mégaprojet de centrale hydroélectrique ? 14 mai 2020

    Le 11 Mai, la Commission du Mékong a annoncé la volonté du Laos d’entreprendre le processus de consultation préalable pour son 6e projet de centrale hydroélectrique, la centrale Sanakham de 684 MW. Situé à 2 km en amont de la frontière avec la Thaïlande, la centrale au fil de l’eau mesurera 350 m de long et 58 m de hauteur, et comptera 12 turbines de 57 MW chacune. Le gouvernement du Laos a fourni un ensemble d’études techniques, dont une analyse d’impact environnementale et de la pêche sur les membres de la Commission du Mékong, le Cambodge, la Thaïlande et le Vietnam. Le projet estimé à 2 milliard de $ est prévu pour débuter en 2020, pour une mise en service en 2028, afin d’exporter la majorité de l’énergie produite vers la Thaïlande. Le projet nécessitera l’accord de la Commission, qui est notamment préoccupée par le destin des communautés vivant sur les rives du fleuve, sujet clivant mis en avant par de nombreuses ONG. La consultation devrait durer au moins 6 mois.

  • ÉTUDE – Le biométhane poursuit sa croissance 14 mai 2020

    Sia Partners vient de publier mardi 12 mai son cinquième observatoire du biométhane en France. La filière se porte bien et le nombre d’unités installées connait une forte croissance depuis la mise en place des tarifs d’achat en 2011. Avec 47 unités de méthanisation raccordées en 2019, soit une hausse de 62 % par rapport à 2018, la filière française est considérée comme la plus dynamique d’Europe. Une croissance qui devait se poursuivre en 2020 avec une perspective de 200 unités raccordées aux réseaux d’ici la fin de l’année. Mais la crise sanitaire liée au Covid-19 aura un impact direct sur la filière : ralentissement des chantiers, révision des financements, études à l’arrêt… Pour limiter ces effets le gouvernement annonce deux principales mesures : des délais supplémentaires octroyés aux projets en cours pour réaliser leur mise en service ainsi qu’une suspension des contrats d’achat pour les producteurs en difficulté.

  • ÉTUDE 7 mai 2020

    Face à la crise économique liée au Covid-19, l’Oxford Review of Economic Policy vient de publier une étude sur les potentialités de différents types de politiques de relance face au double objectif de relancer l’économie et d’intensifier la lutte contre le réchauffement climatique. Le prix Nobel Joseph Stiglitz et Lord Nicholas Stern de la London School of Economics sont co-auteurs du rapport ; l’auteur principal est le professeur Cameron Hepburn de la Smith School of Enterprise and the Environment de l’université d’Oxford. Ils ont interrogé en avril dernier 231 fonctionnaires des finances, des banquiers centraux et des experts sur les cinq continents quant à différentes politiques de relance. En combinant les réponses, les auteurs relèvent cinq points économiquement et climatiquement efficaces : investir dans des infrastructures d’énergies renouvelables et de capture et stockage de carbone ; dans l’efficacité énergétique des bâtiments ; dans l’éducation et la formation pour répondre au chômage immédiat ; dans la régénération et la résilience des écosystèmes (en particulier l’agriculture raisonnée) et dans la recherche et développement “propre”. Selon Cameron Hepburn, « Quand on investit dans les énergies renouvelables, cela génère à court terme plus d’emplois, précisément quand on en a besoin, et permet à long terme de disposer d’énergie à un coût très limité. ». Les auteurs évaluent à six mois la période de temps qu’il reste pour prendre les bonnes décisions et mettre l’économie sur la route d’une décroissance durable des émissions de gaz à effet de serre.

  • POMPES À CHALEUR – Chiffres de marché 2019 7 mai 2020

    Observ’ER vient de mettre en ligne son étude sur le marché 2019 des pompes à chaleur dans le secteur du résidentiel (jusqu’à 30 kW). Avec 815 400 PAC air/air et air/eau vendues, auxquelles s’ajoutent 118 380 chauffe-eau thermodynamiques (CET), les technologies aérothermiques progressent de 34 % et réalisent une très belle année. Pour les pompes à chaleur de type air/eau, le marché a été très fortement porté par la mesure Coup de Pouce Chauffage mise en place en janvier 2019. Destinée à accélérer le remplacement des chaudières les plus anciennes, et donc les plus polluantes, cette mesure propose aux particuliers des aides pour l’achat de différents équipements de chauffage dont les chaudières biomasse, les systèmes solaires ou les PAC eau/eau ou air/eau. Parmi l’ensemble des options possibles, les pompes à chaleur air/eau sont les principales bénéficiaires de cette mesure. A la différence des autres technologies, elles bénéficient d’un réseau commercial très bien implanté en France et elles sont familières à un grand nombre d’installateurs. Le résultat a été une croissance de 80 % de leurs ventes en 2019. Les pompes à chaleur air/air restent les plus diffusées avec une activité portée à la fois par le remplacement d’anciens systèmes de chauffage électrique et par l’équipement de logements neufs. En 2018 et 2019, ce segment a également profité de deux périodes estivales très chaudes, comportant parfois des épisodes de canicules comme en 2019, ce qui a eu un effet direct sur les ventes, puisqu’elles peuvent être utilisées en mode climatisation. Pour les pompes à chaleur géothermiques, le bilan est inverse car les ventes restent à un niveau désespérément bas (3 300 pièces). Le contexte général du segment reste inchangé : une technologie très mal connue du grand public et des équipements chers à l’achat qui dissuadent la grande majorité des particuliers d’envisager plus avant ces solutions qui ont pourtant un très bon rendement énergétique.

  • ASIE PACIFIQUE – Lutte contre la précarité énergétique et mesures pour dépasser la crise sanitaire vont de pair 7 mai 2020

    Dans un communiqué de presse du 6 mai l’IRENA a annoncé avec l’ESCAP (United Nations Economic and Social Commission for Asia and the Pacific) vouloir préparer l’après-crise afin de fournir de l’énergie renouvelable aux systèmes de santé et à l’économie. Les propositions concerneront à la fois les problématiques court-terme de gestion de crise et les sujets de moyen et long termes pour soutenir l’économie et confirmer l’amélioration sanitaire. La région abrite la moitié de la population mondiale et est particulièrement dépendante des énergies fossiles. De plus, l’ESCAP affirme que 200 millions de personnes vivent sans accès à l’électricité et 1,2 milliard ne disposent pas d’appareils de cuisson neutres pour la santé. La secrétaire exécutif de l’ESCAP Armida Alisjahbana a énoncé le besoin pour les différentes parties prenantes d’adopter la devise « no more business as usual » afin d’inclure davantage de soutenabilité sociale et environnementale dans leurs décisions stratégiques. Avec les baisses budgétaires, les États risquent de délaisser l’accès à l’énergie à court terme dans les régions les plus pauvres et rurales, ce qui pourrait sévèrement impacter leur capacité de réaction pour aider les patients atteints du covid-19 (transport et réfrigération des vaccins). Pour y arriver, les solutions décentralisées de production d’électricité comme le PV seraient plus simples et rapides à mettre en place, et celles pour la cuisson propre pourraient limiter le dangereux cocktail covid-particules fines. C’est également une question d’indépendance énergétique pour ces États, qui, sur les moyen et long termes, pourraient trouver dans les énergies renouvelables,  des solutions accessibles pour combattre la précarité énergétique et le changement climatique et créer des emplois locaux.

AVRIL 2020

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE AVRIL

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  • GOOGLE – Outil d’optimisation de la demande d’énergie 30 avril 2020

    Le 22 avril, à l’occasion de la Journée de la Terre, Google a présenté son nouvel outil de d’optimisation énergétique actuellement testé dans ses data centers. Développé sous le nom de « plateforme intelligente de calcul carbone » il s’agit d’un outil capable d’optimiser la consommation énergétique suivant les meilleures heures de production d’électricité renouvelable. En effet, l’outil permet de prévoir les tâches que doivent effectuer les data centers, ainsi que d’anticiper les pics de production solaire et éolienne journaliers et, ainsi de créer un nouvel emploi du temps afin de synchroniser les tâches énergivores avec ces moments. Sans que cela n’affecte l’utilisation des services comme Maps ou Youtube fonctionnant tout au long de la journée, il permet de décaler les missions les moins urgentes dans le planning, comme les mises à jour de base de données Google Translate. L’entreprise prévoit à terme de déployer ce système dans tous ses sites, et devrait publier une étude détaillée courant 2020.

  • BILAN ENR EUROPÉEN – Webinaire sur les résultats du 19e baromètre annuel EurObserv’ER 30 avril 2020

    Jeudi 23 avril s’est tenu un webinaire entièrement dédié aux résultats de la 19e édition de l’État des énergies renouvelables en Europe, une publication réalisée chaque année par le consortium EurObserv’ER et disponible en ligne depuis fin février. Cet ouvrage de référence présente le bilan du développement énergétique, économique et technique de l’ensemble des technologies renouvelables au sein de chacun des pays membres de l’Union européenne. Animé par l’allemand RENAC, en charge de la communication au sein du consortium, le webinaire a été l’occasion de revenir sur les principaux résultats des différents chapitres du bilan. Observ’ER, leader du consortium, a ouvert la session avec les indicateurs énergétiques et notamment la situation de l’Union européenne vis-à-vis des objectifs de pénétration des filières renouvelables dans son bilan énergétique. Le néerlandais TNO Energy for Transition a présenté les volets emplois et chiffres d’affaires, ainsi qu’un point sur les coûts moyens des différentes technologies EnR et sur les consommations d’énergies fossiles évitées par le développement des énergies renouvelables. Franckfurt School of Finance and Management s’est chargé des indicateurs de suivi des investissements dans les technologies renouvelables. Enfin, le Fraunhofer Institut a passé en revue les principaux enseignements des chapitres dédiés à l’innovation et la compétitivité ainsi qu’à la flexibilité des réseaux électriques pour l’intégration des nouvelles puissances renouvelables. La dernière partie de la session en ligne a été l’occasion pour l’équipe du consortium de répondre aux questions des participants. Les baromètres EurObserv’ER sont issus d’un programme financé par la Commission européenne et complété par l’ADEME pour la traduction en français des livrables. La vidéo du webinaire dans son intégralité est disponible à partir du site des baromètres.

  • HYDROGÈNE – Deux projets pour la mobilité zéro-émission 30 avril 2020

    Le groupe français McPhy, spécialiste des équipements de production, de stockage et de distribution d’hydrogène vient d’être sélectionné pour accompagner deux projets dans la mobilité zéro-émission. Le premier projet prévu en Centre-Val de Loire a pour objectif de convertir les surplus d’électricité renouvelable (éolien et photovoltaïque) en gaz vert. L’hydrogène produit permettra de répondre aux besoins de mobilité grâce à une station de recharge dédiée qui sera installée en fin d’année. Situé dans la Région Grand Ouest, le second projet a pour objectif de recharger des véhicules légers et lourds dédiés au transport de personnes. La phase test débutée mi-mars a été conduite avec succès. La technologie utilisée a aussi été sélectionnée pour équiper de nombreux projets, notamment à Paris et à Rouen ainsi que dans le cadre du projet « EAS-HyMob » en Normandie.

  • HYDROGÈNE – Des navires propulsés à l’hydrogène 23 avril 2020

    Le groupe helvético-suédois ABB annonce la signature d’un accord avec l’entreprise bordelaise Hydrogène de France (HDF), spécialiste des technologies de l’hydrogène. Ce partenariat prévoit l’assemblage et la production de piles à combustible de forte puissance (supérieure à 1 MW) destinées à l’alimentation des navires de haute mer. Les piles à combustible transforment l’énergie chimique de l’hydrogène en électricité par une réaction électrochimique. Avec l’utilisation d’énergies renouvelables pour produire de l’hydrogène, toute la chaîne énergétique peut être propre. Le transport maritime étant responsable d’environ 2,5 % du total des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, la pression s’accroît pour que l’industrie maritime passe à des sources d’énergie plus durables. « Avec la demande sans cesse croissante de solutions permettant un transport maritime durable et responsable, nous sommes convaincus que les piles à combustible joueront un rôle important pour aider l’industrie maritime à atteindre les objectifs de réduction du CO2 », a déclaré Juha Koskela, directeur général d’ABB Marine & Ports. La production sera assurée par Hydrogène de France à Bordeaux.

  • PERSPECTIVES 2050 – Vers une planification basée sur l’économie bas-carbone ? 23 avril 2020

    Dans un communiqué de presse daté du 20 avril, l’IRENA (International Renewable Energy Agency) présente les perspectives développées pour atteindre les objectifs climatiques dans son rapport « Global Renewables Outlook : Energy transformation 2050 ». D’après lui, les investissements nécessaires à une stratégie de décarbonisation pourraient être de l’ordre de 130 000 mds de $ mais engendreraient des bénéfices socio-économiques considérables. La transformation du système énergétique pourrait accroitre le PIB mondial de 98 000 milliards de $ par rapport aux scénarios actuels, faisant passer le nombre d’emplois dans les énergies renouvelables à 45 millions, dans l’efficacité énergétique à 21 millions et dans la flexibilité à 15 millions. Le Directeur général de l’IRENA appelle les gouvernements à « aligner les efforts de récupération à court terme sur les objectifs à moyen et long terme de l’Accord de Paris et du Programme de développement durable des Nations Unies » afin de construire une économie plus résiliente et durable. L’objectif du rapport est de proposer des stratégies afin de réduire d’au moins 70 % les émissions à l’horizon 2050. Si elles diffèrent selon les régions du monde, elles se basent sur des solutions renouvelables atteignant environ 75 % du mix énergétique, ainsi qu’une électrification d’au moins 50% des besoins comme le chauffage et les transports. Cependant les gains au niveau des emplois ne seraient pas répartis équitablement suivant les différentes zones économiques. C’est pourquoi les perspectives de l’IRENA mettent en garde les gouvernements contre leur manque d’ambition, et de coordination aux niveaux international, régional et national, pour notamment soutenir les communautés les plus vulnérables.

  • CLIMAT – Il n’y a plus de temps à perdre ! 23 avril 2020

    Jean Jouzel, climatologue du CESE et plusieurs autres personnalités signent une tribune sur @LaCroix qui rappelle que « La crise profonde que nous traversons actuellement ne doit pas nous faire oublier les enjeux du changement climatique ». La France est un très mauvais élève de la transition énergétique et est aujourd’hui le deuxième pays le plus en retard en matière de développement des EnR par rapport aux objectifs 2020. Ses émissions de CO2 baissent très peu malgré des objectifs ambitieux à 2050 qui équivalent à diviser par 6 nos émissions. Le climatologue constate que les mesures prises concrètement sont bien insuffisantes et pointe notamment la baisse de la Contribution climat énergie (CCE). Dans le même temps, les objectifs annoncés pour notre feuille de route climatique sont les mêmes que ceux d’avant la baisse de la CCE, qui devait avoir un rôle très incitatif sur les entreprises… Les mesures de soutien économiques prises dans le cadre de la crise du coronavirus doivent absolument servir d’accélérateur pour « reconfigurer notre économie » et tenter de rattraper le retard pris. Les gouvernants ont un atout gagnant en main, c’est le moment d’en faire usage.

  • WEBINAIRE – L’état des énergies renouvelables en Europe 15 avril 2020

    EurObserv’ER vous invite à découvrir, le 23 avril 2020 à 11h, les points clés de son rapport annuel récemment paru. Dans ce webinaire d’une heure, vous découvrirez où l’Union européenne se situe par rapport à ses objectifs 2020, quels secteurs énergies renouvelables sont les plus créateurs d’emplois et quels pays en profitent davantage, quelles sont les tendances d’investissement à l’oeuvre dans ces secteurs… Le webinaire dévoilera combien de tonnes de CO2 ont été évitées grâce à l’usage des énergies renouvelables en Europe et quel est le niveau de flexibilité des systèmes électriques des différents pays. Pour vous inscrire cliquez ici. Vous pouvez aussi télécharger librement le rapport ici.

  • EUROPE – Union sacrée pour une relance verte européenne 15 avril 2020

    Dans une tribune publiée dans Le Monde daté du 14 avril, Pascal Canfin, président de la commission Environnement du Parlement européen appelle à une « alliance européenne pour une relance verte » post-crise sanitaire liée au Covid-19. Les quelque 180 signataires indiquent notamment que « L’alliance s’engage à proposer les solutions d’investissement nécessaires, et alignées avec les engagements pour le climat, pour relancer l’économie après la crise. Si nous relançons l’économie dans la mauvaise direction, nous irons encore plus vite dans le mur de la crise climatique. » Parmi les signataires on compte 79 eurodéputés des groupes du Parlement européen Renew Europe, 37 patrons et hauts responsables d’entreprise, 28 associations d’entreprises, 11 ministres européens, 7 ONG et 6 think tanks. Cette tribune a été aussi publiée dans sept quotidiens européens.

  • STOCKAGE – L’IRENA publie un guide méthodologique pour l’évaluation des projets de stockage 15 avril 2020

    L’IRENA (l’agence internationale des énergies renouvelables) a publié en mars son rapport Electricity Storage Valuation Framework. Divisé en trois parties, il s’adresse à la fois aux décideurs, aux régulateurs et aux experts techniques. La méthode proposée pour évaluer la valeur économique du stockage se décline en 5 phases, allant de l’identification des solutions techniques les plus pertinentes à l’évaluation de la viabilité des projets. Par exemple, les batteries fournissent une réponse rapide à des signaux et les STEPs du stockage plus long terme de gros volume en période creuse. L’objectif du rapport est d’offrir les clés pour une meilleure intégration des énergies renouvelable électriques, notamment solaires et éoliennes, grâce à une meilleure compréhension de la valeur offerte par les moyens de stockage par rapport à d’autres techniques de flexibilité. Le rapport se conclut par l’analyse de 8 types de cas concrets, illustrés par de nombreux exemples en services aujourd’hui à travers le monde.

  • RAPPORT IRENA – Les EnR ont représenté les trois quarts de la puissance électrique installée dans le monde en 2019 8 avril 2020

    Selon un rapport publié par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), le secteur des énergies renouvelables a ajouté 176 gigawatts (GW) de capacités nouvelles de production dans le monde en 2019. Si ce chiffre est légèrement inférieur à celui qui avait été enregistré en 2018 (179 GW), le fait marquant est que les technologies renouvelables ont représenté 72 % de l’ensemble des nouvelles capacités installées en 2019 sur le globe et cela pour toutes les filières confondues (fossiles et nucléaire inclus). Jamais depuis 2012, première année où les capacités électriques renouvelables annuellement installées ont été supérieures à celles des énergies fossiles, la domination des technologies renouvelables n’a été aussi prégnante. Ainsi l’an passé leur rythme de progression a été 2,6 fois supérieur à celui des énergies fossiles. Sans surprise, l’éolien et le photovoltaïque sont les principaux moteurs de cette dynamique avec à eux seuls 90 % des 176 GW mis en place en 2019. Ainsi, l’énergie solaire a ajouté 98 GW, dont 60 % en Asie, et l’énergie éolienne a progressé de près de 60 GW, tirée par la croissance en Chine (26 GW) et aux États-Unis (9 GW). Les technologies renouvelables ont représenté au moins 70 % de l’expansion totale de la capacité électrique dans presque toutes les régions du monde hormis en Afrique et au Moyen-Orient, où elles représentaient respectivement 52 % et 26 % des ajouts nets. Ces ajouts ont porté la part renouvelable de toute la capacité électrique mondiale à 34,7 %, contre 33,3 % fin 2018. « Bien que la trajectoire soit positive, il faut en faire plus pour mettre l’énergie mondiale sur la voie du développement durable et de l’atténuation du climat – qui offrent tous deux des avantages économiques importants », a déclaré le directeur général de l’IRENA, Francesco La Camera. « En cette période difficile, nous voyons l’importance de renforcer la résilience de nos économies. Dans ce qui doit être une décennie d’action, des politiques volontaristes sont nécessaires pour augmenter les investissements et accélérer l’adoption des énergies renouvelables. »

  • GÉOTHERMIE – Appel pour un marché européen de la chaleur 8 avril 2020

    Dans une lettre adressée à la Présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen, publiée le 7 Avril, l’EGEC (European Geothermal Energy Council) appelle à la création d’un marché européen de la chaleur à l’image de ceux existants pour l’électricité ou le gaz. L’EGEC est une organisation à but non lucratif comptant plus de 120 membres issus de l’industrie de la géothermie, qui promeut l’information et le développement de l’énergie géothermique. D’après l’association, l’existence de marchés pour l’électricité et le gaz les avantagerait aux dépends de la chaleur, et notamment la chaleur renouvelable. La moitié de la consommation d’énergie en Europe passe par la chaleur, et 80 % de celle-ci vient des énergies fossiles, qui ne sont actuellement pas soumises à un prix du carbone uniformisé. De plus, les énergies fossiles bénéficient de subventions directes et indirectes, incompatibles avec l’accord de Paris, et les objectifs européens. Ainsi les solutions de chauffage et de refroidissement renouvelables peinent à se développer dans la plupart des États membres. Le secrétaire général de l’EGEC appelle donc à soutenir la chaleur renouvelable par la création d’un marché européen de la chaleur, par une législation appropriée et l’institutionnalisation d’un opérateur de réseau de chaleur qui serait chargé de gérer des infrastructures dédiées aux sources de chaleur renouvelables. Une façon également de sortir par le haut de la crise économique actuelle en investissant dans des énergies peu carbonées et créatrices d’emplois.

  • CHALEUR – Un réseau de chaleur à Champs-sur-Marne 8 avril 2020

    Après trois mois de chantier en plein cœur de la cité Descartes de Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), la phase de forage vient de s’achever. La communauté d’agglomération Paris-Vallée de la Marne (CAPVM) et son délégataire de service public GéoMarne (filiale locale du Groupe Engie), annoncent la réalisation de deux forages déviés de 1 900 mètres dans le Dogger (nappe d’eau souterraine où la température de l’eau se situe entre 50 et 95 °C). D’ici quelques semaines, un réseau de chaleur alimenté à 82 % par la géothermie sera effectif et permettra d’alimenter une dizaine de quartiers de Champs-sur-Marne et de Noisiel, soit environ 10 000 équivalent logements, et de faire fonctionner le futur centre aquatique. Cette réalisation représente un investissement de 40 millions d’euros. La Région Ile-de-France accompagne ce projet à hauteur de 4 millions d’euros et l’Ademe, 6 millions. La fin du chantier marque également la clôture de la collecte de financement participatif. Les citoyens locaux et plus largement, les Franciliens, avaient la possibilité de prendre part au projet grâce à un dispositif ouvert sur la plateforme Lumo. Cette collecte a atteint début février la somme d’un million d’euros.

  • CONFINEMENT – Avant goût de la transition énergétique en Belgique 2 avril 2020

    Le confinement impose un ralentissement économique d’ampleur, et par conséquent une réduction de la consommation globale d’énergie. L’APERe (Association pour la Promotion des Energies Renouvelables) rapporte qu’en Belgique, la consommation a diminué de 10% par rapport à une année classique sur la même période. Ce chiffre résulte d’une réduction de 15% de la consommation des entreprises, compensée pour partie par l’augmentation de celle des ménages. Le 28 mars de 9h à 17h, plus de la moitié de la consommation d’électricité en Belgique était fournie par des sources renouvelables. Le solaire représentait 33 %, l’éolien 28 % et la biomasse 3%. Bien que la météo ait été particulièrement propice, l’APERe explique qu’en diminuant notre consommation, il est possible d’intégrer davantage de renouvelables dans le mix. C’est ce que vise la Transition énergétique : une plus grande sobriété énergétique afin de couvrir notre consommation d’énergie par des sources renouvelables. Sur les marchés cependant, les prix négatifs lors de certaines périodes creuses nous invitent à repenser l’organisation du système électrique centralisé afin de pouvoir intégrer la flexibilité de la demande et de l’offre. L’APERe rappelle également que « le confinement ne perturbe pas le fonctionnement de nos installations renouvelables, contrairement aux centrales fossiles et nucléaires qui doivent actuellement – comme d’autres secteurs d’activité – fonctionner avec un personnel réduit, ce qui pose d’importantes questions de sécurité ».

  • ENTREPRISES – La Banque des Territoires entre au capital de Terres d’Énergie 2 avril 2020

    Terres d’Énergie, producteur indépendant d’énergies renouvelables et le Crédit Agricole Pyrénées Gascogne annoncent la signature d’un « partenariat stratégique » avec la Banque des Territoires qui investira 90 millions d’euros dans la société. A ce jour, Terres d’Énergie détient 821 installations solaires en toitures, 28 centrales solaires au sol et 2 parcs éoliens, pour une capacité installée cumulée de 488 MW, principalement en Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et en Occitanie. “Nous sommes ravis d’accueillir la Banque des Territoires au capital de Terres d’Énergie, pour accélérer la croissance de la deuxième plateforme d’énergie solaire en France”, déclare Nicolas Jeuffrain, président et co-fondateur de Terres d’Énergie. Avec ce partenariat, la Banque des Territoires réitère sa volonté d’accompagner les acteurs indépendants de la filière énergies renouvelables. Il faut rappeler que fin 2019, la Banque des Territoires est également entrée au capital, à hauteur de 50 %, de la société CNR Solaire 1, filiale de la Compagnie nationale du Rhône, et d’un portefeuille de projets éoliens et photovoltaïques de Total Quadran d’une capacité de 143 MW. La Banque des Territoires dispose désormais d’un portefeuille de parcs éoliens et solaires de plus de 4 GW.

  • COMMISSION EUROPÉENNE – Faites connaître vos priorités climat 2 avril 2020

    La Commission européenne lance une grande consultation citoyenne sur les objectifs climat de la politique européenne à 2030. Le Green Deal européen a pour but de faire de l’Europe le premier continent neutre en matière de climat en 2050. Ceci implique d’augmenter les objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre d’ici à 2030 à au moins 50 %, voire 55 % par rapport au niveau de 1990. Un tel objectif permettrait de rythmer davantage la progression nécessaire atteindre la neutralité climat en 2050. La consultation cherche à rassembler vos avis sur le niveau d’ambition que doivent afficher les politiques européennes en matière d’énergie et de climat et les actions à mettre en place dans les différents secteurs. Elle a également pour objet de récolter des informations, trajectoires, études et recommandations pertinentes en matière de réduction de gaz à effet de serre. Pour participer, remplissez le questionnaire en ligne avant le 23 juin 2020.

MARS 2020

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MARS

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  • MARCHÉ CHAUFFAGE BOIS 2019 – Explosion des ventes de chaudières dans un marché globalement stable 27 mars 2020

    Observ’ER vient de mettre en ligne son étude annuelle sur le marché des appareils de chauffage domestique au bois. Le rapport est librement téléchargeable à partir du site de l’association. Dans son ensemble, les ventes ont été stables, enregistrant un très léger recul en 2019 par rapport à l’année précédente (376 640 pièces contre 378 980 un an auparavant). Ces résultats ont été impactés par un nouvel hiver aux températures très douces, phénomène qui traditionnellement n’incite pas les ménages à engager des dépenses pour changer leur système de chauffage. Par ailleurs, l’annonce de la fin du crédit d’impôt dans son ancienne version au 31 décembre 2019 n’a pas suffisamment poussé les particuliers à avancer leurs achats avant la mise en place d’un nouveau dispositif en 2020. Si l’on se penche plus en détail sur la dynamique de chaque segment, les poêles à granulés, qui représentent 95 % des ventes d’appareils indépendants automatiques (poêles, inserts, foyers fermés ou cuisinières) ont reculé de 2 % soit 149 510 pièces écoulées contre 152 960 en 2018. Ce recul sur le segment phare est le premier observé depuis 2014 et le second au cours des 11 dernières années. La bonne nouvelle est venue du segment des chaudières avec une augmentation générale de 53,7 % des ventes. Cependant, cette progression est uniquement due aux appareils automatiques à granulés qui ont plus que doublé leurs ventes par rapport à 2018 (14 190 contre 6 900). Cette très forte croissance vient de la mise en place de l’offre Coup de Pouce Chauffage en début d’année 2019. Orientée vers le remplacement des chaudières les plus anciennes et les plus polluantes (notamment au fioul), l’offre propose des aides modulables suivant les niveaux de revenus des particuliers et qui peuvent atteindre 4 000 euros pour l’achat d’une chaudière biomasse performante.

  • PERSPECTIVES – 20% de la demande mondiale en gaz pourraient être couverts par le biogaz et le biométhane 27 mars 2020

    Le nouveau rapport que l’AIE vient de publier sur le biogaz et le biométhane indique que le monde n’utilise qu’une petite fraction du potentiel de production de biogaz. Les sociétés modernes produisent des quantités croissantes de déchets organiques – résidus agricoles, déchets agroalimentaires et déjections animales – qui peuvent être utilisés pour produire du biogaz et du biométhane. Le biogaz peut fournir électricité et chaleur de façon locale et peut constituer un combustible pour la cuisine. Sa transformation en biométhane le rend aussi pratique que le gaz naturel, sans les émissions nettes de CO2 qui lui sont associées. L’utilisation de davantage de ressources locales organiques pour fournir de l’énergie permet également de poursuivre les objectifs de l’économie circulaire, dans laquelle les ressources doivent être réutilisées sous forme de cycle vertueux. Toutes les régions du monde ont les moyens de produire du biogaz et / ou du biométhane et les ressources en déchets organiques devraient augmenter de 40% d’ici à 2040, selon le rapport de l’AIE. Les meilleures perspectives se trouvent dans la région Asie-Pacifique où la consommation et les imports de gaz naturel ont augmenté rapidement ces dernières années. Les potentiels sont également intéressants en Amérique du Nord et de Sud, en Europe et en Afrique.

  • FINANCE DURABLE – Le think-tank 2° Investing Initiative publie une série de rapports 27 mars 2020

    Dans un article publié le 24 mars 2° Investing Initiative présente les résultats de 4 études portant sur les particuliers consommateurs de produits financiers. Avec un premier rapport annuel datant de 2013, 2DII est un think-tank qui promeut la prise en compte des risques climatiques dans les stratégies d’investissement et la régulation européenne. Cette série d’études a pour objectif de guider les décideurs politiques pour l’élaboration du Sustainable Finance Action Plan dans le cadre du Green New Deal. Les deux tiers des répondants français et allemands affirment vouloir investir leur argent de manière responsable, et 43% des répondants indiquent que leur objectif principal serait d’influencer l’économie réelle pour qu’elle prenne davantage en compte l’environnement. D’autre part, l’une des études montre que des phénomènes de greenwashing sont partout présents, même dans les produits financiers dits « socialement responsables ». Parmi les 52% des 230 fonds analysés communiquant sur leurs impacts, 99% feraient des déclarations ambiguës et floues sur les bénéfices environnementaux apportés par leur portefeuille. D’après les réponses d’un sondage du dernier des rapports, 85% des Européens seraient prêts à agir, par le biais de leurs choix financiers, en faveur de l’environnement, des problématiques sociales et éthiques. Il existe un Ecolabel destiné à évaluer la nature plus ou moins soutenable des produits financiers sur la base de leurs impacts environnementaux, dont une seconde version est en cours de discussion. Son analyse par 2DII montre qu’elle est construite sur des critères qui ne peuvent être mesurés dans le cadre des législations actuelles. En conclusion, le 2DII recommande de créer un cadre réglementaire permettant d’évaluer les preuves des impacts environnementaux des stratégies d’investissements et de développer des recommandations régulant les assertions du secteur de la finance quant aux impacts environnementaux que ses produits pourraient avoir ainsi que les informations qui doivent être délivrées aux clients investisseurs.

  • STOCKAGE – Total se lance dans un projet de stockage par batterie 19 mars 2020

    Le groupe Total vient d’annoncer la construction d’un site de stockage d’énergie par batteries à Mardyck dans l’enceinte de l’établissement des Flandres, situé dans la zone portuaire de Dunkerque. Avec un investissement de 15 millions d’euros, ce projet utilisera une solution de stockage lithium-ion avec 11 conteneurs de 2,3 MWh chacun, fabriqués par Saft, filiale de Total spécialiste des batteries pour l’industrie. Opérationnel d’ici la fin de l’année ce programme permettra de réguler les fréquences et la variabilité de production propres aux énergies renouvelables mais aussi de stabiliser le réseau. Total ambitionne 25 GW de capacité de production installée en électricité renouvelable (photovoltaïque et éolien) d’ici 2025.

  • COMMISSION EUROPÉENNE – 980 millions d’euros pour les infrastructures énergétiques propres 19 mars 2020

    Dans le cadre du Green Deal voulu par la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la Commission a annoncé le 13 mars dernier que les projets européens d’infrastructures énergétiques transfrontalières bénéficieront de 980millions d’euros grâce au programme Connecting Europe Facility (CEF). L’appel à projets est ouvert jusqu’au 27 mai 2020, et concerne ceux qui remplissent déjà un certain nombre de critères leur permettant d’être considérés comme des Projets d’Intérêt Commun (PCIs). Ils doivent impacter au moins deux États membres, accroître la compétitivité du secteur énergétique, améliorer la sécurité d’approvisionnement de l’Europe et contribuer aux objectifs de développement durable. Dans un second temps, ils seront analysés plus finement sur des critères de maturité, de solidarité et de caractère innovant. La liste des PCIs est mise à jour tous les deux ans, la dernière, datant d’octobre 2019 entrera en vigueur le 31 mars 2020. Par exemple, le financement des projets d’interconnexion transfrontalière pourrait permettre de davantage tirer parti de productions renouvelables variables, comme ceux entre la France et le Royaume-Uni. Cependant les changements de statut juridique à la suite du Brexit pourraient compliquer les démarches, ou changer les critères de sélection.

  • IDÉES FAUSSES – Tordre le cou aux idées reçues sur les énergies renouvelables 19 mars 2020

    L’association NegaWatt et Solagro avec le soutien de l’Ademe proposent un site regroupant une série d’articles destinés à contrer les idées reçues circulant sur les énergies renouvelables. Ils balaient des sujets qui vont de l’occupation des terres par les centrales photovoltaïques à la possibilité de cohabitation entre les éoliennes et l’avifaune en passant par l’étude de l’impact de l’éolien en terme d’artificialisation des terres. Un site très utile pour démonter les contre vérités qui circulent notamment sur les réseaux sociaux. Pour rappel, Observ’ER avait déjà consacré en 2019 un hors série entier du Journal de l’Éolien sur la question des rumeurs propagées sur ce secteur et a mis en ligne une série de données et informations très factuelles sur le site du même magazine (rubrique tout sur l’éolien) dans lesquelles puiser pour monter un argumentaire renseigné.

  • UNION EUROPÉENNE – Vers une industrie européenne neutre pour le climat? 12 mars 2020

    La commission européenne a publié hier sa nouvelle stratégie industrielle pour l’Europe, qui doit constituer l’un des socles pour parvenir à une économie neutre sur le plan climatique d’ici à 2050. S’il est indiqué que « la réduction des émissions dans l’industrie dépendra d’un principe de primauté de l’efficacité énergétique et d’un approvisionnement sûr et suffisant en énergie à faible teneur en carbone à des prix compétitifs », le document manque de rappeler que les énergies renouvelables dans leur ensemble doivent constituer la première ambition de cette décarbonation du secteur énergétique et en particulier électrique. Le seul secteur des EnR qui appelle une réflexion industrielle en propre est celui des énergies renouvelables en mer, qui se verront consacrer un document stratégique centré notamment sur les chaines d’approvisionnement sur lesquelles le développement de ces énergies repose. La Commission soutient à juste titre le recours à tous les vecteurs d’énergie et annonce qu’une attention particulière sera consacrée à l’hydrogène propre dans le cadre d’une réflexion sur l’intégration des secteurs. Enfin, est annoncée également l’élaboration d’une stratégie globale pour une mobilité durable et intelligente qui visera à pérenniser l’avance technologique de « l’industrie européenne de la mobilité ». Attendons maintenant des textes plus précis !

  • MAINTENANCE – Des drones pour l’inspection de lignes à haute-tension 12 mars 2020

    Dans un communiqué de presse du 10 mars, Drone Volt annonce avoir conclu un protocole d’entente avec Hydro-Québec, plus grand producteur d’électricité du Canada et l’un des principaux exploitants de centrales hydroélectriques au monde. Ce protocole vise à convenir de l’utilisation exclusive d’un type de drone destiné à l’inspection des lignes haute-tension d’Hydro-Québec, capable de mesures très précises, tout en maintenant des lignes sous tension. L’objectif est de diminuer les coûts de ces inspections et le risque pour les techniciens, et d’éviter les traditionnelles interventions par hélicoptère. Créée en 2011 et basée à Villepinte (Seine-Saint-Denis), Drone Volt est une entreprise spécialisée dans les drones civils et l’intelligence artificielle. Elle fournit à ses clients des solutions clé en main et des formations au pilotage de drones, notamment des administrations comme le ministère des Armées et des industriels comme Engie. L’entreprise française commercialise également des gammes de drones pour le nettoyage de panneaux solaires en toiture. L’utilisation de drones dans le monde de l’énergie se développe, témoin EDF qui les utilise pour la surveillance de son parc hydroélectrique.

  • IRENA – Lancement de la plateforme d’investissement climatique 12 mars 2020

    Le 5 mars dernier, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), en collaboration avec ses partenaires Sustainable Energy for All (SEforALL), le PNUD et le Fonds vert pour le climat, a lancé une plateforme d’investissement climatique. L’objectif de cette action est d’augmenter le flux de capitaux vers les pays en développement et d’initier de nouveaux projets basés sur des énergies renouvelables. “Alors que l’Agence adopte une approche plus orientée vers l’action, aider les pays en développement à accéder au financement nécessaire pour atteindre leurs objectifs en matière d’énergies renouvelables, tout en soutenant des résultats sociaux et économiques, est une priorité claire”, a déclaré le directeur général de l’IRENA, Francesco La Camera. Pour soutenir la mise en œuvre de la plateforme d’investissement climatique, l’IRENA organisera une série de forums régionaux conçus pour mettre en relation les promoteurs de projets enregistrés, les gouvernements et les partenaires financiers. Ces forums seront organisés autour de 14 clusters régionaux permettant d’adapter les activités aux besoins spécifiques des pays. Ces clusters sont construits autour de cinq sous-régions en Afrique, quatre en Asie et deux en Amérique latine ainsi que des clusters spécifiques pour les Caraïbes, les îles du Pacifique et l’Europe du Sud-Est. Les porteurs de projets sont encouragés à enregistrer leurs projets sur la page Web dédiée sous le cluster régional correspondant.

  • BILAN CO2 RTE – Le secteur électrique de moins en moins émetteur 5 mars 2020

    Le 20 février, RTE a publié une note de précision sur les bilans CO2 du parc électrique français. Elle porte sur le bilan CO2 associé au secteur, et non à l’évaluation économique des différents leviers d’action. D’après cette note, l’électricité française produite en 2019 est majoritairement décarbonnée : 484 TWh (379 TWh nucléaires, 60 TWh hydrauliques, 45 TWh éoliens et solaires) contre 42 TWh provenant des centrales fossiles. Les émissions du secteur électrique ont diminué ces dernières années pour atteindre 19 millions de tonnes de CO2, et la France est toujours l’un des pays européens avec le contenu carbone de l’électricité le plus faible. A titre de comparaison le secteur électrique en Allemagne émet 270 millions de tonnes, et l’Italie 90 millions. RTE affirme que les énergies renouvelables se sont bien substituées, au cours des années récentes, aux énergies fossiles et non au nucléaire. La production nucléaire a stagné à 63 GW entre 2005 et 2019, et la légère baisse de production est due aux travaux de « grand carénage » d’EDF. L’augmentation de production renouvelable se traduit donc par une réduction des moyens fossiles (5 millions de tonnes de CO2 en France et 17 millions en Europe grâce aux interconnexions électriques). On peut ajouter que l’un des chapitres de la dernière édition de l’État des énergies renouvelables en Europe, publié par EurObserv’ER aborde cette thématique. Ainsi pour l’année 2018, on évalue à 351,3 millions de tep les volumes d’énergies fossiles auxquels se sont substitués des énergies renouvelables pour des besoins électriques, ou de transport.

  • HYDROGÈNE – Le navire Energy Observer reprend son odyssée 5 mars 2020

    Mardi, Energy Observer, le premier bateau autonome à hydrogène a quitté le port de Saint-Malo. Direction le Maroc ou les Canaries selon les conditions météo, le navire mettra ensuite le cap sur Saint-Barthélemy. L’hydrogène à bord d’Energy Observer est produit par électrolyse d’eau de mer dessalinisée par osmose, puis traitée pour être utilisée par un électrolyseur embarqué. Pour cette expédition, une nouvelle pile à combustible fournie par Toyota, permettra de restituer aux moteurs de l’électricité à partir de l’hydrogène stocké. Autre amélioration, les panneaux solaires qui ont été étendu portant la surface totales à 202 m² pour une puissance cumulée de 34 KW. Pour 2020, l’équipage s’est fixé pour objectif de parcourir 37 000 km, presque la circonférence de la terre. La traversée du canal de Panama permettra de rejoindre Hawaï et enfin Tokyo, du 24 juillet au 9 août pour les Jeux Olympiques.

  • DÉBAT PUBLIC ÉOLIEN EN MER – Premier atelier samedi 7 mars 5 mars 2020

    Dans le cadre des débats organisés par la Commission nationale du débat public (CNDP) sur le futur appel d’offres de l’État pour construire un nouveau parc éolien d’une puissance de 1 GW (soit 300 km2 d’emprise) au large des côtes normandes. Le premier atelier d’échanges avec le public aura lieu le samedi 7 mars de 14h à 17h au port du Havre. En petit groupe, les citoyens sont invités à donner leur avis et leurs recommandations sur la localisation des futures machines dans la macrozone préalablement identifiée et qui s’étend de Cherbourg au Tréport. Le débat devra également identifier, au sein de cette même zone de 10 500 km2, d’autres zones de projets potentiels qui seront lancés à partir de 2023.

FéVRIER 2020

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE FéVRIER

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  • CROWDFUNDING – L’environnement et les énergies renouvelables en 2e position 26 février 2020

    Mazars, organisme international spécialisé dans l’audit, et l’association Financement participatif France (FPF) viennent de publier le baromètre des plateformes de financement alternatif et participatif (crowdfunding) en France. 2019 est annoncé comme une année record avec + 56 % de fonds collectés pour atteindre 629 millions d’euros. L’environnement et les énergies renouvelables, avec 92,2 millions d’euros, arrivent en deuxième position des investissements derrière l’immobilier. Cet excellent chiffre vient corroborer les indicateurs du 6e baromètre de l’Ademe, qui révèle que 52 % des Français sont favorables aux énergies renouvelables. Le financement participatif poursuit donc sa croissance et n’est plus un phénomène de mode. En cinq ans il est devenu une source de financement non négligeable pour les porteurs de projets.

  • BILAN ÉLECTRIQUE FRANÇAIS – RTE annonce une nouvelle baisse de la consommation 26 février 2020

    Avec 473 TWh, 2019 a été l’année qui a affiché la plus faible consommation française d’électricité depuis 10 ans. Le chiffre représente une baisse de 0,5 % par rapport à 2018 (corrigée de l’aléa météorologique). La production électrique sur le territoire a été également en baisse de 2 % par rapport à 2018, soit 537,7 TWh. La France reste cependant le plus grand exportateur européen avec un flux de 84 TWh exportés à ses frontières contre 28,3 TWh importés. Dans le détail, l’énergie charbonnière a diminué de 71,9 % pour des raisons d’orientation de politique énergétique du pays (confirmées par la PPE), celle d’origine nucléaire de 3,5 % pour des problèmes de disponibilité de certaines centrales et l’hydroélectricité de 12,1 % pour cause de sécheresse accrue. En revanche, l’énergie éolienne a connu une hausse de 21,3 % et le solaire photovoltaïque 7,8 %. Ces évolutions du mix productif électrique 2019 ont conduit à une baisse des émissions de CO2 de 6 % par rapport à l’année précédente. RTE n’indique pas l’impact de ces évolutions sur les émissions de CO2 induites par nos importations d’énergie en provenance de pays où le mix est davantage carboné. En 2019 RTE a investi 1 456 M€ pour sécuriser et adapter le réseau aux nouveaux besoins du mix, notamment avec des interconnexions avec l’Italie (Savoie-Piémont) et l’Angleterre (IFA 2), ainsi que les travaux d’Avelin-Gavrelle pour la sécurité d’alimentation des Hauts-de-France. C’est également l’année de lancement des travaux de raccordement du parc éolien en mer de Saint-Nazaire. Au total, 128 km de lignes aériennes ont été supprimées au profit de 213 km de lignes souterraines. Le réseau du transporteur national compte désormais 105 942 kilomètres de lignes électriques.

  • TRANSITION ÉNERGÉTIQUE – L’État veut montrer l’exemple 26 février 2020

    Premier propriétaire immobilier de France avec 99 millions de mètres carrés, l’État entend montrer l’exemple dans l’application du décret tertiaire issu de la loi Elan, caractérisé par des objectifs drastiques de réduction de consommation énergétique dans des délais courts. C’est ainsi qu’à la suite du Conseil de Défense écologique du 12 février et dans le cadre de la stratégie pour des services publics éco-responsables, la Direction de l’immobilier de l’État et la Direction de l’Habitat, de l’Urbanisme et des Paysages lancent un deuxième appel à projets auprès des services de l’Etat pour financer des travaux “à gains rapides” présentant un temps de retour sur investissement (RSI) court grâce aux économies d’énergie réalisées. Un premier appel à projets avait été lancé en 2018 dans le cadre du Grand plan d’investissement. Il avait permis de financer pour 1 milliard d’euros, 39 projets de rénovation ou de reconstruction des cités administratives et finançant principalement des travaux concourant à la performance énergétique. Les travaux ciblés doivent correspondre à des actions “simples, immédiates et économes” permettant de réaliser facilement des économies d’énergie à moindre coût, tout en prenant en compte le confort des occupants. Ces projets doivent permettre de mettre en avant une démarche “Services publics eco-responsables” avec des objectifs ambitieux de réduction de 2/3 de la facture énergétique et de 50 % de l’émission des gaz à effet de serre. De plus, leur mise en œuvre devra s’accompagner d’une information auprès des occupants, afin de les associer à la démarche. Les actions présentant un temps de retour sur investissement entre 1 et 5 ans sont privilégiées. Le plafond est fixé à 10 ans.

  • ENQUÊTE – 94 % des Français favorables aux renouvelables 19 février 2020

    Pour sa 6e édition, le baromètre de l’Ademe révèle que 52 % des Français pensent qu’il serait possible, d’ici une vingtaine d’année, de produire quasiment toute l’énergie nécessaire au pays à partir d’énergies renouvelables et 64 % déclarent qu’ils seraient prêts à payer plus cher pour passer d’une énergie classique à une énergie renouvelable. « L’augmentation moyenne consentie atteint près de 12 %, un record depuis 2014 », assure l’agence dans un communiquédu 11 février. La production d’EnR à domicile fait des émules. Ainsi, 68 % des Français, + 2 points, seraient prêts à payer un peu plus cher pour produire eux-mêmes leur propre électricité. La production locale d’énergies renouvelables a également le vent en poupe : 86 % des sondés plébiscitent la production locale d’EnR même si elle coûtait un peu plus cher, 57 % (+3 points) seraient prêts à participer personnellement au financement de ce type de projet en y plaçant une partie de leur argent et 31 % (+ 3 points) pourraient même y investir plus de 500 euros. Toutefois, le baromètre révèle que les Français ont une très mauvaise connaissance de l’existence de ce type de projets : seuls 8 % des Français savent si de tels projets existent dans leur région. Enfin, le baromètre révèle que les attitudes hostiles à l’implantation d’installations d’EnR (syndrome « Pas dans mon jardin ») déclarées par l’ensemble de la population sont également minoritaires et/ou en régression.

  • FRANCE – Un outil pour suivre les consommations énergétiques étatiques 19 février 2020

    Le gouvernement a annoncé que l’État se dotait d’un outil de suivi de ses consommations de gaz, d’électricité, d’eau, de fioul, de chauffage urbain. « L’objectif est de mieux gérer son énergie et piloter son parc Immobilier », expliquent Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué commun en date du 14 février. Cet outil (OSFI, pour Outil de suivi des fluides interministériel), développé avec l’entreprise française Deepki, « permet de dresser une cartographie des consommations énergétiques du parc immobilier et ainsi d’être un véritable outil d’aide à la décision. » Il permet de : détecter une anomalie sur facture ; optimiser son contrat ; analyser les consommations via des courbes de charges ; de prendre les décisions d’investissements les plus judicieuses visant à réduire les consommations énergétiques. Le déploiement d’OSFI fait partie d’une série de mesures pour réduire les consommations énergétiques et émissions de Co2 des bâtiments publics. Tout comme, notamment, l’éradication du chauffage au fioul d’ici 2029, l’interdiction dès 2020 de l’achat de nouveaux systèmes de chauffage au fioul et la mise en open data dès maintenant des diagnostics de performance énergétique (DPE) des bâtiments publics.

  • BIOGAZ – La FNCCR regrette un manque d’ambition 19 février 2020

    La Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) a réagi le 19 février à la consultation publique de la stratégie nationale bas carbone (SNBC) et de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Si l’organisme rassemblant des collectivités territoriales spécialisées dans les services publics locaux en réseau salue « une approche conciliant compétitivité et dynamique d’emplois créés et développés dans les territoires grâce à la transition énergétique », le ton change à propos du biogaz. Ainsi, la FNCCR demande de renforcer la place du biogaz et soutenir financièrement son développement. La fédération « regrette une cible de production de biogaz trop modeste, à l’horizon 2023 : 6 TWh injectés contre 8 TWh inscrits dans la précédente PPE (2016). Cette réduction va ainsi à contre-courant de l’accélération du développement de la filière constatée en 2019. Par ailleurs, la FNCCR regrette le manque d’ambition concernant l’objectif de gaz renouvelable dans la consommation de gaz en 2030, fixée à seulement 7 %, loin des ambitions initiales de 10 %. » Et d’ajouter, « il paraît nécessaire de limiter les appels d’offres à des productions élevées (supérieures à 30 GWh annuels) et de sanctuariser des volumes de production en guichet ouvert pour faciliter l’industrialisation et la baisse des coûts. Dans le même temps, il semble indispensable de mettre en place des outils pour faciliter le développement des projets (analyse des gisements au niveau départemental, aide à la faisabilité, aides spécifiques pour le gaz porté…). »

  • GÉOTHERMIE – Bordeaux métropole passe au plan B 12 février 2020

    Le verdict est tombé. En quête d’une ressource géothermale à 70 degrés dans un réservoir du jurassique, Plaine de Garonne Énergies a dû accepter l’échec de son forage à 1 600 mètres. « On a trouvé une eau à un débit de 240 litres/heure alors qu’on en attendait 200 à 300 m³ selon les projections du BRGM », lance Christophe Raymond. Intervenant à l’occasion d’un atelier des Assises européennes de la transition énergétique organisées fin janvier, le directeur de cette filiale de Cofely Engie et de Storengy semble déçu, mais pas abattu. Et pour cause : ce cas de figure avait été anticipé par le délégataire et son autorité concédante Bordeaux Métropole. « On s’est lancés car l’Ademe a accepté de couvrir le risque pris par cette exploration à hauteur de 90 % des coûts », confie Christian Guillaume, chef du service production et distribution d’énergie de la collectivité. « Lors de notre consultation, nous avons demandé aux entreprises d’imaginer différents scénarios. Avec un plan B pour que quoi qu’il arrive, on puisse créer un réseau de chaleur et un tarif compétitif ». Sur la rive droite de la Garonne, le forage a de fait repris pour remonter jusqu’à une nappe du Crétacé dont la température est plus faible (45 degrés), mais dont l’existence ne fait pas de doute. Si les choses se passent désormais comme prévu, l’installation géothermique développera une puissance de 7 MW de chaleur (contre 16 prévus initialement) et le complément sera apporté par une chaufferie biomasse dont le bâtiment avait été préconstruit avant de lancer les forages. Celui-ci aurait été affecté à un autre usage en cas de succès… Mais être prévoyant s’avère parfois utile.

  • HYDROGÈNE – Valorisation d’hydrogène fatal par pile à combustible 12 février 2020

    Le projet ClearGen permet de produire de l’électricité à partir de l’hydrogène coproduit par la SARA (Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles) dans sa raffinerie de Martinique. Porté par HDF Energy (Hydrogène de France Energy), en partenariat avec la SARA, le laboratoire ICMCB/CNRS, Ballard Power Systems Europe et JEMA, ce projet a pour but d’exploiter de manière industrielle de l’hydrogène pour produire de l’électricité avec une pile à combustible de grande puissance (1 MW). Financé à hauteur de 10 millions d’euros conjointement par le FCH JU (Fuel Cells and Hydrogen Joint Undertaking) de l’Union Européenne et la SARA, il consiste en la récupération de l’hydrogène non valorisé et initialement brûlé en torchère, pour produire de l’électricité. Celle-ci est vendue sur le réseau martiniquais à EDF SEI à travers un contrat d’achat de 15 ans. Le succès de l’intégration de cette technologie dans un contexte industriel très complexe et règlementé qu’est celui d’une raffinerie SEVESO ouvre un champ de possibilités pour la valorisation des sous produits issus des industries chimiques et pétrolières à grande échelle, notamment aux membres du consortium européen. HDF Energy a par ailleurs annoncé, le 10 décembre dernier, la construction à Bordeaux de la première usine de fabrication de piles à combustible de forte puissance, qui permettront de multiplier les projets de type ClearGen.

  • BIOGAZ – Un nouveau fonds de développement 12 février 2020

    Jeudi 6 février, Eiffel Investment Group, la Banque des Territoires, GRTgaz, Société Générale Assurances et Ademe Investissement ont annoncé le lancement du fonds Eiffel Gaz Vert. Doté de 115 M€, cet outil est destiné à soutenir le développement de 50 à 100 unités de méthanisation en France et en Europe au moyen de prises de participation minoritaires, apports en capital ou quasi-capital. L’un de ses objectifs est notamment d’aider les projets à passer la phase délicate de construction de l’unité de méthanisation avant qu’elle n’entre en production et que des financements de long-terme ne prennent le relais. En proposant un financement minoritaire, le fonds préserve ainsi le contrôle des industriels et agriculteurs sur leurs projets, tout en leur permettant d’allouer leurs fonds propres vers davantage d’opérations. Le nouvel outil est rapidement entré en activité puisqu’un premier projet a été engagé à hauteur de 8 M€. Il s’agit d’une opération située dans le Doubs et portée par Naskeo. La Banque Européenne d’Investissement et ProBTP étudient la possibilité d’entrer dans le fonds Eiffel Gaz Vert, ce qui pourrait alors porter son budget à 200 M€.

  • ENR ÉLECTRIQUES – Une croissance en deçà des attentes 5 février 2020

    En partenariat avec l’Ademe et la FNCCR, Observ’ER a publié le 30 janvier dernier la dixième édition de son Baromètre des énergies renouvelables électriques en France. L’ouvrage présente en détail, et par région, l’actualité des 9 principales filières de production d’énergie renouvelable électrique sur les 12 derniers mois, afin d’éclairer les territoires sur leur trajectoires en matière de transition énergétique. En légère hausse, les filières les plus dynamiques que sont l’éolien et le solaire photovoltaïque, ont vu leurs puissances installées progresser respectivement de 1,5 GW et presque 1,2 GW au cours de l’année écoulée. Ainsi la production électrique renouvelable de la France aura couvert l’équivalent de 23 % de l’énergie électrique nationale consommé et ce malgré un secteur hydroélectrique dont le niveau de production a été particulièrement en raison d’une année 2019 particulièrement sèche. Cependant, la progression des puissances installées a été en deçà des attentes notamment pour l’éolien et le PV qui auraient dû croître d’au moins 2 GW chacun, et maintenir ce rythme dans les années à venir, pour rester dans la feuille de route des objectifs 2023 de la dernière programmation pluriannuelle de l’énergie.

  • BÂTIMENT – Un collectif mobilisé pour le SPPEH 5 février 2020

    Les réseaux Amorce, Cler Réseau pour la transition énergétique, Flame et FNCAUE ont annoncé, dans un communiqué du 1er février leur mobilisation « pour un service public de la rénovation énergétique (SPPEH) à la hauteur des enjeux. » Ces réseaux veulent « pérenniser les structures d’accompagnement, les généraliser à tous les territoires et développer leurs missions pour atteindre les objectifs quantitatifs tout en garantissant la qualité et l’efficacité des rénovations grâce à un conseil objectif et indépendant des intérêts commerciaux. Le SPPEH doit être un service de proximité offert à tous les citoyens, et adapté aux différentes situations des ménages. » Le collectif fustige le choix de l’État de se désengager du financement du SPPEH pour le faire reposer sur les certificats d’économie d’énergie (CEE), via le programme SARE (Service d’Accompagnement pour la Rénovation Énergétique, et sur les collectivités). « Ce choix risque de fragiliser l’écosystème de la rénovation », prévient-il, ajoutant que « le SPPEH ne peut pas se limiter au programme SARE. » Les 4 réseaux demandent donc « un cadre plus adapté et un financement pérenne pour le SPPEH en utilisant par exemple une partie de la contribution climat énergie pour financer les politiques de rénovation et plus largement de transition énergétique portées par les collectivités. »

  • ÉOLIEN – Siemens Gamesa devient plus Siemens que Gamesa 5 février 2020

    L’allemand Siemens a annoncé le 4 février le rachat pour 1,1 milliard d’euros à l’espagnol Iberdrola de la participation de 8,1 % qu’il détient dans sa filiale d’éoliennes Siemens Gamesa, issue de la fusion en 2017 de l’espagnol Gamesa et de la division énergie éolienne de Siemens. Une fois l’opération bouclée, Siemens détiendra quelque 67 % de la Siemens Gamesa. Il n’entend pas lancer d’offre sur le reste du capital, a-t-il précisé dans un communiqué. « Siemens et Iberdrola ont reconnu depuis longtemps la nécessité d’une consolidation » dans le secteur des énergies renouvelables, et « ont fait un premier pas dans cette direction », explique Joe Kaeser, patron du groupe, cité dans ce même communiqué.

JANVIER 2020

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JANVIER

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  • ÉTUDE – Le coût des renouvelables « poursuit sa baisse rapide » 29 janvier 2020

    L’Ademe a publié une mise à jour de son étude de 2017 sur les coûts des énergies renouvelables en France. Photovoltaïque, éolien terrestre et en mer, hydrolien, petite hydroélectricité, géothermie profonde de haute énergie, bois énergie, solaire thermique individuel, pompes à chaleur individuelles, biomasse collective, solaire thermique, géothermie, cogénération biogaz, injection de biogaz, l’étude détaille les principaux paramètres régissant les coûts de production de ces différentes énergies et l’évolution de ces coûts. Pour certaines filières, une comparaison internationale est réalisée pour les coûts actuels. Enfin, le stockage de l’électricité et les coûts de production des technologies solaires en zone non interconnectée (ZNI) sont également dans le scope de l’étude. « Globalement, l’étude constate que le coût des énergies renouvelables poursuit sa baisse rapide. Des filières comme le photovoltaïque, l’éolien terrestre, le bois énergie, atteignent aujourd’hui, pour une partie significative des installations, des coûts inférieurs à ceux des technologies conventionnelles », explique l’Ademe. « Dans ce contexte, les soutiens publics au MWh se réduisent significativement, mais leur rôle assurantiel reste important pour permettre l’accès à des financements à bas coût. » Chez les particuliers, le développement des solutions d’énergies renouvelables « nécessite le maintien des aides publiques. En effet, même les solutions les plus effiicaces (bois énergie et géothermie), peinent à se développer à cause de barrières freinant le passage à l’action (le coût de l’investissement initial est particulièrement élevé) », relève l’étude.

  • CHALEUR – 3 appels à projets pour l’industrie 29 janvier 2020

    L’Ademe a annoncé le lancement de trois appels à projets à destination des entreprises pour soutenir la production de chaleur renouvelable, à partir de biomasse, d’énergie solaire ou de combustibles solides de récupération (CSR). Ces appels à projets s’inscrivent dans le cadre du Fonds chaleur et du Fonds économie circulaire. Les entreprises peuvent candidater à un ou plusieurs de ces appels à projets avant le 14 mai 2020. L’appel à projets « Biomasse Chaleur Industrie Agriculture et Tertiaire » permet aux entreprises d’être soutenues pour financer les installations de production de chaleur à partir de biomasse ayant une production annuelle supérieure à 12 000 MWh. L’appel à projets « Energie CSR » permet aux entreprises d’être soutenues pour le développement d’unités permettant la valorisation de combustibles solides de récupération (CSR). Enfin, L’appel à projets « Grandes surfaces solaire thermique » permet aux entreprises d’être soutenues pour financer les installations de production de chaleur moyenne température (< 110° C) à partir d’énergie solaire.

  • EUROPE – La France parmi les plus en retard sur ses objectifs renouvelables 29 janvier 2020

    Encore loin de son objectif d’atteindre une part d’énergies renouvelables de 20 % de sa consommation finale d’énergie en 2020, l’Union européenne a vu cette part progresser à 18 % en 2018, contre 17,5 % un an plus tôt, explique l’office européen de statistiques dans un communiqué publié le 23 janvier. Si les Pays-Bas (7,4 %), Malte (8 %), Luxembourg (9,1 %) et la Belgique (9,4 %) sont les pays avec la plus faible part d’énergies renouvelables dans leur consommation, la France (16,6 %) est l’un des pays les plus en retard, respectivement à 6,4 points de pourcentage de son objectif. Les Pays-Bas, l’Irlande, le Royaume-Uni et la Slovénie viennent ensuite au classement des pays éloignés de leurs objectifs. Douze États sur 28 (le Royaume-Uni quittera l’UE à la fin du mois) ont en revanche déjà atteint ou dépassé leurs objectifs nationaux pour 2020. La Suède reste de loin le champion des énergies renouvelables dans l’UE, avec plus de la moitié (54,6 %) de son énergie issue de sources renouvelables. Viennent ensuite la Finlande (41,2 %), la Lettonie (40,3 %), le Danemark (36,1 %) et l’Autriche (33,4 %).

  • RE 2020 – L’utile rappel du SER 22 janvier 2020

    Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) « rappelle le rôle majeur des équipements de production d’énergie renouvelable pour permettre de remplir les objectifs de neutralité carbone », dans un communiqué diffusé le 17 janvier. Cette annonce est intervenu après le début des simulations qui déterminernt les critères principaux de la future règlementation environnementale des bâtiments neufs (RE 2020) qui entrera en vigueur le 1er janvier 2021. Pour mener à bien ces simulations, le gouvernement a arrêté 2 paramètres de calcul : le facteur d’émission de CO2 de l’électricité utilisée pour le chauffage, qui voit sa valeur actualisée à 79 g/kWh, et un coefficient de conversion entre énergie primaire et énergie finale de l’électricité de 2,3 (contre 2,58 jusqu’ici). Pour le SER, 3 leviers importants doivent désormais, être priorisés. « Un niveau d’isolation et de conception bioclimatique efficient, avec un niveau de BBio référence exigeant pour mieux intégrer la récupération des apports gratuits internes et solaires pour réellement décarboner le secteur du bâtiment. Cette exigence en matière de réduction des consommations doit nécessairement s’accompagner d’un développement massif des énergies renouvelables afin de couvrir les besoins résiduels. » Deuxième levier, « la mise en place d’un ratio de chaleur renouvelable contraignant est donc essentielle pour que le déploiement des productions de chaleur renouvelable (aérothermie/géothermie, biomasse, solaire, énergies fatales) permette aux bâtiments neufs de tendre vers la neutralité carbone. » Dernier axe, « la valorisation de l’électricité renouvelable produite in situ à la fois sous forme d’autoconsommation mais aussi d’injection sur le réseau électrique doit être prise en compte afin de favoriser le développement de réseaux locaux intelligents et de territoires à énergies positives. »

  • MOBILITÉ ÉLECTRIQUE – Total en charge de 20 000 points aux Pays-Bas 22 janvier 2020

    Total installera et exploitera « jusqu’à 20 000 nouveaux points de charge publics aux Pays-Bas, dans les provinces de Hollande-Septentrionale, de Flevoland et d’Utrecht », a annoncé l’énergéticien français dans un communiqué du 22 janvier. Il s’agit du « plus grand marché public de recharge pour véhicules électriques en Europe », explique Total. « Ce réseau de recharge couvre près de 15 % de la demande actuelle en matière de charge pour véhicules électriques aux Pays-Bas », ajoute le groupe. Et de préciser que « dans le cadre de cette concession, l’électricité qui alimentera ce réseau de recharge sera à 100 % d’origine renouvelable (solaire, éolien, …), fournie par Total Netherlands et produite aux Pays-Bas. » Total a l’« ambition d’opérer 150 000 points de charge en Europe à horizon 2025 », explique encore le communiqué.

  • HYDROGÈNE – La Vendée se met au vert grâce à Lhyfe 22 janvier 2020

    Lhyfe a annoncé avoir levé 8 millions d’euros de fonds pour installer en Vendée un premier site industriel de production d’hydrogène vert, qui sera opérationnel au premier semestre 2021. La construction du premier site industriel de Lhyfe débutera ce semestre, « il produira dès le premier semestre 2021 de l’hydrogène vert en grande quantité (plusieurs centaines de kg) », indique l’entreprise nantaise dans un communiqué du 16 janvier. La promesse de Lhyfe : « une solution de production clé-en-main d’hydrogène vert, modulaire et évolutive. » L’entreprise conçoit, développe et opère ses sites de production pour répondre aux besoins en hydrogène vert des territoires. Pour produire son hydrogène, par électrolyse de l’eau, Lhyfe se connecte en effet directement aux énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, hydraulique, biomasse solide, etc). L’entreprise « s’adresse aux collectivités, aux industries et au monde du transport qui souhaitent s’approvisionner en hydrogène vert et réduire ainsi instantanément et drastiquement l’impact environnemental de leur mobilité (bus, bennes à ordures, flottes de véhicules lourds ou légers) ou de leur process. » Le premier site, situé en Vendée à proximité du parc éolien Bouin, est co-financé à hauteur de 3 millions d’euros par la communauté de communes de Challans-Gois, la région des Pays-de-la-Loire et la Bpi France. Il sera complété par une première station à hydrogène à La Roche-sur-Yon, laquelle alimentera une première ligne de bus et des véhicules de la collectivité (bennes à ordures ménagères).

  • EUROPE – Un plan à plusieurs fonds 15 janvier 2020

    La Commission von der Leyen (du nom de sa présidente) a dévoilé le 14 janvier à Strasbourg un plan d’investissement pour son ”Pacte vert”. Il s’appuie sur un nouveau fonds pour soutenir les régions les plus dépendantes au charbon. Avec son « mécanisme de transition juste », une proposition législative soumise à négociation entre les États membres et le Parlement européen, la Commission espère mobiliser jusqu’à 100 milliards d’euros au cours de la prochaine décennie et ce, par le biais de multiples sources de financement. Le « Fonds de transition juste », selon des documents vus par l’AFP, serait en lui-même doté de 7,5 milliards d’euros entre 2021 et 2027 (soit la période du prochain budget pluriannuel de l’Union européenne). De l’argent frais, assure-t-elle, pour un nouvel outil qui s’inscrira dans la politique de cohésion de l’UE qui, traditionnellement, aide au développement des régions. Ce Fonds est accompagné d’autres moyens de financement, via des programmes d’investissement de l’Union mais aussi de la Banque européenne d’investissement (BEI), en pleine mue pour devenir la “banque du climat” de l’UE. Viendront s’ajouter des dépenses en faveur du climat réparties dans les différentes catégories du budget de l’UE, par exemple les transports ou l’agriculture, ainsi que des investissements privés-publics. La Commission veut qu’un quart des dépenses du budget pluriannuel y soit consacré. Le Parlement européen a en tout cas offert le 15 janvier son soutien au “Pacte vert”, tout en appelant à plus d’ambition en matière de lutte contre le changement climatique. Dans une longue résolution, adoptée à 482 voix pour, 136 contre et 95 abstentions. les eurodéputés répondent point par point à la feuille de route dévoilée en décembre par Ursula von der Leyen.

  • EMR – Création d’une coalition internationale 15 janvier 2020

    La création d’une « coalition d’action » pour accélérer le déploiement des énergies marines renouvelables (EMR), particulièrement l’éolien en mer, a été annoncée le 13 janvier. Le groupe norvégien Equinor et le groupe danois Orsted sont à l’origine de cette « coalition d’action pour les énergies renouvelables marines », qui compte également MHI Vestas, Siemens Gamesa, CWind, Global Marine Group, Shell, TenneT, The Crown Estate, Jera et Mainstream Renewable Power. Elle représentera « le secteur de l’éolien offshore lors des dialogues mondiaux sur les actions climatiques », explique Equinor dans un communiqué. Elle préparera aussi un document de perspective pour 2050 pour inclure industriels, financiers et gouvernements dans des actions pour accroître de manière durable les capacités éoliennes offshore.

  • SONDAGE – Les réseaux de chaleur renouvelables gagnent à être connus 15 janvier 2020

    « En 2020, les Français placent l’écologie parmi leurs priorités pour leur mode de chauffage », selon la troisième édition du baromètre sur le chauffage des Français réalisée par Ipsos pour Via Sèva en partenariat avec l’Ademe. « Deux répondants sur trois sont prêts à changer de mode de chauffage pour accéder aux énergies renouvelables et faire des économies », est-il expliqué. « La répartition du mix énergétique idéal pour le chauffage, privilégié par les Français, est composée de solaire, de géothermie et de récupération de chaleur », poursuit le document. « Pour atteindre ce mix idéal, ils comptent sur les pouvoirs publics (74 %, contre 67 % en 2017) tant sur le plan global (ministère, Ademe…) qu’à l’échelle locale (municipalité…) et sur les fournisseurs d’énergie (54 %). » S’agissant des réseaux de chaleur renouvelable, la moitié des sondés (49 %) en ont entendu parler mais sans savoir comment cela fonctionne et vers qui se tourner. « Quand on leur a présenté les réseaux de chaleur, 76 % des sondés se sont déclarés intéressés par un raccordement. Et 67 % attendent que les candidats aux municipales de 2020 dans leur ville intègrent un réseau de chaleur fonctionnant aux énergies propres dans leurs propositions, avance le sondage. Mais ce n’est pas tout, plus des trois quarts des répondants (78 %) seraient prêts à investir si un appel à financement participatif était lancé pour créer un réseau de chaleur fonctionnant aux énergies renouvelables dans leur ville ou leur quartier. »

  • ALLEMAGNE – Les EnR en tête depuis 2018 8 janvier 2020

    En 2018, et pour la première fois, l’Allemagne a produit plus d’électricité grâce aux énergies renouvelables qu’au charbon, selon un rapport publié le 3 janvier par l’institut allemand Fraunhofer ISE. Durant les 12 mois de 2018, les énergies renouvelables (éolien, solaire photovoltaïque, biomasse et hydroélectricité) ont produit 219 TWh d’électricité en Allemagne, soit 4,3 % de plus qu’en 2017, mais surtout ont couvert 40,4 % de la production électrique allemande, contre 38 % pour le charbon (lignite et houille confondus). Pour rappel, le pays s’est fixé pour objectif de produire 65% de son électricité à partir des énergies renouvelables en 2030. Un bémol cependant, compte tenu des « prix très bas de l’électricité produite à partir du lignite et de la faible valeur des certificats d’émissions de CO2, l’Allemagne exporte d’importants volumes d’électricité » vers ses pays voisins, explique Bruno Burger, responsable de ce rapport. En 2018, le pays a ainsi exporté 45,6 TWh, principalement vers les Pays-Bas, l’Autriche et la Suède et a importé seulement 8,3 TWh d’électricité de France. Selon l’institut Fraunhofer ISE, la part des énergies renouvelables, qui a approximativement doublé depuis le début des années 2010, devrait rester supérieure à 40 % en 2019, compte tenu du nombre d’installations renouvelables en construction (en prenant en compte les aléas météorologiques).

  • PPE – Coup d’envoi de la consultation publique le 20 janvier 8 janvier 2020

    « D’ici la fin du mois, nous lancerons la consultation publique [et en ligne] sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et notre Stratégie nationale bas-carbone, qui sont notre feuille de route pour réduire au plus vite nos émissions de gaz à effet de serre et atteindre la neutralité carbone que vous avez désormais inscrit dans la loi » pour 2050, a déclaré le 7 janvier la ministre de la Transition écologique et solidaire devant les députés. Les textes seront ouverts à la consultation publique du 20 janvier au 19 février. « Ces mesures seront renforcées par les propositions des 150 citoyens [de la Convention citoyenne pour le climat] qui travaillent d’arrache-pied et que le président de la République rencontrera vendredi [10 janvier] », a ajouté Élisabeth Borne.

  • FRANCE – MaPrimeRénov’, nouvel outil de la rénovation énergétique 8 janvier 2020

    Le gouvernement a officiellement lancé le 8 janvier une aide financière à la rénovation énergétique des logements, destinée à remplacer le précédent système de crédit d’impôt (crédit d’impôt à la transition énergétique – CITE). Baptisée  « MaPrimeRénov’ », il s’agit d’une « aide juste et simple qui finance ces travaux de rénovation énergétique et s’adresse à tous les propriétaires qui occupent leur logement. L’aide est calculée en fonction de deux éléments : les revenus et le gain écologique apporté par les travaux de chauffage, d’isolation ou de ventilation », explique le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales dans un communiqué. Le site internet maprimerenov.gouv.fr et un numéro de téléphone (0.808.800.700) doivent aider les particuliers à déterminer la prime à laquelle ils sont éligibles. Cette prime doit être versée dans les 15 jours après la validation de la demande. « Le système tel qu’il était n’était pas satisfaisant », a assuré le ministre du Logement, Julien Denormandie, lors d’une conférence de presse dans les locaux de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). « Tout ça prenait 18 mois. La conséquence, c’est que vous aviez un reste à charge trop important pendant une durée trop longue. »

DéCEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • MONDE – Le rôle des villes dans la transition énergétique 18 décembre 2019

    Le réseau collaboratif REN21 vient de publier un nouveau rapport, Renewables in Cities 2019 Global Status Report, qui se consacre au déploiement des EnR dans les villes du monde et au rôle des politiques territoriales dans la transition énergétique. Le rapport examine les tendances de développement des EnR dans les villes et met en avant les bénéfices induits en termes de lutte contre la pollution de l’air, l’accès à l’énergie et les retombées socio-économiques. . La publication a pour but d’aider à la compréhension du rôle important des villes dans la transition énergétique. Les deux tiers de la consommation d’énergie finale dans le monde sont localisés dans les villes, on comprend donc l’intérêt à ce qu’elles soient motrices en termes de transition énergétique. REN 21 a dénombré plus de 250 villes qui ont adopté des objectifs de consommation 100 % EnR mais remarque que leur mise en œuvre est encore peu satisfaisante du fait notamment d’incohérences entre les différents niveaux de politiques territoriales. La publication présente des politiques efficaces et des modèles d’affaires performants pour inciter à les dupliquer.

  • GÉOTHERMIE – L’épargne des Seine-et-Marnais mise à contribution 18 décembre 2019

    Le financement participatif gagne le monde de la géothermie. Depuis le début du mois de décembre, les habitants de Noisel et de Champs-sur-Marne (77) sont invités à prêter entre 50 et 10 000 euros sur trois ans à GeoMarne. Cette filiale d’Engie Réseaux est chargée de construire un réseau de chaleur alimenté par une centrale puisant ses calories à 1 900 mètres de profondeur. Des visites sont actuellement proposées deux fois par semaine pour visiter le chantier de forage qui devrait durer jusqu’à la fin février. Début janvier, l’offre de financement sera étendue aux dix autres communes de l’agglomération et en février, tous les franciliens pourront participer. Dans d’autres filières renouvelables, les opérateurs sont encouragés à proposer cette nouvelle forme d’épargne pour bénéficier de mécanismes de soutien plus favorables. Bien que ce ne soit pas le cas dans le monde de la géothermie, « nous voulons associer les riverains pour leur montrer l’intérêt de cette opération pour leur territoire », explique Pierre Hourcade, Directeur général d’Engie Réseaux. Il estime que ce type de démarche peut au passage contribuer à renforcer l’acceptabilité des projets. Confiée à l’opérateur Lumo, désormais intégrée à Société générale, la collecte d’épargne vise à rassembler entre 500 000 et 1 million d’euros sur les 40 M€ d’investissement total… Un ballon d’essai puisque sur d’autres projets, l’énergéticien n’exclut pas d’ouvrir le capital de ses sociétés de production aux collectivités ou aux habitants.

  • HYDROGÈNE – Pau inaugure un bus « zéro émission » 18 décembre 2019

    Fébus, la nouvelle flotte de huit bus 100 % hydrogène avec « zéro émission » a été inaugurée à Pau (Pyrénées-Atlantiques) par François Bayrou le mardi 17 décembre. Longs de 18 mètres et très silencieux, ces nouveaux bus feront un trajet de 6 kilomètres en 17 minutes (dont 85 % en voie propre) et pourront accueillir jusqu’à 125 personnes. Fébus a été conçu par le groupe belge Van Hool et aura une fréquence de passage toutes les huit minutes aux heures de pointe. L’hydrogène nécessaire est produit sur place par électrolyse de l’eau à partir d’électricité verte certifiée par des garanties d’origine. A terme, l’électricité nécessaire sera produite par des panneaux solaires. Avec zéro émission de gaz à effet de serre et de particules fines, les moyens de transports à hydrogène se rangent aux côtés des véhicules roulants au biométhane ou à l’électricité dans le but de décarboner le secteur de la mobilité. A noter aussi qu’une flotte de bus à hydrogène a été aussi mise en service cet automne dans les Yvelines et le Pas-de-Calais. L’inauguration officielle de la ligne Fébus de Pau se déroulera le 13 ou le 14 janvier prochain en présence du président Emmanuel Macron.

  • GÉOTHERMIE – La Guadeloupe va doubler sa production électrique géothermique 11 décembre 2019

    La centrale géothermique de Bouillante a obtenu début décembre l’autorisation de procéder à deux nouveaux forages. L’installation compte aujourd’hui cinq puits et avait déjà prévu d’en réaliser trois autres. De quoi alimenter une nouvelle turbine d’ici 2021… et doubler une production d’électricité décarbonée qui fournit aujourd’hui près de 7 % de la demande guadeloupéenne (à un prix d’environ 30 ct€/kWh, ce qui est compétitif dans un contexte outre-marin). Les deux premières turbines dites « à ailettes » valorisent la vapeur sèche qui émane de la faille géologique de Bouillante. La nouvelle installation « à fonctionnement binaire » utilisera une deuxième fois la chaleur pour faire monter un gaz en température avant qu’il ne se détende dans la turbine. « Nous allons investir 15 M€ dans les nouveaux puits et 35 M€ dans l’équipement », rapporte Étienne Nicolas, directeur du site. Si de nombreuses craintes s’étaient exprimées lorsqu’EDF a cédé l’installation en 2016, le groupe américain Ormat qui l’a repris a semble-t-il apporté quelques garanties. En étant plus réactif dès lors qu’il y a une panne ou en optimisant la gestion du niveau de réinjection dans le réservoir fournissant la vapeur, il a fait passer son taux d’efficience de 56 à 93 %. Ormat réfléchit par ailleurs dès aujourd’hui à un projet de quatrième turbine qui pourrait nécessiter de nouveaux forages plus au nord. Depuis sa création, l’installation géothermique contribue aussi à l’attrait touristique de Bouillante en réinjectant une partie de l’eau chaude issue du sous-sol dans une source d’eau chaude très prisée.

  • OFFRES D’ÉLECTRICITÉ VERTE – Encore du travail nécessaire pour y voir clair 11 décembre 2019

    On notera la parution ce jour d’un document intéressant sur le site Énergie en lumière, qui est financé par le projet E2S de l’université de Pau et des Pays de l’Adour (UPPA), dans le cadre des activités du consortium public-privé Pau droit énergie.Ce document présente les points de vue contrastés d’un certain nombre d’acteurs  institutionnels et d’acteurs du marché de l’électricité au sujet des offres d’électricité verte. Si chaque fournisseur prêche évidemment pour sa paroisse, on pourra s’arrêter sur la réflexion originale d’Yvan Debay, d’Origo, qui pointe la nature particulière des contrats  de fourniture d’électricité : ce sont avant tout des contrats de responsabilité d’équilibre, accompagnés le cas échéant de garanties d’origine (GO). Dès lors il n’y aurait pas de différence que l’on achète l’électricité au même producteur que celui qui nous vend la GO ou ailleurs. Plusieurs fournisseurs insistent cependant sur l’intérêt de conclure des contrats d’achat d’électricité avec des producteurs locaux. Certains vont jusqu’à inclure la blockchain pour garantir une couverture de la consommation au pas de temps demi horaire… Paramètres très divers qui soulignent la pertinence du travail de montage d’un label entrepris par l’Ademe avec les différentes parties prenantes. Notre rédaction en avait déjà fait écho dans le hors série du Journal des Énergies Renouvelables consacré aux offres vertes et poursuivra son suivi.

  • FORUM ENERGAÏA – Édition spéciale des Clés de la Transition Énergétique des Territoires 11 décembre 2019

    A l’occasion du forum Energaïa qui se tient à Montpellier les 11 et 12 décembre, la lettre des Clés de la Transition Énergétique des Territoires a réalisé une édition spéciale. Au sommaire du numéro : un article sur les certificats d’économies d’énergie (CEE) comme outils de financement pour les collectivités, une présentation de la politique en faveur du développement du biométhane agricole dans le département du Lot-et-Garonne, un portrait du maire de Banyuls-dels-Aspres (Pyrénées-Orientales) et de ses actions très orientées énergies renouvelables ou le détail du projet de la Cleantech Vallée qui accompagne la transition économique et écologique du Gard rhodanien après la fermeture d’une centrale thermique. Les Clés de la Transition Énergétique des Territoires est une publication mensuelle éditée par Observ’ER et disponible gratuitement en ligne sur le site : www.clesdelatransition.org

  • ÉOLIEN – Un nouveau groupe de travail sur le développement territorial 4 décembre 2019

    Un « groupe de travail sur le développement équilibré de l’énergie éolienne en France » va être mis en place, a annoncé la secrétaire d’État à la Transition écologique le 3 décembre à l’Assemblée nationale. Ce groupe de travail traitera « de la répartition territoriale, mais aussi du démantèlement et de l’insertion paysagère » des éoliennes, a expliqué Emmanuelle Wargon en réponse au député UDI du Nord Guy Bricout, qui l’interrogeait sur le nombre d’éoliennes dans la région Hauts-de-France. « À ce jour, 1 500 éoliennes sont déjà en place, 800 ont été autorisées et non encore construites, et 733 projets sont en cours d’instruction. C’est fou ! », s’est exclamé le député. « Il est vrai que la région des Hauts-de-France ainsi que le Grand-Est sont les deux régions les plus directement concernées par le développement de l’éolien et en accueillent une large part », a indiqué la secrétaire d’État. « Mais c’est également vrai que nous devons veiller à une répartition équilibrée sur le territoire des différentes énergies renouvelables et de l’énergie éolienne », a-t-elle poursuivi, en référence au groupe de travail qui va être créé sur cette question. Et de préciser que « les concertations démarrent maintenant très en amont » et que le gouvernement favorisait « les projets citoyens dans lesquels les habitants peuvent eux-mêmes participer aux implantations des éoliennes. »

  • SOLAIRE THERMIQUE – Coup d’envoi pour une centrale d’1,5 MW 4 décembre 2019

    L’entreprise Newheat a annoncé la signature des contrats du projet Emasol, une centrale solaire thermique alimentant le réseau de chaleur de Pons (17). « Cette centrale sera la 2e installation solaire thermique de grande dimension (plus de 1000 m2) alimentant un réseau de chaleur urbain en France, après la centrale réalisée sur la commune de Châteaubriant (44) mise en service en 2018 », explique Newheat dans un communiqué du 29 novembre. D’une surface de capteurs solaires thermiques de 1786 m2 représentant une puissance crête de 1,5 MWc, elle «produira de l’eau chaude (< 90° C) qui viendra en complément de la chaufferie biomasse existante afin de réduire l’utilisation de la chaufferie au gaz actuellement en place et émettrice de CO2. » La production attendue de cette centrale est de 1 000 MWh par an, « ce qui représente 90 tonnes d’émissions de CO2 évitées par année de fonctionnement. » Ce projet a été sélectionné et est soutenu financièrement par l’Ademe dans le cadre de l’appel à projets « grandes installations solaire thermique » du Fonds chaleur et par la Région Nouvelle Aquitaine. « Il sera porté financièrement principalement par Newheat, et par des acteurs locaux : la SEM Energies Midi Atlantique et la ville de Pons. »

  • BIOGAZ – Waga Energy lève 10 M€ 4 décembre 2019

    Waga Energy a annoncé mi-novembre une levée de fonds de 10 M€ pour soutenir son expansion en Amérique du Nord. « Cette opération constitue une nouvelle étape dans le développement de Waga Energy : après avoir démontré la performance et la fiabilité de notre solution Wagabox® en France, nous engageons son déploiement à l’international, afin de réduire notre dépendance aux énergies fossiles et de contribuer à la lutte contre le changement climatique, défi majeur de notre génération », explique Mathieu Lefebvre, cofondateur et PDG de Waga. Cette jeune entreprise grenobloise a développé une technologie permettant d’injecter dans le réseau de gaz le méthane issu des décharges. Elle a reçu pour cette innovation le Grand prix de la lutte contre le changement climatique 2016 décerné par l’Ademe et le ministère en charge de l’environnement. Créée en janvier 2015, la société double chaque année ses effectifs et compte aujourd’hui 40 salariés. Les fonds levés vont permettre d’épauler le développement de la société en Amérique du Nord, débuté en mars avec l’ouverture d’une filiale aux États-Unis, à Philadelphie, et d’une autre en octobre au Canada, à Shawinigan dans le berceau de l’hydroélectricité québécoise.

NOVEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE – Alerte sur la future réglementation environnementale ! 27 novembre 2019

    Dans une tribune intitulée « RE2020 : que reste-t-il du label E+C- ? », Thierry Rieser, gérant d’Enertech et auteur de ce texte, appelle les pouvoirs publics à revoir en urgence certains axes de travail de la réglementation environnementale 2020 (RE2020). Le document, lisible ici, est cosigné par plus de 90 acteurs de terrain, BE, architectes, urbanistes et associations, « tous concernés par la prochaine RE2020. » Au premier rang des récriminations, la disparition du bilan Bépos (comme bâtiment à énergie positive). « Sans bilan BEPOS, comment compte-t-on définir un bâtiment à énergie positive ? », se demande Thierry Rieser. Autre sujet, « le moment est venu de cranter les avancées d’E+C- pour que la performance énergétique et climatique des bâtiments neufs soit vraiment au rendez-vous des contraintes qui pèsent sur l’humanité. Mais plusieurs signaux inquiétants sur des choix concernant quelques points très techniques mais fondamentaux nous font craindre au contraire que la France enclenche la marche arrière, par exemple en redonnant aux convecteurs électriques une place que la RT2012 leur avait retiré avec raison, au détriment d’autres solutions plus performantes comme les pompes à chaleur et des énergies renouvelables », peut-on lire dans cette tribune. Et Thierry Rieser d’ajouter : « Au moment des derniers arbitrages imminents, les propositions que nous formulons n’ont pas d’autre ambition que de permettre à notre pays d’être réellement à la hauteur de ses ambitions, que nous partageons tous. »

  • GÉOTHERMIE – Chercher des calories, trouver du lithium 27 novembre 2019

    Fonroche Géothermie veut associer cogénération et extraction minière sur le site d’une ancienne raffinerie d’hydrocarbures. À Vendenheim (Bas-Rhin), où l’entreprise paloise projette de construire une centrale de géothermie profonde, des analyses ont montré une concentration importante en lithium dans l’eau issue des puits de forages. Conséquence, elle pourrait chaque année en extraire jusqu’à 1 500 tonnes avant que l’eau ne soit rejetée dans la nappe… selon des procédés qu’il va désormais falloir tester. Côté énergétique, cette installation produira 10 MW d’électricité et 40 MW d’énergie thermique ; de quoi alimenter 26 000 logements en eau chaude et en chaleur ou jusqu’à 70 hectares de serres agricoles. Avec deux autres projets analogues conduits dans la région strasbourgeoise (à Hurthigheim et à Eckbolsheim), Fonroche Géothermie estime être en mesure de fournir 30 à 40 % de la demande industrielle française en lithium. Cette double valorisation aurait un intérêt économique évident pour l’énergéticien, mais aussi pour des filières comme l’automobile aujourd’hui pieds et poings liés à une poignée de pays comme le Chili, l’Australie ou la Chine. Conjuguer géothermie et extraction permettrait en outre de limiter l’impact environnemental du lithium et donc de l’électromobilité. À Vendenheim, Fonroche Géothermie utilisera la technique dite du doublet géothermique permettant d’aller chercher l’eau chaude en utilisant les failles existantes (donc sans fracturation hydraulique). À l’horizon 2023, l’entreprise envisage d’investir 320 M€ et de créer 200 emplois dans la géothermie profonde. (Olivier Descamps)

  • HYDROGÈNE – Accord cadre entre Atawey et la région Auvergne-Rhône-Alpes 27 novembre 2019

    Atawey a annoncé, le 12 novembre, la signature d’un accord cadre avec la région Auvergne-Rhône-Alpes (AuRA). « Ce projet a pour objectif de promouvoir la mobilité durable grâce au déploiement de stations pour les vélos à hydrogène sur le territoire », explique cette entreprise basée à Savoie Technolac, au Bourget-du-Lac, et qui conçoit et fabrique l’intégralité de ses stations de production d’« hydrogène vert » dans ses ateliers. « Atawey permettra le déploiement de cette mobilité propre dans les premières communes auvergnates et rhônalpines pour l’été prochain. » Fin 2019, l’entreprise disposera d’un parc de 18 stations (pour vélos et voitures), dont 15 avec production d’hydrogène sur site par électrolyse de l’eau.

  • FRANCE – Objectif début 2020 pour l’adoption de la PPE 20 novembre 2019

    « La finalisation de la PPE, on a l’objectif de la faire très rapidement, tout en tenant compte des travaux et réflexions conduits sur les questions de maîtrise de la demande et de trajectoire carbone » de la France, a déclaré Sophie Mourlon, directrice de l’Énergie à la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC – ministère de la Transition écologique et solidaire), à propos de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) sur la période 2023-2028 lors d’une conférence sur les énergies renouvelables qui s’est tenu à Bercy le 20 novembre. « Notre objectif est de présenter, pour une ultime consultation publique obligatoire sur internet, cette PPE finalisée sur le volet offre d’ici la fin de l’année. Je ne peux pas mettre ma tête à couper que nous y parviendrons mais c’est bien l’objectif, ce qui permettrait d’adopter très rapidement au début de l’année 2020 », a-t-elle ajouté. Pour rappel, après le lancement de l’élaboration mi-2017 et le débat public en 2018, ce projet de feuille de route énergétique pour 2019-2028, très attendu, a été annoncé en novembre 2018 par le président Emmanuel Macron, mais le texte final toujours pas publié.

  • RÉSEAUX DE CHALEUR ET DE FROID – « Retard inquiétant » constaté sur les objectifs fixés par la PPE 20 novembre 2019

    « Malgré un verdissement continu des réseaux, un retard inquiétant est constaté sur les objectifs de 2023 fixés par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) » (période 2018-2023), avertissent l’association de collectivités Amorce, le Syndicat national du chauffage urbain (SNCU) et la Fédération des services énergie environnement (Fedene, regroupant les entreprises du secteur). Dans l’édition 2019 de leur enquête annuel sur les réseaux de chaleur et de froid, ils clament qu’il est « urgent d’accélérer le rythme actuel de développement des réseaux (création, extension) et de poursuivre leur verdissement afin d’atteindre l’objectif de 2023, soit une multiplication par 5 du rythme de développement de 2018 (soit +2 TWh/an). » Pour autant, 51,7% des énergies utilisées par les réseaux de chaleur proviennent désormais de sources renouvelables et de récupération, contre 27 % il y a dix ans, selon l’étude. En 2018 leur coût global est resté inférieur à celui du gaz collectif et de l’électricité. Les partenaires soulignent dans le même temps « l’impact positif » des 25 mesures annoncées par le ministère de la Transition écologique et solidaire dans le cadre du groupe de travail ministériel qui s’est réuni cette année et se félicitent également de l’augmentation du Fonds chaleur.

  • ÉTUDE – Santé ! 20 novembre 2019

    La transition vers les énergies renouvelables pourrait réduire jusqu’à 80% d’ici 2050 les impacts de la pollution de l’air sur la santé, selon une étude publiée le 19 novembre par Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK). Selon ce document, un scénario dans lequel la majorité de l’électricité est produite par le solaire et l’éolien pourrait réduire les effets sanitaires de la production électrique de 80 % par rapport aux systèmes actuels. « Le principal gagnant de la décarbonation est la santé », explique l’auteur principal, Gunnar Luderer, mettant ainsi en avant le rôle clé des politiques climatiques pour la santé humaine. Selon lui, tous les scénarios de décarbonation (PIK en a étudié 3) présentent un avantage en matière de santé publique, mais celui insistant sur les renouvelables est le plus bénéfique.

  • FRANCE – Une loi et une volonté affichée d’aller vers plus d’EnR 13 novembre 2019

    La loi Énergie et Climat a été promulguée le 9 novembre au Journal officiel. Comportant 69 articles, cette loi, datée du 8 novembre 2019, est présentée par la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, comme un « nouveau pilier » de la transition écologique. De fait, elle actualise les objectifs de la politique énergétique de la France, notamment en prévoyant d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050, une baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2030, contre 30 % précédemment, et la fermeture des dernières centrales à charbon en 2022. Elle pérennise également le Haut Conseil pour le climat (créé en novembre 2018) et prévoit un dispositif progressif de rénovation énergétique des logements “passoires thermiques”. Par ailleurs, la loi entérine le décalage de 2025 à 2035 pour la réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique. Sur le même sujet, la ministre a appelé au micro de France inter le 10 novembre EDF à « réfléchir » à son rôle au cas où un scénario « 100 % énergies renouvelables » serait retenu à terme pour la fourniture d’énergie en France, au dépend de nouvelles centrales nucléaires. « Je vous confirme qu’on étudie à la fois un scénario dans lequel on continue à faire de nouvelles centrales nucléaires, et aussi un scénario 100 % renouvelables », a indiqué la ministre. « On doit avoir tous les éléments sur la table mi-2021 » et « on a dit qu’on ne prendrait pas de décision sur de nouvelles centrales nucléaires avant la mise en service de Flamanville », a-t-elle rappelé. Une déclaration qui intervient au lendemain de la publication par Le Monde d’un document interne d’EDF dans lequel l’énergéticien évalue à au moins 7,5 mds€ le coût unitaire d’éventuels nouveaux EPR, soit plus du double du prix initial du réacteur nucléaire de troisième génération de Flamanville qui a accumulé les déboires et dont la facture actuelle atteint 12,4 mds€.

  • PRÉDICTION – Météo-France et Atos lance une plateforme 13 novembre 2019

    Atos et Météo-France ont annoncé le 12 novembre la création d’une nouvelle plateforme qui « permet aux producteurs et agrégateurs d’électricité verte de mieux prévoir leur production en France et en Europe. » Le spécialiste de transformation digitale et le groupe de météorologie s’associent en effet pour développer une plateforme de prévision des productions d’électricité renouvelable à destination des professionnels du secteur. Ce service permet ainsi aux producteurs et agrégateurs d’électricité renouvelable « d’anticiper les conditions d’équilibre du système et notamment les autres besoins de production, et d’intégrer au mieux les énergies renouvelables au sein du réseau électrique français et européen », explique les deux partenaires dans un communiqué commun. Concrètement, la plateforme utilise des algorithmes de “Machine Learning” pour déterminer des prévisions les plus précises possibles, et ainsi fournir un service dit de « météo-sensibilité ». Elle fonctionne sur la base de données météorologiques fournies par Météo-France, d’historiques de production, ainsi que d’informations sur les équipements physiques en place.

  • MUNICIPALES – L’Ademe publie un guide à destination des candidats 13 novembre 2019

    « Candidat-e aux municipales, vous portez un projet d’avenir pour votre commune. Avec ce guide ”Demain, mon territoire”, nous avons voulu montrer que, pour chaque défi du quotidien, il existe une palette de solutions éprouvées pour engager une transition écologique qui, si elle est désormais inéluctable, puisse également être désirable », explique Arnaud Leroy, PDG de l’Ademe dans le communiqué annonçant cette publication qui prend la forme de 20 fiches pratiques abordant une multitude de thématiques (les déplacements, les logements, la nature en ville, la consommation responsable, la sensibilisation des jeunes…). Ces fiches, disponibles ici, contiennent des chiffres clés, des pistes d’action et des exemples de solutions mises en œuvre. Elles répondent aux divers enjeux d’un territoire, de l’alimentation à la mobilité, en passant par l’énergie, l’économie circulaire, l’aménagement, l’adaptation au changement climatique, etc. « L’objectif est de prouver aux candidats qu’il est possible d’envisager une ville plus sobre en carbone. »

  • CHALEUR RENOUVELABLE – La formation des installateurs encouragée 6 novembre 2019

    « Les professionnels du génie climatique vont pouvoir bénéficier d’un coup de pouce pour se former à l’installation des systèmes valorisant la chaleur renouvelable grâce au programme FEE Bat » (Formation des professionnels aux économies d’énergie dans le bâtiment), ont annoncé Qualit’EnR et FEE Bat dans un communiqué commun diffusé le 6 novembre. Grâce à un partenariat signé entre les deux organismes, les installateurs pourront ainsi « bénéficier d’une prise en charge financière des formations agréées en chaleur renouvelable à partir du 1er janvier 2020. » Les équipements concernés sont les suivants : pompes à chaleur et chauffe-eau thermodynamiques, appareils bois énergie (poêles, chaudières, etc.), chauffe-eau solaires et systèmes solaires combinés (chauffage solaire) et forage géothermique. Les installateurs sont invités à se rapprocher des centres de formation agréés dans les prochaines semaines pour en savoir plus. Un annuaire est disponible sur formation-enr.org.

  • ÉNERGIE CITOYENNE – Premiers investissements pour EnRciT 6 novembre 2019

    Le dispositif d’appui aux projets citoyens d’énergie renouvelable créé par la Banque des Territoires, le Crédit Coopératif et l’Ircantec a annoncé, le 5 novembre, deux premiers investissements. Ces deux projets, en cours de développement, sont portés par des acteurs territoriaux. Il s’agit du parc éolien d’Ichy (Seine-et-Marne) et du parc photovoltaïque de Jausiers (Alpes-de-Haute-Provence). Pour le premier projet, EnRciT s’engage au côté du développeur Arkolia, du SDESM Énergies (la SEM dédiée aux EnR du Syndicat Départemental des Énergies de Seine-et-Marne) et d’Énergie Partagée Investissement pour installer 5 ou 6 éoliennes qui totaliseront environ 15 MW de puissance. EnRciT investit 35 000 € en fonds propres, et détient 10 % du capital de la société de projet. Sur le second projet, la reconversion d’un terrain militaire en une installation photovoltaïque de 4,34 MW, EnRciT, associé à Enercoop PACA et à Egrega, investit 46 000 € en fonds propres et prévoit de se désengager au profit d’acteurs locaux une fois que la construction sera achevée. EnRciT a été créé « pour aider collectivités et citoyens à franchir le cap de la phase délicate du développement des projets de production d’énergie renouvelable. », rappelle Antoine Troesch, directeur de l’investissement de la Banque des Territoires. Les risques afférents à cette étape « représentent un frein pour de nombreux acteurs pourtant prêts à agir pour la transition énergétique à l’échelle locale », expliquent les deux partenaires.

  • TRANSITION ÉNERGÉTIQUE – CDC Habitat et Enedis main dans la main 6 novembre 2019

    CDC Habitat et Enedis ont signé, le 29 octobre, « une convention de partenariat en faveur de la transition énergétique au bénéfice de l’habitat social ». Ce partenariat est décliné en 4 axes : accompagner la maîtrise des besoins énergétiques ; favoriser le transfert en concession des colonnes montantes électriques ; accompagner l’installation de bornes de recharge de véhicules électriques ; développer l’information des locataires sur l’optimisation de la consommation d’électricité. CDC Habitat est la filiale immobilière d’intérêt général de la Caisse des Dépôts, premier bailleur de France avec plus de 500 000 logements gérés dont une majorité de logements sociaux. Au total, il loge plus d’un million de personnes sur le territoire métropolitain.

OCTOBRE 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE OCTOBRE

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  • ENVIRONNEMENT – Un rapport alarmant et une multitude de données 30 octobre 2019

    Comme il le fait tous les 4 ans depuis 1994, le ministère de la Transition écologique et solidaire a présenté l’édition 2019 de son « Rapport sur l’environnement en France. » Ce rapport vise à dresser un panorama complet de l’état de l’environnement, de ses évolutions et des réponses apportées. Nouveauté de cette nouvelle édition, elle introduit une grille de lecture inédite dans ce type de rapport : celle des « limites planétaires », au nombre de neuf. « Connaître l’impact de la France vis-à-vis de ces différentes limites, son empreinte, est indispensable pour conduire une transition écologique utile à la planète », explique le ministère. Malheureusement, s’agissant de la France, le constat est implacable : la majorité des neuf limites est dans le rouge. Autre innovation, l’ensemble des sujets et données synthétiques qui constituent la publication est désormais mis à disposition sur un même support. Ce site internet permet de « garantir un accès facile et immédiat à un ensemble de données environnementales fiables, régulièrement actualisées et relevant de différentes échelles géographiques (régional, national et international), afin de devenir une source de référence pour les citoyens et les acteurs de la transition écologique. » La nouvelle édition du rapport fera également l’objet de dossiers thématiques (focus), dont la parution s’échelonnera dans les prochains mois.

  • GÉOTHERMIE – Un guide conçu pour renforcer la qualité des projets 30 octobre 2019

    La géothermie de surface peut désormais se targuer de reposer sur des technologies éprouvées. Encore faut-il que leur mise en œuvre réponde aux contraintes du terrain et aux recommandations des fournisseurs. Dans un guide présenté fin septembre, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) s’efforce d’aborder une à une toutes les problématiques techniques qu’il faut résoudre afin de garantir la performance d’une installation : le dimensionnement de la pompe à chaleur (PAC) ou du champ de sondes, la maintenance des ouvrages souterrains, l’optimisation des débits de circulation… S’appuyant sur deux cents retours d’expérience jugés « extrêmement positifs », l’Ademe invite à ne pas exagérer les risques de dysfonctionnements. L’objectif n’étant pas que chacun se renvoie la balle si un imprévu pointe le bout du nez, l’agence rappelle toutefois la nécessité de se poser une vingtaine de questions en amont des projets et définit les responsabilités des uns et des autres dans la durée. Dans le cas d’un pompage sur nappe par exemple, le bureau d’études techniques se doit lors de la phase de conception de dimensionner les équipements selon la hauteur de relevage ou les pertes de charges. Mais il est tout aussi essentiel de vérifier les hypothèses de départ au moment de l’installation. Puis de choisir un exploitant capable de garantir qu’il respectera les recommandations propres à la pompe immergée. De même, c’est durant l’intégralité de la vie de l’installation que la température de l’eau chaude sanitaire doit être garantie en tout point du réseau pour éviter les risques de développement de légionelles. Ou qu’il faut vérifier que la taille des équipements est toujours adaptée à la consommation.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Les contrats territoriaux ont leur guide 30 octobre 2019

    Un guide sur les contrats d’objectifs territoriaux et patrimoniaux pour les projets énergies renouvelables thermiques a été publié par la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). Ce récent outil de financement proposé par l’Ademe est adapté aux « petits » projets thermiques, « petits dans le sens où ils ne pouvaient passer les fourches des seuils minimaux du Fonds Chaleur, tout en notant toutefois que ces projets avaient besoin de subventions pour émerger », explique la FNCCR. Les contrats sont actuellement portés aussi bien par des communautés de communes, des syndicats d’énergie que des métropoles. Sur 36 pages, le guide présente les spécificités de cet outil de financement, les différents opérateurs qui peuvent les porter et de nombreux retours d’expérience.

  • FRANCE – Le soutien public soumis à la question 23 octobre 2019

    L’Institut de développement durable et des relations internationales (Iddri) et le think tank Agora Energiewende ont dévoilé le 21 octobre une évaluation et un calculateur en libre accès basés sur trois scénarios de référence d’évolution du mix électrique français pour évaluer le besoin de financement public pour les énergies renouvelables électriques à l’horizon 2040. « La baisse conséquente des coûts de production des technologies éolienne et photovoltaïque favorisera leur développement à moindre coût pour les dépenses publiques », assurent les partenaires. « La différence entre les prix garantis aux producteurs renouvelables et leurs revenus tirés sur le marché serait bien plus faible que par le passé et, dans certains cas, négligeable, poursuivent-ils. Ces mécanismes de soutien pourraient même devenir une source de financement pour l’État, dans certains cas et pour certaines technologies, si les prix de marché passent durablement au-dessus des prix garantis aux producteurs d’énergies renouvelables. » L’Iddri et Agora Energiewende ajoute : « malgré les progrès récents de l’industrie, les mécanismes de soutien fournissent une garantie qui reste utile pour réduire le coût de financement (et donc le coût de production) des énergies renouvelables avec des engagements financiers faibles pour le budget public. Une approche pragmatique passerait donc par une modification progressive de ces mécanismes pouvant passer par une baisse de la durée des contrats garantis ou la limitation du soutien à certains volumes de production pour “passer la main” progressivement aux acteurs privés pour les technologies matures. »

  • HYDROLIEN – Le Tiger est lâché 23 octobre 2019

    Le programme européen Interreg France Angleterre de coopération transfrontalière a annoncé, le 16 octobre, l’approbation du projet hydrolien Tiger (pour Tidal Stream Industry Energiser). « Nous sommes fiers d’annoncer que nous avons approuvé le plus gros projet Interreg qui soit ! », précise l’entité dans un communiqué. Le coût total du projet s’élève en effet à 46,8 millions d’euros (dont 69 % des fonds nécessaires, soit 28 M€, proviennent du Fonds européen de développement régional (FEDER). 19 partenaires, français et anglais, sont impliqués dans le projet, qui sera mené par Offshore Renewable Energy (ORE) Catapult depuis Hayle, au Royaume-Uni. « Le projet a pour but de stimuler la croissance dans le domaine des énergies hydroliennes en développant une capacité hydrolienne allant jusqu’à 8 MW sur des sites dans la région de la Manche et tout autour, engendrant par là-même l’innovation et le développement de nouveaux produits et services », précise encore Interreg. L’objectif est également économique puisqu’il s’agit de passer d’un coût de production de 300 €/MWh aujourd’hui à 150 €/MWh en 2025 puis 100 €/MWh en 2030.

  • ERD – Nouvel ouvrage disponible sur l’accès à l’électricité en Afrique rurale 23 octobre 2019

    La Fondation Énergies pour le Monde (Fondem) publie le 23 octobre un ouvrage de référence sur l’électrification rurale décentralisée (ERD) par énergies renouvelables : « Électrifier l’Afrique rurale, un défi économique, un impératif humain ». Cet ouvrage propose d’établir un diagnostic complet de la situation de l’accès à l’électricité en zone rurale en Afrique subsaharienne, d’en tirer des leçons et de formuler des préconisations pour les années à venir. Concret, précis, fouillé et nourri de nombreux exemples, il est mis à disposition librement afin que toutes les parties prenantes se saisissent de la question de l’accès à l’énergie, se forment, s’informent et agissent. Edité par Observ’ER (éditeur également du Journal des Énergies Renouvelables), cet ouvrage a été financé par l’Ademe, l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD) et Synergie Solaire. Le PDF est à télécharger (gratuitement) ici.

  • SOLAIRE THERMIQUE – Retour sur les États généraux de la chaleur solaire 17 octobre 2019

    Le 15 octobre se sont tenues à Lille les États généraux de la chaleur solaire 2019. Le choix des Hauts de France venait saluer les différentes actions de la région en matière de solaire dont notamment la création en 2018 du collectif Coresol (Collectif Régional de l’énergie Solaire). Ce rendez-vous annuel est l’occasion pour le secteur du solaire thermique de faire le point sur ses progrès ainsi que sur ses obstacles. Du côté des points positifs, les professionnels ont salués les opérations issues des appels d’offres grandes surfaces organisés par l’Ademe qui ont débouché sur de belles réalisations sur réseaux de chaleur ou dans l’industrie, avec souvent des surfaces unitaires de plusieurs milliers de m2. Autres axes importants : la rénovation, où plusieurs exemples d’installations sont venues illustrer la pertinence du solaire thermique comme solution performante que ce soit dans l’habitat, le tertiaire ou pour répondre à des besoins spécifiques dans l’hôtellerie ou le médico-social. Parmi les obstacles à un développement plus large figure encore la trop grande méconnaissance du solaire thermique par les prescripteurs, les bailleurs ou les promoteurs immobiliers. Autre motif d’inquiétude, l’incertitude sur la place du solaire thermique dans la prochaine RE2020 qui régira la construction neuve.

  • FRANCE – La chaleur renouvelable à la traîne 17 octobre 2019

    Le « Panorama de la chaleur renouvelable et de récupération » fustige « l’écart considérable entre les objectifs de la loi de transition énergétique et du plan national d’action en faveur des énergies renouvelables, qui tablait sur 33 % de chaleur renouvelable dans la consommation de chaleur en 2020, et la réalité sur le terrain. » Publié le 14 octobre par le CIBE, la Fedene, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et Uniclima, avec la participation de l’Ademe, ce document avance en effet une part de la chaleur renouvelable certes en hausse de 1,2 point en un an, mais ressortant à 19,9 % de la consommation finale brute de chaleur en 2018 (18,7 % en 2017). Ce retard est d’autant plus préoccupant que « la chaleur représente en effet 50 % de notre consommation énergétique », rappelle le Panorama. « Afin de combler ce retard, il est essentiel que l’État mobilise l’ensemble des leviers de développement de la production de chaleur renouvelable et de récupération, en particulier le Crédit d’Impôt à la Transition Énergétique et le Fonds Chaleur, qui représentent deux vecteurs essentiels d’accélération. En parallèle, les conditions d’une reprise de la trajectoire de la Contribution Climat Energie, outil stratégique de développement des filières thermiques renouvelables, devront être analysées », préconise le SER dans un communiqué.

  • HYDROGÈNE – Une plateforme de recherche inaugurée à Toulouse 17 octobre 2019

    Une « Plateforme Hydrogène » a été inaugurée le 10 octobre sur le campus de Toulouse INP. Si elle existe depuis 2010 avec le Laboratoire plasma et conversion d’énergie (Laplace), la plateforme en héberge aujourd’hui 3 autres, aux compétences complémentaires : le CIRIMAT (matériaux), le LGC (génie chimique) et l’IMFT (mécanique des fluides), sous tutelle du CNRS, de Toulouse INP et de l’université Toulouse III – Paul Sabatier. Une large place est faite au développement des technologies utilisant l’hydrogène-énergie : les piles à combustible (vieillissement et multifonctionnalité : capables de fournir de l’électricité, de la chaleur, de l’eau et des gaz inertes) et, plus récemment, les technologies pour maîtriser la combustion de l’hydrogène. Les chercheurs travaillent aussi sur l’allègement des composants, l’approvisionnement et le stockage de l’hydrogène. Avec leurs partenaires industriels, ils étudient également la faisabilité de l’introduction des piles à combustible dans les applications aéronautiques. Le projet PACAERO, qui couvre la période 2015-2020 a apporté 6 M€ à la Plateforme Hydrogène. Ce financement a permis d’augmenter de 400 m² la surface de la plateforme et d’acquérir de nouveaux équipements.

  • FONDS CHALEUR – 300 M€ et 25 mesures pour la chaleur et le froid renouvelables 9 octobre 2019

    Afin de « développer massivement la chaleur décarbonée », « le Fonds chaleur va être porté à 350 millions d’euros l’année prochaine. C’était 250 l’année dernière et 300 cette année », a déclaré, Élisabeth Borne, lors d’un discours prononcée le 7 octobre à Reims. Accompagnée de sa secrétaire d’État, Emmanuelle Wargon, la ministre de la Transition écologique et solidaire a par ailleurs dévoilé les conclusions des travaux du groupe de travail « chaleur et froid renouvelables », soit « 25 décisions concrètes » dont la liste détaillée est à retrouver ici. « Les propositions faites par le groupe de travail et validées par les ministres visent à renforcer l’attractivité des réseaux de chaleur et de froid, leurs bienfaits pour les consommateurs et l’environnement, ainsi que leur compétitivité économique. L’objectif est d’inciter les collectivités territoriales et leurs partenaires à agir dès maintenant pour atteindre les objectifs nationaux à l’horizon 2030, à savoir une multiplication par 5 des quantités de chaleur et de froid renouvelables et de récupération livrées par rapport à 2012 », explique le gouvernement.

  • HYDROLIEN – (Re)mise à l’eau de la turbine de Sabella à Ouessant 9 octobre 2019

    Dans le cadre du projet porté par Akuo Energy, la turbine de l’hydrolienne de la PME Sabella a été de nouveau immergée avec succès sur son embase le 5 octobre au large de l’île d’Ouessant (Finistère). « Malgré la tempête Lorenzo provoquant une forte houle et n’autorisant qu’une étroite fenêtre météo, les opérations ont été parfaitement menées », s’est félicité le 8 octobre l’entreprise bretonne, précisant que ce prototype de 10 mètres de diamètre (D10) et 1 MW de puissance commencera à injecter de l’électricité sur le réseau de l’île avant la fin du mois. Pour rappel, la machine avait été immergée de juin 2015 à juillet 2016 entre Molène et Ouessant, puis sortie de l’eau pendant deux ans, pour des contrôles et des améliorations. Immergée à nouveau en octobre 2018, elle a dû remettre pied à terre en avril dernier suite à un défaut détecté dans le système de refroidissement de la nacelle qui limitait ses conditions d’utilisation. Sabella prévoit de la retirer en 2021 pour laisser la place aux deux D12, des machines d’un MW également mais de 12 mètres de diamètre.

  • ENTREPRISE – CNR met la main sur Vol-V ER 9 octobre 2019

    La Compagnie nationale du Rhône (CNR) a annoncé l’acquisition de la totalité de des projets et actifs de production éoliens et photovoltaïques de VOL-V, ainsi que de sa filiale VOL-V Électricité Renouvelable (VOL-V ER). Avec cette opération, CNR met la main sur « un portefeuille de près de 1 700 MW dont environ 50 MW construits ou en construction et 130 MW de projets autorisés », explique le premier producteur français d’électricité d’origine 100% renouvelable, sans pour autant préciser le montant de la transaction. Elle lui permet par ailleurs, selon l’aménageur du Rhône, d’étendre ses activités au delà de sa zone d’implantation historique et de récupérer aussi une équipe d’une trentaine de spécialistes. L’entreprise Montpelliéraine Vol-V avait déjà cédé ses activités dans le méthane au groupe Engie en février dernier.

  • ÉTUDE – Quand verdira l’hydrogène 3 octobre 2019

    Dans un rapport publié le 25 septembre, l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) assure que la consommation totale mondiale d’énergie finale pourrait être assurée à hauteur de 8 % par de l’hydrogène d’ici 2050. Pour autant, l’hydrogène devrait jouer « un rôle modeste dans la prochaine décennie […] mais apporter une contribution substantielle à l’horizon 2050 », grâce aux futures réductions de coûts attendues pour la production par électrolyse et aux progrès d’efficacité des électrolyseurs. Car, rappelle l’Irena, le potentiel du vecteur hydrogène pour décarboner certains usages (dont l’industrie ou l’aviation) dépend au préalable de la manière dont il est produit. L’Agence évoque ainsi les conditions de développement de la production d’hydrogène « vert » (produit par électrolyse en utilisant de l’électricité d’origine renouvelable) mais aussi « bleu » (produit à partir de combustibles fossiles mais en y associant un dispositif de capture et de stockage du CO2). L’Irena fait état de « synergies importantes » existant entre la production électrique intermittente d’unités de productions renouvelables et l’hydrogène. Ce vecteur « semble sur le point de devenir la solution la moins coûteuse pour stocker de grandes quantités d’électricité durant des jours, des semaines ou même des mois » et pourrait dans ces conditions contribuer à améliorer la flexibilité des réseaux électriques (en utilisant les surplus de production d’installations renouvelables). Cependant, les coûts de production élevés et les besoins d’infrastructures associés font partie des nombreux défis auxquels reste confrontée la filière de l’hydrogène « vert » pour participer à la transition énergétique mondiale.

  • FRANCE – La consommation électrique couverte à plus d’un quart 3 octobre 2019

    Avec une production de 27,1 TWh, la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables au deuxième trimestre a couvert 25,5 % de la consommation d’électricité en France, selon le panorama de l’électricité renouvelable publié le 26 septembre par le Syndicat des énergies renouvelables (SER), RTE, Enedis, l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF) et l’Agence ORE. La production éolienne (+ 29 %) et photovoltaïque (+ 7,1 % par rapport à la même période en 2018) expliquent ces bons chiffres. Tandis que le production hydraulique a été bien moins dynamique qu’au deuxième trimestre 2018 (- 29,5 %). Sur les douze derniers mois, l’électricité renouvelable a permis de couvrir 21% de la consommation en France métropolitaine.

  • ENTREPRISE – Un nouveau directeur général pour McPhy 3 octobre 2019

    McPhy a décidé de mettre en place une gouvernance dissociée. Dans ce cadre, Laurent Carme a été nommé directeur général du spécialiste des équipements de production et distribution d’hydrogène. Il succède à Pascal Mauberger, qui dirigeait l’entreprise en qualité de président du directoire puis de président directeur général depuis 11 ans et qui conserve ses fonctions de président du Conseil d’administration. Le mandat de Laurent Carme prendra effet le 4 novembre prochain.

SEPTEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • MONDE – Une transition à accélérer 26 septembre 2019

    En 2019, les installations de nouvelles capacités renouvelables dans le monde « devraient rebondir avec une croissance à deux chiffres » par rapport à 2018, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie (AIE) le 20 septembre. Cette augmentation est le résultat d’une hausse attendue des capacités solaires photovoltaïques, éoliennes et hydroélectriques de 113,7 GW, 57,6 GW et 17,8 GW, respectivement, au niveau mondial pour 2019. Globalement, les installations de capacités renouvelables pourraient ainsi croître de « presque 200 GW » en 2019, soit environ 12 % de plus qu’en 2018. Ce qui est bien, mais pas suffisant. En effet, si les filières renouvelables productrices d’électricité constituent « le socle des efforts mondiaux pour réduire le réchauffement, la pollution de l’air et fournir de l’énergie à tous », selon le directeur exécutif de l’AIE Fatih Birol, selon le scénario Développement durable de l’AIE, les capacités renouvelables devraient être augmentées « de plus de 300 GW par an en moyenne entre 2018 et 2030 » pour suivre une trajectoire compatible avec les objectifs de l’accord de Paris

  • ENTREPRISE – Google appuie sur le champignon 26 septembre 2019

    Google a annoncé avoir signé 18 nouveaux accords énergétiques dans l’éolien et le solaire, pour des capacités cumulées de 1 600 MW, afin de continuer à compenser entièrement sa consommation d’électricité annuelle avec des énergies renouvelables. Il s’agit du « plus gros investissement de notre histoire dans ce domaine », explique Sundar Pichai, le patron du géant américain, dans un communiqué du 19 septembre. Et d’ajouter, qu’« une fois que l’ensemble de ces projets sera réalisé, notre portefeuille en énergies sans carbone produira autant d’électricité qu’une ville comme Washington D.C. ou des pays comme l’Uruguay ou la Lituanie. » Les États-Unis, le Chili et l’Europe sont concernés par ces nouveaux investissements. « Le coût en baisse du solaire (plus de 80 % sur la dernière décennie) a rendu le soleil de plus en plus rentable. En outre, notre accord au Chili porte pour la première fois sur une technologie hybride mêlant solaire et éolien. Parce que le vent souffle souvent à d’autres moments que ceux où le soleil brille, combiner les deux nous permettra d’alimenter notre data center chilien avec de l’électricité verte pendant une plus grande partie de la journée », peut-on lire également dans le communiqué. L’ensemble de ces nouveaux accords permet à Google d’augmenter son portefeuille en énergies éolienne et solaire de plus de 40 % pour atteindre 5 500 MW.

  • HYDROGÈNE – Powidian inaugure une nouvelle plateforme 26 septembre 2019

    Powidian a annoncé avoir inauguré sa première plateforme européenne à hydrogène à La Ville aux Dames (37). « Véritable outil industriel permettant de passer rapidement du projet à la réalisation, cette plateforme de 1 800 m2 est le fruit d’une technologie qui permet de convertir, par l’électrolyse, de l’énergie de source renouvelable en hydrogène et ainsi pallier l’intermittence», explique la société française dans un communiqué du 20 septembre. Équipée d’une centrale photovoltaïque de 70 kW, la plateforme est modulaire et reconfigurable. « Tous types d’équipements peuvent y être installés : hydrogène (piles, électrolyseurs stockage H2 sous pression), convertisseurs électriques de puissance, shelters batteries. » Elle permettra notamment de tester de nouvelles technologies, qualifier les équipements et fournisseurs ou d’effectuer des contrôles qualité.

  • RÉSEAU – RTE dévoile ses besoins d’investissements à 15 ans 18 septembre 2019

    RTE a publié le 17 septembre l’exercice 2019 du Schéma Décennal de Développement du Réseau (SDDR). Le gestionnaire du réseau de transport électrique national présente ainsi son plan décennal d’évolution du réseau électrique français, à l’horizon 2035, qu’il soumet au gouvernement ainsi qu’à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et à l’Autorité environnementale. Le plan identifie plusieurs chantiers (rénovation du réseau, numérisation, capacités d’échange avec les pays voisins, déploiement d’un réseau électrique en mer pour raccorder les futurs parcs éoliens offshore, etc.) pour des « investissements associés […] estimés à 33 milliards d’euros sur 15 ans, soit environ 2 milliards d’euros par an » contre 1,3 milliard d’euros aujourd’hui. Sur les 33 milliards identifiés, 13 milliards concernent l’adaptation du réseau, 8 milliards le renouvellement des ouvrages les plus anciens, 7 milliards le raccordement des énergies marines, 3 milliards le numérique et 2 milliards pour les interconnexions transfrontalières (part France). France énergie éolienne (FEE) n’a pas tardé à réagir, saluant les conclusions d’un document dont les résultats montrent que l’intégration des énergies renouvelables dans le réseau « est loin d’être aussi coûteuse que certains intérêts voudraient le faire croire et, ne nécessite pas de soi-disants ’’back-ups’’ thermiques. La filière éolienne accueille avec satisfaction ce rapport qui prouve une fois de plus la pertinence de l’éolien pour l’avenir énergétique de la France. »

  • BRETAGNE – Objectifs biogaz 18 septembre 2019

    A l’occasion du SPACE, le salon international des productions animales, qui s’est tenu à Rennes du 10 au 13 septembre, l’État, la Région Bretagne, l’Ademe, GRDF, GRTgaz et le Pôle énergie Bretagne ont signé le Pacte biogazier breton. Ce pacte a pour objectif de définir une stratégie collective sur la place du gaz, et principalement du gaz renouvelable, dans la production d’énergie en Bretagne. Les engagemenets mis en avant sont : augmenter la production de gaz renouvelable à partir de ressources maîtrisées, optimiser les valorisations du biogaz breton et structurer l’animation locale de la filière. Cette annonce suit de près celle, le 6 septembre, de la création de l’association des agriculteurs méthaniseurs de Bretagne. Son objectif est de développer la méthanisation dans le secteur agricole breton en favorisant les échanges entre méthaniseurs et porteurs de projets afin de mettre en place des pratiques exemplaires (parcours tutoré de formation des futurs exploitants d’installations de méthanisation, achats groupés afin de répondre aux besoins des agriculteurs méthaniseurs, etc.).

  • FRANCE – Des Territoires d’innovation puissance 24 18 septembre 2019

    Le Premier ministre a annoncé le 13 septembre les 24 projets sélectionnés dans le cadre de l’appel à projets Territoires d’innovation, une action du Grand Plan d’Investissement, adossée à la troisième vague du Programme d’investissements d’avenir (PIA). Les territoires retenus (les projets sont co-construits avec les acteurs locaux, collectivités territoriales et partenaires engagés dans le développement économique des territoires) seront financièrement soutenus à hauteur de 450 M€ sur 10 ans, soit un financement réparti entre deux enveloppes distinctes : une enveloppe en subventions pouvant aller jusqu’à 150 M€ et une enveloppe dédiée à l’investissement pouvant aller jusqu’à 300 M€ de fonds propres mobilisables dans une logique d’investissement avisé. Transition numérique, énergie durable, mobilité propre, transformation du secteur agricole (notamment l’agroécologie), transformation du système de santé et adaptation des compétences aux évolutions du marché du travail, tels étaient les thématiques retenues. Au total, plus de la moitié des projets ont une dimension énergétique et écologique. L’instruction des dossiers de candidatures a associé la Banque des Territoires, les ministères concernés et les services déconcentrés de l’État, ainsi qu’un comité d’auditions composé d’une douzaine d’experts thématiques.

  • BIOMÉTHANE – Le développement de la filière en sursis ? 11 septembre 2019

    France Biométhane « tire le signal d’alarme sur les risques que comporte la loi Climat pour le développement de la filière biométhane en France », annonce Le think tank dans un communiqué du 10 septembre. Il espère ainsi un délai dans la mise en place du nouveau mécanisme d’attribution des garanties d’origine (GO) prévu par la loi Climat Énergie 2019. Car la nouvelle loi « remet en cause [le] système [actuel] : l’État serait désormais le propriétaire des garanties d’origine qu’il céderait aux enchères aux fournisseurs de gaz. Pour accompagner ce changement sans compromettre le développement du secteur, France Biométhane demande que les dispositions précises du nouveau mécanisme soient élaborées en concertation avec la filière. » Et France Biométhane a d’autres motifs d’inquiétude, le think tank « redoute également une remise en cause brutale des mécanismes de soutien à la filière dans la lignée de l’annonce de l’objectif de rachat du biométhane à 67 €/MWh en 2023 dans le projet de Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE). » Selon ses calculs, cet objectif aurait pour conséquence directe un arrêt massif d’au moins 500 projets. Chaque projet représentant 3 à 10 millions d’investissement et la création de 10 emplois pérennes dans les territoires ruraux, l’arrêt de 500 projets entraînerait une perte de 3 milliards d’euros d’investissements et de plus de 3 000 emplois dans la filière, détaille le think tank.

  • FRANCE – Énergies renouvelables, garde à vous ! 11 septembre 2019

    Premier propriétaire foncier de l’État avec 274 000 hectares (en métropole et en Outre-mer), le ministère des Armées s’est engagé à mettre à disposition d’ici à fin 2022 quelque 2 000 hectares de terrains pour des projets photovoltaïques dans le cadre du plan interministériel “Place au soleil”. Au-delà de la question du foncier, le ministère des Armées doit « prendre en compte la problématique des nouvelles énergies », a expliqué la ministre des Armées, Florence Parly, lors d’un discours prononcé au 2e régiment étranger de génie à Saint-Christol (Vaucluse), où 5,5 hectares seront loués à un opérateur pour implanter des panneaux solaires. La ministre a poursuivi en évoquant « des solutions de carburant alternatif » ou « l’hybridation électrique de certains matériels terrestres ». Une « Task Force Énergie » sera ainsi constituée au sein du ministère dans les jours à venir, a-t-elle assuré. « C’est parce que nous avons l’empreinte environnementale la plus importante de l’État que nous avons l’impérieux devoir d’être un acteur volontaire et engagé de la transition énergétique, a poursuivi la ministre. Car tout, absolument tout est lié. Et lorsque la planète se sera essoufflée, ce sont les Armées qui seront en première ligne. »

  • MONDE – Les renouvelables progressent, mais encore trop lentement 11 septembre 2019

    Entre 2010 et 2019, 2 600 milliards de dollars ont été investis dans les énergies renouvelables pour un quadruplement de leur capacité, explique un rapport publié le 5 septembre et produit par l’École de finance et de management de Francfort et Bloomberg New Energy Finance (BNEF) avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). Les capacités installées de centrales fonctionnant à partir d’énergie renouvelable, exception faite de l’hydroélectricité à grande échelle, sont ainsi passées de 414 GW au début de la décennie à 1 650 GW et ont généré 12,9 % de la production électrique mondiale en 2018. « Investir dans les énergies renouvelables, c’est investir dans un avenir durable et rentable, comme l’a démontré l’incroyable croissance des énergies renouvelables au cours des dix dernières années. Mais nous ne pouvons pas nous permettre de nous reposer sur nos lauriers. Les émissions mondiales du secteur de l’énergie ont augmenté d’environ 10 % au cours de cette période. Il est clair que nous devons accélérer rapidement la transition mondiale vers les énergies renouvelables si nous voulons atteindre les objectifs internationaux en matière de climat et de développement », explique Inger Andersen, la directrice exécutive du programme des Nations unies pour l’environnement.

  • FRANCE – Le retard s’accumule 4 septembre 2019

    Si en 2018, la part des énergies renouvelables a progressé de 0,4 point, pour atteindre 16,5 % de la consommation finale brute d’énergie en France, le développement de la majorité des filières reste éloigné de ce que prévoyait en 2010 le Plan national d’action en faveur des énergies renouvelables (PNA EnR), explique le Commissariat général au développement durable (CGDD) dans son suivi annuel de la directive européenne 2009/28 relative à la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables en France (métropole et Outre-Mer). Pour rappel, l’objectif de la France est fixé à 23 % pour l’année 2020, avec une part d’au moins 10 % à atteindre pour le seul secteur des transports. Depuis 2005, la place des énergies renouvelables s’est accrue dans l’électricité (+7,3 points), les transports (+7,2 points) et dans le chauffage (+9,3 points). « La consommation finale brute d’énergies renouvelables atteint 25,7 Mtep en 2018, contre 15,4 Mtep en 2005, soit une évolution de 67 %. Les filières renouvelables qui contribuent le plus à ce développement sont l’éolien, la filière biomasse solide et déchets renouvelables, le biodiesel et les pompes à chaleur, qui représentent plus de 86 % de la hausse », explique le document publié le 3 septembre, qui souligne par ailleurs que « les plus gros écarts aux cibles 2020 concernent la filière biomasse solide (incluant les déchets urbains renouvelables) et l’éolien offshore. »

  • HOULOMOTEUR – Un prototype de 150 kW testé au large du Croisic 4 septembre 2019

    Le consortium IHES piloté par Geps Techno a déployé fin août sa première plateforme houlomotrice (tirant son énergie de la houle en convertissant les mouvements du flotteur en énergie électrique) de moyenne puissance au large du Croisic. L’équipement, construit à Saint-Nazaire, va être testé dix-huit mois sur le site du SEM-REV (une zone d’essais de Centrale Nantes dédiée aux énergies marines renouvelables). Outre son système houlomoteur, le prototype Wavegem (qui mesure 21 m de long, 14 m de large et 7 m de haut) est équipé de 68 m2 de panneaux photovoltaïques. L’installation dispose ainsi d’une puissance totale de 150 kW (80 % houlomoteur, 20 % solaire). Dénommée Wavegem, il s’agit d’« une plateforme autonome hybride de production d’énergie destinée à alimenter des installations maritimes ou insulaires n’ayant pas accès au réseau électrique et souhaitant assurer leur production électrique dans le respect des enjeux environnementaux actuels », explique Geps Techno , qui entend livrer ses premières plateformes dès 2021, dans un communiqué. Les 18 mois prévus d’essais en mer permettront de valider performance et fiabilité de l’installation, mais servira également de « maison-témoin » pour permettre aux futurs clients « de mieux appréhender les caractéristiques de la plateforme et sa capacité à répondre à leurs besoins en termes de production d’énergie mais aussi d’hébergement d’applications autonomes ».

  • MOBILITÉ – EDF Renouvelables acquiert le colifornien PowerFlex Systems 4 septembre 2019

    EDF Renouvelables a annoncé le 3 septembre l’acquisition de PowerFlex Systems, spécialisée dans le domaine des technologies de recharge. Cette société basée en Californie a développé une technologie brevetée, ce qui lui a permis de déployer des dispositifs de recharge de véhicules électriques évolués « permettant d’optimiser la fourniture d’électricité aux véhicules et de limiter, voire de supprimer, des investissements d’adaptation aux réseaux électriques », explique EDF Renouvelables dans un communiqué. Avec la technologie développée par PowerFlex Systems, « nous sommes à présent en mesure de fournir aux bâtiments commerciaux et industriels un écosystème énergétique unique ; celui-ci permet de fournir une électricité fiable, compétitive et sans émission de carbone, où et quand nos clients en ont besoin », explique Raphaël Declerq, vice-président exécutif solutions décentralisées et stratégie chez EDF Renouvelables aux États-Unis.

JUILLET 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUILLET

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  • – Appel à projets photovoltaïque 11 juillet 2019

    APPEL A PROPOSITIONS POUR LA REALISATION ET L’EXPLOITATION DE CENTRALES PHOTOVOLTAÏQUES RACCORDÉES AU RÉSEAU SUR L’AÉRODROME RÉGIONAL DE BERRE LA FARE

    Dans le cadre de son Plan Climat « Une COP d’avance », la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur a décidé de mettre à la disposition d’investisseurs des surfaces sur l’aérodrome de Berre la Fare afin de réaliser et exploiter des installations de production d’électricité d’origine photovoltaïque raccordées au réseau.

    En application de l’art. L.2122-1-1 du code général de la propriété des personnes publiques, la Région SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur lance à cette fin un appel à propositions ayant pour finalité la délivrance d’une autorisation d’occupation temporaire constitutive de droits réels sur le domaine public.

    Date limite de remise des candidatures et des offres : 14 octobre 2019 à 12h

    Vous pouvez télécharger le dossier de consultation de l’appel à propositions en cliquant ici

  • BIOGAZ – Une énergie indispensable pour la transition, selon la CRE 10 juillet 2019

    La Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) a publié le 9 juillet un rapport intitulé « le verdissement du gaz », qui étudie le rôle de trois filières du biogaz (méthanisation, pyrogazéification et power-to-gas) dans le système énergétique du pays. Pour la CRE, « il existe […] un consensus sur la nécessité de verdir le gaz » ; lequel est actuellement responsable d’un cinquième des émissions de gaz à effet de serre en France, et dont la consommation pourrait augmenter, à travers son utilisation dans les transports, le logement et la production de chaleur. Le rapport souligne que la méthanisation est « la technologie la plus prometteuse, [et] connaît un développement rapide », malgré un coût de production important (entre 90 et 120 €/MWh) comparé au gaz naturel importé. Ce développement rend réaliste l’objectif de 10 % de gaz renouvelable dans la consommation de gaz d’ici 2030, qui nécessiterait une production de biométhane de 39 à 42 TWh. Le rapport souligne que la filière méthanisation doit pour cela développer un modèle économique rentable, ce qui peut passer par la prise en compte de ses externalités positives (réduction des émissions de gaz à effet de serre, développement de l’économie circulaire, soutien au monde agricole, dépendance moindre aux imports de gaz naturel, etc.). La pyrogazéification et le power-to-gas sont quant à elles moins matures, estime la CRE, elles auront un rôle encore minime pour atteindre l’objectif de 2030, mais pourraient se développer à l’avenir.

  • HYDROLIEN – Le projet de Génissiat ne verra pas le jour 10 juillet 2019

    HydroQuest, Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) et la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) ont annoncé, dans un communiqué le 8 juillet, leur décision d’interrompre le projet pilote d’hydrolien fluvial à Génissiat. Ce projet devait accueillir, dès 2020, 30 hydroliennes de HydroQuest pour une puissance totale de 2 MW. Le communiqué évoque des contraintes sur le site d’implantation (entre les aménagements CNR de Génissiat et de Seyssel sur le Rhône), « non résolues au terme de deux années d’études techniques poussées et de tests de modélisation hydraulique fine du parc d’hydroliennes ». Le projet avait été annoncé en février 2017, et avait connu des retards afin de conclure les études techniques. Cependant, les trois entreprises se veulent rassurantes et affirment que « cette décision ne remet en aucun cas en cause la technologie des hydroliennes fluviales. » Ce, alors que la filière peine à se remettre du retrait de Naval Énergies (cf. article pp 26-27 du Journal des Énergies Renouvelables n° 247).

  • NOUVEAUTÉ – Le hors-série spécial rumeurs de l’éolien vient de paraître 10 juillet 2019

    Inefficace, coûteux, dangereux pour la santé et pour la faune, polluant, bruyant… C’est peu dire que l’éolien a parfois mauvaise presse, peu aidé, parfois par certains relais d’opinion, de bonne foi ou non. Conséquence, la filière est vue par certains citoyens comme une source de nuisances multiples, voire une arnaque pure et simple. C’est en partie pour répondre à ces nombreux fantasmes et rétablir quelques vérités que Le Journal de l’Éolien a choisi de consacrer ce nouveau hors-série aux rumeurs colportées sur l’éolien. Reportages, enquêtes et analyses apporteront les clés pour répondre aux questions, légitimes, que pose le développement de l’éolien sur terre et en mer, mais aussi pour couper court aux fausses polémiques et autres contrevérités. Le magazine répond ainsi point par point aux interrogations que suscitent les turbines : impact écologique des fondations en béton, conséquences sur la santé et sur la faune, incidence sur la valeur mobilière, coûts et bénéfices économiques pour la société, recyclabilité des matériaux… Sans oublier de se pencher sur les nombreux sujets sur lesquels la filière travaille activement, dont l’amélioration de l’intégration paysagère et de l’acceptabilité en général. Vous pouvez consulter le sommaire ici, ou encore acheter le numéro en ligne.

  • BONNES VACANCES ! – L’Actu revient le 4 septembre 10 juillet 2019

    Votre rendez-vous hebdomadaire avec les dernières nouvelles des énergies renouvelables revient dès le 4 septembre. Toute l’équipe de l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) et du Journal des Énergies Renouvelables vous remercie pour votre fidélité et vous souhaite un très bel été !

  • BIOCARBURANTS – Lancement de la production de La Mède 3 juillet 2019

    Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, l’avait annoncé fin mai, c’est désormais chose faite : la bioraffinerie de la Mède, dans les Bouches-du-Rhône, produit ses premiers litres de biocarburants, a annoncé la compagnie dans un communiqué du 3 juillet. La bioraffinerie, issue de la reconversion d’une ancienne raffinerie, produira 500 000 tonnes d’huiles végétales hydrogénées (HVO) par an, un biocarburant de deuxième génération qui sera produit à 60-70 % à partir d’huiles végétales (palme, colza, tournesol, etc.) et à 30-40 % à partir de retraitement de déchets (graisses animales, huiles de cuisson, huiles résiduelles, etc.). L’utilisation d’huile de palme a suscité une polémique, c’est pourquoi Total s’est engagé à en utiliser au maximum 300 000 tonnes par an, « soit moins de 50 % du volume des matières premières nécessaires », ainsi qu’à utiliser au minimum 50 000 tonnes de colza français par an pour valoriser l’agriculture locale. Des chiffres qui ne convainquent pas tout le monde. Greenpeace, par exemple, n’a pas manqué de critiquer « l’hypocrisie de la France » dans un communiqué du 3 juillet. En cause, les « 550 000 tonnes d’huile de palme par an que le gouvernement a autorisé Total à utiliser dans son usine, ce qui correspondrait à une hausse de 64 % du total de l’huile de palme consommée en France », selon l’ONG. « Les biocarburants sont une énergie renouvelable à part entière et une solution immédiatement disponible pour réduire les émissions de CO2 du transport routier et aérien. Lorsqu’ils sont produits à partir de matières premières durables, comme c’est le cas à La Mède, ils émettent plus de 50 % de CO2 en moins que les carburants fossiles. Notre bioraffinerie permettra de produire en France des biocarburants qui étaient jusqu’alors importés », explique de son côté Bernard Pinatel, directeur général Raffinage-chimie de Total.

  • PETITE HYDRO – 13 lauréats pour la deuxième période de l’appel d’offres 3 juillet 2019

    Le ministère de la Transition écologique et solidaire a annoncé, dans un communiqué du 26 juin, les 13 lauréats de la deuxième tranche de l’appel d’offres sur la petite hydroélectricité. Ces 13 projets, concentrés majoritairement dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte d’Azur, totaliseront 36,7 MW, avec un prix moyen de 87,1 €/MWh. Cette tranche atteint donc l’objectif de raccorder 35 MW par an de petite hydroélectricité, inscrit dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). En outre, 5 des 13 lauréats ont choisi d’avoir recours à l’investissement ou au financement participatif, et recevront une majoration de leur tarif de rachat d’électricité si ce choix est respecté. 14 lauréats avaient été annoncés pour la première tranche de l’appel d’offres l’an dernier, pour un total à 36,9 MW et un prix moyen de 89,6 €/MWh. La troisième tranche de l’appel d’offres sera lancée en décembre 2019.

  • ALLEMAGNE – L’électricité consommée à 44 % renouvelable 3 juillet 2019

    Dans un communiqué du 26 juin, le Centre de recherche pour l’énergie solaire et l’hydrogène de Baden-Württemberg (ZSW) et l’Association fédérale allemande de l’énergie et de la maîtrise de l’eau (BDEW) ont annoncé que, sur la première moitié de 2019, 44 % de l’électricité consommée en Allemagne avait été produite à partir de sources renouvelables. C’est un nouveau record pour le pays, pour qui, sur la même période en 2018, ce chiffre n’était que de 39 %. Plusieurs sources d’énergie ont permis d’atteindre un tel niveau, l’éolien sur terre arrivant en tête de liste, suivi par le solaire photovoltaïque. L’éolien en mer connaît quant à lui une croissance importante de 30 % sur la période (première moitié de 2018 – première moitié de 2019). Cependant, selon le ZSW et le BDEW, il y a matière à s’inquiéter. En effet, ces chiffres peuvent être expliqués par des « conditions météorologiques exceptionnelles ». De plus, « il existe des problèmes structurels sous-jacents. Si nous persistons sur cette voie, nous finirons avec seulement 54 % d’énergies renouvelables en 2030 », signale Stefan Kapferer, président du comité de direction générale du BDEW. Pour rappel, l’objectif de l’Allemagne est d’atteindre 65 % d’énergie renouvelable dans la consommation d’électricité d’ici 2030.

  • NOUVEAUTÉ – Le hors-série spécial autoconsommation vient de paraître 3 juillet 2019

    L’autoconsommation photovoltaïque est un marché en pleine évolution en France, particuliers et professionnels ont aujourd’hui la possibilité d’autoconsommer l’électricité produite par leur installation, mais doivent pour cela comprendre leurs besoins spécifiques, et naviguer parmi les multiples options et modalités existantes, tout en respectant une réglementation changeante. Partant de ce constat, Observ’ER a réalisé un numéro spécial du Journal du Photovoltaïque consacré au sujet, qui propose à ses lecteurs des clés de compréhension pour aborder la pléthore de modèles économiques (et de financement) à disposition et ceux en cours d’ajustement ou d’élaboration : autoconsommation totale ou partielle, avec stockage (batteries, virtuel) ou non, installation à installer soi-même… Particuliers, collectivités et entreprises témoignent. Sans oublier l’autoconsommation collective qui, si elle peine encore à décoller, connaît ses premières réalisations concrètes. Ce hors-série propose illustrations et infographies pédagogiques, reportages et analyses des tendances à venir sur le marché de l’autoconsommation photovoltaïque, et se penche également sur la situation de la filière chez nos voisins européens. Vous pouvez consulter le sommaire ici, ou encore acheter le numéro en ligne.

JUIN 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUIN

Voir actus
  • UE – La Commission appelle les États membres à être plus ambitieux 26 juin 2019

    La Commission européenne a publié le 18 juin son évaluation des plans nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat (PNEC) des États membres. Ces PNEC, dont l’élaboration a commencé en décembre dernier dans le cadre du règlement sur la gouvernance de l’union de l’énergie et de l’action pour le climat, listent les objectifs nationaux de chaque pays à l’horizon 2030. « Nos recommandations montrent que des efforts supplémentaires sont nécessaires », indique Maroš Šefčovič, vice-président pour l’union de l’énergie, dans un communiqué. Les plans ont une marge d’amélioration, et les mesures qu’ils contiennent sont insuffisantes, notamment concernant les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Dans le document, la Commission indique ainsi que « dans les projets de plans actuels, la part des énergies renouvelables atteinte serait comprise en 30,4 % et 31,9 % en 2030 au niveau de l’Union, au lieu des 32 % prévus ». Certains pays, dont la France, sont déjà en retard sur leurs objectifs en matière d’énergie renouvelable pour l’horizon 2020, comme l’a montré un rapport de la Cour des comptes européenne publié au début du mois. Les États membres doivent modifier leur PNEC afin de pouvoir atteindre les ambitions déclarées à l’échelle de l’Union. Toute la question est de savoir quels sont les états qui vont faire un effort supplémentaire étant donné que l’objectif à atteindre est collectif et non individualisé par État membre, comme dans le cadre de la directive 2009/28. Les PNEC définitifs doivent être soumis en décembre 2019 au plus tard.

  • LOI ÉNERGIE-CLIMAT – Le projet en débat à l’Assemblée nationale 26 juin 2019

    Le projet de loi relatif à l’énergie et au climat, présenté par François de Rugy, est en débat à l’Assemblée nationale depuis le 25 juin.  En termes d’énergie, le projet de loi prévoit « d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 en divisant les émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six entre 1990 et 2050 », de « réduire la consommation énergétique primaire des énergies fossiles de 40 % en 2030 » par rapport à 2012, l’objectif actuel de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) étant de 30 %, et enfin de « réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % à l’horizon 2035 », l’objectif actuel (LTECV) étant à l’horizon 2025. De bonnes nouvelles en théorie pour les énergies renouvelables, qui pourront notamment profiter de l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cependant, le report de la sortie progressive du nucléaire pourrait ralentir leur déploiement, et le projet de loi ne contient pour l’instant pas de mesures concrètes afin d’atteindre ces objectifs. Le Haut Conseil pour le Climat (HCC), dans son premier rapport paru le 25 juin, alerte sur le retard d’ores et déjà pris dans la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Afin de réduire la consommation d’énergie, un amendement a également été adopté sur les « passoires thermiques », les logements dont le diagnostic de performance énergétique est de F ou G : lors d’une vente, jusqu’à 5 % du prix pourra être bloqué afin d’effectuer des rénovations énergétiques.

  • GÉOTHERMIE – Bientôt un nouveau réseau dans l’Est parisien 26 juin 2019

    « En 2012, la mise en route du doublet géothermique de Lognes a permis de faire baisser la facture des usagers d’environ 30 % », retrace Xavier Vanderbise, conseiller communautaire en charge de l’aménagement, de l’urbanisme et des réseaux de la communauté d’agglomération Paris-Vallée de la Marne. « Les élus ont donc souhaité que cette énergie soit plus utilisée sur le territoire. » Et ce sera bientôt chose faite : un contrat de délégation de service public a été signé mi-avril entre la communauté d’agglomération et la filiale locale d’Engie Réseaux GeoMarne pour la création d’une centrale géothermique et d’un réseau de chaleur sur les communes de Champs-sur-Marne et de Noisiel. Le doublet géothermique puisera de l’eau à environ 71 °C à 1 900 mètres de profondeur pour fournir 97 GWh/an de chaleur le long de 19 km de réseau, soit auprès de 10 000 équivalents logements. « Nous alimenterons ainsi des bâtiments publics, des copropriétés, de l’habitat social et des bâtiments neufs qui seront construits à court et moyen termes », précise Grégoire Wintrebert, directeur de la direction des confluences chez Engie Réseaux. « Cela représente un investissement de 39 M€, mais le résultat est vertueux : le réseau disposera d’un taux de couverture par les énergies renouvelables de 82 %. » Engie Réseaux devrait lancer les travaux de forage en décembre prochain. La construction de la centrale (qui comprendra 6 MW de pompes à chaleur pour l’optimisation du doublet géothermique et une chaufferie centrale au gaz) se déroulera en 2020 et 2021 pour une mise en service prévue au dernier trimestre 2021.

  • ÉTUDE – 11 millions d’emplois en 2018, selon l’Irena 19 juin 2019

    La filière des énergies renouvelables représenterait 11 millions d’emplois à travers le monde en 2018, selon le dernier compte rendu de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (Irena), publié le 13 juin. Un chiffre en hausse par rapport à l’année 2017 (10,3 millions), qui pourrait cependant être expliqué en partie par un affinage des méthodologies utilisées par l’agence. Les 11 millions d’emplois recensés restent majoritairement concentrés dans plusieurs régions du monde, notamment la Chine (39 % de tous les emplois de la filière), l’Inde, le Brésil, les États-Unis et l’Union européenne (UE). La part d’emplois diffère aussi selon les sources d’énergies. Ainsi, la Chine représente 61 % des emplois du photovoltaïque, qui est la première source d’énergie renouvelable en terme de nombres d’emplois, tandis que le secteur des biocarburants, deuxième plus gros employeur, est dominé par le Brésil (40 %) et les États-Unis. L’UE accumule un total de 1,2 millions d’emplois, dont 387 000 dans la biomasse solide et 314 000 dans l’éolien. L’Allemagne demeure l’acteur le plus important de l’UE, suivi par le Royaume-Uni et la France. Le compte rendu souligne que seuls 32 % des emplois dans les énergies renouvelables sont tenus par des femmes, et que les chaînes de production ont tendance à être plus mécanisés aux États-Unis et dans l’UE qu’en Asie et en Amérique du sud.

  • IRLANDE – Un plan ambitieux pour le climat 19 juin 2019

    Le ministère des Communications, de l’action pour le climat et de l’environnement irlandais (DCCAE) a révélé le 17 juin un plan d’action pour le climat, avec des objectifs ambitieux en matière d’énergies renouvelables. Selon le DCCAE, le mix énergétique de l’Irlande est composé à 85 % d’énergies fossiles, et seulement 30 % de l’électricité produite provient de sources renouvelables. Le pays est en retard sur ses objectifs 2020, et le rapport de la Cour des comptes européenne publié le 6 juin montre qu’il doit augmenter de 5,3 points de pourcentage la part des énergies renouvelables dans sa consommation finale brute d’énergie entre 2017 et 2020 pour atteindre son objectif de 16 %. Le nouveau plan climat a pour but affiché de pallier ce retard, et liste ainsi des objectifs importants dans plusieurs secteurs concernés. Dans le secteur de l’électricité, l’objectif est d’arriver à 70 % d’énergie renouvelable dans la production d’ici 2030 (soit l’ajout de 12 GW, dont une majorité d’éolien terrestre, en prenant en compte les fermetures de centrales fossiles), d’électrifier le transport en ajoutant 950 000 véhicules électriques sur les routes (et ainsi atteindre la barre du million de véhicules électriques) et en créant une infrastructure nationale de bornes de rechargement, et enfin de développer l’autoconsommation et permettre aux particuliers de revendre leur électricité sur le réseau.

  • ÉTUDE – D’ici à 2050, 48 % d’éolien et de photovoltaïque 19 juin 2019

    Bloomberg New Energy Finance (BNEF) a publié son rapport annuel New Energy Outlook, qui trace l’évolution des énergies renouvelables dans la production d’électricité à l’horizon 2050. Les énergies éolienne et photovoltaïque représenteraient 48 % de la production d’électricité mondiale d’ici 2050 selon ces estimations. L’Europe mène la danse avec 80 % de son électricité produite grâce à ces deux sources d’énergies en 2050, tandis que la Chine (48 %) et les États-Unis (35 %) décarbonisent leurs secteurs électriques moins vite en raison de leur dépendance respective au charbon et au gaz. Cela permet au secteur de l’électricité d’être en marche pour ne pas dépasser la barre des 2 °C d’ici 2030, mais le rapport souligne que d’autres technologies doivent être déployées pour poursuivre cette trajectoire au delà de cette date. Le rapport assume également une électrification à 100 % du transport routier et du chauffage résidentiel, qui pourraient donc être responsables d’une importante augmentation de la demande en électricité. Enfin, il signale que d’autres pans de l’économie globale (au-delà de l’électricité) doivent être décarbonisés afin de répondre efficacement au réchauffement climatique.

  • FINANCEMENT – Un partenariat pour allier énergie solaire et agriculture 12 juin 2019

    Le producteur d’électricité renouvelable Akuo Energy et l’assureur français MAIF ont révélé dans un communiqué du 5 juin la création de MAIF Transition, un fonds dédié au financement de projets innovants dans le secteur agricole dans chacun des départements français, outre-mer inclus. Ce fonds vise à favoriser l’innovation en permettant aux agriculteurs de valoriser leur foncier à travers la production d’électricité photovoltaïque, et ainsi financer leur transition vers une agriculture biologique et durable. Akuo Energy est un acteur pionnier dans ce domaine grâce à son concept Agrinergie®, qui associe agriculture biologique et autoconsommation d’électricité photovoltaïque. Pour son président Eric Scotto, ce partenariat avec MAIF permet au concept de passer à l’échelle supérieure. François de Rugy, ministre de la Transition énergétique et solidaire, présent lors de la signature du partenariat, a salué le lancement de cette initiative et a déclaré : « Transformation de notre modèle agricole et transition énergétique peuvent marcher main dans la main, et nous avons là un exemple parfait. »

  • EMR – Des emplois en recul en 2018 12 juin 2019

    L’Observatoire des énergies de la mer a publié son rapport annuel sur les énergies marines renouvelables (EMR) en France. Et le bilan pour 2018 est plutôt mitigé. Bien que les investissements et le chiffre d’affaires de la filière ont augmenté de 2016 à 2018, le nombre d’emplois ETP (équivalent temps plein) en 2018 repasse à son niveau de 2016 et diminue de 21 % par rapport à 2017. Cela s’explique par la perte d’emplois industriels provoqué par le décalage du calendrier de concrétisation des projets dans le pays. Le marché domestique pénalise la filière française, qui effectue 86 % de son chiffre d’affaires à l’export. Le rapport souligne que l’éolien en mer posé et flottant sont les marchés les plus matures parmi les EMR, le posé étant au stade commercial et l’éolien en mer flottant au stade pré-commercial. Ils représentent plus de 85 % des emplois de la filière. En termes géographiques, la région Pays de la Loire reste le leader dans ce domaine, et possède plusieurs projets de parcs éoliens en cours de développement, dont celui de Saint-Nazaire qui vient de recevoir le feu vert de la part du Conseil d’État.

  • UE – Les objectifs 2020 seront difficiles à atteindre 12 juin 2019

    La Cour des comptes européenne a publié un rapport qui analyse les politiques et régimes de soutien des énergies renouvelables afin d’évaluer si chaque État membre atteindra ses objectifs de 2020, et si l’Union Européenne atteindra son objectif global de 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation brute d’énergie finale. Ce rapport conclut que l’augmentation de la part des sources d’énergie renouvelables « n’est pas suffisante pour permettre d’atteindre les objectifs ». Seuls 11 États membres avaient atteint leurs objectifs de 2020 en 2017, tandis que plusieurs autres sont à la traîne : la France entre autres doit augmenter de 6,7 points de pourcentage la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique de 2017 à 2020 pour atteindre son objectif de 23 %. Afin de pallier ces retards, le rapport émet plusieurs recommandations, notamment une simplification des procédures administratives à l’échelle des États, l’amélioration du suivi et du délai de disponibilité des données statistiques relatives au secteur de l’énergie et l’organisation d’enchères supplémentaires pour augmenter la capacité de production solaire et éolienne dans le secteur de l’électricité. La Commission européenne aura la possibilité d’engager une action en justice contre les États membres n’ayant pas respecté leurs objectifs nationaux.

  • ENTREPRISE – Microsoft et Facebook misent sur le vert 5 juin 2019

    Microsoft a annoncé la signature d’un PPA (contrat d’achat direct entre producteur d’électricité et consommateur) de 90 MW sur 15 ans à partir de 2022 avec le fournisseur Eneco aux Pays-Bas, électricité qui proviendra des parcs éoliens offshore Borssele III et IV. Ce PPA fait suite à la signature d’un autre PPA de 180 MW d’électricité éolienne entre Microsoft et  Vattenfall aux Pays-Bas en 2017. Microsoft devient ainsi l’un des plus gros acheteurs d’énergie renouvelable dans le pays. Facebook a également annoncé le 30 mai avoir finalisé un accord afin de financer un projet d’électricité solaire de 379 MW au Texas, le projet Prospero développé par Longroad Energy Partners. C’est la première fois que l’entreprise effectue un investissement direct dans le solaire ou l’éolien. Facebook possède également plusieurs PPA aux États-Unis pour l’achat d’électricité renouvelable, afin d’atteindre son objectif d’être fourni à 100% en électricité renouvelable d’ici à 2020. Selon la compagnie, son investissement direct dans le projet texan pourrait montrer le chemin vers un nouveau modèle de financement des énergies renouvelables pour les grandes entreprises, au-delà des PPA habituels.

  • METHANISATION – La région Auvergne-Rhône-Alpes dévoile ses ambitions 5 juin 2019

    La Conférence régionale méthanisation qui s’est déroulée à Lyon le 29 mai a permis la signature d’une charte partenariale pour développer la méthanisation dans la région. Signée par les organisateurs de la conférence (la Région Auvergne-Rhône-Alpes, l’Ademe, la Chambre régionale d’agriculture, l’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse, GRDF, GRTgaz, Bpifrance et Auvergne-Rhône-Alpes Énergie-Environnement), cette charte annonce un plan d’action en 6 axes (dont  « renforcer la mobilisation des intrants et la qualité du retour au sol des digestats »et « développer l’offre technique régionale tout au long de la chaîne de valeur »). Elle souligne également l’importance de la méthanisation afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de développer une économie locale et circulaire, et de créer des opportunités pour le secteur agricole. Cette charte définit entre autre des objectifs à l’horizon 2023 en accord avec les échéances de la PPE : doublement du nombre d’unités en service de fin 2018 à 2023, connexion de 1075 GW dans le réseau de gaz (120 GW en 2018), et 480 GWh valorisés par cogénération fin 2023 (300 GWh fin 2018).

  • HYDRAULIQUE – L’Australie mise sur le pompage-turbinage 5 juin 2019

    Comme le montre un article du Financial Times, le fournisseur d’électricité australien Snowy Hydro, qui possède notamment plusieurs barrages et centrales hydrauliques dans les Snowy Mountains, mise sur le pompage-turbinage afin de stocker l’énergie, dans un contexte de développement rapide des énergies renouvelables intermittentes. Sur les deux dernières années, l’Australie a installé jusqu’à cinq fois plus de puissance éolienne et solaire par habitant que les États-Unis, la Chine ou l’UE. Le projet Snowy Hydro 2.0, en cours de construction, permettra à la compagnie de quadrupler sa capacité de stockage d’ici à 2025 et ainsi de devenir un des plus gros parcs de pompage-turbinage au monde. Stocker l’énergie sous forme d’eau pourrait apporter de la stabilité aux réseaux d’électricité où les ressources intermittentes comme le solaire et l’éolien sont de plus en plus répandues, tout en étant plus efficace que les batteries existantes. Selon la compagnie, ses coûts de stockage en mégawatt par heure sont jusqu’à 60 fois inférieurs à ceux du plus grand parc de batteries lithium-ion du monde, construit par Tesla en 2017 en Australie. AGL Energy, le plus gros producteur privé d’électricité en Australie, a également annoncé vouloir développer deux projets de pompage-turbinage. La Chine est également en train de déployer cette technologie à grande vitesse, ainsi que les Etats-Unis et l’Espagne.

  • – COMMUNIQUÉ DE PRESSE : Intersolar Europe 2019 : Sungrow présente l’onduleur string le plus puissant du monde 4 juin 2019

    Munich, mai 2019 : Sungrow, le premier fournisseur au monde de solutions d’onduleurs et de stockage d’énergie, a présenté l’onduleur string SG250HX, de 1500 Vdc au salon Intersolar Europe 2019. Cet onduleur de 250 kW est associé à une excellente performance et est désormais disponible en pré-vente. Les appareils seront livrés à partir du 3e trimestre.

    Le modèle SG250HX est l’onduleur string, 1500 Vdc le plus puissant au monde avec ses 250 kW. Avec leur tension d’entrée de 1500 Vdc et leur tension de sortie de 800 Vac, il est possible d’économiser sur les câbles DC et AC. L’onduleur présente une efficacité maximale de 99 % et est compatible avec les modules PV biface, ce qui augmente son rendement. Le système comporte par ailleurs 12 MPPT (Maximum Power Point Tracker) et peut s’intégrer à une configuration flexible en blocs totalisant jusqu’à 6,3 MW de puissance. Il s’adapte donc parfaitement à des installations PV en terrain accidenté par exemple.

    Grâce notamment à son indice de protection IP66 et à son degré de protection anti-corrosion C5, cet onduleur compact convient particulièrement aux conditions difficiles telles que les déserts et les zones côtières. Avec sa technologie de refroidissement par air forcé, le SG250HX peut fonctionner à des températures extrêmement élevées. Le système intègre aussi les fonctions de diagnostic de panne et de traceur de courbe IV, associées au dispositif de contrôle de Sungrow, qui facilite son fonctionnement et sa maintenance. La fonction anti-PID (anti-PID) intégrée limite nettement la dégradation des modules tandis que le Courant porteur en ligne (CPL) optionnel permet de réduire les coûts d’installation, sans nécessiter de câblage de communication supplémentaire. L’onduleur peut être relié à un dispositif de stockage par l’intermédiaire d’une interface de stockage intégrée et permet donc une évolution des installations aujourd’hui sans stockage.

    « C’est pour nous un immense plaisir de présenter une technologie d’onduleur string d’un genre nouveau sur le marché européen. Elle a le potentiel pour permettre à nos clients d’optimiser leur ROI » a indiqué Stefan Froböse, Directeur technique de Sungrow EMEA.

    L’Europe enregistre actuellement une hausse d’activité dans le domaine solaire non subventionné. Dans le même temps, les PPA (contrats d’achat direct d’électricité verte) privés gagnent en importance dans le domaine des énergies renouvelables. Sungrow s’est fixé comme objectif d’atteindre une parité réseau en Europe en proposant toujours plus d’innovations techniques et en faisant un pas de plus dans sa recherche internationale « d’énergie verte pour tous ».

    À propos de Sungrow

    Sungrow Power Supply Co., Ltd (« Sungrow » est l’un des premiers fournisseurs de solutions d’onduleurs au monde pour les énergies renouvelables, avec plus de 82 W installés dans le monde (mars 2019). Fondée en 1997 par le professeur Renxian Cao, Sungrow occupe désormais une place de leader dans la recherche et le développement d’onduleurs solaires. L’entreprise dispose ainsi des plus gros effectifs de R&D du secteur et d’un large portefeuille de produits pour des solutions d’onduleurs photovoltaïques et des systèmes de stockage d’énergie destinés à de grosses centrales PV, à des applications industrielles et à des installations dans des habitations privées, de même qu’à des centrales photovoltaïques flottantes, reconnues au plan international. Sungrow peut s’enorgueillir de 22 années d’expérience fructueuse dans le domaine photovoltaïque. Nos produits alimentent en énergie des installations PV dans plus de 60 pays et notre part de marché s’établit à plus de 15 %. Pour en savoir plus sur l’entreprise, consultez www.sungrowpower.com

MAI 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MAI

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  • BIOMASSE – Sans bois énergie, pas de développement durable pour la filière sylvicole 29 mai 2019

    Le CIBE, la Fedene, la FNCCR, Propellet, et le SER ont pour la première fois organisé jeudi 23 mai à Paris une journée consacrée aux enjeux du bois-énergie dans la transition énergétique, environnementale et sociétale. Olivier David, chef du service climat et efficacité énergétique de la DGEC, a introduit la journée en rappelant que la transition énergétique ne se fera pas sans le développement du bois-énergie, qui constitue le pivot de la fourniture de chaleur renouvelable. La filière est à même de fournir les combustibles nécessaires à l’atteinte des objectifs nationaux à 2028 puisque, à l’heure actuelle, seuls 50 % de l’accroissement naturel des forêts sont prélevés chaque année pour l’ensemble des besoins en bois d’œuvre, bois d’industrie et bois énergie. Michel Druilhe, président de France Bois Forêt a ajouté : « Et si nous atteignons les objectifs de bois énergie fixés par la PPE, nous prélèverons 70 %. » Les professionnels de la forêt ont rappelé que le bois-énergie constitue un complément de revenus nécessaire aux propriétaires pour financer les opérations d’entretien des peuplements sylvicoles et s’inscrit ainsi dans un schéma de développement durable, qui impose l’utilisation des trois produits (bois d’œuvre, bois d’industrie et bois énergie). Olivier David, a annoncé par ailleurs que la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon, allait lancer prochainement un groupe de travail sur le bois-énergie.

  • BIOMASSE – Le chauffage au bois domestique 29 mai 2019

    L’Ademe a publié le 23 mai un avis sur le chauffage domestique au bois. Parmi les recommandations de l’agence, on trouve : une meilleure information des particuliers et des élus sur les installations performantes et les bonnes pratiques, le maintien du soutien aux nouvelles installations et au remplacement des appareils anciens via le crédit d’impôt transition énergétique (CITE) ou encore la mise en place d’incitations au remplacement des chaudières au fioul par des chaudières à granulés de bois avec les certificats d’économies d’énergie (CEE) et les dispositifs d’aides associés. « Afin d’atteindre les objectifs de développement des énergies renouvelables, il est nécessaire d’accélérer le renouvellement du parc de systèmes de chauffage existant et d’attirer de nouveaux utilisateurs lors des rénovations ou dans le neuf », soutient l’Ademe pour qui « le chauffage domestique au bois est un enjeu incontournable et stratégique de la transition énergétique. » L’agence ajoute que « le bois domestique est une énergie renouvelable et économiquement compétitive pour les particuliers, notamment ceux vivant en zone rurale et périurbaine. »

  • MONDE – La baisse des coûts devrait se poursuivre 29 mai 2019

    L’Agence internationale de l’énergie renouvelable (Irena) a publié le 29 mai un rapport sur les coûts de production des énergies renouvelables en 2018. Selon ce document, les coûts des technologies liées aux énergies renouvelables ont connu une diminution record l’an dernier. Ainsi, selon l’agence, le coût moyen pondéré global de l’électricité produite à partir de l’énergie solaire à concentration a diminué de 26 % en 2018, de 14 % pour la bioénergie, de 13 % à partir solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre, de 12 % pour l’hydroélectricité et de 1 % pour la géothermie et l’éolien offshore. « La réduction de ces coûts, notamment pour les technologies solaire et éolienne, devrait se poursuivre au cours de la décennie à venir », ajoute l’Irena. « Plus des trois quarts de l’énergie éolienne terrestre et quatre cinquième de la capacité solaire photovoltaïque qui sera mise en œuvre l’année prochaine produiront de l’électricité à un coût inférieur à toute nouvelle option de centrale à charbon, à pétrole ou à gaz. Plus important encore, ces projets n’auront pas besoin de soutien financier », poursuit l’agence.

  • ÉTUDE – Éolien et solaire à la fête au 1er trimestre 22 mai 2019

    Le parc des énergies renouvelables électriques s’est accru de 439 MW au premier trimestre cette année, ce qui porte sa puissance à 51,6 GW au 31 mars, selon l’étude mise en ligne le 21 mai par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Enedis, l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF) et l’agence ORE. Côté éolien, le trimestre est historique. Ainsi, plus de la moitié des nouvelles capacités renouvelables installées concernaient des installations éoliennes (243 MW) et la filière éolienne a produit pour la première fois plus de 10 TWh sur un trimestre (10,1 TWh). Le parc solaire a quant à lui battu « son record hivernal » de production avec 2,3 TWh au 1er trimestre (+ 50,6 % par rapport au 1er trimestre 2018) et les bioénergies productrices d’électricité (bois énergie, biogaz, déchets) ont, elles, produit près de 2 TWh au 1er trimestre 2019. Dans leur ensemble, les énergies renouvelables ont ainsi « couvert 20,1 % de la consommation d’électricité en France » métropolitaine au 1er trimestre 2019. S’agissant du volume des projets en développement, il s’élève à 17,6 GW. En un trimestre, il s’est accru de 56 % pour les installations solaires et de 24 % pour l’hydraulique.

  • RÉSEAUX DE CHALEUR ET DE FROID – Pour la FNCCR, il faut aller plus loin 22 mai 2019

    Suite à la deuxième réunion du groupe de travail national dédié aux réseaux de chaleur et de froid, la FNCCR territoire d’énergie s’est réjouie de voir 90 % de ses propositions retenues par la Secrétaire d’État Emmanuelle Wargon. « Campagnes d’information, plateforme avec des données géolocalisées, accompagnement des collectivités, structuration des réseaux d’acteurs…toutes ces mesures permettent un renforcement positif de la connaissance à disposition des collectivités », explique, dans un communiqué du 22 mai l’organisme rassemblant des collectivités territoriales spécialisées dans les services publics locaux en réseau. Autre sujet de satisfaction, le froid et le rafraîchissement urbains « sont présents via l’extension du taux de TVA réduit au froid renouvelable et réseaux de froid dans les DOM. » Toutefois, « la route est encore longue et il y a besoin d’une vraie ambition », tempère la FNCCR. « Le point central qu’est la Contribution Climat Energie […] est malheureusement la grande oubliée de ces mesures annoncées. » Autres manques : l’insertion de la dimension « aménagement/urbanisme » (en s’appuyant notamment sur les leviers des PLUi ou des PCAET) et la prise en compte affirmée d’une approche multi-réseaux, « condition essentielle de réussite de la transition énergétique dans les territoires. »

  • MÉTHANISATION – Partenariat renforcé entre la BEI et RGreen Invest 22 mai 2019

    La Banque européenne d’investissement (BEI) et la société RGreen Invest ont annoncé le 20 ami « une nouvelle étape dans leur partenariat » avec le premier investissement réalisé dans le domaine de la méthanisation en France à travers une prise de participation de 5 M€ du fonds Infragreen III dans l’entreprise Méthajoule, situé en région Auvergne Rhône Alpes. Ainsi, Infagreen III et Méthajoule ont signé un partenariat ayant pour objectif de porter des projets de méthanisation situés en France (à hauteur de 10 M€). Le premier projet présenté est une unité de méthanisation agricole en cogénération de 500 kW-e/400 kW-th. Le site, en cours de construction, est situé sur la commune de Sainte-Eulalie, dans le Cantal et produira de l’électricité (vendue à EDF) et de l’énergie thermique qui sera valorisée par un réseau de chaleur de 620 mètres de long desservant une zone d’activités. « Lors du lancement du fonds Infragreen III géré par Rgreen Invest, la BEI a investi 50 M€ lui permettant, en décembre 2018, de se clôturer au-dessus de ses objectifs de levée de capital, pour un montant de 307 M€ », rappelle la BEI dans un communiqué. L’objectif du fonds Infragreen III géré par Rgreen Invest consiste à investir dans des actifs réels du secteur de la transition énergétique et en particulier dans les énergies renouvelables en France et dans l’Union Européenne, en ciblant des projets photovoltaïques, éoliens mais aussi dans la géothermie, la biomasse, la méthanisation, l’efficience énergétique.

  • HYDROLIEN – Hydroquest a désormais le pied marin 15 mai 2019

    « Hydroquest et CNM ont tenu les délais et ont installé leur première hydrolienne marine nommée HydroQuest Ocean », se réjouit le développeur isérois dans un communiqué du 10 mai. Hydroquest a en effet immergé début mai une hydrolienne sur le site d’essai d’EDF de Paimpol-Bréhat. Construite par CMN (Constructions mécaniques de Normandie) à Cherbourg, la turbine d’une capacité de 1 MW, qui utilise la technologie du double axe vertical contrarotatif, sera raccordée au réseau à la fin du mois avant une phase de test comprise entre six mois et un an. HydroQuest Ocean mesure 25 mètres de long, 10 mètres de large et 11 mètres de hauteur (sans l’embase) et pèse, toute assemblée, 1400 tonnes. Hydroquest, entreprise concentrée jusqu’alors dans l’hydrolien fluvial, travaille également à un modèle marin de 2 MW qu’elle aimerait déployer dans le Raz Blanchard. Pour ce faire, elle souhaite que l’État lance l’appel d’offres correspondant (cf. l’article du JDER 247 dédié à la filière).

  • HYDROLIEN – GE et Atlantis renforcent leur partenariat 15 mai 2019

    Simec Altlantis a annoncé, dans un communiqué du 14 mai, un partenariat technologique avec GE dans l’hydrolien. Selon l’accord en question, les partenaires vont s’unir pour développer des dispositifs, à grand échelle, de génération d’énergie hydrolienne et des solutions de stockage. Les deux groupes travaillent de concert depuis septembre 2018 sur la turbine hydrolienne AR2000 dont deux exemplaires doivent venir compléter le parc de Meygen, en Écosse. Celui-ci comprend quatre turbines d’une capacité totale de 6 MW et passera ainsi à 10 MW.

  • ÉTUDE – La France sur le podium 15 mai 2019

    Si la Chine et les États-Unis restent les pays les plus attractifs pour les énergies renouvelables, la France complète désormais le podium, explique le cabinet d’audit EY dans un communiqué du 15 mai. « L’évolution positive du classement de la France est portée par une hausse de l’attractivité sur le solaire photovoltaïque et l’éolien offshore », explique EY. « Cette remontée de l’attractivité relative de la France s’explique également par la baisse de l’attractivité de l’Inde sur le solaire photovoltaïque et de l’Allemagne sur le solaire photovoltaïque et l’éolien onshore. » À l’inverse, l’Inde et l’Allemagne ont respectivement reculé à la quatrième et à la sixième place, en raison d’une baisse de l’attractivité sur le solaire et l’éolien

  • CHALEUR ET FROID – L’Ademe veut faire jouer les réseaux 7 mai 2019

    À l’occasion d’un colloque sur les réseaux de chaleur et de froid organisé le 6 mai à Nantes par la Fedene, le SNCU et Amorce, et en amont de l’Euroheat & Power Congress (7 et 8 mai, également à Nantes), l’Ademe a dégainé une étude détaillée sur la filière. Cet état des lieux dresse, pour la première fois, un bilan de l’écosystème des acteurs en présence et fournit une évaluation des retombées socio-économiques actuelles en termes d’activités économiques, d’emplois et de coûts. Parmi les principaux enseignements de ce document : la part des énergies renouvelables et de récupération (EnR&R) ne cesse de progresser en France et atteint 56 % de l’approvisionnement des réseaux de chaleur et de froid en 2017 (27 % dans l’UE, 9 % dans le monde) contre 40 % en 2013 et 27 % en 2005, l’énergie renouvelable dont la part a le plus significativement augmenté étant la biomasse ; le taux de raccordement des bâtiments à un réseau de chaleur en France reste faible (de l’ordre de 6 %) alors que la moyenne européenne est à 13% en secteur résidentiel et tertiaire ; le coût moyen annualisé et actualisé (LCOH) de la distribution primaire de chaleur à destination du secteur résidentiel et tertiaire est compris entre 10 et 27 €/MWh avec une médiane à 19 €/MWh ; le coût complet actualisé (production et distribution) moyen des réseaux enquêtés est de 76 €/MWh.

  • BIOMÉTHANE PORTÉ – C’est (au Journal) officiel 7 mai 2019

    Malgré un avis défavorable de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), les textes qui visent à adapter le dispositif d’obligation d’achat du biométhane injecté dans les réseaux de gaz naturel pour les installations de production de biométhane livrant à un point d’injection mutualisé après un transport routier (biométhane porté) ont été publiés au Journal officiel en date du 3 mai. Ces deux textes, un décret et un arrêté ont fait l’objectif d’une consultation à la mi-2018. Les dispositions relatives au mécanisme de dégressivité des tarifs sont ainsi modifiées, afin que « le tarif d’achat puisse être calculé en tenant compte de la production de chacun des sites de production de biométhane livrant à un point d’injection mutualisé après un transport routier ». La mise en œuvre de cette mesure requiert également l’installation d’un dispositif de comptage sur chacun des sites de production, au lieu, jusqu’alors, d’une installation au niveau du point d’injection dans le réseau de gaz naturel.

  • MONDE – Coup d’arrêt dans la croissance des renouvelables 7 mai 2019

    L’Agence internationale de l’énergie (AIE) s’est alarmée le 6 mai d’un tassement « inattendu » dans le développement des énergies. Selon le scénario de développement durable (SDD) de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), chaque année en moyenne une capacité d’énergies renouvelables de 300 GW doit être installée dans le monde entre 2018 et 2030 pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Or les capacités mondiales ont stagné en 2018 (à 177 GW), selon l’AIE. C’est d’ailleurs la première fois depuis 2001 que la croissance de son développement n’accélère pas d’une année sur l’autre. « Le monde ne peut pas se permettre de presser la touche ”pause” concernant l’expansion des renouvelables, et les gouvernements doivent agir rapidement pour corriger cette situation et permettre un flux plus rapide dans le développement de nouveaux projets », explique Fatih Birol, le directeur exécutif de l’AIE, cité dans un communiqué. L’Agence souligne en effet « une rupture inattendue de la tendance (qui) suscite des inquiétudes quant à la réalisation des objectifs climatiques à long terme ». Les gouvernements sont sommés d’« agir rapidement pour corriger cette situation et permettre un flux plus rapide dans le développement de nouveaux projets. »

AVRIL 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE AVRIL

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  • POMPES À CHALEUR – Pompes à chaleur : les chiffres de marché 2018 30 avril 2019

    Observ’ER vient de mettre en ligne son étude sur le marché 2018 des pompes à chaleurs (PAC) dans le secteur du résidentiel (jusqu’à 30 kW). Avec 591 700 PAC air/air et air/eau vendues, auxquelles s’ajoutent 105 140 chauffe-eau thermodynamiques (CET), les technologies aérothermiques progressent de 18 % et réalisent une très belle année. Les PAC air/air restent l’équipement phare du secteur avec un marché évalué à plus de 498 120 pièces. Les voyants sont tous au vert pour le segment. Globalement, le marché a profité de la relance des constructions neuves amorcées en 2016 et qui s’est poursuivie jusqu’à la fin du premier semestre 2018. Depuis l’activité dans la construction s’est ralentie, ce qui pourrait impacter les dynamiques de marché en 2019. Les PAC air/eau font également une bonne année (93 580 pièces, + 15 % par rapport à 2017). Quant aux CET, ils continuent leur progression en profitant notamment d’une bonne pénétration sur le marché du neuf. Pour les pompes à chaleur géothermiques, le bilan est inverse. Les ventes restent à un niveau désespérément bas (3 080 pièces) et aucun signe de reprise ne semble venir en 2019. Cette technologie, qui pourtant affiche un bilan énergétique et économique performant sur le long terme reste très mal connue du grand public.

  • HOULOMOTEUR – Eni relève le défi 30 avril 2019

    La technologie de l’énergie houlomotrice pourrait permettre aux groupes pétroliers de convertir des plateformes offshore en centres de production d’énergie renouvelable, ce qu’a bien compris Eni. Le groupe italien s’est en effet associé avec CDP, Fincantieri et Terna. Les partenaires ont ainsi signé le 19 avril un accord non contraignant pour développer et construire des centrales houlomotrices à l’échelle industrielle. Leur objectif est de transformer le projet pilote ISWEC (Inertial Sea Wave Energy Converter), un projet pilote sur le site offshore d’Eni à Ravenne, en un projet à l’échelle industrielle et d’explorer le potentiel de lancement de projets à grande échelle, y compris à l’étranger. « L’accord d’aujourd’hui constitue un pas en avant important vers la construction d’un nouveau système de production d’énergie renouvelable générée par l’énergie houlomotrice », explique Claudio Descalzi, PDG d’Eni, dans un communiqué. Les partenaires prévoient la connexion d’une première installation industrielle à un site de production offshore d’Eni d’ici à 2020.

  • HYDROÉLECTRICITÉ – Valorem rachète 10 MW aux Antilles 30 avril 2019

    Valorem a annoncé l’acquisition de Force hydraulique antillaise (FHA), principal développeur hydraulique des Antilles françaises. Le développeur français acquiert en effet 51 % de FHA et prévoit de monter progressivement au capital. Le fondateur de FHA, Raphaël Gros, conservant à ce jour les 49 % restants. Cette acquisition permet en tout cas à Valorem de mettre la main sur 10 MW d’actifs bénéficiant d’un contrat d’achat d’électricité à long terme, détaille-t-il dans un communiqué qui ajoute que 6 MW sont « prêts à être construits » et que FHA a un portefeuille de projets en développement de plus de 100 MW. « Avec cette acquisition, le groupe Valorem affirme sa position de premier producteur d’énergies vertes sur l’archipel », souligne-t-il. « Valorem souhaite atteindre une capacité globale de 3 GW d’actifs en exploitation dans le monde d’ici 5 ans », explique Frédéric Lanoë, DG du groupe et cité dans le communiqué. Acteur historiquement éolien, Valorem a commencé à diversifier ses activités vers l’hydraulique dès 2017.

  • NEGAWATT – Un scénario de transition à l’échelle européenne 24 avril 2019

    Dans un communiqué du 11 avril, l’Association négaWatt a annoncé le lancement d’un travail de fond pour la construction d’un scénario énergétique européen. Celui-ci visera zéro émissions nettes de gaz à effet de serre en 2050, en s’appuyant sur une démarche de sobriété et d’efficacité énergétiques et sur le déploiement des énergies renouvelables. Il s’agit donc d’un changement d’échelle pour l’association qui publie déjà des scénarios à l’échelle française. Pour porter ce projet européen, elle a mis en place un réseau d’acteurs impliqués dans les stratégies énergie-climat de 12 pays du continent. Il contient des acteurs de la société civile menant des actions de plaidoyer et des centres d’analyse et de recherche réalisant des outils et trajectoires pour les stratégies énergie-climat de certains Etats membres. Pour se financer, une partie de ce projet a recours au financement participatif, et les contributions sont possibles jusqu’au 15 mai 2019.

  • CROWDFUNDING – 38,71 millions pour les énergies renouvelables 24 avril 2019

    Chaque année, GreenUnivers publie les chiffres du financement participatif dédié aux énergies renouvelables. En 2018, la société civile a apporté 38,71 millions d’euros, soit une augmentation de 89% par rapport à 2017, permettant de faire sortir de terre 1 131 MW de capacité renouvelable. 65% de ce financement est dédié au solaire. Le taux de rentabilité moyen net de ce financement est de 4,94%, un rendement « très intéressant au regard des courtes durées d’engagement », souligne Stéphanie Savel, présidente de Financement Participatif France (FPF). En moyenne, un projet n’a recours au financement participatif qu’à hauteur de 4,45% de son financement total. Cependant, cet outil a le vent en poupe et jouit d’un soutien institutionnel important. Ainsi, la loi Pacte a autorisé le relèvement du plafond par projet du financement participatif de 2,5 millions d’euros à 8 millions, sur 12 mois consécutifs.

  • CHAUFFAGE AU BOIS – Un marché qui recule légèrement en 2018 24 avril 2019

    Observ’ER a publié les premiers résultats de son étude sur les appareils de chauffage au bois vendus en 2018. La filière a vendu 378 980 unités, ce qui représente une baisse d’1,5% par rapport à 2017. Ce recul vient du déclin des ventes d’appareils à bûches (-11%), que n’a pas compensé la croissance continue des appareils à granulés (+13%). Avec un total de 168 575 ventes, ce segment représente désormais 44% du marché. Par ailleurs, pour la première fois, les ventes de poêles à granulés et de chaudières à granulés ont dépassé leur équivalent utilisant le combustible bûche. L’ensemble des produits poursuit son évolution vers la très haute performance énergétique et environnementale, pour une réduction maximale des émissions. Les principaux acteurs de la filière sont prêts pour les normes EcoDesign qui seront effectives en 2020 pour les chaudières et 2022 pour les autres produits.

  • BIOMÉTHANE – Une dynamique menacée par la PPE 17 avril 2019

    La filière française du biométhane est « la plus dynamique d’Europe, avec en 2018, 32 nouveaux sites d’injection représentant une augmentation de 73 % par rapport à 2017 », explique le think tank France Biomethane à l’occasion de la publication de l’Observatoire annuel de la filière du Biomethane pour l’année 2018. Ainsi, 84 unités étaient en service à fin février 2019 et totalisent une capacité d’injection de 1 320 GWh/an. Ce parc est essentiellement composé d’installations agricoles autonomes de faible capacité injectant sur le réseau de distribution et 57 % des unités sont concentrées sur les régions d’Ile-de-France, Grand Est, Haut-de-France et Bretagne. « Le nombre de projets en file d’attente a quasiment doublé entre fin 2017 et fin 2018 pour atteindre 661 projets inscrits ayant une capacité cumulée de 14 TWh », détaille Charlotte de Lorgeril, du cabinet de conseil Sia Partners qui a coréalisé l’étude. Cependant, souligne, Cédric de Saint Jouan, président de France Biométhane, « le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) revoit à la baisse les ambitions de développement pour le biométhane. En particulier dans le ”scénario bas“, les pouvoirs publics fixent un objectif de 14 TWh injectés en 2028, ce qui est bien inférieur à la trajectoire imaginée dans la PPE 2015. » Les tarifs d’achat devraient aussi évoluer en faveur d’un système d’appels d’offres « qui ferait passer le prix d’achat du biométhane d’environ 100 €/MWh actuellement à 67€/MWh pour les producteurs », ajoute l’Observatoire.

  • HYDROÉLECTRICITÉ – Une centaine de députés disent non à l’ouverture à la concurrence 17 avril 2019

    Suite à une mise en demeure adressée par la Commission européenne à la France, le 7 mars, 107 députés de toutes étiquettes pressent le gouvernement de s’opposer à l’ouverture à la concurrence des ouvrages hydroélectriques d’EDF. La Commission européenne réclame en effet « un calendrier précis » de mise en concurrence d’un « nombre significatif » de concessions hydroélectriques actuellement exploitées par EDF. Les députés signataires de cette proposition de résolution demandent que les barrages soient considérés comme des services d’intérêt général. Parmi eux figurent des élus de gauche et de droite, dont Hubert Wulfranc (PCF), à l’initiative de la démarche, Julien Aubert (LR), Jeanine Dubié (Libertés et territoires), Marie-Noëlle Battistel (PS), Loïc Prud’homme (LFI) ou encore, l’ex-ministre de l’Écologie Delphine Batho (non-inscrite). Les parlementaires souhaitent que l’exécutif se rapproche des sept autres pays de l’Union européenne ayant également reçu des mises en demeure (dont l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, la Pologne, le Portugal et la Suède) pour obtenir l’exclusion du secteur hydroélectrique du champ des directives de 2006 et 2014 imposant la mise en concurrence dans les services et les contrats de concession. La FNME-CGT, de son côté, s’est réjouie de l’initiative des députés.

  • RAPPORT – Premier scénario mondial 100 % renouvelable 17 avril 2019

    L’université finlandaise LUT et l’Energy Watch Group ont publié le 12 avril un rapport concluant que « la transition mondiale vers les énergies renouvelables à 100 % dans tous les secteurs d’ici 2050 est faisable, sûre et plus rentable que le système énergétique actuel. » Ainsi, pour ses auteurs, « la transition énergétique mondiale n’est pas une question de faisabilité technique ou de viabilité économique, mais de volonté politique. » Ce rapport est « le premier » à modéliser un scénario à 1,5°C (objectif de l’accord de Paris) pour un système mondial d’énergie renouvelable à 100 %, optimisé en termes de coûts, multisectoriel et riche en technologies, qui ne repose pas sur des émissions négatives, explique l’Energy Watch group dans un communiqué. La simulation couvre le monde entier, structuré en neuf grandes régions et 145 sous-régions sur un pas de temps de 5 ans, de 2015 à 2050. « Sur la base de ce travail, les scientifiques sont techniquement en mesure d’élaborer des plans de transition à 100 % renouvelables dans toutes les régions », assure le communiqué. « Il convient de noter que l’étude parvient à la conclusion que le monde aura besoin d’un tel approvisionnement énergétique sûr – environ 70 TW d’énergie solaire (essentiellement photovoltaïque) installés, et 8 TW d’éolien – des chiffres qui seront importants pour planifier la trajectoire du monde dans les années à venir et éviter des changements climatiques catastrophiques – conformément aux exigences des mobilisations mondiales actuelles de la part de notre jeunesse », précise Eicke Weber, ancien directeur de l’Institut Fraunhofer pour les systèmes d’énergie solaire, cité dans le communiqué.

  • PPE-SNBC – Le Cese réitère ses critiques 10 avril 2019

    « Les projets de Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) et de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) restent très imprécis ou insuffisants quant aux moyens mis en œuvre sur les 5 et 10 prochaines années pour atteindre des objectifs ambitieux, notamment dans le domaine de la rénovation des logements et du tertiaire ou celui de la biomasse et du stockage de carbone », déplore le Conseil économique, social et environnemental (Cese) dans un avis, largement adopté le 9 avril en séance, en présence de la Secrétaire d’État auprès du ministre d’état de la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon. « Et surtout, l’absence de trajectoire connue pour la Contribution climat énergie (CCE) ou ”taxe carbone” depuis la suspension de sa progression en décembre 2018, rend peu crédible de nombreux aspects de cette programmation du fait du caractère très structurant du prix du carbone pour atteindre les objectifs visés », poursuit le Cese. Il défend « la prévisibilité et la stabilité d’une trajectoire pluriannuelle » et demande de « tenir ce cap en adaptant le rythme de la hausse de la CCE, notamment pour tenir compte de l’évolution des prix hors taxe des combustibles et carburants fossiles. » Emmanuelle Wargon a réagi dans la foulée : « Je ne dis pas qu’il sera impossible de réintroduire un jour une trajectoire carbone mais il me semble que les conditions ne sont absolument pas réunies pour le faire à court terme. » Une position qu’elle avait déjà exprimée, prenant notamment note des conclusions du grand débat. En parallèle, le Cese suggère des aides pour les ménages plus précaires, avec notamment une augmentation du chèque énergie. L’avis demande également aux pouvoirs publics français d’accentuer « leur pression pour remettre en cause l’exonération du transport aérien international et du transport maritime de la fiscalité carbone. » Il demande aussi à la France d’« étudier » la mise en œuvre d’une taxation ou contribution sur ses vols intérieurs.

  • FISCALITÉ ÉNERGÉTIQUE – La Commission européenne veut la fin de l’unanimité 10 avril 2019

    Afin d’ « optimiser le potentiel qu’offre la fiscalité de l’énergie pour tenir les engagements en matière de changement climatique et soutenir une croissance durable », la Commission européenne propose de passer de l’unanimité à la majorité qualifiée pour l’adoption des règles de fiscalité énergétique. Cela permettrait de mettre « un terme à la situation paradoxale qui veut que les carburants et combustibles les plus polluants sont parfois les moins taxés en Europe », explique notamment le Commission dans une communication publiée le 9 avril. « La communication présentée aujourd’hui suggère qu’il serait possible d’avoir recours à la ”clause passerelle” (article 192, paragraphe 2), qui prévoit le vote à la majorité qualifiée pour les mesures de fiscalité de l’énergie qui sont essentiellement de nature environnementale », ajoute la Commission, qui « encourage les États membres à se prononcer rapidement » sur cette question. « Ce choix pourrait être justifié pour des mesures de fiscalité environnementale destinées à la réduction des émissions de CO2 et d’autres émissions polluantes ou à l’amélioration de l’efficacité énergétique, priorités essentielles de la stratégie de l’union de l’énergie et de l’accord de Paris. »

  • MONDE – Associer énergies renouvelables et électrification 10 avril 2019

    « Les énergies renouvelables représentent la solution la plus efficace et facilement accessible pour inverser la tendance à la hausse des émissions de CO2. Associer les énergies renouvelables à une électrification plus profonde pourrait contribuer à 75 % de la réduction en émissions requise pour le secteur de l’énergie », explique le DG de l’Irena, Francesco La Camera, reprenant les chiffres d’un document intitulé « Transformation énergétique mondiale : une feuille de route pour 2050 » et dévoilée le 9 avril par l’Agence internationale de l’énergie renouvelable. « Il existe des moyens de satisfaire 86 % de la demande mondiale en énergie grâce aux énergies renouvelables, assure l’Irena. L’électricité couvrirait la moitié de la production mondiale finale d’énergie. L’approvisionnement mondial en électricité serait multiplié au moins par deux sur cette période, la plus grande partie étant produite à base de sources renouvelables, majoritairement le solaire photovoltaïque et l’éolien. » Mais les mesures concrètes se font attendre, signale le rapport. « La transformation de l’énergie gagne en dynamisme, mais elle doit encore s’accélérer davantage », explique M. La Camera. « Des actions urgentes sur le terrain à tous les niveaux, notamment le déblocage des investissements nécessaires à l’accélération de la transformation énergétique sont vitales. »

  • ENTREPRISE – EDF va commercialiser et produire de l’hydrogène bas carbone 4 avril 2019

    EDF a annoncé la création d’une filiale, baptisée Hynamics, dédiée à la production et à la commercialisation de l’hydrogène “bas carbone” pour l’industrie et les transports. Dans l’industrie, Hynamics « installe, exploite et assure la maintenance de centrales de production d’hydrogène, en investissant dans les infrastructures nécessaires », explique l’énergéticien dans un communiqué du 2 avril. Dans les transports, la société « contribue à mailler les territoires de stations-service pour recharger en hydrogène les flottes de véhicules électriques lourds ». Elle évoque « une quarantaine de projets cibles » en Europe. Hynamics, est détenue à 100 % par EDF Pulse Croissance Holding, le fonds d’investissement et incubateur de l’électricien pour les start-up et projets innovants. L’an dernier, EDF avait annoncé son entrée dans le capital de McPhy, société spécialisée dans la production et le stockage d’hydrogène.

  • HYDROGÈNE – La lettre des régions et industriels au gouvernement 4 avril 2019

    Alors que la date d’anniversaire de l’annonce du plan hydrogène (juin 2018) se rapproche, régions et industriels ont demandé le 2 avril au gouvernement d’assurer un soutien pérenne à la filière. Dans une lettre adressée au Premier ministre, Régions de France (institution de représentation des régions françaises auprès des pouvoirs publics français et des institutions européennes) et l’Afhypac (association qui rassemble les entreprises du secteur) appellent désormais “à sa pleine concrétisation, mais surtout à sa pérennisation pour les prochaines années”. « Forte d’une recherche de haut niveau et d’acteurs industriels présents sur toute la chaîne de valeur, la France a tous les atouts pour prendre sa place dans la compétition mondiale», soulignent-ils.

  • MÉTHANISATION – La filière unie pour faire bouger la PPE 4 avril 2019

    Un collectif a répondu au ministère de la Transition écologique et Solidaire, qui demandait que la filière formalise ses contributions à la Programmation Pluriannuelle de l’énergie et des mesures pour faciliter la baisse des coûts du biométhane pour la collectivité. Pour ce faire, l’Association des agriculteurs méthaniseurs de France, l’AFG, Amorce, l’Atee, Biogaz Vallée, Coénove, l’Insea, la FNCCR et France Gaz Renouvelables se sont unis pour structurer des propositions autour de huit leviers prioritaires et de pistes complémentaires. Le document a été publié le 28 mars sur le site de l’Atee. Parmi les leviers prioritaires : fixer une nouvelle trajectoire de tarifs, de volumes, et de montants prévisionnels tout en respectant au mieux la contrainte budgétaire et les trajectoires cibles de baisse des coûts ; objectiver/quantifier les externalités positives, et principalement celles qui impactent les finances publiques : eau, air (GES et particules), sols, emploi ; allonger la période d’achat du biométhane de 15 à 20 ans (en cohérence avec la durée de vie des installations) ; fixer à 40 GWh/an le seuil envisagé pour les futurs appels d’offres et les mettre en œuvre en 2021 ; conforter et rendre plus transparent le système français des garanties d’origine biométhane jusqu’à ce que la filière soit mature ; mettre en place un pilotage filière pour l’industrialisation et la baisse des coûts du biométhane ; finaliser le dispositif de droit à l’injection et accorder aux collectivités et syndicats de l’énergie le droit de contribuer au dispositif pour permettre l’utilisation des potentiels plus éloignés des réseaux. Les signataires « souhaitent que le processus de concertation déjà bien engagé permette de définir prochainement un calendrier (prévisionnel) de la révision des mécanismes de soutien. »

MARS 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MARS

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  • CHALEUR ET FROID – Création d’un groupe de travail dédié 27 mars 2019

    Après le photovoltaïque, l’éolien ou encore la méthanisation, c’est au tour de la chaleur et du froid renouvelables d’être dotés d’un groupe de travail. Il a été lancé le 25 mars par Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat à la Transition écologique, dans le cadre du plan de libération des énergies renouvelables. Comme pour ses prédécesseurs, son but est de réunir les parties prenantes de la filière pour identifier et lever les freins à son développement. Il regardera de près les solutions de distribution, et notamment les réseaux de chaleur, afin d’en faire une filière française d’avenir. Les administrations, les collectivités locales et les fédérations professionnelles constituant ce groupe seront réparties autour de quatre axes de travail : créer et développer les réseaux de chaleur et de froid et mettre en valeur leur attractivité ; assurer la compétitivité économiques des réseaux de chaleur ; renforcer le taux d’énergie renouvelable et de récupération des réseaux de chaleur ; innover en créant des outils d’aide à la conception et au pilotage. Les mesures qui ressortiront de ce groupe de travail seront annoncées d’ici fin juin.

  • BOIS ENERGIE – L’Ademe prône une gestion raisonnée de la récolte 27 mars 2019

    Le bois énergie représente 40 % des énergies renouvelables produites en France, chaleur, électricité et biocarburants confondus. Partant du principe que le développement de cette énergie ne peut pas se faire à n’importe quelle condition, l’Ademe, le groupement d’intérêt public Ecofor et leurs partenaires ont publié une étude pour une gestion raisonnée de la récolte de bois énergie. Ce document propose aux exploitants de l’information technique pour réaliser des diagnostics préalables au lancement d’un chantier de récolte. Il présente également des recommandations pour les coupes. Les trois recommandations principales sont : limiter au maximum et en toutes circonstances d’évacuer le feuillage lors des opérations de récolte : moduler la récolte des menus bois en en laissant 10 à 30 % sur place ; appliquer une approche raisonnée de la récolte des souches. En effet, les menus bois, souches et feuillages contiennent des éléments minéraux très importants pour la bonne qualité des sols et sont un facteur clé pour la biodiversité forestière.

  • MOBILITE ELECTRIQUE – Renault teste la charge bidirectionnelle à grande échelle 27 mars 2019

    La charge bidirectionnelle est la rencontre entre la capacité de stockage des véhicules électriques et la production variable des énergies renouvelables. L’idée est d’utiliser les véhicules pour stocker l’électricité lorsque la production est importante, et la déstocker quand elle est plus faible… sans empêcher les utilisateurs d’utiliser les véhicules lorsqu’ils en ont besoin ! Cela permet non seulement de pousser au développement des énergies renouvelables, mais également d’offrir aux conducteurs une consommation électrique plus économique. C’est pourquoi le Groupe Renault a annoncé dans un communiqué l’expérimentation à grande échelle de ce principe, à travers toute l’Europe, en commençant par déployer une flotte de 15 ZOE à charge bidirectionnelle aux Pays-Bas et en Europe. Le but est de chercher les voies de la généralisation de ce nouveau modèle et de bâtir des standards communs.

  • ETATS-UNIS – 10,6 GW de nouvelles capacités photovoltaïques en 2018 21 mars 2019

    L’association américaine des industriels de l’énergie solaire (SEAI) a publié mi-mars les chiffres d’installation de solaire photovoltaïque pour l’année 2018, qui représentent 29 % des nouvelles capacités électriques, en diminution depuis 2016 du fait de la croissance plus importante des centrales thermiques au gaz naturel (54 % en 2018 contre 28% en 2016). Le SEAI estime à 10,6 GW les nouvelles capacités photovoltaïques pour 2018. Ce chiffre est en légère baisse de 2 % par rapport à 2017, et loin du pic de 2016 (15,1 GW) mais celui-ci s’expliquait par un afflux massif de projets cherchant à bénéficier du crédit d’impôt fédéral de 30% qui expirait à la fin de cette même année. Le niveau d’installation de 2018 reste cependant largement supérieur à celui enregistré en 2015 (7,5 GW). Le parc photovoltaïque total en opération à fin 2018 se montait à 62,4 GW, soit 75 fois plus qu’en 2008. Le SEAI note une reprise du marché résidentiel en 2018, mais les utilities restent majoritaires avec 58 % des capacités nouvellement installées. La puissance couverte par des Power Purchase Agreements signées avec des utilities et la fin du crédit d’impôt pour l’investissement résidentiel en 2021 augurent d’un rythme d’installations soutenu pour les prochaines années avec en ligne de mire le doublement du parc total américain sur 5 ans.

  • MEXIQUE – Neoen produira l’électricité solaire la moins chère du pays 21 mars 2019

    Neoen, producteur français indépendant d’énergies renouvelables, a annoncé la signature du financement d’El Llano, parc photovoltaïque de 375 MW situé dans l’état d’Aguascalientes au Mexique. Localisé au centre du pays, El Llano sera détenu à 100 % par Neoen, explique l’entreprise dans un communiqué. Le projet a été lauréat en novembre 2017 du 3e appel d’offres public mexicain portant sur les énergies renouvelables. Avec un contrat de vente de l’électricité produite à moins de 19 dollars par MWh, il est l’un des projets solaires les plus compétitifs au monde, contribuant à la bonne performance et à l’indépendance du secteur électrique mexicain. Le chantier mobilisera jusqu’à 820 personnes au plus fort de sa construction et générera des retombées importantes pour les communautés locales. Le début de la production est prévu pour le deuxième trimestre 2020.

  • AUTOCONSOMMATION COLLECTIVE – Legendre Energie remporte l’appel d’offre de Lorient Agglomération 21 mars 2019

    Par un communiqué du 19 mars, l’entreprise Legendre énergie a annoncé avoir remporté un appel d’offres lancé par la Société d’Economie mixte XSEA, concernant l’élaboration d’une étude de faisabilité et la proposition de préconisations techniques pour un projet d’autoconsommation collective. Legendre Energie devient ainsi assistant maîtrise d’ouvrage pour ce projet qui aura lieu dans la commune de Ploemeur, dans le Morbihan. Il accompagnera le Parc Technopolitain de Soye, qui regroupe des entreprises innovantes et technologiques et une vingtaine de maisons individuelles, dans sa politique de déploiement des énergies renouvelables et de réduction de son empreinte carbone. D’après Legendre Energie, le potentiel maximum d’installations solaires du parc de Soye se situe entre 100 et 300 kW.

  • BIOGAZ – Un bilan encourageant pour 2018 14 mars 2019

    « Au 31 décembre 2018, 635 installations produisant de l’électricité à partir de biogaz sont raccordées au réseau. Cela correspond à une capacité totale installée de 456 MW. Au cours de l’année 2018, 26 MW supplémentaires ont été raccordés », peut-on lire dans le Tableau de bord : biogaz pour la production d’électricité, publié fin février par le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique et solidaire. Le document précise que les installations de méthanisation constituent plus des deux tiers du parc pour un tiers de la puissance totale et que la puissance des projets en file d’attente est de 69 MW à la fin de l’année 2018. Sur l’année 2018, la production d’électricité s’élève à 2,1 TWh, soit 0,4 % de la consommation électrique française, en hausse de 11 % par rapport à la production sur 2017. Des chiffres plutôt encourageants à l’heure où la filière a répété son mécontentement suite aux objectifs affichés dans le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dévoilé fin janvier. Virginie Schwarz est d’ailleurs intervenue sur le sujet le 12 mars, à l’occasion de la convention de l’Association française du gaz (AFG). La directrice de l’Énergie au ministère de la Transition énergétique et solidaire a souligné que le développement des énergies renouvelables, et notamment du biométhane, doit s’accompagner d’une « optimisation du coût. » Elle a ajouté que « la PPE est un équilibre entre les préoccupations de développement de ces énergies renouvelables, et en particulier de celles qui ont les externalités les plus positives, mais aussi d’optimisation du coût de développement de ces renouvelables. »

  • PPE – 120 députés montent au créneau 14 mars 2019

    120 députés demandent au gouvernement des objectifs plus ambitieux en matière de biogaz et d’éolien en mer dans la future Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dans une lettre transmise au Premier ministre Édouard Philippe le 7 mars et relayée par Ouest France le 8. Le collectif « Accélérons la transition écologique et solidaire », porté par les députés Matthieu Orphelin, Jean-Charles Larsonneur, Audrey Dufeu Schubert, Jimmy Pahun et Barbara Pompili, est à l’initiative de cette missive signée par des députés de tous bords politiques (à l’exception de la France Insoumise). Cette initiative a pour objectif de peser sur la procédure d’adoption de la PPE gérée par décret afin d’obtenir des objectifs rehaussés pour la production de biogaz et d’énergies marines renouvelables à l’horizon 2030. « Les énergies marines renouvelables et le gaz renouvelable disposent d’atouts évidents (…) Donnons-leur désormais une vraie perspective à travers des objectifs plus ambitieux dans la PPE : au moins 1 GW par an pour l’éolien en mer et une trajectoire des coûts réaliste qui préserve notre capacité à porter la part de gaz renouvelable à 10 % de notre consommation d’ici 2030 », écrivent les députés. Suite à la publication, fin janvier, de l’actuel projet de PPE, la filière du gaz renouvelable et des énergies marines renouvelables n’avaient pas caché leurs déceptions de voir raboter les objectifs de développement associés à leurs filières.

  • HYDROGÈNE – Symbio, tête de pont de l’ambition industrielle française 14 mars 2019

    Dans un communiqué du 11 mars, Michelin et Faurecia ont annoncé leur alliance autour de la voiture électrique pour développer l’activité de Symbio, entreprise spécialisée dans la greffe de piles à combustible en tant que prolongateur d’autonomie. Ce, après que le 1er février dernier, le manufacturier de pneumatiques a fait de Symbio l’une de ses filiales. Michelin et l’équipementier automobile Faurecia unissent désormais leurs forces dans le domaine des piles à hydrogène en créant, via la signature d’un protocole d’accord, une co-entreprise regroupant leurs activités dans ce domaine et incluant la filiale Symbio. Cette société commune prendra, justement, le nom de Symbio et sera détenue à parts égales entre Faurecia et Michelin. Elle « produira et commercialisera des systèmes de piles à hydrogène pour les véhicules légers, utilitaires et les poids lourds. » Les deux partenaires affirment avoir « pour ambition de créer un leader mondial des systèmes de pile à hydrogène. » Par ailleurs, « la coopération entre Michelin et Engie […] dans le développement de l’écosystème hydrogène et en particulier en matière de mobilité hydrogène, profiteront à la co-entreprise », assure les deux nouveaux partenaires.

  • CLIMAT – Emmanuel Macron reprend l’idée d’une banque européenne dédiée 6 mars 2019

    « L’Union européenne doit fixer son ambition – 0 carbone en 2050, division par deux des pesticides en 2025 – et adapter ses politiques à cette exigence », explique Emmanuel Macron dans une tribune intitulée « Pour une renaissance européenne ». Pour ce faire, le président de la République plaide pour la création d’une « banque européenne du climat », explique-t-il dans ce texte publié le 4 mars, en amont des élections européennes qui auront lieu en France le 26 mai prochain. Cette proposition de banque dédiée avait déjà été faite par l’économiste Pierre Larrouturou et le climatologue Jean Jouzel dans le cadre de leur projet de Pacte européen Finance-Climat, présenté notamment au Sénat fin janvier. « De la Banque centrale à la Commission européenne, du budget européen au plan d’investissement pour l’Europe, toutes nos institutions doivent avoir le climat pour mandat », précise Emmanuel Macron.

  • EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE – L’Ademe recense les solutions pour l’agriculture 6 mars 2019

    A l’occasion du Salon international de l’agriculture, l’Ademe a publié une étude sur l’efficacité énergétique dans l’agriculture. L’Agence a ainsi recensé « une multitude de solutions, pour les différents types de production, qui permettent aux agriculteurs de réduire significativement leur facture énergétique. Ces solutions technologiques et de changement des pratiques agricoles, une fois combinées, pourraient permettre de réduire jusqu’à 43 % la consommation énergétique des exploitations agricoles à l’horizon 2050 », explique-t-elle dans un communiqué. « Pour accompagner la diffusion de l’efficacité énergétique en agriculture, il est nécessaire d’agir à la fois sur les changements de comportement et sur les équipements », explique l’étude. Et l’Ademe de conclure : « Il est nécessaire de maintenir des dispositifs d’aide à l’investissement pour rendre ces technologies attractives pour les exploitations agricoles. La diffusion des solutions énergétiques à faible impact unitaire impose une massification auprès d’un grand nombre d’agriculteurs. Une partie des solutions repose probablement sur l’appropriation territoriale des enjeux par les acteurs agricoles et l’organisation collective à partir de collectifs d’agriculteurs, notamment les groupements de producteurs et les coopératives agricoles qui s’impliquent dans des démarches d’amélioration des performances énergétiques des exploitations agricoles. »

  • BIOGAZ – Engie se renforce avec l’acquisition de Vol-V Biomasse 6 mars 2019

    Engie a annoncé le 26 février l’acquisition de la société spécialisée dans le biogaz Vol-V Biomasse, c’est à dire toute l’activité de Vol-Vdans la méthanisation : son bureau d’études, ses sociétés de projets, les effectifs qui développent et exploitent ses installations… « Engie dispose désormais d’un portefeuille de près de 80 projets et conforte ainsi son ambition de produire un volume de 5 TWh/an de biométhane à l’horizon 2030 », précise le groupe dans un communiqué. L’énergéticien « a pour objectif d’accompagner l’industrialisation de la filière pour baisser les coûts d’environ 30 % d’ici à 2030 et atteindre la parité avec le gaz naturel. » Créé en 2009, Vol-V Biomasse revendique « 7 centrales de production mises en service, 3 unités en cours de construction, 9 autres autorisées prêtes à construire et un portefeuille conséquent de projets en développement,« explique l’entreprise dans un communiqué. « Pour faire face aux prochains défis de la filière biométhane que sont l’industrialisation des procédés, le développement à très grande échelle et l’intégration de nouvelles briques technologiques, qui permettront une nécessaire baisse des coûts de production, le groupe Vol-V a souhaité passer le relais à Engie dont les ambitions et les moyens concordent pour accélérer cette évolution. »

  • CLIMAT – Emmanuel Macron reprend l’idée d’une banque européenne dédiée 6 mars 2019

    « L’Union européenne doit fixer son ambition – 0 carbone en 2050, division par deux des pesticides en 2025 – et adapter ses politiques à cette exigence », explique Emmanuel Macron dans une tribune intitulée « Pour une renaissance européenne ». Pour ce faire, le président de la République plaide pour la création d’une « banque européenne du climat », explique-t-il dans ce texte publié le 4 mars, en amont des élections européennes qui auront lieu en France le 26 mai prochain. Cette proposition de banque dédiée avait déjà été faite par l’économiste Pierre Larrouturou et le climatologue Jean Jouzel dans le cadre de leur projet de Pacte européen Finance-Climat, présenté notamment au Sénat fin janvier. « De la Banque centrale à la Commission européenne, du budget européen au plan d’investissement pour l’Europe, toutes nos institutions doivent avoir le climat pour mandat », précise Emmanuel Macron.

  • ENTREPRISE – EDF va commercialiser et produire de l’hydrogène bas carbone 3 mars 2019

    EDF a annoncé la création d’une filiale, baptisée Hynamics, dédiée à la production et à la commercialisation de l’hydrogène “bas carbone” pour l’industrie et les transports. Dans l’industrie, Hynamics « installe, exploite et assure la maintenance de centrales de production d’hydrogène, en investissant dans les infrastructures nécessaires », explique l’énergéticien dans un communiqué du 2 avril. Dans les transports, la société « contribue à mailler les territoires de stations-service pour recharger en hydrogène les flottes de véhicules électriques lourds ». Elle évoque « une quarantaine de projets cibles » en Europe. Hynamics, est détenue à 100 % par EDF Pulse Croissance Holding, le fonds d’investissement et incubateur de l’électricien pour les start-up et projets innovants. L’an dernier, EDF avait annoncé son entrée dans le capital de McPhy, société spécialisée dans la production et le stockage d’hydrogène.

  • HYDROGÈNE – La lettre des régions et industriels au gouvernement 3 mars 2019

    Alors que la date d’anniversaire de l’annonce du plan hydrogène (juin 2018) se rapproche, régions et industriels ont demandé le 2 avril au gouvernement d’assurer un soutien pérenne à la filière. Dans une lettre adressée au Premier ministre, Régions de France (institution de représentation des régions françaises auprès des pouvoirs publics français et des institutions européennes) et l’Afhypac (association qui rassemble les entreprises du secteur) appellent désormais “à sa pleine concrétisation, mais surtout à sa pérennisation pour les prochaines années”. « Forte d’une recherche de haut niveau et d’acteurs industriels présents sur toute la chaîne de valeur, la France a tous les atouts pour prendre sa place dans la compétition mondiale», soulignent-ils.

FéVRIER 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE FéVRIER

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  • HYDROGÈNE – Décarbonation en cours 27 février 2019

    Air Liquide a annoncé le 25 février la construction au Canada du plus grand électrolyseur PEM (Membrane Échangeuse de Protons) au monde. D’une capacité de 20 MW, il produira de l’hydrogène décarboné grâce à la technologie Hydrogenics, un spécialiste canadien des équipements de production d’hydrogène par électrolyse et des piles à combustible dans lequel Air Liquide a pris une participation de 18,6 % fin janvier. Ce projet permet ainsi d’augmenter de 50 % la capacité actuelle de site du groupe de production d’hydrogène situé à Bécancour, dans la région de Québec, au Canada. Hydrogène toujours, mais en France cette fois, L’arrêté relatif à l’approbation du cahier des charges de l’appel à projets « Production et fourniture d’hydrogène décarboné pour des consommateurs industriels » a été publié au Journal officiel du 24 février. Enfin, Ergosup a annoncé le 18 février la levée de 11 millions d’euros pour le déploiement de ses infrastructures de production et de stockage d’hydrogène vert. L’entreprise française avait déjà levé 2,7 M€ lors d’un premier tour de table en 2015. Cette nouvelle levée a pour objectif d’industrialiser la production de petites séries, développer sa commercialisation et renforcer ses équipes avec le recrutement d’une dizaine de nouveaux collaborateurs.

  • ENTREPRISE – Total Eren acquiert NovEnergia Holding Company 27 février 2019

    Total Eren a annoncé le 26 février l’acquisition du producteur d’électricité renouvelable basé au Luxembourg NovEnergia Holding Company (NHC), surtout présent dans le sud de l’Europe. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé par l’entreprise détenue à 23 % par le géant pétrolier Total, mais NHC « a été valorisée à plus d’un milliard d’euros », indique-t-elle dans un communiqué. NHC détient un portefeuille de 657 MW de centrales solaires, éoliennes et hydroélectriques en Italie, en France, en Espagne, en Bulgarie, en Pologne et au Portugal. « Nous disposons désormais d’une présence significative au Sud de l’Europe », se félicite David Corchia, directeur général de Total Eren.

  • FINANCEMENT – Un nouveau fonds pour la transition énergétique, agricole et agroalimentaire 27 février 2019

    Le Crédit Agricole a annoncé le 26 février le lancement d’un fonds d’investissement de 200 millions d’euros dédié à la transition énergétique, agricole et agroalimentaire. Ce nouveau fonds a pour nom CA Transitions, « le premier fonds d’investissement bancaire pour compte propre dédié aux transitions énergétique, agricole et agroalimentaire », explique la banque dans un communiqué. Il a vocation à accompagner des entreprises, en ciblant plus précisément la production d’énergies renouvelables, l’efficacité énergétique dans les bâtiments, les réseaux intelligents de stockage et de distribution d’énergie ou le recyclage et la valorisation de matériaux. Il « accompagnera le développement des PME, ETI et coopératives engagées dans ces nouveaux modèles. »

  • HYDROGÈNE – L’Europe met en place des garanties d’origine 20 février 2019

    À l’image de l’électricité verte ou du biométhane, l’hydrogène a désormais sa garantie d’origine (GO) permettant aux utilisateurs finaux de consommer un hydrogène certifié vert ou bas carbone partout dans l’Union Européenne. La plateforme CertifHy propose en effet de l’hydrogène certifié vert ou bas carbone à ses clients dans le cadre d’un projet pilote initié par la Commission Européenne et financé par le FCH JU (Fuel Cell and Hydrogen Joint Undertaking). Les consommateurs d’hydrogène du secteur de l’industrie et des transports peuvent utiliser dès maintenant l’hydrogène certifié dans leurs processus et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en achetant soit des GO CertifHy Green, soit des GO Low Carbon Hydrogen. Le premier label concerne de l’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables (biomasse, hydraulique, éolien, solaire). Le deuxième concerne l’hydrogène produit à partir d’énergies non renouvelables avec une empreinte carbone faible, à savoir 60 % plus basse que les procédés conventionnels de production par reformage de gaz naturel. « CertifHy est actuellement en phase pilote et une première série de Garanties d’Origine a déjà pu être émise, explique Air Liquide dans un communiqué du 12 février annonçant sa participation à CertifHy. Le projet a en effet émis plus de 75 000 garanties d’origine d’hydrogène vert et à faible teneur en carbone, qui sont désormais disponibles sur le marché. « Les Garanties d’Origine émises pendant cette phase pilote concernent quatre sites de production en Europe, parmi lesquels se trouve le site Air Liquide de Port-Jérôme-sur-Seine (Normandie) où le Groupe produit de l’hydrogène bas-carbone par reformage de gaz naturel tout en captant une partie du CO2 émis », ajoute Air Liquide. Trois autres industriels participent à la plateforme CertifHy : le groupe chimique néerlandais Nouryon, l’entreprise belge de grande distribution Colruyt Group et l’énergéticien allemand Uniper.

  • TRANSITION ÉNERGÉTIQUE – Création d’une commission d’enquête 20 février 2019

    La commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a voté, le 13 février, la création d’une « commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique ». La conférence des présidents doit désormais acter ce vote et la création de la commission d’enquête. « La politique d’accélération du déploiement des énergies renouvelables sur notre sol depuis plus de dix ans appelle aujourd’hui la représentation nationale à dresser le bilan de l’efficacité économique, énergétique et environnementale », écrivent les députés dans la proposition de résolution présentée par le député de l’opposition LR (Les Républicains) Julien Aubert. Les parlementaires soulignent que « d’une part, ni le Parlement, ni les Français n’ont une vision très claire de ce qui est exactement prélevé en taxes et quasi-taxes pour le financement de la transition énergétique. D’autre part, à l’autre bout du tuyau de la dépense, il n’y a aucune visibilité sur le coût de la transition, l’efficience de la dépense et l’impact sur la croissance économique. »

  • EUROPE – La France avance vers l’Alliance des batteries 20 février 2019

    À l’occasion de la célébration des 100 ans de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles (OICA), le président de la République Emmanuel Macron a annoncé un investissement de 700 millions d’euros pour la création d’une filière française et européenne de batteries et le soutien d’un consortium franco-allemand, l’Alliance des batteries européenne, lancée en 2017. Le président a également indiqué qu’une usine de batteries serait construite en France. L’Allemagne de son côté a déjà annoncé des investissements considérables pour la construction d’une usine de batteries sur son territoire et un centre de R&D afin de développer de nouvelles technologies. Côté français, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé récemment par la Direction générale des entreprises.

  • GROUPE DE TRAVAIL – Au tour de la chaleur et du froid renouvelables 13 février 2019

    Emmanuelle Wargon a annoncé le 7 février, lors du colloque des 20 ans du Syndicat des énergies renouvelables (SER), l’ouverture d’un nouveau groupe de travail consacré à la chaleur et au froid renouvelables. Une initiative dans la lignée des groupes de travail relatifs à la méthanisation, au solaire et à l’éolien lancés par le Secrétaire d’État, Sébastien Lecornu, et qui n’a pas manqué de faire réagir la FNCCR territoire d’énergie. Ce nouveau groupe de travail « confirme l’importance de la thématique », explique, dans un communiqué publié le 12 février, le site des autorités organisatrices de la distribution d’énergie (AODE) engagées dans la transition énergétique. Et de rappeler que « 50 % de l’énergie finale consommée en France l’est sous forme de chaleur » et qu’« aujourd’hui, la chaleur reste produite à près de 80% par des énergies fossiles ». La FNCCR territoire d’énergie ajoute qu’« en choisissant d’axer ce nouveau groupe de travail sur la chaleur renouvelable mais aussi le froid, c’est une reconnaissance de l’importance de cette thématique pour laquelle la FNCCR territoire d’énergie s’est fortement mobilisée ces quatre dernières années, que ce soit au niveau européen lors des négociations de la nouvelle directive EnR ou lors d’événements et publications dédiés. »

  • EUROPE – Onze États ont déjà atteint leurs objectifs 2020 13 février 2019

    Et, surprise, la France n’est pas dans la liste. Parmi les 28 États membres de l’Union européenne, onze ont déjà atteint le niveau requis pour réaliser leurs objectifs nationaux 2020 respectifs, explique l’organisme de statistiques européen Eurostat dans une publication du 12 février. À l’autre extrémité de l’échelle, les Pays-Bas, la France, l’Irlande, le Royaume-Uni, le Luxembourg, la Pologne et la Belgique sont pointés du doigt. Ce sont les pays les plus éloignés de leurs objectifs. Plus généralement, en 2017, explique Eurostat, la part de l’énergie provenant de sources renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie a atteint 17,5 % dans l’ensemble de l’Union européenne, en hausse de 0,5 % par rapport à 2016 (17 %) et plus du double de son niveau de 2004 (première année pour laquelle les données sont disponibles). L’Europe a pour objectif d’atteindre 20 % d’ici à 2020 et à au moins 32 % d’ici à 2030.

  • RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE – Un guide sur les aides financières 13 février 2019

    L’Ademe a récemment mis en ligne un guide pour présenter les différentes aides financières dont les particuliers peuvent disposer pour réaliser des travaux de rénovation énergétique dans leur logement. « Des mesures d’évolutions et de simplifications de l’éco-prêt à taux zéro entreront en vigueur au 1er mars et au 1er juillet 2019 », est-il précisé. Les informations de la publication seront alors actualisées. Le guide répertorie les critères d’attribution des aides financières disponibles. Ces critères peuvent être liés au logement, à la situation du particulier et aux caractéristiques techniques des matériels installés.

  • FRANCE – L’Ademe plaide pour l’exemplarité de la filière 6 février 2019

    « Le développement des énergies renouvelables doit se faire de façon irréprochable », a plaidé Arnaud Leroy, président de l’Ademe, lors du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER) qui s’est ouvert le 6 février. La question de l’acceptabilité est revenue à plusieurs reprises au cours des témoignages proposés par la 20e édition de cette manifestation. « Ademe et acteurs des énergies renouvelables, nous avons un enjeu commun : la neutralité carbone en 2050. Il faut faire émerger des solutions territoriales, nous devons construire un consensus sociétal autour de la transition écologique », a poursuivi Arnaud Leroy. « Les questions de l’efficacité et de la sobriété énergétique doivent être notre boussole. Nous avons plusieurs enjeux à relever ensemble : l’économie circulaire, le développement des énergies renouvelables, la biodiversité, l’acceptabilité et la formation aux emplois des énergies renouvelables », a-t-il poursuivi. Et d’annoncer que l’Ademe a lancé un “job Dating”, une initiative sous forme de tour de France destinée à mettre en adéquation les besoins des entreprises d’énergies renouvelables et ceux qui cherchent des débouchés professionnels. « La question de l’efficacité et de la sobriété énergétique est une boussole que nous devons garder à l’esprit : ces évolutions sont aussi demandées par la société », a insisté le président de l’Ademe. « Nous avons pour devoir de rendre la transition énergétique acceptable et, même, désirable pour tous les citoyens », a expliqué dans le même sens Jean-Louis Bal, président du SER, en ouverture de ces deux jours de colloque.

  • GRAND DÉBAT NATIONAL – De nouvelles infographies mises en ligne par l’Ademe 6 février 2019

    À l’occasion du Grand débat national, lancé le 15 janvier dernier, et de l’ouverture de la contribution en ligne sur le portail granddebat.fr depuis le 21 janvier, l’Ademe met à la disposition des citoyens des outils sur le thème de la transition écologique afin de fournir des pistes de solutions dans les débats. Après l’emploi, l’eau et l’énergie, et la mobilité, l’agence a ajouté de nouvelles infographies sur la taxe carbone, le logement et l’alimentation. L’ensemble des initiatives de l’Ademe pour le grand débat national est disponible sur son site internet.

  • CTE – Huit nouveaux territoires pour tester le dispositif 6 février 2019

    La deuxième phase d’expérimentation des contrats de transition écologique (CTE) a été lancée le 5 février par la secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon. Huit nouveaux territoires candidats vont tester ce dispositif. Il s’agit de : la Communauté de communes du Trièves et Grenoble-Alpes Métropole (Auvergne-Rhône-Alpes, Isère) ; le Pays Vendômois (Centre-Val-de-Loire, Loir-et-Cher) ; le Pays Terres de Lorraine (Grand-Est, Meurthe-et-Moselle) ; la Communauté d’agglomération Grand Paris Sud (Île-de-France, Essonne) ; la Communauté de communes Coutances Mer et Bocage (Normandie, Manche) ; la Communauté d’agglomération Rochefort Océan (Nouvelle-Aquitaine, Charente-Maritime) ; le Groupement d’action locale Sud Mayenne – Pays de Craon, Pays de Château-Gontier, Pays de Meslay-Grez (Pays-de-la-Loire, Mayenne) ; et le Centre Morbihan Communauté et Pontivy Communauté (Bretagne, Morbihan). Emmanuelle Wargon a également annoncé que cette deuxième phase de l’expérimentation permettrait « le déploiement national du dispositif, à l’été 2019, afin de permettre à l’ensemble des territoires intéressés de porter leur candidature auprès du ministère. »

JANVIER 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JANVIER

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  • BIOGAZ – Inquiétude de la filière après la publication de la PPE 30 janvier 2019

    « Les objectifs de production de biométhane du projet de PPE pour 2023 sont inférieurs aux projets déjà enregistrés et nettement en retrait par rapport à la précédente PPE avec de surcroit des objectifs de baisse de coût peu réalistes. L’Association française du gaz (AFG), l’Association française du gaz naturel pour véhicules (AFGNV), Coénove et France gaz renouvelables estiment que les mesures annoncées pour le biométhane risquent de condamner l’avenir de cette  filière sans tenir compte de ses avantages », ont déploré ces acteurs dans un communiqué. Le gouvernement a en effet publié le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Et pour les professionnels du biogaz, la PPE dévoilée le 25 janvier menace le développement de la filière. « Comment interpréter le fait que le projet de PPE ramène à 7 % la part du gaz vert dans la consommation en 2030 et conditionne son développement à une baisse des coûts irréaliste ?, s’interroge Coenove dans un communiqué distinct. Au-delà du strict enjeu énergétique, c’est faire, de plus, fi des nombreuses externalités positives que présente le verdissement du gaz pour la filière agricole et l’économie circulaire. » Et d’enfoncer le clou : « Cette PPE fait avant tout dans le “deux poids, deux mesures”, considérant que rien n’est impossible pour le secteur électrique et laissant sur la touche l’énergie gaz au mépris même de son avenir renouvelable. »

  • BIOGAZ – L’Ademe et GRDF signent un nouvel accord de coopération 30 janvier 2019

    L’Ademe et GRDF ont signé le 23 janvier un nouvel accord de coopération visant à favoriser l’efficacité énergétique et environnementale au travers du développement de solutions utilisant le gaz naturel et les gaz verts. Ce 4e accord est d’une durée de 3 ans. Il s’inscrit dans la lignée de la publication de l’étude prospective publiée en 2018 par l’Ademe et intitulé “Un mix de gaz 100 % renouvelable en 2050 ?“. « Cette collaboration concerne également les filières moins matures : elle vise à étudier les verrous technologiques de la gazéification et à définir les conditions technico-économiques d’injection d’hydrogène dans les réseaux », précise l’Ademe dans un communiqué. Les deux partenaires indiquent également qu’ils travailleront conjointement sur plusieurs études pour valoriser les atouts environnementaux de la filière bioGNV (Gaz Naturel Véhicule issu du biométhane) : dispositifs techniques pour garantir la traçabilité du bioGNV jusqu’à l’utilisateur final, mécanismes de prise en compte du bilan CO2 du bioGNV et des autres biocarburants, outil d’estimation des gains pour la collectivité de privilégier les transports par autocars au GNV / BioGNV…

  • STOCKAGE – 500 M€ pour la R&D sur les batteries en Allemagne 30 janvier 2019

    L’Allemagne va investir 500 millions d’euros sur quatre ans dans un centre de R&D dédié à la technologie des batteries, a annoncé le 23 janvier la ministre de la Recherche allemande, Anja Karliczek, dans un communiqué. Le financement, qui doit « garantir la souveraineté technologique de l’Allemagne », vise à développer toute la chaîne de valeur : la recherche sur les matériaux, la conception de cellules et de processus ainsi que la recherche sur la production de cellules de batterie à l’échelle industrielle. Selon le ministère, les entreprises allemandes BMZ, Liacon Batteries, Customcells, EAS Batteries, TerraE et suisse Leclanché ont déjà annoncé leur participation à la mise en place du projet de recherche. L’emplacement de la nouvelle installation doit, lui, être choisi d’ici mi-2019, et entrer dans la phase de construction dans la foulée.

  • FRANCE – Signature du contrat « Transformation et valorisation des déchets » 23 janvier 2019

    Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, ont signé le 18 janvier, à Limay (78) le contrat du comité stratégique de filière « Transformation et valorisation des déchets »« Le Comité stratégique de filière s’engage sur les six projets structurants pour répondre aux principaux défis et développer en France  une industrie du recyclage performante et compétitive à l’échelle internationale », explique les deux membres du gouvernement dans un communiqué du 18 janvier. À savoir : développer et soutenir l’incorporation de matières premières de recyclage dans les produits finis ; accompagner la croissance des besoins en valorisation énergétique des fractions non recyclables – Combustible solide de récupération (CSR), « qui vise à valoriser énergétiquement les refus de tri. Les refus de tri sont préparés en CSR afin d’éviter leur enfouissement et sont utilisés comme combustible, en substitution d’énergies fossiles » ; accompagner les acteurs de la recyclabilité et le potentiel de valorisation ; accélérer la croissance des entreprises et développer leur présence sur les marchés internationaux ; accompagner les métiers et l’évolution des compétences ; accélérer la robotisation des centres de tri.

  • GRAND DÉBAT NATIONAL – L’Ademe donne des outils sur la transition écologique 23 janvier 2019

    À l’occasion du Grand débat national lancé le 15 janvier, l’Ademe met à disposition des citoyens des outils sur le thème de la transition écologique afin de fournir des pistes de solutions dans les débats. L’agence a ainsi élaboré et mis à disposition un dossier, accessible en ligne, à vocation pédagogique qui reprend les quatre grands thèmes de la transition écologique : se déplacer, se loger, se chauffer et se nourrir « traités sous l’angle du bénéfice en termes de pouvoir d’achat, de lien social et d’emploi ». Par ailleurs, l’Ademe a réalisé quatre infographies qui illustrent les thèmes mis en avant, également disponible sur le portail « granddebat.fr ». « Le Grand Débat qui vient de s’ouvrir doit être l’opportunité de partager notre vision de la transition écologique avec nos concitoyens, d’expliquer en quoi changer de modèle et de comportements est un impératif pour assurer un futur vivable pour nous et nos enfants », explique son président, Arnaud Leroy, dans un communiqué du 21 janvier.

  • MONDE – Baisse des investissements en 2018, une bonne nouvelle ? 23 janvier 2019

    En 2018, les investissements mondiaux dans les « énergies propres » (incluant principalement les énergies renouvelables, hors grands projets hydroélectriques) se sont élevés à 332,1 mds$, selon un rapport publié le 16 janvier par Bloomberg New Energy Finance (BNEF). Le total de ces investissements comptabilisés (qui inclut également les levées de fonds liées aux réseaux intelligents, au stockage d’énergie ou encore aux véhicules électriques) a ainsi baissé de près de 8 % par rapport à 2017. Une baisse qui n’est pas de mauvais augure puisqu’elle s’explique principalement par la réduction des coûts des installations renouvelables, selon le cabinet d’études, qui s’attend à la poursuite de cette tendance en 2019. Plus des trois quarts des investissements ont été effectués dans les filières solaires (130,8 mds$) et éoliennes (128,6 mds$), loin devant la biomasse solide, les biocarburants et les déchets, la géothermie, la petite hydroélectricité ou encore les énergies marines. La Chine est restée de loin « le leader »des investissements dans les « énergies propres » en 2018 (100,1 mds$, soit 30 % du total mondial) et continuera à jouer un « rôle majeur dans la dynamique de la transition énergétique mondiale », selon BNEF.

  • MÉTHANISATION – Emmanuelle Wargon fait le point sur les avancées 16 janvier 2019

    Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a réuni le 14 janvier les acteurs de la filière méthanisation pour effectuer un suivi des mesures destinées à accélérer le développement de cette filière. Au rayon des avancées mises en avant par la secrétaire d’État dans un communiqué, on trouve : l’assouplissement des conditions de mélange des déchets avant méthanisation, sauf lorsqu’il s’agit de biodéchets ; la simplification de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement ; l’élargissement des possibilités de sortie de statut de déchet des digestats ; la simplification de la réglementation « loi sur l’eau » ; la réfaction des coûts de raccordement des installations de méthanisation au réseau de transport de gaz naturel ; l’utilisation du bioGNV par les engins agricoles. Pour la suite, « les travaux se poursuivront dans les prochains mois afin d’assurer la mise en œuvre des dernières actions décidées dans le cadre de ce groupe de travail. En particulier, le droit à injection du biométhane dans le réseau de gaz sera rendu pleinement opérationnel d’ici le printemps 2019. » Le Club Biogaz a profité de la réunion pour présenter le label Qualimétha « conception et construction des installations de méthanisation », qui doit contribuer au renforcement des démarches de qualité permettant de professionnaliser la filière de la méthanisation.

  • FRANCE – Un outil pour référencer des réseaux de chaleur et de froid 16 janvier 2019

    Pour savoir s’il existe un réseau de chaleur à proximité de son logement, Via Sèva lance « Existe‐t‐il un réseau de chaleur près de chez moi ? », un outil cartographique (réalisé avec le soutien financier de l’Ademe) accessible directement à l’adresse carto.viaseva.org. Les informations disponibles à ce jour concernent 535 réseaux de chaleur et de froid et seront mises à jour au fur et à mesure de l’apport des contributeurs. L’objectif affiché est de faciliter l’accès à l’information relative à l’existence d’un réseau de chaleur et/ou de froid près de chez soi, tant pour le grand public que pour les professionnels (équipementiers, bureaux d’étude, porteurs de projet) : plan des réseaux (à l’échelle de la rue), taux d’énergies vertes utilisées, contacts pour se raccorder, sources d’énergie utilisées, fiches réseaux etc. Grâce au menu déroulant et aux niveaux de zoom puissants, cet outil permet ainsi de visualiser : tous les réseaux, ou les réseaux existants, ou les réseaux prospectifs, ainsi que les possibilités de raccordement.

  • STOCKAGE – La CRE lance un appel à contributions sur les batteries 16 janvier 2019

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) lance un appel à contributions sur le développement du stockage de l’électricité en France. « Il s’agit d’étudier le potentiel, mais aussi les éventuels freins au développement du stockage, et de comprendre quelles évolutions seraient à même de permettre un développement du stockage à la mesure des bénéfices qu’il peut apporter au système électrique », explique la CRE dans un communiqué du 11 janvier. Et de préciser que son objet est de « s’assurer que le moindre développement constaté du stockage par batteries résulte de facteurs intrinsèques au marché français actuel, et non pas de barrières réglementaires, tarifaires ou dans les conditions d’accès aux réseaux. » Le régulateur invite les parties intéressées à adresser leur contribution, en répondant au plus tard le 28 février 2019. « En France métropolitaine continentale, le développement des batteries reste lent : un projet de 6 MW vient d’être annoncé pour une mise en service au premier trimestre 2019, et 75 MW pourraient être en service fin 2019. Des projets de batteries se développent néanmoins dans le cadre de démonstrateurs financés par les gestionnaires de réseaux Enedis (Nice Grid, Venteea) et RTE (Ringo) », avance la CRE. Cette solution se développe en revanche rapidement dans différentes régions du monde : Californie, Royaume-Uni, Allemagne, îles et territoires non interconnectés dont les ZNI françaises, Australie, Afrique, etc.

  • STOCKAGE – Un AMI pour des batteries de nouvelle génération 9 janvier 2019

    La Direction générale des entreprises a annoncé le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) dont la finalité est d’identifier les entreprises qui pourraient participer, sur le territoire français, à « un projet d’envergure » concernant « la conception et la production en Europe de cellules et de modules de batteries innovantes et respectueuses de l’environnement, en lien avec des partenaires d’autres Etats membres ». L’AMI se clôturera le 31 janvier 2019. Il intervient dans le cadre du plan d’action adopté par la Commission européenne pour faire de l’Europe un leader dans la production durable et compétitive de batteries. Compte tenu du caractère stratégique de ce secteur et de son poids économique, l’émergence d’une offre industrielle européenne est une ambition européenne portée par le couple franco-allemand, qui envisage de soutenir un grand projet à l’échelle européenne, lequel pourrait être qualifié de Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC). L’AMI lancé par la DGE « n’est assorti d’aucun accompagnement financier : le projet proposé par l’entreprise ne pourra être financé par les autorités françaises que s’il est retenu dans le cadre d’un PIIEC qui serait lancé dans le cadre de cette initiative », est-il précisé sur le site de la DGE.

  • ALLEMAGNE – Les renouvelables supplantent le charbon 9 janvier 2019

    En 2018, et pour la première fois, l’Allemagne a produit plus d’électricité grâce aux énergies renouvelables qu’au charbon, explique un rapport publié le 2 janvier par l’institut allemand Fraunhofer ISE. La part des renouvelables dans le mix électrique outre-rhin a approximativement doublé depuis le début des années 2010. L’an dernier, les énergies renouvelables (éolien, solaire photovoltaïque, biomasse et hydroélectricité) ont produit 219 TWh d’électricité en Allemagne, soit 4,3 % de plus qu’en 2017. Elles ont compté pour 40,4 % de la production électrique allemande des douze derniers mois, contre 38 % pour le charbon (lignite et houille confondus). Selon l’institut Fraunhofer ISE, la part des énergies renouvelables devrait rester supérieure à 40 % en 2019, compte tenu du nombre d’installations renouvelables en construction (en prenant en compte les aléas météorologiques).

  • CANADA – L’Irena compte désormais 160 membres 9 janvier 2019

    Le ministre canadien des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, a annoncé le 9 janvier que le Canada était devenu officiellement membre de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Le pays rejoint ainsi 159 autres membres au sein de l’organisme intergouvernemental oeuvrant à la fourniture d’une énergie propre et durable à la population mondiale en croissance. « En devenant membre de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), le Canada pourra accélérer ses efforts en vue de créer un avenir fondé sur l’énergie propre qui stimulera l’économie et créera des milliers de nouveaux emplois bien rémunérés », explique le ministre dans un communiqué.

DéCEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • UNION EUROPÉENNE – Accord informel sur le marché de l’électricité 19 décembre 2018

    L’Union européenne prépare une directive pour compléter son paquet énergie propre et un grand pas vient d’être franchi dans la nuit du 18 au 19 décembre. En effet, la présidence du conseil européen et les représentants du Parlement européen ont atteint un accord, qui doit cependant encore être adopté formellement. La directive devra ainsi autoriser l’application de tarifs réglementés pour protéger  les clients les plus précaires. Et surtout « les clients pourront participer directement au marché, en tant que clients actifs, par exemple en vendant de l’électricité produite par leur propres moyens, en participant à des programmes d’effacement de la demande, ou en rejoignant des communautés énergétiques citoyennes ». À l’échelle française, ce dernier point pourra favoriser les schémas d’autoconsommation, qu’elle soit individuelle ou collective.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Signature d’un partenariat entre Dalkia et Amundi 19 décembre 2018

    Dalkia a annoncé le 18 décembre avoir signé un accord de partenariat avec Amundi Transition Énergétique (ATE) pour faciliter le développement des réseaux de chaleur renouvelable. « Cet accord permettra de proposer aux collectivités territoriales des solutions innovantes et durables conjuguant l’expertise et le savoir-faire de Dalkia, 1er acteur des réseaux de chaleur en France, et un montage original de financement compétitif s’appuyant sur les compétences d’Amundi, le leader européen de la gestion d’actifs, en matière d’investissements en infrastructures », explique la filiale d’EDF dans un communiqué. Amundi Transition Energétique (ATE) est une filiale d’Amundi (60 %) et d’EDF (40 %). « Dalkia et ATE ont d’ores et déjà prévu de réaliser ensemble un investissement significatif d’ici la fin de l’année, ce qui portera à près de 500 millions d’euros le montant des opérations conclues à date », ajoute Dalkia.

  • MÉTHANISATION – Inauguration d’Agri Méthane 19 décembre 2018

    L’unité de méthanisation agricole et territoriale Agri Méthane a été inaugurée le 14 décembre par le préfet de la région Loire Atlantique, ainsi que le Conseil régional, le Conseil départemental, la Communauté de communes de Châteaubriant-Derval et la chambre d’agriculture. D’un coût total de 4,6 millions d’euros, l’installation valorise notamment des déchets, des effluents d’élevage et de productions agricoles pour produire de l’énergie électrique et thermique. « L’ensemble des parties prenantes à ce projet a pris ce dossier à bras le corps il y a déjà sept ans pour faire de la Loire-Atlantique un département pilote dans le domaine de la méthanisation », se félicite la préfecture dans un communiqué. La région Pays de la Loire étant la deuxième région agricole française, elle dispose d’un important gisement de déchets méthanisables. « La France compte actuellement 281 unités de méthanisation, le plan Energie – Méthanisation – Autonomie – Azote prévoit 1 000 unités en 2020 », rappelle également la préfecture, qui souligne « la volonté commune de poursuivre cette politique. »

  • EMR – Les professionnels dépités par la nouvelle PPE 12 décembre 2018

    Les objectifs fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) pour l’éolien en mer sont bien en deçà des attentes des professionnels de la filière. Avec 5 GW d’ici 2028 d’éolien posé en mer et 500 MW d’éolien flottant entre 2020 et 2022, l’ambition affichée ne permet pas « de consolider les investissements publics et privés déjà réalisés ».  C’est donc pour sonner l’alarme, et exprimer leur colère, que 9 entrepreneurs dédiés aux Energies Marines Renouvelables (EMR) ont publié une Lettre Ouverte au Gouvernement, l’invitant à revoir les objectifs annoncés pour la filière. Ils rappellent que la filière représente déjà 2 600 emplois en France et que ce chiffre pourrait fortement augmenter. En effet, un « volume global de projets éoliens offshore posés de l’ordre de 10 GW sur la période 2019-2028 », « un objectif d’au moins 3 GW à l’horizon 2030 » pour l’éolien flottant et « l’intégration au sein de la PPE de la filière hydrolienne » permettrait de générer  « 15 000 emplois à l’horizon 2030 ». Par ailleurs, des objectifs plus ambitieux permettent de faire baisser les coûts de la technologie d’autant.

  • PROSPECTIVE – Les multiples vertus d’un mix électrique de 85 % d’EnR en 2050 12 décembre 2018

    « Dès lors qu’on cherche à optimiser les coûts de production de l’électricité et réduire son coût pour le consommateur, l’étude de l’Ademe aboutit à une part très importante des énergies renouvelables (EnR) dans le système électrique français. Pour des niveaux de demandes compris entre 430 TWh et 600 TWh, la trajectoire d’évolution du système électrique français, conduit, selon l’optimum économique à une part des EnR de 85 % en 2050 (et 95 % en 2060) dans l’ensemble des cas, hormis dans les scénarios avec déploiement volontariste d’EPR. » Tels sont les enseignements tirés par l’Ademe de son étude Trajectoires d’évolution du mix électrique 2020-2060. « Pour le consommateur, l’augmentation progressive de la part des EnR dans le mix électrique permet de faire baisser le coût total de l’électricité jusqu’environ 90 €/MWh hors taxe sur le long terme (à comparer au coût actuel, près de 100 €/MWh) », assure l’agence, qui entrevoit « de meilleures conditions de rémunération pour les producteurs d’électricité sur le marché de gros, à condition d’éviter une prolongation trop forte du parc nucléaire historique. » Et d’ajouter : « Dans la plupart de ces scénarios, cette évolution permet un développement des EnR sans système de soutien à partir de 2030 pour le photovoltaïque au sol et à partir de 2035 pour l’éolien terrestre. »


  • FONDS CHALEUR – Un budget en hausse, à 307 M€, pour 2019 12 décembre 2018

    Le conseil d’administration de l’Ademe a voté le 7 décembre un budget  s’élevant à 761 millions d’euros pour 2019. « Il permet une augmentation de plus de 100 millions d’euros pour la chaleur renouvelable et la mobilité durable », se réjouit l’agence dans un communiqué qui précise que « cette hausse de 55 % par rapport à 2017, en cohérence avec la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), porte le Fonds chaleur à 307 millions d’euros. » Avec + 43 % par rapport à 2018, l’augmentation n’atteint pas encore le doublement réclamé par la filière, mais elle est nettement plus importante que la précédente (+ 9 % entre 2017 et 2018). Autres annonces de l’Ademe, « également en hausse de 50 %, le nouveau Fonds Air Mobilité, créé pour accompagner le projet de loi d’orientation des mobilités et le plan hydrogène, est porté à 30 millions d’euros. De même, 34 millions d’euros sont alloués au programme bâtiment durable. » Enfin, 185 M€ seront consacrés à l’économie circulaire, aux déchets et aux sites pollués.

  • GÉOTHERMIE – En Gironde, des formations pour faire monter la filière en compétence 5 décembre 2018

    « Plusieurs aspects freinent le développement de la géothermie, en particulier sur notre territoire, expose Camille Mehl, chargée de mission énergies renouvelables à l’Alec (Agence Locale de l’Énergie et du Climat de la métropole bordelaise et de la Gironde). Parmi ceux-ci, il y a une certaine méconnaissance du potentiel, pourtant le deuxième de France, et il manque le réflexe qui consiste à penser à la géothermie lors de projets de construction. » Pour surmonter ces obstacles, l’Alec, dans le cadre du programme européen Interreg Espace Atlantique, vient de mettre en place quatre formations sur la géothermie basse et très basse énergie. La première, à destination des espaces info-énergie (EIE), s’est tenue le mardi 27 novembre, sur le thème « Comment orienter le particulier vers la géothermie dans l’habitat individuel ? ». « Il s’agit de former les conseillers EIE sur un outil de dimensionnement mis au point par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), donc c’est une formation assez technique », précise Camille Mehl. La deuxième, le 11 décembre, sera en revanche un peu plus généraliste et ouverte aux porteurs de projets. Intitulée « La géothermie, une option énergétique pour vos projets : creusons le sujet ! », elle compte déjà 65 inscrits et l’Alec en espère d’autres. Une journée de formation à destination des élus aura ensuite lieu en février et une dernière session sera organisée pour les artisans afin d’amorcer la professionnalisation de la filière. A l’issue du programme, un kit de formation sera réalisé avec en vidéo des interviews d’experts, des visites de sites, des partages d’expérience… le tout mis gratuitement à disposition sur le site de l’Alec. En parallèle, l’agence a mis en place un groupe d’échanges avec 25 acteurs locaux représentant la filière, qui l’aide notamment à déterminer les objectifs des formations. « Une action de conseil aux entreprises afin de faire connaître les bonnes pratiques est également prévue pour 2019, annonce la chargée de mission. Et un projet pilote de géothermie, parmi ceux que nous accompagnons, doit également être choisi pour servir de démonstrateur au sein du programme Interreg Espace Atlantique. » Les bonnes idées ne manquent pas pour faire sortir la géothermie de terre.

  • DANEMARK – Prix au plus bas pour l’appel d’offres bi-énergie 5 décembre 2018

    Lancé en septembre dernier, le premier appel bi-énergie solaire et éolien du Danemark a rendu son verdict le 3 décembre. Il s’est conclu sur un prix exceptionnellement bas de 3,1 euros/MWh sur vingt ans, a annoncé dans un communiqué l’agence danoise de l’énergie. Sur les 17 offres reçues, 6 ont été retenues : 3 projets éoliens terrestres (pour un total de 165 MW) et 3 projets solaires (pour un total de 104 MW). Les projets lauréats doivent être reliés au réseau dans les deux ans qui suivent la signature du contrat. À noter, pour la première fois depuis l’introduction en Europe d’appels d’offres bi-énergie, des projets éoliens sont parvenus à s’imposer face à des projets solaires.

  • BIOGAZ – La filière veut plus d’ambition dans la PPE 5 décembre 2018

    Suite aux annonces du 27 novembre sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la filière du biogaz a promptement réagi par la voix de France gaz renouvelables, qui rassemble l’AAMF, les Chambres d’Agriculture France, le Club Biogaz ATEE, la FNCCR, la FNSEA, France biométhane, GRDF et GRTgaz. L’association souhaite que l’objectif actuel de 10 % de gaz renouvelables dans la consommation de gaz en 2030 soit revu à la hausse à l’issue de la concertation que le gouvernement ouvre avec les parties prenantes. Elle s’inquiète par ailleurs concernant l’enveloppe de soutien public comprise entre 7 et 9 milliards d’euros pour la période 2018-2028, sous condition pour le biométhane d’atteindre un coût de production de 67 €/MWh dès 2023. « La filière est bien sûr résolue à s’engager pour atteindre d’ici 2030 cet ordre de grandeur de coûts. […] Pour autant cet objectif risque de s’avérer impossible à réaliser à si brève échéance si l’on souhaite conserver une approche vertueuse de la gestion des différentes familles d’intrants agricoles et de déchets », prévient-elle. « L’enveloppe envisagée pour le 3e pilier des énergies renouvelables françaises représenterait ainsi sur les dix ans à venir moins de 10 % des soutiens financiers accordés aux ENR. Si la compétitivité est une condition essentielle du développement de la filière, France gaz renouvelables insiste sur la nécessité de piloter avec progressivité la trajectoire de baisse des prix de rachat, afin de laisser le temps nécessaire à la filière de consolider l’industrialisation en cours, au risque sinon de casser la dynamique », explique par ailleurs l’association, qui juge également « indispensable, en complément des aspects énergétiques, de rémunérer les services rendus par la méthanisation à l’environnement et à la collectivité. » Et son président, Jacques-Pierre Quaak, de conclure: « avec déjà plus de 11TWh de projets en portefeuille, l’objectif de 8TWh en 2023 de biométhane injecté dans les réseaux gaz peut être largement dépassé. Il faut laisser sa chance au gaz renouvelable made in France. »

NOVEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • PPE – On en sait (enfin) plus 28 novembre 2018

    Devant initialement être présentées en juin 2018, la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ont finalement été dévoilées le 27 novembre. Présenté comme l’objectif n° 1, la réduction de la consommation d’énergie vise à multiplier les « bâtiments performants, rénovés et intégrant des énergies renouvelables. » Pour atteindre 40 % d’énergies renouvelables électriques dans la production nationale en 2030, « les filières principales […] seront l’hydroélectricité, le solaire photovoltaïque (PV) et l’éolien terrestre, puis progressivement l’éolien en mer dont la production augmentera au cours de la seconde période de la PPE. Les fortes baisses de coûts observées dans ces filières permettent des développements importants avec des soutiens publics limités. Les sources dont les coûts sont très élevés pour la production d’électricité (biomasse, géothermie) seront orientées prioritairement vers la production de chaleur et aucun soutien à la production d’électricité pour ces filières ne sera mis en œuvre », précise un communiqué du ministère de la Transition écologique et solidaire. L’accent est également mis sur la chaleur renouvelable, « vecteur essentiel de décarbonation. » Avec, notamment, l’ambition de « rendre obligatoire un taux minimum de chaleur renouvelable, qui sera instauré dans tous les bâtiments neufs (individuel, collectif et tertiaire) dès 2020 » et de « renforcer le Fonds chaleur dès 2018 avec un budget de 315 M€ en 2019 et 350 M€ en 2020 et en simplifier l’utilisation. » Les carburants biosourcés et le biogaz ou le gaz de synthèse (avec l’objectif que 10 % de la consommation de gaz soit d’origine renouvelable en 2030), ainsi que l’hydrogène, sont également encouragés. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a salué dans un communiqué « une trajectoire claire qui doit permettre une véritable montée en puissance des énergies renouvelables. » Mais l’organisme « souhaite poursuivre les échanges avec le gouvernement dans les prochaines semaines afin d’affiner les trajectoires de certaines filières, particulièrement les énergies marines renouvelables », a expliqué son président, Jean-Louis Bal. La PPE doit maintenant être traduite dans un projet de décret qui sera soumis, comme la SNBC, à une vaste consultation. Un projet de loi pour amender le report de l’objectif de baisse de la part du nucléaire à 50 % en 2035 – une date qui devient officielle – et non à 2025 comme inscrit dans la loi de transition énergétique de 2015 devra également être examiné par le Parlement.

  • BIOMÉTHANE – Les stations d’épuration au centre d’un partenariat 28 novembre 2018

    À l’occasion du Salon des maires, le SIAAP (principal syndicat d’assainissement d’Île-de-France) et GRDF ont signé une convention de partenariat en faveur du développement de la production de biométhane grâce à la méthanisation des boues des usines d’épuration des eaux usées. Outre la valorisation de ressources comme l’azote, le phosphore, et le carbone grâce à l’épandage des boues, la méthanisation des boues de stations d’épuration permet de produire du biogaz qui, épuré en biométhane, est injectable dans le réseau de gaz naturel exploité par GRDF, expliquent les partenaires dans un communiqué en date du 21 novembre.

  • ENTREPRISE – Premier PPA pour EDF au Brésil 28 novembre 2018

    EDF Renouvelables au Brésil a annoncé le 28 novembre la signature d’un contrat de vente d’électricité de long terme (PPA) d’une durée de 20 ans avec Braskem, un des leaders mondiaux dans la fabrication de résines thermoplastiques. L’électricité sera produite par un projet éolien d’une capacité installée de 33 MW et situé à 350 km au nord-ouest de Salvador dans l’État de Bahia. La construction de cette extension du projet éolien de Folha Larga 1 (d’une capacité initiale de 114 MW) débutera en 2019. Elle a été remportée à l’enchère fédérale brésilienne d’avril 2018. « À travers ce contrat, Braskem est le premier industriel au Brésil à rejoindre les grandes entreprises qui comme Google, Microsoft, Kimberly-Clark, Salesforce, Procter & Gamble, Walmart et Yahoo font confiance à EDF pour leur fournir de l’électricité renouvelable et les accompagner ainsi dans leur transition énergétique », se réjouit le groupe dans un communiqué. « Avec un portefeuille d’environ 1000 MW de projets éoliens et solaires en construction ou en exploitation au Brésil, EDF Renouvelables figure parmi les leaders du secteur », ajoute l’entreprise.

  • HYDROLIEN – Pour l’Ademe, point de salut hors ZNI 21 novembre 2018

    Dans son étude stratégique sur l’hydrolien marin, réalisée aux mois de mai et juin et publiée lundi 19 novembre, l’Ademe ne se montre pas très optimiste sur l’état d’avancement et les perspectives commerciales de la filière. « Un gisement très localisé et relativement limité, une filière dont la maturité technologique reste encore à parfaire […], des coûts en LCOE qui devraient rester au-dessus des 120€/MWh, même avec un développement industriel, […] et une place qui apparaît dans les mix énergétiques des Etats uniquement pour de forts taux d’intégration d’énergies renouvelables », telles sont les conclusions de ce document censé éclairer le gouvernement dans ses choix concernant un éventuel appel d’offres commercial pour cette technologie. « Au regard du rythme de développement de l’éolien offshore et au vu de la base installée de turbines hydroliennes par pays à date, le passage de l’hydrolien à un stade commercial parait anormal dans le court-terme. À un rythme de développement comparable, il faudrait encore 5 à 8 ans à la filière hydrolienne pour tester, optimiser et améliorer les turbines avant de lancer de vrais appels d’offres commerciaux », juge l’Ademe, qui estime que « même si une bonne partie des verrous techniques ont été résolus, la durée cumulée de test reste très faible et la majorité de la filière considère qu’elle ne peut garantir à date une absence d’avaries durant les premières années d’exploitation. » Pour autant, « l’intégration de l’hydrolien marin dans les zones isolées type ZNI [zones non-interconnectées, ndlr] est pertinente à court terme avec des LCOE proches de ceux des générateurs diesel et qui sont amenés à décroître au fil des années », veut croire l’agence, qui ajoute que « seuls le Canada (Nouvelle-Ecosse) et les ZNI à l’international pourraient être en mesure de constituer – en l’état des informations disponibles – la base d’un scénario stable à 2030. » L’étude souligne enfin « un positionnement compétitif de la filière française qui reste bon relativement aux autres pays, de par notamment la complétude de sa chaine de sous-traitants et l’avancement des acteurs clés tels les turbiniers, les acteurs de la connectique, etc. » Pour autant, « les éléments de visibilité sur la stratégie long terme et la pertinence de soutenir le développement commercial de la filière ne permettent pas de scénariser une base installée supérieure à 29 MW en 2030 », prévient l’agence.

  • ERD – Les ambitions de Synergie solaire 21 novembre 2018

    Au lendemain du dîner caritatif annuel organisé par Synergie solaire, sa présidente, Hélène Demaegdt, a répondu à nos questions sur les changements introduits par la loi PACTE et ses incidences sur Synergie solaire et ses partenaires. Le JDER : Concrètement, quelles sont les incidences de la loi sur l’agrément Entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS) et les entreprises à mission ? « Une entreprise à mission est une entreprise ou société commerciale qui intègre dans ses statuts un objectif d’ordre social ou environnemental. Cela signifie que l’entreprise se donne officiellement une mission qui vise à l’intérêt général, comme par exemple “l’accès aux Energies durables pour les plus démunis”, qui est l’objet même de Synergie Solaire. Les entreprises qui veulent développer leur RSE ou devenir entreprise à mission proprement dit peuvent ainsi s’approprier notre fonds de dotation et devenir grand donateur (15 000 € /an minimum). Elles peuvent ainsi intégrer la gouvernance, mais surtout bénéficier de notre expérience et être directement opérationnels. Ce, grâce à nos outils et réseaux développés depuis 2010. Enfin, Synergie Solaire met en place également du mécénat de compétence pour permettre aux collaborateurs de vivre concrètement cette implication de l’entreprise. » Le JDER : Quelles conséquences pour l’activité de Synergie solaire ? « Le fonds de dotation Synergie Solaire a depuis toujours été créé pour être au service des OnG et de toute une filière c’est à dire d’un ensemble d’entreprises qui pouvaient être concurrentes ou partenaires. Pour répondre à l’urgence écologique, nous proposons de dépasser la vision strictement économique de l’entreprise et d’y inclure une vision sociale et environnementale plus large , qui donne aussi du sens. Ce n’est plus de la philanthropie c’est bien plus que cela, et la loi Pacte ouvre la voie vers les véritables rôles que l’entreprise peut jouer dans la société. Synergie solaire a déjà bénéficié des dons de 170 entreprises de la filière énergies renouvelables, mais nous espérons voir grandir le nombre d’entreprises engagées avec nous, à travers nous, et surtout leur implication dans le long terme. »

  • ENTREPRISE – Enercoop lance un appel d’offres pour des projets neufs 21 novembre 2018

    Le producteur et fournisseur d’électricité d’origine renouvelable Enercoop a annoncé le 21 novembre le lancement d’un appel d’offres pour des projets neufs d’énergies renouvelables (entre 1 et 10 MW). « L’appel d’offres est ouvert à tous les porteurs de projets et développeurs et vise à sélectionner les projets neufs d’énergies renouvelables qui pourront bénéficier d’un achat de leur production par Enercoop dans la durée (20 à 30 ans) et hors soutien public, pour une mise en service prévisionnelle avant fin 2020. L’électricité 100 % renouvelable qui sera achetée dans le cadre de cette consultation sera destinée à approvisionner exclusivement les clients-consommateurs Enercoop », précise la coopérative dans un communiqué. Enercoop affiche ainsi « sa volonté de passer à la vitesse supérieure en établissant des contrats d’achat de long terme pour des projets neufs hors soutien public », insiste l’Entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS). Enercoop est « fier de contribuer à l’émergence de ce nouveau modèle […] en cherchant à le rendre autant que possible accessible aux projets citoyens en amont et aux consommateurs de plus petite taille, en aval. » Pour cette consultation, le calendrier prévisionnel est le suivant : manifestation d’intérêt et de signature de l’accord de confidentialité jusqu’au 12 décembre, soumission des projets jusqu’au 18 janvier et sélection des projets jugés d’intérêt jusqu’au 22 février.

  • UNION EUROPÉENNE – Adoption des objectifs d’efficacité énergétique et renouvelables 14 novembre 2018

    Les députés européens ont validé le 13 novembre l’objectif, contraignant, qui vise à atteindre d’ici 2030 une part de 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute de l’UE (contre environ 17 % en 2016). Ils ont également adopté leur rapport sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et validé l’objectif d’accroître de 32,5 % l’efficacité énergétique globale des pays membres d’ici 2030, par rapport au niveau de 1990. S’inscrivant dans l’application de l’accord de Paris sur le climat, cette résolution législative a été adoptée à 434 voix pour (104 contre). Si cet objectif est indicatif, ce qu’ont regretté certains eurodéputés, « c’est véritablement un texte européen où il faut que tout le monde joue le jeu, quitte à jouer après sur les recommandations de la Commission si un Etat ne respecte pas ses objectifs », a assuré, lors d’une conférence de presse, l’écologiste Michèle Rivasi, co-rapporteure du texte. Ces deux objectifs pourront être révisés à la hausse en 2023 en fonction notamment des avancées technologiques dans le domaine. Chaque pays devra aussi présenter un plan tous les dix ans en détaillant sa contribution pour atteindre ces objectifs et les mesures prises au plan national. Ces nouvelles obligations doivent encore obtenir l’aval formel du Conseil européen pour entrer en vigueur. Ces textes introduisent par ailleurs le droit à l’autoconsommation pour les citoyens européens auront le droit de produire de l’énergie renouvelable pour leur propre consommation, mais aussi de stocker et de vendre l’excédent. D’ici la fin de cette année, les États membres doivent faire parvenir à Bruxelles leurs premiers projets de plan national énergie/climat pour la prochaine décennie, tandis que la Commission doit adopter, pour février 2019, de nouveaux textes réglementaires qui complèteront la directive ENR en définissant des critères pour la certification des biocarburants et combustibles issus de la biomasse.

  • FINANCEMENT – L’Ademe se dote d’un fonds d’investissement 14 novembre 2018

    L’Ademe a annoncé la création d’Ademe Investissement SAS, autorisée par un décret paru au Journal officiel du 11 novembre 2018. Cette société gérera les interventions en fonds propres de l’agence pour le compte de l’État dans le cadre du Grand plan d’investissements. Doté de 400 millions d’euros par la loi de finances 2017, il s’agit du « premier outil public de financement en fonds propres des infrastructures innovantes, aux côtés d’investisseurs privés », explique l’Ademe dans un communiqué du 13 novembre. « Il permettra d’accompagner les premières mises en œuvre commerciales issues de projets de recherche et d’innovation dans le domaine de la transition écologique et énergétique, notamment ceux soutenus jusqu’ici dans le cadre du programme ”Démonstrateurs de la transition écologique et énergétique” du Programme d’investissements d’avenir. » Le président de l’Ademe, Arnaud Leroy, explique : « le déploiement des projets d’infrastructures innovantes ainsi que la mise sur le marché rapide d’innovations concourent à accélérer la transition énergétique. La société Ademe Investissement va faciliter les premières commerciales en apportant une partie du financement sous la forme de fonds propres et en catalysant les autres financements. »

  • BIOMÉTHANE – Engie annonce 800 M€ d’investissements sur 5 ans 14 novembre 2018

    « Nous allons calibrer un développement qui est assez important, qui va nous conduire à mobiliser, avec nos partenaires évidemment, jusqu’à 800 millions d’euros à l’horizon 2023 » pour le développement du biométhane, a déclaré la directrice générale d’Engie, Isabelle Kocher, à l’occasion de l’inauguration de l’unité de méthanisation de Beauce Gâtinais Biogaz sur la commune d’Escrennes (Loiret). Cette somme devrait atteindre près de 2 milliards d’euros d’ici à 2030 pour un volume de 5 TWh de biométhane par an à cet horizon. « Notre objectif, c’est de gagner entre 30 et 40 % en termes de coûts de ces filières à l’horizon 2030, pour une raison simple : cela permettra la parité en termes de coûts avec le gaz naturel. C’est l’objectif », a-t-elle ajouté. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a pour sa part expliqué que « pour le gaz renouvelable c’est encore un chemin un peu plus long, on est encore plus loin en termes de prix [du marché] et c’est pourquoi nous avons demandé un effort aux industriels pour qu’ils puissent faire baisser les coûts de production. » Il a ainsi encouragé des « méthaniseurs à grande échelle » et s’est dit prêt à « revoir » les règles qui pourraient encore peser sur les coûts de la filière.

  • ENTREPRISE SOLIDAIRE – Énergie partagée souffle ses 8 bougies 7 novembre 2018

    Énergie Partagée fête son 8e anniversaire. L’entreprise solidaire publie à cette occasion un livret regroupant les 50 projets qu’elle a financé grâce à 16,6 millions d’euros d’épargne de plus de 5 200 actionnaires. « Partout en France, 45 éoliennes, 50 000 panneaux solaires, des réseaux de chaleur, des centrales hydroélectriques et même des unités de méthanisation sont sortis de terre », se réjouit-elle. « Les projets qui se préparent sont tout aussi motivants que ceux qui ont déjà été menés et nous avons besoin d’accélérer leur développement. Le cap est clair : nous devons collecter 10 millions d’euros supplémentaires pour financer les demandes que nous avons sur nos nouveaux projets d’ici 2020 », explique l’entreprise. Et d’afficher l’objectif suivant : « Les installations citoyennes doivent représenter 15 % des énergies renouvelables installées en 2030 ! » Énergie partagée souligne qu’« à la différence des plateformes de crowdfunding, Énergie Partagée finance les projets en fonds propres et accompagne les porteurs tout au long de la vie des projets. »

  • HYDROÉLECTRICITÉ – 63 MW changent de mains (françaises) en Bulgarie 7 novembre 2018

    Le producteur indépendant français d’énergie renouvelable, Akuo Energy a finalisé auprès d’EDF Renouvelables, l’acquisition de CHB, un portefeuille de quatre centrales hydroélectriques en exploitation en Bulgarie d’une capacité installée de 63 MW. Cette opération « permet au groupe français de se doter d’une équipe de 30 ingénieurs et techniciens spécialisés dans l’exploitation et la maintenance de centrales hydroélectriques », précise le groupe dans un communiqué du 5 novembre. « Cette acquisition nous permet d’enrichir nos compétences dans l’hydroélectricité et la vente d’électricité sur le marché ; elle vient aussi rééquilibrer avantageusement notre mix énergétique », ajoute Eric Scotto, PDG et cofondateur d’Akuo Energy.

  • ÉVÉNEMENT – La chaleur renouvelable à l’honneur 7 novembre 2018

    L’Ademe, Amorce, la Fedene et le Syndicat des énergies renouvelables (CER) organisent les 4, 5 et 6 décembre la semaine de la chaleur renouvelable au Forum des Images à Paris. Ces trois journées ont pour but de réaffirmer le rôle fondamental de la chaleur renouvelable dans la transition énergétique. À destination des entreprises, des collectivités locales et de l’ensemble des prescripteurs, ces journées permettront d’échanger et de présenter les outils mis à disposition pour faciliter le passage à l’acte. Lors de la première journée, trois parcours sont organisés en direction des différents publics : le Parcours collectivités/réseaux de chaleur, le Parcours entreprises et le Parcours habitat. La journée du 5 décembre proposera, à travers 10 ateliers, un panorama des atouts de chaque filière. La dernière journée invitera le grand public à visiter des installations près de chez lui dans toute la France.

OCTOBRE 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE OCTOBRE

Voir actus
  • GÉOTHERMIE – Genève lance des campagnes d’exploration 31 octobre 2018

    Le canton de Genève, en Suisse, s’est fixé un objectif ambitieux : couvrir 20 % de ses besoins en chauffage grâce à la géothermie d’ici 2020. Pour y parvenir, il a mis en place le programme GEothermie 2020, qui consiste à mener des explorations et prospections pour connaître le potentiel du canton en matière de géothermie mais également à développer une filière professionnelle dans le domaine. Au moins d’octobre, les résultats du premier forage exploratoire mené dans le cadre de ce programme ont été présentés : ils révèlent dans la région de Satigny, entre 400 et 745 mètres de profondeur, des débits de plus de 50 litres/seconde d’une eau à une température moyenne de 33 °C. Des résultats fidèles aux hypothèses émises par les premières cartographies réalisées depuis la surface. Trois autres forages exploratoires sont prévus en 2019. « En parallèle, afin de sélectionner le maximum de lieux favorables au développement de projets de géothermie, les SIG réaliseront deux nouvelles campagnes de prospection de grande envergure », annonce le canton dans un communiqué. La première a débuté fin octobre dans la région d’Avusy pour sonder le sous-sol sur 125 km, dont 36 km du côté français de la frontière. « Il s’agit d’une gestion coordonnée d’acquisition des données transfrontalières dans le but de développer la géothermie, affirme M. Pierre-Jean Crastes, président de la Communauté de communes du Genevois dans un communiqué. Il ne faut pas oublier que le bassin genevois est franco-suisse et donc ses ressources traversent les frontières ». La seconde campagne de prospection aura lieu en 2019-2020 et son tracé sera décidé en fonction des résultats des premiers tests. « Ces travaux de prospection associés aux forages exploratoires fourniront une cartographie détaillée du sous-sol genevois et permettront de localiser les sites favorables à l’exploitation de la géothermie d’ici à deux ans sur l’ensemble du territoire, conclut le canton. Ces opérations sont décisives pour augmenter les chances de succès des futurs forages et de garantir une utilisation durable et maîtrisée de la géothermie. »

  • GAZ RENOUVELABLE – Objectif MARS 31 octobre 2018

    GRDF, GRTgaz et Teréga ont signé avec l’Université Paris Diderot le projet MARS (Méthane renouvelable solaire), un contrat de recherche pour développer des solutions de stockage de l’énergie solaire et de valorisation du CO2 en méthane. Ces recherches permettraient à terme de proposer une solution de recyclage du gaz carbonique en méthane en y stockant au passage de l’énergie solaire. « Recherche fondamentale et recherche appliquée, qu’elles soient académiques ou industrielles, vont ainsi travailler en synergie au développement d’un procédé qui devrait, permettre de transformer le CO2 en une source d’énergie courante et compatible avec les usages actuels, en utilisant la lumière du soleil et une molécule à base de fer », expliquent les partenaires dans un communiqué commun daté du 26 octobre. Le projet MARS s’inscrit dans une démarche conjointe entre acteurs de l’énergie et recherches scientifiques, le développement des résultats et des phases de test se feront conjointement entre les différents acteurs afin de vérifier l’application des solutions proposées par l’Université Paris Diderot aux métiers de la filière gaz naturel.

  • HYDROLIEN – Un nouveau projet dans le Raz Blanchard 31 octobre 2018

    La région Normandie s’est alliée avec le groupe britannique Simec Atlantis Energy pour développer un nouveau projet hydrolien. Le groupe britannique a en effet créé une co-entreprise avec plusieurs institutions régionales (agences de développement, fonds régional d’investissement) pour installer et exploiter plusieurs GW dans la zone du Raz Blanchard. Si le montant des investissements prévus n’est pas précisé, la nouvelle structure, baptisée Normandie Hydrolienne et qui sera détenue à majorité par Atlantis Energy, prévoit de construire et assembler dans la région les turbines utilisées dans ce projet. Atlantis Energy, qui exploite déjà des hydroliennes en Ecosse, « prévoit la livraison d’une capacité opérationnelle initiale de 1 GW dès 2025, qui pourrait être rapidement portée à 2 GW d’ici 2027 », indique son PDG, Tim Cornélius, cité dans un communiqué du 30 octobre. L’heure est désormais à l’obtention des autorisations locales et nationales, ainsi qu’à la confirmation de la faisabilité technico-économique des futurs parcs.

  • FRANCE – L’annonce de la PPE repoussée à mi-novembre 24 octobre 2018

    La présentation des grandes orientations du gouvernement pour le secteur de l’énergie (Programmation pluriannuelle de l’énergie – PPE – pour les années 2019-2023 et 2024-2028) est de nouveau repoussée à « courant novembre », a annoncé le 24 octobre la nouvelle secrétaire d’État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon. « L’annonce ne sera pas le 30 octobre, ce sera courant novembre. », a-t-elle expliqué sur RMC. Initialement prévue pour fin juin, la présentation de la PPE avait dernièrement été repoussée à la fin octobre. Emmanuel Macron a par ailleurs une « Rencontre avec des acteurs de l’énergie » inscrite à son agenda ce mercredi 24 octobre. Il reçoit en effet des patrons d’entreprises et d’organismes de recherche à l’Élysée. Trois ministres seront présents : François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. En réaction à l’absence d’invitation à cette réunion, des représentants d’« acteurs de la transition énergétique […] entreprises des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, associations, collectivités, syndicats » tiendront en même temps dans un lieu public proche de l’Élysée, leur propre réunion de travail sur la PPE.

  • FONDS CHALEUR – Le budget 2018 porté à 245 M€ 24 octobre 2018

    « Le conseil d’administration de l’Ademe a voté, le 18 octobre, une hausse du budget du fonds de 14% pour 2018. Le budget initial de 215 M€ est porté à 245 M€ », a annoncé l’agence dans un communiqué en date du 22 octobre. Le Fonds chaleur, géré par l’Ademe depuis 2009, participe au développement de la production renouvelable de chaleur grâce à la biomasse, la géothermie ou le solaire. Il est destiné à l’habitat collectif, aux collectivités et aux entreprises. Pour 2019, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a indiqué le 2 octobre lors d’une audition au sénat que le Fonds chaleur sera porté à 300 M€.

  • AUTOCONSOMMATION – Feu vert européen à une aide d’État de 200 M€ 24 octobre 2018

    La Commission européenne a donné son feu vert à une aide d’État de 200 millions d’euros consentie par la France pour soutenir la production d’électricité à partir de sources renouvelables à des fins d’autoconsommation jusqu’en 2020. Ce soutien est accessible aux petites installations d’une capacité comprise entre 100 et 500 kW et les bénéficiaires seront sélectionnés dans le cadre d’appels d’offres organisés jusqu’en 2020, auxquels toutes les technologies liées aux énergies renouvelables peuvent participer. Les installations sélectionnées bénéficieront alors d’un soutien sous la forme d’une prime, accordée pour une période de 10 ans, et d’un complément de rémunération. Dans un communiqué du 22 octobre, l’exécutif européen note que ce soutien public aidera au déploiement d’une capacité de production supplémentaire de 490 MW. « Ce régime stimulera la concurrence entre les sources d’énergie renouvelables pour les autoproducteurs et augmentera davantage encore la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de la France », explique Margrethe Vestager, la commissaire à la Concurrence, citée dans le document.

  • GRAND EST – La Région soutient la géothermie de surface 16 octobre 2018

    « La collaboration entre l’Ademe et la Région Grand Est existe depuis plus de 20 ans, retrace Christèle Willer, vice-présidente de la transition énergétique et de l’environnement de la Région. Mais depuis juillet 2017, elle a pris une nouvelle forme avec la mise en place du programme Climaxion, qui vise à soutenir financièrement le développement des énergies renouvelables. » Et parmi celles-ci, la géothermie de surface. Avec 3 850 installations (incluant celles des particuliers), elle ne représente aujourd’hui que 1,1 % de la production renouvelable de la région, mais l’objectif est de la faire monter en puissance, en accompagnant les porteurs de projet. « Climaxion s’adresse aux collectivités, aux associations, aux entreprises, aux exploitants agricoles… bref, à tous ceux qui peuvent mettre en place des installations géothermales assez importantes pour obtenir un retour sur investissement et faire progresser le mix énergétique de la région, précise Christèle Willer. Il ne s’agit évidemment pas de créer un appel d’air mais bien d’aider à la réalisation de projets qui ont du sens. » C’est pourquoi il n’y a pas d’objectif chiffré ni même de budget réellement dédié. Le financement des projets de géothermie se fait sur le budget global de 5 millions d’euros (pour 2018) attribué aux énergies renouvelables. Depuis juin 2017, 26 dossiers ont ainsi pu bénéficier de 734 427 € de subventions de la part de la Région, couvrant entre 40 et 50 % du coût des études ou des travaux. Et le Grand-Est entend bien continuer en ce sens et même, amplifier le mouvement. « Le bilan 2018 ainsi qu’un état des lieux du potentiel de la géothermie de surface sont en cours de finalisation, annonce la vice-présidente. Pour 2019, nous allons nous appuyer sur ce dernier pour informer et sensibiliser les porteurs de projet potentiels et continuer à améliorer la communication et le partage d’expérience pour faire émerger de nouveaux dossiers et inciter les acteurs à s’emparer de cette opportunité. »

  • REMANIEMENT – Sébastien Lecornu passe la main 16 octobre 2018

    Après une longue attente, le suspense a pris fin mardi 16 octobre en début de matinée lorsque l’Elysée a annoncé le nouveau gouvernement par communiqué. Emmanuelle Wargon, qui était directrice générale des affaires publiques de la communication de Danone, remplace Sébastien Lecornu comme secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Ce dernier, devient ministre chargé des collectivités territoriales. Il épaulera ainsi Jacqueline Gourault, nommée mardi à la tête d’un grand ministère de la Cohésion des territoires. Ce jeune homme (32 ans) a pour lui d’avoir encadré les trois groupes de travail sur l’éolien, le solaire et la méthanisation durant son passage au ministère de la Transition écologique et solidaire. Il était aussi à la manœuvre sur les Contrats de transition écologique (CTE), censés aider les territoires à organiser leur transition dans l’énergie, le recyclage, la protection de l’environnement, etc. et dont le premier a été signé le 11 octobre entre l’État et la Communauté urbaine d’Arras. Une quarantaine de projets, de réduction des consommations d’énergie, de mobilité propre ou de développement des énergies renouvelables, ont été retenus et mobiliseront des financements de 48 millions d’euros sur 4 ans de la part des différents partenaires impliqués.

  • ÎLE-DE-FRANCE – Et de 8 pour l’appel à projets « réseaux de chaleur » 16 octobre 2018

    La région Île-de-France et la direction régionale Île-de-France de l’Ademe ont lancé la 8e session de l’appel à projets sur la chaleur renouvelable et des réseaux de chaleur. Les pré-candidatures doivent être déposées jusqu’au 24 octobre et les candidatures jusqu’au 19 décembre prochain. Cet appel à projets « s’adresse aux maîtres d’ouvrages publics et privés souhaitant développer une installation de production de chaleur renouvelable, de gaz renouvelable ou de réseau alimenté en chaleur renouvelable », précise l’Ademe. Il a pour objectif de financer les projets d’extensions, de création, de densification ou d’interconnexion de réseaux de chaleur, pour les réseaux de chaleur valorisant plus de 50 % d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R). La performance énergétique du réseau sera également prise en compte. Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement financier, par des subventions du Fonds chaleur, du Fonds déchets et/ou des aides régionales. L’Ademe souligne que « la création d’une chaufferie biomasse doit être justifiée par l’impossibilité de recourir aux autres EnR&R (critère de sélection fort de l’appel à projets) ». Il est également précisé qu’une « attention particulière est portée sur la provenance et la qualité de l’approvisionnement ».

  • MONDE – Feux au vert pour les EnR 10 octobre 2018

    Les énergies renouvelables vont continuer de progresser ces cinq prochaines années et en particulier les bioénergies, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans la dernière édition de son rapport annuel sur les perspectives des énergies renouvelables (Renewables 2018), publié le 8 octobre et qui porte sur la période 2018-2023. L’Agence estime en effet que les énergies renouvelables vont poursuivre leur progression, surtout dans le secteur de l’électricité : elles représenteront presque un tiers de la production électrique dans cinq ans. Toujours dans l’électricité, les capacités renouvelables ont progressé de 178 GW l’an dernier, tirées par le solaire (97 GW), dont plus de la moitié ont été installées en Chine. La croissance de l’éolien terrestre a en revanche ralenti pour atteindre 44 GW de capacités nouvelles. Mais « les usages des renouvelables s’étendent beaucoup plus lentement dans les secteurs des transports et de la chaleur », regrette l’AIE, qui conseille des pays développés sur leur politique énergétique. Elle en profite pour souligner le rôle important mais sous-estimé de la bioénergie, produite à partir de biomasse, qui constitue la plus grosse source d’énergie renouvelable en raison de son utilisation pour le chauffage et les transports. « Sa part dans la consommation totale d’énergie renouvelable dans le monde est d’environ 50 % aujourd’hui, en d’autres termes autant que l’hydro, l’éolien, le solaire et toutes les autres énergies renouvelables combinées », souligne le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol.

  • FONDS CHALEUR – Une hausse à entériner 10 octobre 2018

    Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, lors d’une audition au Sénat le 2 octobre, a annoncé que le fonds chaleur augmentera à 300 millions d’euros en 2019. Dans un communiqué du 8 octobre, le Club de la chaleur renouvelable « se félicite » de l’annonce du ministre, mais « attend sa confirmation dans le projet de loi de finances pour 2019, sous la forme d’une augmentation du budget de l’Ademe », laquelle gère ce fonds qui permet de soutenir la production de chaleur à partir d’énergies renouvelables. « Cette première étape vers le doublement nécessaire du Fonds chaleur annoncé par le Président de la République pendant la campagne présidentielle est une avancée importante », ajoute le Club, qui « sera également attentif à la manière dont ce renforcement de l’enveloppe du Fonds chaleur se répercutera sur le niveau d’aide accordé à chaque projet. Celui-ci doit, en effet, impérativement permettre de renforcer l’attractivité des projets de chaleur renouvelable et de récupération, à la fois pour les monteurs de projets mais aussi pour les usagers (ménages, activités tertiaires ou industrielles), qui doivent bénéficier d’une offre compétitive par rapport aux modes de chauffage à partir d’énergies fossiles ou électriques. »

  • FRANCE – (Enfin) une bonne nouvelle pour l’hydrolien 10 octobre 2018

    À la suite d’un appel à projets lancé par Voies navigables de France en 2015, le groupement HydroQuest-Hydrowatt a été retenu pour l’installation de quatre hydroliennes fluviales dans le Rhône, à Caluire et Cuire, près de Lyon, a fait savoir le consortium dans un communiqué du 8 octobre. Actuellement assemblées au Port de Lyon Edouard Herriot, les hydroliennes seront acheminées par voie fluviale puis installées et immergées dans le Rhône courant octobre, pour un raccordement et une mise en service d’ici la fin de l’année. « Ce parc hydrolien permettra de produire 1 GWh d’électricité par an », avance le communiqué qui précise qu’avec 320 kW de puissance installée, « ce projet représente une première mondiale dans le domaine du fluvial. » Le projet de ferme hydrolienne a été testé par HydroQuest à Orléans sur la Loire depuis 2015. Un autre projet de plus grande envergure, un parc de 39 hydroliennes, est prévu dans l’Ain en amont du barrage de Génissiat courant 2019.

  • MARTINIQUE – Mise en service d’une centrale bagasse/biomasse 3 octobre 2018

    Albioma a annoncé la « mise en service industriel », le 26 septembre, de sa centrale 100 % bagasse/biomasse Galion 2 en Martinique. Elle « multipliera par trois la production d’électricité renouvelable sur l’île (passant de 7 % à 22 %) », précise la compagnie dans un communiqué publié le 1er octobre. D’une puissance installée de 40 MW, l’installation fournira toute l’année, en plus de la vapeur pour alimenter la sucrerie du Galion, de l’électricité pour le réseau électrique de la Martinique à partir de la combustion de bagasse, résidu fibreux de la canne à sucre, d’autres formes locales de biomasse d’origine végétale et de résidus de bois d’œuvre, en provenance d’exploitations forestières gérées durablement. « Les essais de la centrale ont débuté en janvier 2018, l’installation a pu fournir à la sucrerie du Galion la vapeur dont celle-ci avait besoin pendant la campagne sucrière, les tests de conformité au référentiel EDF se sont déroulés pendant l’été, détaille Albioma. La validation des résultats de cette dernière étape permet le démarrage du contrat conclu avec EDF pour une durée de 30 ans ».

  • DANEMARK – Appel d’offres bi-énergie éolien et solaire 3 octobre 2018

    L’Agence danoise de l’énergie a annoncé le 27 septembre le lancement d’un appel d’offres bi-énergie solaire et éolien. Les projets, dont la date limite de dépôt des dossiers est fixée au 26 novembre prochain, devront ainsi proposer le meilleur prix pour espérer être sélectionnés. « Le budget pour ces appels d’offres neutres technologiquement en 2018-2019 est de 842 millions de couronnes danoises [113 M€] dont 254 MDKK [34 M€] seront attribuées en 2018 et le reste lors d’une prochaine enchère à l’automne 2019 », est-il précisé dans un communiqué. Au final, cet appel d’offres devrait permettre l’installation de l’équivalent de 140 MW d’éolien à terre, précise l’agence. Un autre appel d’offres a été lancé le 13 septembre au Danemark, ils concernaient les installations solaires photovoltaïques de petite taille.

  • RÉSEAU DE CHALEUR – Un appel à projets pour les recherches de fuites d’eau 3 octobre 2018

    Engie Réseaux Bourgogne Franche Comté, en partenariat avec Nicéphore Cité, a annoncé le lancement d’un appel d’offres visant à identifier des solutions innovantes permettant d’améliorer la précision de localisation des fuites d’eau sur un réseau de chaleur en fonctionnement et de mieux évaluer le débit de fuite. « L’objectif de cet appel à projet est de proposer un système complémentaire aux solutions actuelles utilisées pour localiser les fuites des réseaux d’eau chaude et d’eau surchauffée, explique l’entreprise. La solution innovante proposée doit permettre de localiser une fuite à 50 cm près et d’évaluer le débit de fuite sans occasionner de coupure du service de fourniture de chaleur, avec un coût de mise en œuvre réduit. Le système doit être facilement utilisable et robuste », est-il précisé. La date limite de participation est fixée au 20 décembre à minuit. Engie Réseaux Bourgogne Franche Comté mettra à disposition du lauréat une installation permettant la mise en place d’un pilote pour une durée de 9 mois. Au vu des résultats, une collaboration commerciale pourra être envisagée et, le cas échéant, être étendue à l’ensemble du périmètre d’Engie Réseaux.

SEPTEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • GÉOTHERMIE – Une première mondiale à Cachan 26 septembre 2018

    C’est précisément là que François de Rugy a choisi d’effectuer, le 7 septembre, son premier déplacement officiel en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire. La centrale géothermique de Cachan s’est en effet offert une nouvelle jeunesse et améliore ses performances grâce à une innovation mondiale : le forage sub-horizontal. Deux puits de moins et 100 m3/h de débit de plus… voilà le défi que vient de relever Dalkia sur la centrale géothermique de Cachan, dans le Val-de-Marne. Comment ? Grâce aux forages sub-horizontaux, qui ont remplacé les forages traditionnels, en place depuis 1984. Ces derniers s’enfonçaient à la verticale sur 400 m puis avec un angle de 40° sur 1400 m alors que les sub-horizontaux ont consisté à creuser environ 1600 m à la verticale, puis 1 000 m avec un angle de près de 90°. « La technique avait déjà été éprouvée par l’industrie pétrolière mais pour des diamètres de forage plus petits, souligne Célia Robert, chargée de projet chez Dalkia. Mais en matière de géothermie, c’est une première mondiale, une véritable innovation. » La difficulté étant en outre que la partie horizontale du forage doit être bien droite: Dalkia puise l’eau dans une nappe du Dogger qui ne fait que 50 mètres d’épaisseur ! L’intérêt cependant de cette technique, c’est que l’eau, ici à 69 °C, s’accumule dans la partie horizontale puis remonte, aidée d’une pompe, le long des forages verticaux jusqu’à la surface. Et c’est ainsi que le débit augmente : il est passé de 350 m3/h à 450 m3/h alors que seuls deux forages sub-horizontaux ont été creusés en remplacement des 4 puits précédents. Le réseau de chaleur alimenté par la centrale va ainsi voir passer son pourcentage d’énergie renouvelable d’environ 60 % à au moins 66 % « et sans doute même à 70 ou 75 % », précise Célia Robert. D’une longueur de 12 km, il alimente aujourd’hui l’équivalent de 7 000 logements, y compris des bâtiments publics. Le chantier n’est cependant pas encore achevé : les forages ont commencé en septembre 2017, se sont achevés en mars 2018… et ce sont maintenant tous les équipements de la boucle géothermale qui sont en commande ou en cours d’installation. « L’ensemble de la centrale avait plus de 30 ans donc tout est à changer et à adapter aux nouveaux débits, note la chargée de projet. La mise en service est donc prévue pour octobre 2019. » Au total, un investissement de 19 millions d’euros aura été nécessaire pour cette unité innovante de 13,5 MW, qui permettra d’économiser 12 000 tonnes de CO2 par an, par rapport à une solution au gaz.

  • BIOMÉTHANE – La France reste un « petit pays » 26 septembre 2018

    « Malgré une dynamique impressionnante (la plus forte en Europe) sur le nombre d’unités, la France reste ”un petit pays” du biométhane au sens de la capacité, peut-on lire dans le dernier Observatoire européen publié le 25 septembre par France biométhane. Avec les tailles d’unités actuelles, il faudrait atteindre un total de 120 centrales pour dépasser les 40 000 Nm3/h et rejoindre le podium européen. » Pour autant, « la France prend une trajectoire propre », souligne l’organisme. Avec 18 nouvelles centrales sur les 48 nouvelles installation en Europe, la France regroupe un tiers des nouvelles unités en Europe. En revanche la capacité des centrales de biométhane françaises, largement en dessous la moyenne européenne (340 Nm3/h versus 937 Nm3/h de biogaz traité par installation) « empêche la France de bénéficier d’un coût de production du biométhane plus faible. Un constat qui s’explique par les nombreuses contraintes réglementaires et législatives qui persistent », selon Cédric de Saint Jouan, président du think Tank. La filière allemande reste de son côté leader du marché européen, même si son rythme de progression semble se stabiliser à 8 nouvelles unités par an sur les 3 dernières années. A contrario, et après une ascension fulgurante en 2016, le dynamisme du biométhane au Royaume-Uni ralentit nettement. Enfin, le Danemark et les Pays-Bas enregistrent une belle progression autant sur la capacité que sur le nombre d’unités et pourraient bientôt rejoindre la Suède, pays historique de la filière, qui connait peu d’évolution depuis 3 ans.

  • THERMIQUE – Un rapport et 14 recommandations 26 septembre 2018

    « Avec une enveloppe totale de près de 600 M€/an (dont un tiers au Fonds chaleur), les énergies renouvelables thermiques bénéficient de moins de 10 % des soutiens aux énergies renouvelables dont elles représentent pourtant près de 60 % de la production, indique un rapport interministériel réalisé par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et le Conseil général de l’économie (CGE). Ainsi, l’augmentation globale de l’aide aux énergies renouvelables thermiques parait justifiée, tant en montant qu’en procédures réglementaires. » Ce document, publié le 24 septembre, avance 14 recommandations pour faire en sorte de maximiser le soutien aux énergies renouvelables thermiques. Elle invite notamment « à mettre à l’étude une modulation de la contribution climat énergie (CCE ou ”taxe carbone”) de nature à préserver la compétitivité de la chaleur des aléas des cours mondiaux des combustibles fossiles. » La mission recommande également une mise à jour annuelle et une publication des données relatives aux aides publiques aux énergies renouvelables thermiques et électriques, en fonction de la quantité de CO2 évité ou du kWh produit, « pour décider des priorités d’aide de la nation à chaque sorte d’énergie. » Elle souhaite également que « le cas de la cogénération soit spécifiquement étudié pour sa contribution à la chaleur et non à l’électricité, dans l’idée d’en basculer une partie sur le Fonds chaleur au profit de cette même cogénération et pour ne pas favoriser l’utilisation directe du biogaz pour l’électricité ». 

  • CLIMAT – La France accuse un retard généralisé sur ses objectifs 19 septembre 2018

    Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont dépassé l’an dernier de 6,7 % le budget carbone, c’est-à-dire le volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre censé ne pas être dépassé pour que le pays respecte ses engagements de lutte contre le réchauffement climatique. C’est ce qui ressort du premier bilan de l’Observatoire climat-énergie des ONG Réseau Action Climat et CLER, publié le 13 septembre. Cet observatoire, qui sera mis à jour régulièrement en fonction des nouvelles données disponibles, compare les objectifs définis par la stratégie nationale bas carbone (SNBC) adoptée dans le cadre de l’Accord de Paris pour le climat et ceux de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), avec ses émissions et sa consommation d’énergie réelles en 2017. Dans le détail, le secteur des transports, qui représente environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre, a dépassé de 10,6 % son budget carbone. Le bâtiment est encore plus mauvais élève, avec un dépassement de 22,7 %. L’écart est moindre pour l’agriculture (+3,2 %) et seule l’industrie a réussi à être dans les clous des objectifs (-0,8 %). Concernant la consommation nationale d’énergie, elle a dépassé de 4,2 % les objectifs en 2017, tirée par la consommation d’énergies fossiles (supérieure de 4,5 % aux objectifs). Enfin, la France n’a pas non plus respecté la trajectoire fixée pour augmenter la part des énergies renouvelables. En 2016 (derniers chiffres disponibles), le pays affichait un retard de 12,8 %.

  • INNOVATION – Le train hydrogène sur de bons rails 19 septembre 2018

    Alstom avance dans son projet de train à hydrogène. Le constructeur a ainsi présenté deux premières rames, lesquelles ont accueilli le 17 septembre leurs premiers passagers, sur une ligne secondaire longue de 100 km en Basse-Saxe, dans le nord de l’Allemagne, a rapporté l’AFP. Conçues en France et assemblées en Allemagne, elles vont désormais parcourir tous les jours, et pendant deux ans, un aller-retour chacune entre Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude. Ce prototype est équipé de piles à combustible qui transforment en électricité l’hydrogène stocké sur le toit et l’oxygène ambiant. Des batteries lithium-ion lui permettent en outre de stocker l’énergie récupérée pendant le freinage, qui est réutilisée dans les phases d’accélération. Si ces deux trains sont encore des prototypes, le groupe français a déjà signé des lettres d’intention avec quatre Länder (régions) allemands, toujours selon l’AFP. Alstom doit ainsi fournir dans trois ans 14 rames à l’autorité régionale des transports de Basse-Saxe, pour remplacer tout le parc diesel de la ligne pilote de Cuxhaven à Buxtehude.

  • ENTREPRISE – Neoen veut lever 450 M€ en bourse 19 septembre 2018

    « L’augmentation de capital envisagée d’environ 450 millions d’euros vise à permettre à Neoen de réaliser son programme d’investissement et d’atteindre à fin 2021 une capacité en exploitation et en construction d’au moins 5 GW (contre 2 GW aujourd’hui) », peut-on lire dans un communiqué de Neoen publié le 19 septembre. Ce document détaille la première étape de son projet d’introduction en bourse avec l’enregistrement de son document de base auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Impala, l’actionnaire majoritaire du producteur indépendant d’énergies renouvelables, a d’ores et déjà annoncé qu’il souscrirait à l’offre et qu’il avait l’intention de demeurer l’actionnaire majoritaire. Neoen est actif en Australie, en France, au Portugal, en Finlande, en Jamaïque, en Zambie, au Salvador, au Mexique et en Argentine et développe des projets dans plusieurs autres pays : Irlande, États-Unis, Mozambique, etc.

  • RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE – Il reste encore beaucoup à Faire 12 septembre 2018

    L’État et l’Ademe ont lancé le 10 septembre la campagne de communication nationale « Faire », entendre « faciliter, accompagner et informer pour la rénovation énergétique. » Portée par le slogan « tous éco-confortables », cette campagne, dotée d’un site internet dédié, entend « rendre lisible un service public d’information et de conseil sur la rénovation énergétique de l’habitat pour les citoyens » et « entraîner l’ensemble des acteurs publics et privés dans la rénovation ». Le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire en a profité pour renouveler les objectifs formulés à l’époque : rénover 500 000 logements par an avec un budget public de 14 milliards d’euros sur cinq ans. Il a visité à cette occasion, et en compagnie du secrétaire d’État à la Cohésion des territoires Julien Denormandie ainsi que du président de l’Ademe Arnaud Leroy une copropriété de trois immeubles dont la rénovation s’est conclue l’an dernier. Le ministre, lors d’une conférence de presse, n’est pas entré dans les détails, alors que plusieurs acteurs, notamment les professionnels du bâtiment, s’inquiètent de modalités encore floues sur des champs comme la transformation en prime du crédit d’impôt à la transition énergétique.

  • TRANSITION – Les îles du Finistère sur le bon chemin 12 septembre 2018

    Les îles bretonnes de Sein, Molène et Ouessant se sont félicitées le 7 septembre des avancées réalisées depuis le lancement en 2015 d’un programme de transition énergétique visant à parvenir d’ici 2030 à une consommation 100 % renouvelable. « Depuis trois ans beaucoup de choses ont été faites », a assuré à l’AFP le maire d’Ouessant et président de l’Association des îles du Ponant Denis Palluel. « Il y a aussi plein de promesses qu’il faut transformer avec un objectif de 50 % d’énergies renouvelables d’ici 2023 et 100 % d’ici 2030 », a poursuivi l’édile, toujours auprès de l’agence de presse, soulignant la nécessité de « déverrouiller certains freins techniques, mais surtout réglementaires », en référence notamment à la loi littoral qui empêche l’installation d’éoliennes près des côtes. Le projet de loi Elan qui favorise l’installation d’éoliennes sur des territoires de taille réduite comme les îles, et devrait être définitivement adopté d’ici la fin de l’année, devrait d’ailleurs lever ce frein.

  • MÉTHANISATION – L’agriculture à la rescousse ? 12 septembre 2018

    Seulement 500 unités de méthanisation sont en activité en France, a rapporté l’AFP d’une rencontre dans le cadre du salon de l’élevage (Space) qui s’est ouvert le 11 septembre à Rennes. « Il s’agit d’un développement très modeste par rapport aux objectifs de [l’ancien ministre de l’Agriculture] Stéphane Le Foll et par rapport à ce qui se fait dans d’autres pays européens », a constaté Gilles Petitjean, directeur de l’Ademe Bretagne, cité par l’agence de presse. Sur ces 500 unités au plan national, 80 % sont d’origine agricole, les autres étant le fait, par exemple, de collectivités ou d’usines, en particulier dans l’agro-alimentaire. Lancé au printemps 2013 par M. Le Foll et la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, le plan “Énergie Méthanisation Autonomie Azote” (EMAA) prévoyait « 1 000 méthaniseurs à la ferme en 2020 », avec le double objectif de réduire les engrais chimiques en les remplaçant par l’azote issu des effluents d’élevage et de développer les énergies renouvelables dans le cadre de la transition énergétique, rapporte encore l’AFP. Si la Bretagne compte actuellement environ 80 unités de méthanisation agricole, « il faut qu’on arrive à atteindre 50 à 100 installations par an » dans la région, a fait valoir le représentant de l’Ademe. Un objectif qui ne pourra pas être atteint sans la mise en pace de la série de mesures annoncées fin mars par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

  • PPE – François de Rugy donne rendez-vous fin octobre 5 septembre 2018

    On connaît désormais la date de publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028, dont la publication est attendue depuis le mois de juin. Le gouvernement sera en effet en mesure de présenter sa feuille de route énergétique « à la fin du mois d’octobre », a indiqué mercredi 5 septembre le tout nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy. Ce texte précisera « la part de chaque énergie, le développement des énergies renouvelables que nous voulons faire », a-t-il souligné, alors qu’il était interrogé sur la part du nucléaire dans la production d’électricité. Organisé du 19 mars au 30 juin dernier, le débat public sur la PPE présente un bilan globalement satisfaisant. C’est en tout cas ce qui ressort d’un document publié le 30 août par la Commission nationale du débat public (CNDP), qui souligne toutefois certains manquements. « Les moyens alloués au débat étaient insuffisants et le maître d’ouvrage a manifestement sous-estimé l’engagement requis par cet exercice. (…) Complexe et difficilement identifiable, [il] n’a pas précisé clairement ses attentes à l’égard du débat public […] ni la manière dont il prendrait en compte ses conclusions », explique la présidente de la CNDP, Chantal Jouanno.

  • HYDROÉLECTRICITÉ – Total attaque ! 5 septembre 2018

    « Total s’est positionné en tête des lauréats du dernier appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie pour la petite hydroélectricité », a annoncé le groupe français dans un communiqué du 5 septembre. « 1er lauréat avec 33 % des volumes attribués », l’arrivée de Total dans le secteur ne passe pas inaperçu. D‘autant que « Direct Energie [racheté en avril dernier par Total], via sa filiale Quadran, s’est également placé en tête du classement, en remportant 5 projets d’une puissance totale de 12,2 MW, soit environ un tiers des dossiers sélectionnés lors du premier appel d’offres public sur la petite hydroélectricité », précise l’énergéticien. À se demander jusqu’où porteront les ambitions du groupe. « Nous serons candidats au renouvellement des concessions des barrages hydroélectriques en France », a en effet déclaré, sans plus de détails, son PDG, Patrick Pouyanné, à l’occasion d’un entretien avec le magazine Capital de septembre. De quoi imaginer l’arrivée d’un nouvel acteur dans ce dossier de l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques français imposée par la Commission européenne et qui traîne en longueur.

  • CALIFORNIE – Objectif 100 % d’énergies propres en 2045 5 septembre 2018

    Le Parlement californien a adopté, le 28 août, une loi visant à imposer des objectifs d’énergies propres pour la production d’électricité sur le long terme. Le texte impose 50 % de la production d’électricité à partir de sources propres et renouvelables au 31 décembre 2026, 60 % fin 2030 et 100 % fin 2045. Pour entrer en vigueur, il doit désormais être signée par le gouverneur de la Californie, Jerry Brown.

JUILLET 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUILLET

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  • TERRITOIRES – La géothermie profonde progresse à Strasbourg 11 juillet 2018

    L’exploitation de trois nouvelles centrales géothermiques en cogénération va permettre de faire passer « la part d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale brute de l’Eurométropole de Strasbourg de 16 % à 20 %, atteignant les objectifs fixés par le Plan Climat Energie Territorial à l’horizon 2020 », annonce la collectivité sur son site internet. Et les projets sont en très bonne voie. Sur le premier d’entre eux, porté par Fonroche à Vendenheim, les résultats du premier forage sont en effet positifs. « A 4 600 mètres de profondeur, nous avons trouvé une eau à 200°C au lieu des 185°C attendus et des perspectives de très bons débits, annonce Jean-Philippe Soulé, directeur de la géothermie à Fonroche. Nous allons donc pouvoir disposer d’une centrale de 9 MWé au lieu des 6 MWé initialement prévus. » La centrale pourra en outre produire de la chaleur puisqu’elle tournera en cogénération. A sa mise en service, prévue d’ici 2020, elle ne fournira cependant de la chaleur que pour l’éco-parc où elle se situe et éventuellement pour de futures serres agricoles. Mais des discussions sont en cours avec l’Eurométropole pour la création d’un réseau de chaleur au nord de Strasbourg. En attendant, Fonroche creuse. « Nous avons développé une machine en interne pour ne plus avoir à dépendre des tarifs et de la disponibilité des trois seules machines de ce type à disposition en Europe. Et elle vient d’entamer le forage du deuxième puits. » D’autres chantiers l’attendent ensuite, à commencer par ceux d’Eckbolsheim et d’Hurtigheim pour lesquels Fonroche dispose déjà des autorisations administratives. Des centrales en cogénération de 6 MWé y sont également prévues, et cette fois, les réseaux de chaleur pour absorber la production existent déjà. Mais Fonroche n’a pas encore décidé par laquelle commencer. L’une d’elle complètera en tout cas le trio espéré par l’Eurométropole qui comptera également la centrale d’Illkirch, développée et construite par Electricité de Strasbourg. Celle-ci ira puiser une eau géothermale à 150°C à environ 3 000 mètres de profondeur pour alimenter en priorité un réseau de chaleur et affichera donc une capacité de 28 MWth. Le premier forage commencera en août, pour une mise en service en 2020. Dans les temps pour les objectifs de l’Eurométropole.