L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DES ENR

L’Actu des ENR est une synthèse des actualités les plus marquantes de les filières énergies renouvelables en France, en Europe et à l’international. C’est le prolongement du magazine qui, en un coup d’œil, permet de ne rien manquer des principales informations économiques, politiques et technologiques du secteur.

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Innoenergy

MARS 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MARS

  • BIOGAZ – Un bilan encourageant pour 2018 14 mars 2019

    « Au 31 décembre 2018, 635 installations produisant de l’électricité à partir de biogaz sont raccordées au réseau. Cela…Lire la suite

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  • PPE – 120 députés montent au créneau 14 mars 2019

    120 députés demandent au gouvernement des objectifs plus ambitieux en matière de biogaz et d’éolien en mer dans la future Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) dans une lettre transmise au Premier ministre Édouard Philippe le 7 mars et relayée par Ouest France le 8. Le collectif « Accélérons la transition écologique et solidaire », porté par les députés Matthieu Orphelin, Jean-Charles Larsonneur, Audrey Dufeu Schubert, Jimmy Pahun et Barbara Pompili, est à l’initiative de cette missive signée par des députés de tous bords politiques (à l’exception de la France Insoumise). Cette initiative a pour objectif de peser sur la procédure d’adoption de la PPE gérée par décret afin d’obtenir des objectifs rehaussés pour la production de biogaz et d’énergies marines renouvelables à l’horizon 2030. « Les énergies marines renouvelables et le gaz renouvelable disposent d’atouts évidents (…) Donnons-leur désormais une vraie perspective à travers des objectifs plus ambitieux dans la PPE : au moins 1 GW par an pour l’éolien en mer et une trajectoire des coûts réaliste qui préserve notre capacité à porter la part de gaz renouvelable à 10 % de notre consommation d’ici 2030 », écrivent les députés. Suite à la publication, fin janvier, de l’actuel projet de PPE, la filière du gaz renouvelable et des énergies marines renouvelables n’avaient pas caché leurs déceptions de voir raboter les objectifs de développement associés à leurs filières.

  • HYDROGÈNE – Symbio, tête de pont de l’ambition industrielle française 14 mars 2019

    Dans un communiqué du 11 mars, Michelin et Faurecia ont annoncé leur alliance autour de la voiture électrique pour développer l’activité de Symbio, entreprise spécialisée dans la greffe de piles à combustible en tant que prolongateur d’autonomie. Ce, après que le 1er février dernier, le manufacturier de pneumatiques a fait de Symbio l’une de ses filiales. Michelin et l’équipementier automobile Faurecia unissent désormais leurs forces dans le domaine des piles à hydrogène en créant, via la signature d’un protocole d’accord, une co-entreprise regroupant leurs activités dans ce domaine et incluant la filiale Symbio. Cette société commune prendra, justement, le nom de Symbio et sera détenue à parts égales entre Faurecia et Michelin. Elle « produira et commercialisera des systèmes de piles à hydrogène pour les véhicules légers, utilitaires et les poids lourds. » Les deux partenaires affirment avoir « pour ambition de créer un leader mondial des systèmes de pile à hydrogène. » Par ailleurs, « la coopération entre Michelin et Engie […] dans le développement de l’écosystème hydrogène et en particulier en matière de mobilité hydrogène, profiteront à la co-entreprise », assure les deux nouveaux partenaires.

  • CLIMAT – Emmanuel Macron reprend l’idée d’une banque européenne dédiée 6 mars 2019

    « L’Union européenne doit fixer son ambition – 0 carbone en 2050, division par deux des pesticides en 2025 –…Lire la suite

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  • EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE – L’Ademe recense les solutions pour l’agriculture 6 mars 2019

    A l’occasion du Salon international de l’agriculture, l’Ademe a publié une étude sur l’efficacité énergétique dans l’agriculture. L’Agence a ainsi recensé « une multitude de solutions, pour les différents types de production, qui permettent aux agriculteurs de réduire significativement leur facture énergétique. Ces solutions technologiques et de changement des pratiques agricoles, une fois combinées, pourraient permettre de réduire jusqu’à 43 % la consommation énergétique des exploitations agricoles à l’horizon 2050 », explique-t-elle dans un communiqué. « Pour accompagner la diffusion de l’efficacité énergétique en agriculture, il est nécessaire d’agir à la fois sur les changements de comportement et sur les équipements », explique l’étude. Et l’Ademe de conclure : « Il est nécessaire de maintenir des dispositifs d’aide à l’investissement pour rendre ces technologies attractives pour les exploitations agricoles. La diffusion des solutions énergétiques à faible impact unitaire impose une massification auprès d’un grand nombre d’agriculteurs. Une partie des solutions repose probablement sur l’appropriation territoriale des enjeux par les acteurs agricoles et l’organisation collective à partir de collectifs d’agriculteurs, notamment les groupements de producteurs et les coopératives agricoles qui s’impliquent dans des démarches d’amélioration des performances énergétiques des exploitations agricoles. »

  • BIOGAZ – Engie se renforce avec l’acquisition de Vol-V Biomasse 6 mars 2019

    Engie a annoncé le 26 février l’acquisition de la société spécialisée dans le biogaz Vol-V Biomasse, c’est à dire toute l’activité de Vol-Vdans la méthanisation : son bureau d’études, ses sociétés de projets, les effectifs qui développent et exploitent ses installations… « Engie dispose désormais d’un portefeuille de près de 80 projets et conforte ainsi son ambition de produire un volume de 5 TWh/an de biométhane à l’horizon 2030 », précise le groupe dans un communiqué. L’énergéticien « a pour objectif d’accompagner l’industrialisation de la filière pour baisser les coûts d’environ 30 % d’ici à 2030 et atteindre la parité avec le gaz naturel. » Créé en 2009, Vol-V Biomasse revendique « 7 centrales de production mises en service, 3 unités en cours de construction, 9 autres autorisées prêtes à construire et un portefeuille conséquent de projets en développement,« explique l’entreprise dans un communiqué. « Pour faire face aux prochains défis de la filière biométhane que sont l’industrialisation des procédés, le développement à très grande échelle et l’intégration de nouvelles briques technologiques, qui permettront une nécessaire baisse des coûts de production, le groupe Vol-V a souhaité passer le relais à Engie dont les ambitions et les moyens concordent pour accélérer cette évolution. »

Recom Sillia

FéVRIER 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE FéVRIER

  • HYDROGÈNE – Décarbonation en cours 27 février 2019

    Air Liquide a annoncé le 25 février la construction au Canada du plus grand électrolyseur PEM (Membrane…Lire la suite

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  • ENTREPRISE – Total Eren acquiert NovEnergia Holding Company 27 février 2019

    Total Eren a annoncé le 26 février l’acquisition du producteur d’électricité renouvelable basé au Luxembourg NovEnergia Holding Company (NHC), surtout présent dans le sud de l’Europe. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé par l’entreprise détenue à 23 % par le géant pétrolier Total, mais NHC « a été valorisée à plus d’un milliard d’euros », indique-t-elle dans un communiqué. NHC détient un portefeuille de 657 MW de centrales solaires, éoliennes et hydroélectriques en Italie, en France, en Espagne, en Bulgarie, en Pologne et au Portugal. « Nous disposons désormais d’une présence significative au Sud de l’Europe », se félicite David Corchia, directeur général de Total Eren.

  • FINANCEMENT – Un nouveau fonds pour la transition énergétique, agricole et agroalimentaire 27 février 2019

    Le Crédit Agricole a annoncé le 26 février le lancement d’un fonds d’investissement de 200 millions d’euros dédié à la transition énergétique, agricole et agroalimentaire. Ce nouveau fonds a pour nom CA Transitions, « le premier fonds d’investissement bancaire pour compte propre dédié aux transitions énergétique, agricole et agroalimentaire », explique la banque dans un communiqué. Il a vocation à accompagner des entreprises, en ciblant plus précisément la production d’énergies renouvelables, l’efficacité énergétique dans les bâtiments, les réseaux intelligents de stockage et de distribution d’énergie ou le recyclage et la valorisation de matériaux. Il « accompagnera le développement des PME, ETI et coopératives engagées dans ces nouveaux modèles. »

  • HYDROGÈNE – L’Europe met en place des garanties d’origine 20 février 2019

    À l’image de l’électricité verte ou du biométhane, l’hydrogène a désormais sa garantie d’origine (GO) permettant aux utilisateurs finaux de consommer un hydrogène certifié vert ou bas carbone partout dans l’Union Européenne. La plateforme CertifHy propose en effet de l’hydrogène certifié vert ou bas carbone à ses clients dans le cadre d’un projet pilote initié par la Commission Européenne et financé par le FCH JU (Fuel Cell and Hydrogen Joint Undertaking). Les consommateurs d’hydrogène du secteur de l’industrie et des transports peuvent utiliser dès maintenant l’hydrogène certifié dans leurs processus et réduire leurs émissions de gaz à effet de serre en achetant soit des GO CertifHy Green, soit des GO Low Carbon Hydrogen. Le premier label concerne de l’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables (biomasse, hydraulique, éolien, solaire). Le deuxième concerne l’hydrogène produit à partir d’énergies non renouvelables avec une empreinte carbone faible, à savoir 60 % plus basse que les procédés conventionnels de production par reformage de gaz naturel. « CertifHy est actuellement en phase pilote et une première série de Garanties d’Origine a déjà pu être émise, explique Air Liquide dans un communiqué du 12 février annonçant sa participation à CertifHy. Le projet a en effet émis plus de 75 000 garanties d’origine d’hydrogène vert et à faible teneur en carbone, qui sont désormais disponibles sur le marché. « Les Garanties d’Origine émises pendant cette phase pilote concernent quatre sites de production en Europe, parmi lesquels se trouve le site Air Liquide de Port-Jérôme-sur-Seine (Normandie) où le Groupe produit de l’hydrogène bas-carbone par reformage de gaz naturel tout en captant une partie du CO2 émis », ajoute Air Liquide. Trois autres industriels participent à la plateforme CertifHy : le groupe chimique néerlandais Nouryon, l’entreprise belge de grande distribution Colruyt Group et l’énergéticien allemand Uniper.

  • TRANSITION ÉNERGÉTIQUE – Création d’une commission d’enquête 20 février 2019

    La commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale a voté, le 13 février, la création d’une « commission d’enquête sur l’impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique ». La conférence des présidents doit désormais acter ce vote et la création de la commission d’enquête. « La politique d’accélération du déploiement des énergies renouvelables sur notre sol depuis plus de dix ans appelle aujourd’hui la représentation nationale à dresser le bilan de l’efficacité économique, énergétique et environnementale », écrivent les députés dans la proposition de résolution présentée par le député de l’opposition LR (Les Républicains) Julien Aubert. Les parlementaires soulignent que « d’une part, ni le Parlement, ni les Français n’ont une vision très claire de ce qui est exactement prélevé en taxes et quasi-taxes pour le financement de la transition énergétique. D’autre part, à l’autre bout du tuyau de la dépense, il n’y a aucune visibilité sur le coût de la transition, l’efficience de la dépense et l’impact sur la croissance économique. »

  • EUROPE – La France avance vers l’Alliance des batteries 20 février 2019

    À l’occasion de la célébration des 100 ans de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles (OICA), le président de la République Emmanuel Macron a annoncé un investissement de 700 millions d’euros pour la création d’une filière française et européenne de batteries et le soutien d’un consortium franco-allemand, l’Alliance des batteries européenne, lancée en 2017. Le président a également indiqué qu’une usine de batteries serait construite en France. L’Allemagne de son côté a déjà annoncé des investissements considérables pour la construction d’une usine de batteries sur son territoire et un centre de R&D afin de développer de nouvelles technologies. Côté français, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé récemment par la Direction générale des entreprises.

  • GROUPE DE TRAVAIL – Au tour de la chaleur et du froid renouvelables 13 février 2019

    Emmanuelle Wargon a annoncé le 7 février, lors du colloque des 20 ans du Syndicat des énergies renouvelables (SER), l’ouverture d’un nouveau groupe de travail consacré à la chaleur et au froid renouvelables. Une initiative dans la lignée des groupes de travail relatifs à la méthanisation, au solaire et à l’éolien lancés par le Secrétaire d’État, Sébastien Lecornu, et qui n’a pas manqué de faire réagir la FNCCR territoire d’énergie. Ce nouveau groupe de travail « confirme l’importance de la thématique », explique, dans un communiqué publié le 12 février, le site des autorités organisatrices de la distribution d’énergie (AODE) engagées dans la transition énergétique. Et de rappeler que « 50 % de l’énergie finale consommée en France l’est sous forme de chaleur » et qu’« aujourd’hui, la chaleur reste produite à près de 80% par des énergies fossiles ». La FNCCR territoire d’énergie ajoute qu’« en choisissant d’axer ce nouveau groupe de travail sur la chaleur renouvelable mais aussi le froid, c’est une reconnaissance de l’importance de cette thématique pour laquelle la FNCCR territoire d’énergie s’est fortement mobilisée ces quatre dernières années, que ce soit au niveau européen lors des négociations de la nouvelle directive EnR ou lors d’événements et publications dédiés. »

  • EUROPE – Onze États ont déjà atteint leurs objectifs 2020 13 février 2019

    Et, surprise, la France n’est pas dans la liste. Parmi les 28 États membres de l’Union européenne, onze ont déjà atteint le niveau requis pour réaliser leurs objectifs nationaux 2020 respectifs, explique l’organisme de statistiques européen Eurostat dans une publication du 12 février. À l’autre extrémité de l’échelle, les Pays-Bas, la France, l’Irlande, le Royaume-Uni, le Luxembourg, la Pologne et la Belgique sont pointés du doigt. Ce sont les pays les plus éloignés de leurs objectifs. Plus généralement, en 2017, explique Eurostat, la part de l’énergie provenant de sources renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie a atteint 17,5 % dans l’ensemble de l’Union européenne, en hausse de 0,5 % par rapport à 2016 (17 %) et plus du double de son niveau de 2004 (première année pour laquelle les données sont disponibles). L’Europe a pour objectif d’atteindre 20 % d’ici à 2020 et à au moins 32 % d’ici à 2030.

  • RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE – Un guide sur les aides financières 13 février 2019

    L’Ademe a récemment mis en ligne un guide pour présenter les différentes aides financières dont les particuliers peuvent disposer pour réaliser des travaux de rénovation énergétique dans leur logement. « Des mesures d’évolutions et de simplifications de l’éco-prêt à taux zéro entreront en vigueur au 1er mars et au 1er juillet 2019 », est-il précisé. Les informations de la publication seront alors actualisées. Le guide répertorie les critères d’attribution des aides financières disponibles. Ces critères peuvent être liés au logement, à la situation du particulier et aux caractéristiques techniques des matériels installés.

  • FRANCE – L’Ademe plaide pour l’exemplarité de la filière 6 février 2019

    « Le développement des énergies renouvelables doit se faire de façon irréprochable », a plaidé Arnaud Leroy, président de l’Ademe, lors du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER) qui s’est ouvert le 6 février. La question de l’acceptabilité est revenue à plusieurs reprises au cours des témoignages proposés par la 20e édition de cette manifestation. « Ademe et acteurs des énergies renouvelables, nous avons un enjeu commun : la neutralité carbone en 2050. Il faut faire émerger des solutions territoriales, nous devons construire un consensus sociétal autour de la transition écologique », a poursuivi Arnaud Leroy. « Les questions de l’efficacité et de la sobriété énergétique doivent être notre boussole. Nous avons plusieurs enjeux à relever ensemble : l’économie circulaire, le développement des énergies renouvelables, la biodiversité, l’acceptabilité et la formation aux emplois des énergies renouvelables », a-t-il poursuivi. Et d’annoncer que l’Ademe a lancé un « job Dating », une initiative sous forme de tour de France destinée à mettre en adéquation les besoins des entreprises d’énergies renouvelables et ceux qui cherchent des débouchés professionnels. « La question de l’efficacité et de la sobriété énergétique est une boussole que nous devons garder à l’esprit : ces évolutions sont aussi demandées par la société », a insisté le président de l’Ademe. « Nous avons pour devoir de rendre la transition énergétique acceptable et, même, désirable pour tous les citoyens », a expliqué dans le même sens Jean-Louis Bal, président du SER, en ouverture de ces deux jours de colloque.

  • GRAND DÉBAT NATIONAL – De nouvelles infographies mises en ligne par l’Ademe 6 février 2019

    À l’occasion du Grand débat national, lancé le 15 janvier dernier, et de l’ouverture de la contribution en ligne sur le portail granddebat.fr depuis le 21 janvier, l’Ademe met à la disposition des citoyens des outils sur le thème de la transition écologique afin de fournir des pistes de solutions dans les débats. Après l’emploi, l’eau et l’énergie, et la mobilité, l’agence a ajouté de nouvelles infographies sur la taxe carbone, le logement et l’alimentation. L’ensemble des initiatives de l’Ademe pour le grand débat national est disponible sur son site internet.

  • CTE – Huit nouveaux territoires pour tester le dispositif 6 février 2019

    La deuxième phase d’expérimentation des contrats de transition écologique (CTE) a été lancée le 5 février par la secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, Emmanuelle Wargon. Huit nouveaux territoires candidats vont tester ce dispositif. Il s’agit de : la Communauté de communes du Trièves et Grenoble-Alpes Métropole (Auvergne-Rhône-Alpes, Isère) ; le Pays Vendômois (Centre-Val-de-Loire, Loir-et-Cher) ; le Pays Terres de Lorraine (Grand-Est, Meurthe-et-Moselle) ; la Communauté d’agglomération Grand Paris Sud (Île-de-France, Essonne) ; la Communauté de communes Coutances Mer et Bocage (Normandie, Manche) ; la Communauté d’agglomération Rochefort Océan (Nouvelle-Aquitaine, Charente-Maritime) ; le Groupement d’action locale Sud Mayenne – Pays de Craon, Pays de Château-Gontier, Pays de Meslay-Grez (Pays-de-la-Loire, Mayenne) ; et le Centre Morbihan Communauté et Pontivy Communauté (Bretagne, Morbihan). Emmanuelle Wargon a également annoncé que cette deuxième phase de l’expérimentation permettrait « le déploiement national du dispositif, à l’été 2019, afin de permettre à l’ensemble des territoires intéressés de porter leur candidature auprès du ministère. »

JANVIER 2019

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JANVIER

Voir actus
  • BIOGAZ – Inquiétude de la filière après la publication de la PPE 30 janvier 2019

    « Les objectifs de production de biométhane du projet de PPE pour 2023 sont inférieurs aux projets déjà enregistrés et nettement en retrait par rapport à la précédente PPE avec de surcroit des objectifs de baisse de coût peu réalistes. L’Association française du gaz (AFG), l’Association française du gaz naturel pour véhicules (AFGNV), Coénove et France gaz renouvelables estiment que les mesures annoncées pour le biométhane risquent de condamner l’avenir de cette  filière sans tenir compte de ses avantages », ont déploré ces acteurs dans un communiqué. Le gouvernement a en effet publié le projet de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Et pour les professionnels du biogaz, la PPE dévoilée le 25 janvier menace le développement de la filière. « Comment interpréter le fait que le projet de PPE ramène à 7 % la part du gaz vert dans la consommation en 2030 et conditionne son développement à une baisse des coûts irréaliste ?, s’interroge Coenove dans un communiqué distinct. Au-delà du strict enjeu énergétique, c’est faire, de plus, fi des nombreuses externalités positives que présente le verdissement du gaz pour la filière agricole et l’économie circulaire. » Et d’enfoncer le clou : « Cette PPE fait avant tout dans le « deux poids, deux mesures », considérant que rien n’est impossible pour le secteur électrique et laissant sur la touche l’énergie gaz au mépris même de son avenir renouvelable. »

  • BIOGAZ – L’Ademe et GRDF signent un nouvel accord de coopération 30 janvier 2019

    L’Ademe et GRDF ont signé le 23 janvier un nouvel accord de coopération visant à favoriser l’efficacité énergétique et environnementale au travers du développement de solutions utilisant le gaz naturel et les gaz verts. Ce 4e accord est d’une durée de 3 ans. Il s’inscrit dans la lignée de la publication de l’étude prospective publiée en 2018 par l’Ademe et intitulé « Un mix de gaz 100 % renouvelable en 2050 ?« . « Cette collaboration concerne également les filières moins matures : elle vise à étudier les verrous technologiques de la gazéification et à définir les conditions technico-économiques d’injection d’hydrogène dans les réseaux », précise l’Ademe dans un communiqué. Les deux partenaires indiquent également qu’ils travailleront conjointement sur plusieurs études pour valoriser les atouts environnementaux de la filière bioGNV (Gaz Naturel Véhicule issu du biométhane) : dispositifs techniques pour garantir la traçabilité du bioGNV jusqu’à l’utilisateur final, mécanismes de prise en compte du bilan CO2 du bioGNV et des autres biocarburants, outil d’estimation des gains pour la collectivité de privilégier les transports par autocars au GNV / BioGNV…

  • STOCKAGE – 500 M€ pour la R&D sur les batteries en Allemagne 30 janvier 2019

    L’Allemagne va investir 500 millions d’euros sur quatre ans dans un centre de R&D dédié à la technologie des batteries, a annoncé le 23 janvier la ministre de la Recherche allemande, Anja Karliczek, dans un communiqué. Le financement, qui doit « garantir la souveraineté technologique de l’Allemagne », vise à développer toute la chaîne de valeur : la recherche sur les matériaux, la conception de cellules et de processus ainsi que la recherche sur la production de cellules de batterie à l’échelle industrielle. Selon le ministère, les entreprises allemandes BMZ, Liacon Batteries, Customcells, EAS Batteries, TerraE et suisse Leclanché ont déjà annoncé leur participation à la mise en place du projet de recherche. L’emplacement de la nouvelle installation doit, lui, être choisi d’ici mi-2019, et entrer dans la phase de construction dans la foulée.

  • FRANCE – Signature du contrat « Transformation et valorisation des déchets » 23 janvier 2019

    Brune Poirson, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, ont signé le 18 janvier, à Limay (78) le contrat du comité stratégique de filière « Transformation et valorisation des déchets »« Le Comité stratégique de filière s’engage sur les six projets structurants pour répondre aux principaux défis et développer en France  une industrie du recyclage performante et compétitive à l’échelle internationale », explique les deux membres du gouvernement dans un communiqué du 18 janvier. À savoir : développer et soutenir l’incorporation de matières premières de recyclage dans les produits finis ; accompagner la croissance des besoins en valorisation énergétique des fractions non recyclables – Combustible solide de récupération (CSR), « qui vise à valoriser énergétiquement les refus de tri. Les refus de tri sont préparés en CSR afin d’éviter leur enfouissement et sont utilisés comme combustible, en substitution d’énergies fossiles » ; accompagner les acteurs de la recyclabilité et le potentiel de valorisation ; accélérer la croissance des entreprises et développer leur présence sur les marchés internationaux ; accompagner les métiers et l’évolution des compétences ; accélérer la robotisation des centres de tri.

  • GRAND DÉBAT NATIONAL – L’Ademe donne des outils sur la transition écologique 23 janvier 2019

    À l’occasion du Grand débat national lancé le 15 janvier, l’Ademe met à disposition des citoyens des outils sur le thème de la transition écologique afin de fournir des pistes de solutions dans les débats. L’agence a ainsi élaboré et mis à disposition un dossier, accessible en ligne, à vocation pédagogique qui reprend les quatre grands thèmes de la transition écologique : se déplacer, se loger, se chauffer et se nourrir « traités sous l’angle du bénéfice en termes de pouvoir d’achat, de lien social et d’emploi ». Par ailleurs, l’Ademe a réalisé quatre infographies qui illustrent les thèmes mis en avant, également disponible sur le portail « granddebat.fr ». « Le Grand Débat qui vient de s’ouvrir doit être l’opportunité de partager notre vision de la transition écologique avec nos concitoyens, d’expliquer en quoi changer de modèle et de comportements est un impératif pour assurer un futur vivable pour nous et nos enfants », explique son président, Arnaud Leroy, dans un communiqué du 21 janvier.

  • MONDE – Baisse des investissements en 2018, une bonne nouvelle ? 23 janvier 2019

    En 2018, les investissements mondiaux dans les « énergies propres » (incluant principalement les énergies renouvelables, hors grands projets hydroélectriques) se sont élevés à 332,1 mds$, selon un rapport publié le 16 janvier par Bloomberg New Energy Finance (BNEF). Le total de ces investissements comptabilisés (qui inclut également les levées de fonds liées aux réseaux intelligents, au stockage d’énergie ou encore aux véhicules électriques) a ainsi baissé de près de 8 % par rapport à 2017. Une baisse qui n’est pas de mauvais augure puisqu’elle s’explique principalement par la réduction des coûts des installations renouvelables, selon le cabinet d’études, qui s’attend à la poursuite de cette tendance en 2019. Plus des trois quarts des investissements ont été effectués dans les filières solaires (130,8 mds$) et éoliennes (128,6 mds$), loin devant la biomasse solide, les biocarburants et les déchets, la géothermie, la petite hydroélectricité ou encore les énergies marines. La Chine est restée de loin « le leader »des investissements dans les « énergies propres » en 2018 (100,1 mds$, soit 30 % du total mondial) et continuera à jouer un « rôle majeur dans la dynamique de la transition énergétique mondiale », selon BNEF.

  • MÉTHANISATION – Emmanuelle Wargon fait le point sur les avancées 16 janvier 2019

    Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a réuni le 14 janvier les acteurs de la filière méthanisation pour effectuer un suivi des mesures destinées à accélérer le développement de cette filière. Au rayon des avancées mises en avant par la secrétaire d’État dans un communiqué, on trouve : l’assouplissement des conditions de mélange des déchets avant méthanisation, sauf lorsqu’il s’agit de biodéchets ; la simplification de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement ; l’élargissement des possibilités de sortie de statut de déchet des digestats ; la simplification de la réglementation « loi sur l’eau » ; la réfaction des coûts de raccordement des installations de méthanisation au réseau de transport de gaz naturel ; l’utilisation du bioGNV par les engins agricoles. Pour la suite, « les travaux se poursuivront dans les prochains mois afin d’assurer la mise en œuvre des dernières actions décidées dans le cadre de ce groupe de travail. En particulier, le droit à injection du biométhane dans le réseau de gaz sera rendu pleinement opérationnel d’ici le printemps 2019. » Le Club Biogaz a profité de la réunion pour présenter le label Qualimétha « conception et construction des installations de méthanisation », qui doit contribuer au renforcement des démarches de qualité permettant de professionnaliser la filière de la méthanisation.

  • FRANCE – Un outil pour référencer des réseaux de chaleur et de froid 16 janvier 2019

    Pour savoir s’il existe un réseau de chaleur à proximité de son logement, Via Sèva lance « Existe‐t‐il un réseau de chaleur près de chez moi ? », un outil cartographique (réalisé avec le soutien financier de l’Ademe) accessible directement à l’adresse carto.viaseva.org. Les informations disponibles à ce jour concernent 535 réseaux de chaleur et de froid et seront mises à jour au fur et à mesure de l’apport des contributeurs. L’objectif affiché est de faciliter l’accès à l’information relative à l’existence d’un réseau de chaleur et/ou de froid près de chez soi, tant pour le grand public que pour les professionnels (équipementiers, bureaux d’étude, porteurs de projet) : plan des réseaux (à l’échelle de la rue), taux d’énergies vertes utilisées, contacts pour se raccorder, sources d’énergie utilisées, fiches réseaux etc. Grâce au menu déroulant et aux niveaux de zoom puissants, cet outil permet ainsi de visualiser : tous les réseaux, ou les réseaux existants, ou les réseaux prospectifs, ainsi que les possibilités de raccordement.

  • STOCKAGE – La CRE lance un appel à contributions sur les batteries 16 janvier 2019

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) lance un appel à contributions sur le développement du stockage de l’électricité en France. « Il s’agit d’étudier le potentiel, mais aussi les éventuels freins au développement du stockage, et de comprendre quelles évolutions seraient à même de permettre un développement du stockage à la mesure des bénéfices qu’il peut apporter au système électrique », explique la CRE dans un communiqué du 11 janvier. Et de préciser que son objet est de « s’assurer que le moindre développement constaté du stockage par batteries résulte de facteurs intrinsèques au marché français actuel, et non pas de barrières réglementaires, tarifaires ou dans les conditions d’accès aux réseaux. » Le régulateur invite les parties intéressées à adresser leur contribution, en répondant au plus tard le 28 février 2019. « En France métropolitaine continentale, le développement des batteries reste lent : un projet de 6 MW vient d’être annoncé pour une mise en service au premier trimestre 2019, et 75 MW pourraient être en service fin 2019. Des projets de batteries se développent néanmoins dans le cadre de démonstrateurs financés par les gestionnaires de réseaux Enedis (Nice Grid, Venteea) et RTE (Ringo) », avance la CRE. Cette solution se développe en revanche rapidement dans différentes régions du monde : Californie, Royaume-Uni, Allemagne, îles et territoires non interconnectés dont les ZNI françaises, Australie, Afrique, etc.

  • STOCKAGE – Un AMI pour des batteries de nouvelle génération 9 janvier 2019

    La Direction générale des entreprises a annoncé le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) dont la finalité est d’identifier les entreprises qui pourraient participer, sur le territoire français, à « un projet d’envergure » concernant « la conception et la production en Europe de cellules et de modules de batteries innovantes et respectueuses de l’environnement, en lien avec des partenaires d’autres Etats membres ». L’AMI se clôturera le 31 janvier 2019. Il intervient dans le cadre du plan d’action adopté par la Commission européenne pour faire de l’Europe un leader dans la production durable et compétitive de batteries. Compte tenu du caractère stratégique de ce secteur et de son poids économique, l’émergence d’une offre industrielle européenne est une ambition européenne portée par le couple franco-allemand, qui envisage de soutenir un grand projet à l’échelle européenne, lequel pourrait être qualifié de Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC). L’AMI lancé par la DGE « n’est assorti d’aucun accompagnement financier : le projet proposé par l’entreprise ne pourra être financé par les autorités françaises que s’il est retenu dans le cadre d’un PIIEC qui serait lancé dans le cadre de cette initiative », est-il précisé sur le site de la DGE.

  • ALLEMAGNE – Les renouvelables supplantent le charbon 9 janvier 2019

    En 2018, et pour la première fois, l’Allemagne a produit plus d’électricité grâce aux énergies renouvelables qu’au charbon, explique un rapport publié le 2 janvier par l’institut allemand Fraunhofer ISE. La part des renouvelables dans le mix électrique outre-rhin a approximativement doublé depuis le début des années 2010. L’an dernier, les énergies renouvelables (éolien, solaire photovoltaïque, biomasse et hydroélectricité) ont produit 219 TWh d’électricité en Allemagne, soit 4,3 % de plus qu’en 2017. Elles ont compté pour 40,4 % de la production électrique allemande des douze derniers mois, contre 38 % pour le charbon (lignite et houille confondus). Selon l’institut Fraunhofer ISE, la part des énergies renouvelables devrait rester supérieure à 40 % en 2019, compte tenu du nombre d’installations renouvelables en construction (en prenant en compte les aléas météorologiques).

  • CANADA – L’Irena compte désormais 160 membres 9 janvier 2019

    Le ministre canadien des Ressources naturelles, Amarjeet Sohi, a annoncé le 9 janvier que le Canada était devenu officiellement membre de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Le pays rejoint ainsi 159 autres membres au sein de l’organisme intergouvernemental oeuvrant à la fourniture d’une énergie propre et durable à la population mondiale en croissance. « En devenant membre de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), le Canada pourra accélérer ses efforts en vue de créer un avenir fondé sur l’énergie propre qui stimulera l’économie et créera des milliers de nouveaux emplois bien rémunérés », explique le ministre dans un communiqué.

DéCEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • UNION EUROPÉENNE – Accord informel sur le marché de l’électricité 19 décembre 2018

    L’Union européenne prépare une directive pour compléter son paquet énergie propre et un grand pas vient d’être franchi dans la nuit du 18 au 19 décembre. En effet, la présidence du conseil européen et les représentants du Parlement européen ont atteint un accord, qui doit cependant encore être adopté formellement. La directive devra ainsi autoriser l’application de tarifs réglementés pour protéger  les clients les plus précaires. Et surtout « les clients pourront participer directement au marché, en tant que clients actifs, par exemple en vendant de l’électricité produite par leur propres moyens, en participant à des programmes d’effacement de la demande, ou en rejoignant des communautés énergétiques citoyennes ». À l’échelle française, ce dernier point pourra favoriser les schémas d’autoconsommation, qu’elle soit individuelle ou collective.

  • CHALEUR RENOUVELABLE – Signature d’un partenariat entre Dalkia et Amundi 19 décembre 2018

    Dalkia a annoncé le 18 décembre avoir signé un accord de partenariat avec Amundi Transition Énergétique (ATE) pour faciliter le développement des réseaux de chaleur renouvelable. « Cet accord permettra de proposer aux collectivités territoriales des solutions innovantes et durables conjuguant l’expertise et le savoir-faire de Dalkia, 1er acteur des réseaux de chaleur en France, et un montage original de financement compétitif s’appuyant sur les compétences d’Amundi, le leader européen de la gestion d’actifs, en matière d’investissements en infrastructures », explique la filiale d’EDF dans un communiqué. Amundi Transition Energétique (ATE) est une filiale d’Amundi (60 %) et d’EDF (40 %). « Dalkia et ATE ont d’ores et déjà prévu de réaliser ensemble un investissement significatif d’ici la fin de l’année, ce qui portera à près de 500 millions d’euros le montant des opérations conclues à date », ajoute Dalkia.

  • MÉTHANISATION – Inauguration d’Agri Méthane 19 décembre 2018

    L’unité de méthanisation agricole et territoriale Agri Méthane a été inaugurée le 14 décembre par le préfet de la région Loire Atlantique, ainsi que le Conseil régional, le Conseil départemental, la Communauté de communes de Châteaubriant-Derval et la chambre d’agriculture. D’un coût total de 4,6 millions d’euros, l’installation valorise notamment des déchets, des effluents d’élevage et de productions agricoles pour produire de l’énergie électrique et thermique. « L’ensemble des parties prenantes à ce projet a pris ce dossier à bras le corps il y a déjà sept ans pour faire de la Loire-Atlantique un département pilote dans le domaine de la méthanisation », se félicite la préfecture dans un communiqué. La région Pays de la Loire étant la deuxième région agricole française, elle dispose d’un important gisement de déchets méthanisables. « La France compte actuellement 281 unités de méthanisation, le plan Energie – Méthanisation – Autonomie – Azote prévoit 1 000 unités en 2020 », rappelle également la préfecture, qui souligne « la volonté commune de poursuivre cette politique. »

  • EMR – Les professionnels dépités par la nouvelle PPE 12 décembre 2018

    Les objectifs fixés par la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) pour l’éolien en mer sont bien en deçà des attentes des professionnels de la filière. Avec 5 GW d’ici 2028 d’éolien posé en mer et 500 MW d’éolien flottant entre 2020 et 2022, l’ambition affichée ne permet pas « de consolider les investissements publics et privés déjà réalisés ».  C’est donc pour sonner l’alarme, et exprimer leur colère, que 9 entrepreneurs dédiés aux Energies Marines Renouvelables (EMR) ont publié une Lettre Ouverte au Gouvernement, l’invitant à revoir les objectifs annoncés pour la filière. Ils rappellent que la filière représente déjà 2 600 emplois en France et que ce chiffre pourrait fortement augmenter. En effet, un « volume global de projets éoliens offshore posés de l’ordre de 10 GW sur la période 2019-2028 », « un objectif d’au moins 3 GW à l’horizon 2030 » pour l’éolien flottant et « l’intégration au sein de la PPE de la filière hydrolienne » permettrait de générer  « 15 000 emplois à l’horizon 2030 ». Par ailleurs, des objectifs plus ambitieux permettent de faire baisser les coûts de la technologie d’autant.

  • PROSPECTIVE – Les multiples vertus d’un mix électrique de 85 % d’EnR en 2050 12 décembre 2018

    « Dès lors qu’on cherche à optimiser les coûts de production de l’électricité et réduire son coût pour le consommateur, l’étude de l’Ademe aboutit à une part très importante des énergies renouvelables (EnR) dans le système électrique français. Pour des niveaux de demandes compris entre 430 TWh et 600 TWh, la trajectoire d’évolution du système électrique français, conduit, selon l’optimum économique à une part des EnR de 85 % en 2050 (et 95 % en 2060) dans l’ensemble des cas, hormis dans les scénarios avec déploiement volontariste d’EPR. » Tels sont les enseignements tirés par l’Ademe de son étude Trajectoires d’évolution du mix électrique 2020-2060. « Pour le consommateur, l’augmentation progressive de la part des EnR dans le mix électrique permet de faire baisser le coût total de l’électricité jusqu’environ 90 €/MWh hors taxe sur le long terme (à comparer au coût actuel, près de 100 €/MWh) », assure l’agence, qui entrevoit « de meilleures conditions de rémunération pour les producteurs d’électricité sur le marché de gros, à condition d’éviter une prolongation trop forte du parc nucléaire historique. » Et d’ajouter : « Dans la plupart de ces scénarios, cette évolution permet un développement des EnR sans système de soutien à partir de 2030 pour le photovoltaïque au sol et à partir de 2035 pour l’éolien terrestre. »


  • FONDS CHALEUR – Un budget en hausse, à 307 M€, pour 2019 12 décembre 2018

    Le conseil d’administration de l’Ademe a voté le 7 décembre un budget  s’élevant à 761 millions d’euros pour 2019. « Il permet une augmentation de plus de 100 millions d’euros pour la chaleur renouvelable et la mobilité durable », se réjouit l’agence dans un communiqué qui précise que « cette hausse de 55 % par rapport à 2017, en cohérence avec la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), porte le Fonds chaleur à 307 millions d’euros. » Avec + 43 % par rapport à 2018, l’augmentation n’atteint pas encore le doublement réclamé par la filière, mais elle est nettement plus importante que la précédente (+ 9 % entre 2017 et 2018). Autres annonces de l’Ademe, « également en hausse de 50 %, le nouveau Fonds Air Mobilité, créé pour accompagner le projet de loi d’orientation des mobilités et le plan hydrogène, est porté à 30 millions d’euros. De même, 34 millions d’euros sont alloués au programme bâtiment durable. » Enfin, 185 M€ seront consacrés à l’économie circulaire, aux déchets et aux sites pollués.

  • GÉOTHERMIE – En Gironde, des formations pour faire monter la filière en compétence 5 décembre 2018

    « Plusieurs aspects freinent le développement de la géothermie, en particulier sur notre territoire, expose Camille Mehl, chargée de mission énergies renouvelables à l’Alec (Agence Locale de l’Énergie et du Climat de la métropole bordelaise et de la Gironde). Parmi ceux-ci, il y a une certaine méconnaissance du potentiel, pourtant le deuxième de France, et il manque le réflexe qui consiste à penser à la géothermie lors de projets de construction. » Pour surmonter ces obstacles, l’Alec, dans le cadre du programme européen Interreg Espace Atlantique, vient de mettre en place quatre formations sur la géothermie basse et très basse énergie. La première, à destination des espaces info-énergie (EIE), s’est tenue le mardi 27 novembre, sur le thème « Comment orienter le particulier vers la géothermie dans l’habitat individuel ? ». « Il s’agit de former les conseillers EIE sur un outil de dimensionnement mis au point par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), donc c’est une formation assez technique », précise Camille Mehl. La deuxième, le 11 décembre, sera en revanche un peu plus généraliste et ouverte aux porteurs de projets. Intitulée « La géothermie, une option énergétique pour vos projets : creusons le sujet ! », elle compte déjà 65 inscrits et l’Alec en espère d’autres. Une journée de formation à destination des élus aura ensuite lieu en février et une dernière session sera organisée pour les artisans afin d’amorcer la professionnalisation de la filière. A l’issue du programme, un kit de formation sera réalisé avec en vidéo des interviews d’experts, des visites de sites, des partages d’expérience… le tout mis gratuitement à disposition sur le site de l’Alec. En parallèle, l’agence a mis en place un groupe d’échanges avec 25 acteurs locaux représentant la filière, qui l’aide notamment à déterminer les objectifs des formations. « Une action de conseil aux entreprises afin de faire connaître les bonnes pratiques est également prévue pour 2019, annonce la chargée de mission. Et un projet pilote de géothermie, parmi ceux que nous accompagnons, doit également être choisi pour servir de démonstrateur au sein du programme Interreg Espace Atlantique. » Les bonnes idées ne manquent pas pour faire sortir la géothermie de terre.

  • DANEMARK – Prix au plus bas pour l’appel d’offres bi-énergie 5 décembre 2018

    Lancé en septembre dernier, le premier appel bi-énergie solaire et éolien du Danemark a rendu son verdict le 3 décembre. Il s’est conclu sur un prix exceptionnellement bas de 3,1 euros/MWh sur vingt ans, a annoncé dans un communiqué l’agence danoise de l’énergie. Sur les 17 offres reçues, 6 ont été retenues : 3 projets éoliens terrestres (pour un total de 165 MW) et 3 projets solaires (pour un total de 104 MW). Les projets lauréats doivent être reliés au réseau dans les deux ans qui suivent la signature du contrat. À noter, pour la première fois depuis l’introduction en Europe d’appels d’offres bi-énergie, des projets éoliens sont parvenus à s’imposer face à des projets solaires.

  • BIOGAZ – La filière veut plus d’ambition dans la PPE 5 décembre 2018

    Suite aux annonces du 27 novembre sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), la filière du biogaz a promptement réagi par la voix de France gaz renouvelables, qui rassemble l’AAMF, les Chambres d’Agriculture France, le Club Biogaz ATEE, la FNCCR, la FNSEA, France biométhane, GRDF et GRTgaz. L’association souhaite que l’objectif actuel de 10 % de gaz renouvelables dans la consommation de gaz en 2030 soit revu à la hausse à l’issue de la concertation que le gouvernement ouvre avec les parties prenantes. Elle s’inquiète par ailleurs concernant l’enveloppe de soutien public comprise entre 7 et 9 milliards d’euros pour la période 2018-2028, sous condition pour le biométhane d’atteindre un coût de production de 67 €/MWh dès 2023. « La filière est bien sûr résolue à s’engager pour atteindre d’ici 2030 cet ordre de grandeur de coûts. […] Pour autant cet objectif risque de s’avérer impossible à réaliser à si brève échéance si l’on souhaite conserver une approche vertueuse de la gestion des différentes familles d’intrants agricoles et de déchets », prévient-elle. « L’enveloppe envisagée pour le 3e pilier des énergies renouvelables françaises représenterait ainsi sur les dix ans à venir moins de 10 % des soutiens financiers accordés aux ENR. Si la compétitivité est une condition essentielle du développement de la filière, France gaz renouvelables insiste sur la nécessité de piloter avec progressivité la trajectoire de baisse des prix de rachat, afin de laisser le temps nécessaire à la filière de consolider l’industrialisation en cours, au risque sinon de casser la dynamique », explique par ailleurs l’association, qui juge également « indispensable, en complément des aspects énergétiques, de rémunérer les services rendus par la méthanisation à l’environnement et à la collectivité. » Et son président, Jacques-Pierre Quaak, de conclure: « avec déjà plus de 11TWh de projets en portefeuille, l’objectif de 8TWh en 2023 de biométhane injecté dans les réseaux gaz peut être largement dépassé. Il faut laisser sa chance au gaz renouvelable made in France. »

NOVEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • PPE – On en sait (enfin) plus 28 novembre 2018

    Devant initialement être présentées en juin 2018, la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ont finalement été dévoilées le 27 novembre. Présenté comme l’objectif n° 1, la réduction de la consommation d’énergie vise à multiplier les « bâtiments performants, rénovés et intégrant des énergies renouvelables. » Pour atteindre 40 % d’énergies renouvelables électriques dans la production nationale en 2030, « les filières principales […] seront l’hydroélectricité, le solaire photovoltaïque (PV) et l’éolien terrestre, puis progressivement l’éolien en mer dont la production augmentera au cours de la seconde période de la PPE. Les fortes baisses de coûts observées dans ces filières permettent des développements importants avec des soutiens publics limités. Les sources dont les coûts sont très élevés pour la production d’électricité (biomasse, géothermie) seront orientées prioritairement vers la production de chaleur et aucun soutien à la production d’électricité pour ces filières ne sera mis en œuvre », précise un communiqué du ministère de la Transition écologique et solidaire. L’accent est également mis sur la chaleur renouvelable, « vecteur essentiel de décarbonation. » Avec, notamment, l’ambition de « rendre obligatoire un taux minimum de chaleur renouvelable, qui sera instauré dans tous les bâtiments neufs (individuel, collectif et tertiaire) dès 2020 » et de « renforcer le Fonds chaleur dès 2018 avec un budget de 315 M€ en 2019 et 350 M€ en 2020 et en simplifier l’utilisation. » Les carburants biosourcés et le biogaz ou le gaz de synthèse (avec l’objectif que 10 % de la consommation de gaz soit d’origine renouvelable en 2030), ainsi que l’hydrogène, sont également encouragés. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a salué dans un communiqué « une trajectoire claire qui doit permettre une véritable montée en puissance des énergies renouvelables. » Mais l’organisme « souhaite poursuivre les échanges avec le gouvernement dans les prochaines semaines afin d’affiner les trajectoires de certaines filières, particulièrement les énergies marines renouvelables », a expliqué son président, Jean-Louis Bal. La PPE doit maintenant être traduite dans un projet de décret qui sera soumis, comme la SNBC, à une vaste consultation. Un projet de loi pour amender le report de l’objectif de baisse de la part du nucléaire à 50 % en 2035 – une date qui devient officielle – et non à 2025 comme inscrit dans la loi de transition énergétique de 2015 devra également être examiné par le Parlement.

  • BIOMÉTHANE – Les stations d’épuration au centre d’un partenariat 28 novembre 2018

    À l’occasion du Salon des maires, le SIAAP (principal syndicat d’assainissement d’Île-de-France) et GRDF ont signé une convention de partenariat en faveur du développement de la production de biométhane grâce à la méthanisation des boues des usines d’épuration des eaux usées. Outre la valorisation de ressources comme l’azote, le phosphore, et le carbone grâce à l’épandage des boues, la méthanisation des boues de stations d’épuration permet de produire du biogaz qui, épuré en biométhane, est injectable dans le réseau de gaz naturel exploité par GRDF, expliquent les partenaires dans un communiqué en date du 21 novembre.

  • ENTREPRISE – Premier PPA pour EDF au Brésil 28 novembre 2018

    EDF Renouvelables au Brésil a annoncé le 28 novembre la signature d’un contrat de vente d’électricité de long terme (PPA) d’une durée de 20 ans avec Braskem, un des leaders mondiaux dans la fabrication de résines thermoplastiques. L’électricité sera produite par un projet éolien d’une capacité installée de 33 MW et situé à 350 km au nord-ouest de Salvador dans l’État de Bahia. La construction de cette extension du projet éolien de Folha Larga 1 (d’une capacité initiale de 114 MW) débutera en 2019. Elle a été remportée à l’enchère fédérale brésilienne d’avril 2018. « À travers ce contrat, Braskem est le premier industriel au Brésil à rejoindre les grandes entreprises qui comme Google, Microsoft, Kimberly-Clark, Salesforce, Procter & Gamble, Walmart et Yahoo font confiance à EDF pour leur fournir de l’électricité renouvelable et les accompagner ainsi dans leur transition énergétique », se réjouit le groupe dans un communiqué. « Avec un portefeuille d’environ 1000 MW de projets éoliens et solaires en construction ou en exploitation au Brésil, EDF Renouvelables figure parmi les leaders du secteur », ajoute l’entreprise.

  • HYDROLIEN – Pour l’Ademe, point de salut hors ZNI 21 novembre 2018

    Dans son étude stratégique sur l’hydrolien marin, réalisée aux mois de mai et juin et publiée lundi 19 novembre, l’Ademe ne se montre pas très optimiste sur l’état d’avancement et les perspectives commerciales de la filière. « Un gisement très localisé et relativement limité, une filière dont la maturité technologique reste encore à parfaire […], des coûts en LCOE qui devraient rester au-dessus des 120€/MWh, même avec un développement industriel, […] et une place qui apparaît dans les mix énergétiques des Etats uniquement pour de forts taux d’intégration d’énergies renouvelables », telles sont les conclusions de ce document censé éclairer le gouvernement dans ses choix concernant un éventuel appel d’offres commercial pour cette technologie. « Au regard du rythme de développement de l’éolien offshore et au vu de la base installée de turbines hydroliennes par pays à date, le passage de l’hydrolien à un stade commercial parait anormal dans le court-terme. À un rythme de développement comparable, il faudrait encore 5 à 8 ans à la filière hydrolienne pour tester, optimiser et améliorer les turbines avant de lancer de vrais appels d’offres commerciaux », juge l’Ademe, qui estime que « même si une bonne partie des verrous techniques ont été résolus, la durée cumulée de test reste très faible et la majorité de la filière considère qu’elle ne peut garantir à date une absence d’avaries durant les premières années d’exploitation. » Pour autant, « l’intégration de l’hydrolien marin dans les zones isolées type ZNI [zones non-interconnectées, ndlr] est pertinente à court terme avec des LCOE proches de ceux des générateurs diesel et qui sont amenés à décroître au fil des années », veut croire l’agence, qui ajoute que « seuls le Canada (Nouvelle-Ecosse) et les ZNI à l’international pourraient être en mesure de constituer – en l’état des informations disponibles – la base d’un scénario stable à 2030. » L’étude souligne enfin « un positionnement compétitif de la filière française qui reste bon relativement aux autres pays, de par notamment la complétude de sa chaine de sous-traitants et l’avancement des acteurs clés tels les turbiniers, les acteurs de la connectique, etc. » Pour autant, « les éléments de visibilité sur la stratégie long terme et la pertinence de soutenir le développement commercial de la filière ne permettent pas de scénariser une base installée supérieure à 29 MW en 2030 », prévient l’agence.

  • ERD – Les ambitions de Synergie solaire 21 novembre 2018

    Au lendemain du dîner caritatif annuel organisé par Synergie solaire, sa présidente, Hélène Demaegdt, a répondu à nos questions sur les changements introduits par la loi PACTE et ses incidences sur Synergie solaire et ses partenaires. Le JDER : Concrètement, quelles sont les incidences de la loi sur l’agrément Entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS) et les entreprises à mission ? « Une entreprise à mission est une entreprise ou société commerciale qui intègre dans ses statuts un objectif d’ordre social ou environnemental. Cela signifie que l’entreprise se donne officiellement une mission qui vise à l’intérêt général, comme par exemple “l’accès aux Energies durables pour les plus démunis”, qui est l’objet même de Synergie Solaire. Les entreprises qui veulent développer leur RSE ou devenir entreprise à mission proprement dit peuvent ainsi s’approprier notre fonds de dotation et devenir grand donateur (15 000 € /an minimum). Elles peuvent ainsi intégrer la gouvernance, mais surtout bénéficier de notre expérience et être directement opérationnels. Ce, grâce à nos outils et réseaux développés depuis 2010. Enfin, Synergie Solaire met en place également du mécénat de compétence pour permettre aux collaborateurs de vivre concrètement cette implication de l’entreprise. » Le JDER : Quelles conséquences pour l’activité de Synergie solaire ? « Le fonds de dotation Synergie Solaire a depuis toujours été créé pour être au service des OnG et de toute une filière c’est à dire d’un ensemble d’entreprises qui pouvaient être concurrentes ou partenaires. Pour répondre à l’urgence écologique, nous proposons de dépasser la vision strictement économique de l’entreprise et d’y inclure une vision sociale et environnementale plus large , qui donne aussi du sens. Ce n’est plus de la philanthropie c’est bien plus que cela, et la loi Pacte ouvre la voie vers les véritables rôles que l’entreprise peut jouer dans la société. Synergie solaire a déjà bénéficié des dons de 170 entreprises de la filière énergies renouvelables, mais nous espérons voir grandir le nombre d’entreprises engagées avec nous, à travers nous, et surtout leur implication dans le long terme. »

  • ENTREPRISE – Enercoop lance un appel d’offres pour des projets neufs 21 novembre 2018

    Le producteur et fournisseur d’électricité d’origine renouvelable Enercoop a annoncé le 21 novembre le lancement d’un appel d’offres pour des projets neufs d’énergies renouvelables (entre 1 et 10 MW). « L’appel d’offres est ouvert à tous les porteurs de projets et développeurs et vise à sélectionner les projets neufs d’énergies renouvelables qui pourront bénéficier d’un achat de leur production par Enercoop dans la durée (20 à 30 ans) et hors soutien public, pour une mise en service prévisionnelle avant fin 2020. L’électricité 100 % renouvelable qui sera achetée dans le cadre de cette consultation sera destinée à approvisionner exclusivement les clients-consommateurs Enercoop », précise la coopérative dans un communiqué. Enercoop affiche ainsi « sa volonté de passer à la vitesse supérieure en établissant des contrats d’achat de long terme pour des projets neufs hors soutien public », insiste l’Entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS). Enercoop est « fier de contribuer à l’émergence de ce nouveau modèle […] en cherchant à le rendre autant que possible accessible aux projets citoyens en amont et aux consommateurs de plus petite taille, en aval. » Pour cette consultation, le calendrier prévisionnel est le suivant : manifestation d’intérêt et de signature de l’accord de confidentialité jusqu’au 12 décembre, soumission des projets jusqu’au 18 janvier et sélection des projets jugés d’intérêt jusqu’au 22 février.

  • UNION EUROPÉENNE – Adoption des objectifs d’efficacité énergétique et renouvelables 14 novembre 2018

    Les députés européens ont validé le 13 novembre l’objectif, contraignant, qui vise à atteindre d’ici 2030 une part de 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale brute de l’UE (contre environ 17 % en 2016). Ils ont également adopté leur rapport sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et validé l’objectif d’accroître de 32,5 % l’efficacité énergétique globale des pays membres d’ici 2030, par rapport au niveau de 1990. S’inscrivant dans l’application de l’accord de Paris sur le climat, cette résolution législative a été adoptée à 434 voix pour (104 contre). Si cet objectif est indicatif, ce qu’ont regretté certains eurodéputés, « c’est véritablement un texte européen où il faut que tout le monde joue le jeu, quitte à jouer après sur les recommandations de la Commission si un Etat ne respecte pas ses objectifs », a assuré, lors d’une conférence de presse, l’écologiste Michèle Rivasi, co-rapporteure du texte. Ces deux objectifs pourront être révisés à la hausse en 2023 en fonction notamment des avancées technologiques dans le domaine. Chaque pays devra aussi présenter un plan tous les dix ans en détaillant sa contribution pour atteindre ces objectifs et les mesures prises au plan national. Ces nouvelles obligations doivent encore obtenir l’aval formel du Conseil européen pour entrer en vigueur. Ces textes introduisent par ailleurs le droit à l’autoconsommation pour les citoyens européens auront le droit de produire de l’énergie renouvelable pour leur propre consommation, mais aussi de stocker et de vendre l’excédent. D’ici la fin de cette année, les États membres doivent faire parvenir à Bruxelles leurs premiers projets de plan national énergie/climat pour la prochaine décennie, tandis que la Commission doit adopter, pour février 2019, de nouveaux textes réglementaires qui complèteront la directive ENR en définissant des critères pour la certification des biocarburants et combustibles issus de la biomasse.

  • FINANCEMENT – L’Ademe se dote d’un fonds d’investissement 14 novembre 2018

    L’Ademe a annoncé la création d’Ademe Investissement SAS, autorisée par un décret paru au Journal officiel du 11 novembre 2018. Cette société gérera les interventions en fonds propres de l’agence pour le compte de l’État dans le cadre du Grand plan d’investissements. Doté de 400 millions d’euros par la loi de finances 2017, il s’agit du « premier outil public de financement en fonds propres des infrastructures innovantes, aux côtés d’investisseurs privés », explique l’Ademe dans un communiqué du 13 novembre. « Il permettra d’accompagner les premières mises en œuvre commerciales issues de projets de recherche et d’innovation dans le domaine de la transition écologique et énergétique, notamment ceux soutenus jusqu’ici dans le cadre du programme ”Démonstrateurs de la transition écologique et énergétique” du Programme d’investissements d’avenir. » Le président de l’Ademe, Arnaud Leroy, explique : « le déploiement des projets d’infrastructures innovantes ainsi que la mise sur le marché rapide d’innovations concourent à accélérer la transition énergétique. La société Ademe Investissement va faciliter les premières commerciales en apportant une partie du financement sous la forme de fonds propres et en catalysant les autres financements. »

  • BIOMÉTHANE – Engie annonce 800 M€ d’investissements sur 5 ans 14 novembre 2018

    « Nous allons calibrer un développement qui est assez important, qui va nous conduire à mobiliser, avec nos partenaires évidemment, jusqu’à 800 millions d’euros à l’horizon 2023 » pour le développement du biométhane, a déclaré la directrice générale d’Engie, Isabelle Kocher, à l’occasion de l’inauguration de l’unité de méthanisation de Beauce Gâtinais Biogaz sur la commune d’Escrennes (Loiret). Cette somme devrait atteindre près de 2 milliards d’euros d’ici à 2030 pour un volume de 5 TWh de biométhane par an à cet horizon. « Notre objectif, c’est de gagner entre 30 et 40 % en termes de coûts de ces filières à l’horizon 2030, pour une raison simple : cela permettra la parité en termes de coûts avec le gaz naturel. C’est l’objectif », a-t-elle ajouté. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, a pour sa part expliqué que « pour le gaz renouvelable c’est encore un chemin un peu plus long, on est encore plus loin en termes de prix [du marché] et c’est pourquoi nous avons demandé un effort aux industriels pour qu’ils puissent faire baisser les coûts de production. » Il a ainsi encouragé des « méthaniseurs à grande échelle » et s’est dit prêt à « revoir » les règles qui pourraient encore peser sur les coûts de la filière.

  • ENTREPRISE SOLIDAIRE – Énergie partagée souffle ses 8 bougies 7 novembre 2018

    Énergie Partagée fête son 8e anniversaire. L’entreprise solidaire publie à cette occasion un livret regroupant les 50 projets qu’elle a financé grâce à 16,6 millions d’euros d’épargne de plus de 5 200 actionnaires. « Partout en France, 45 éoliennes, 50 000 panneaux solaires, des réseaux de chaleur, des centrales hydroélectriques et même des unités de méthanisation sont sortis de terre », se réjouit-elle. « Les projets qui se préparent sont tout aussi motivants que ceux qui ont déjà été menés et nous avons besoin d’accélérer leur développement. Le cap est clair : nous devons collecter 10 millions d’euros supplémentaires pour financer les demandes que nous avons sur nos nouveaux projets d’ici 2020 », explique l’entreprise. Et d’afficher l’objectif suivant : « Les installations citoyennes doivent représenter 15 % des énergies renouvelables installées en 2030 ! » Énergie partagée souligne qu’« à la différence des plateformes de crowdfunding, Énergie Partagée finance les projets en fonds propres et accompagne les porteurs tout au long de la vie des projets. »

  • HYDROÉLECTRICITÉ – 63 MW changent de mains (françaises) en Bulgarie 7 novembre 2018

    Le producteur indépendant français d’énergie renouvelable, Akuo Energy a finalisé auprès d’EDF Renouvelables, l’acquisition de CHB, un portefeuille de quatre centrales hydroélectriques en exploitation en Bulgarie d’une capacité installée de 63 MW. Cette opération « permet au groupe français de se doter d’une équipe de 30 ingénieurs et techniciens spécialisés dans l’exploitation et la maintenance de centrales hydroélectriques », précise le groupe dans un communiqué du 5 novembre. « Cette acquisition nous permet d’enrichir nos compétences dans l’hydroélectricité et la vente d’électricité sur le marché ; elle vient aussi rééquilibrer avantageusement notre mix énergétique », ajoute Eric Scotto, PDG et cofondateur d’Akuo Energy.

  • ÉVÉNEMENT – La chaleur renouvelable à l’honneur 7 novembre 2018

    L’Ademe, Amorce, la Fedene et le Syndicat des énergies renouvelables (CER) organisent les 4, 5 et 6 décembre la semaine de la chaleur renouvelable au Forum des Images à Paris. Ces trois journées ont pour but de réaffirmer le rôle fondamental de la chaleur renouvelable dans la transition énergétique. À destination des entreprises, des collectivités locales et de l’ensemble des prescripteurs, ces journées permettront d’échanger et de présenter les outils mis à disposition pour faciliter le passage à l’acte. Lors de la première journée, trois parcours sont organisés en direction des différents publics : le Parcours collectivités/réseaux de chaleur, le Parcours entreprises et le Parcours habitat. La journée du 5 décembre proposera, à travers 10 ateliers, un panorama des atouts de chaque filière. La dernière journée invitera le grand public à visiter des installations près de chez lui dans toute la France.

OCTOBRE 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE OCTOBRE

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  • GÉOTHERMIE – Genève lance des campagnes d’exploration 31 octobre 2018

    Le canton de Genève, en Suisse, s’est fixé un objectif ambitieux : couvrir 20 % de ses besoins en chauffage grâce à la géothermie d’ici 2020. Pour y parvenir, il a mis en place le programme GEothermie 2020, qui consiste à mener des explorations et prospections pour connaître le potentiel du canton en matière de géothermie mais également à développer une filière professionnelle dans le domaine. Au moins d’octobre, les résultats du premier forage exploratoire mené dans le cadre de ce programme ont été présentés : ils révèlent dans la région de Satigny, entre 400 et 745 mètres de profondeur, des débits de plus de 50 litres/seconde d’une eau à une température moyenne de 33 °C. Des résultats fidèles aux hypothèses émises par les premières cartographies réalisées depuis la surface. Trois autres forages exploratoires sont prévus en 2019. « En parallèle, afin de sélectionner le maximum de lieux favorables au développement de projets de géothermie, les SIG réaliseront deux nouvelles campagnes de prospection de grande envergure », annonce le canton dans un communiqué. La première a débuté fin octobre dans la région d’Avusy pour sonder le sous-sol sur 125 km, dont 36 km du côté français de la frontière. « Il s’agit d’une gestion coordonnée d’acquisition des données transfrontalières dans le but de développer la géothermie, affirme M. Pierre-Jean Crastes, président de la Communauté de communes du Genevois dans un communiqué. Il ne faut pas oublier que le bassin genevois est franco-suisse et donc ses ressources traversent les frontières ». La seconde campagne de prospection aura lieu en 2019-2020 et son tracé sera décidé en fonction des résultats des premiers tests. « Ces travaux de prospection associés aux forages exploratoires fourniront une cartographie détaillée du sous-sol genevois et permettront de localiser les sites favorables à l’exploitation de la géothermie d’ici à deux ans sur l’ensemble du territoire, conclut le canton. Ces opérations sont décisives pour augmenter les chances de succès des futurs forages et de garantir une utilisation durable et maîtrisée de la géothermie. »

  • GAZ RENOUVELABLE – Objectif MARS 31 octobre 2018

    GRDF, GRTgaz et Teréga ont signé avec l’Université Paris Diderot le projet MARS (Méthane renouvelable solaire), un contrat de recherche pour développer des solutions de stockage de l’énergie solaire et de valorisation du CO2 en méthane. Ces recherches permettraient à terme de proposer une solution de recyclage du gaz carbonique en méthane en y stockant au passage de l’énergie solaire. « Recherche fondamentale et recherche appliquée, qu’elles soient académiques ou industrielles, vont ainsi travailler en synergie au développement d’un procédé qui devrait, permettre de transformer le CO2 en une source d’énergie courante et compatible avec les usages actuels, en utilisant la lumière du soleil et une molécule à base de fer », expliquent les partenaires dans un communiqué commun daté du 26 octobre. Le projet MARS s’inscrit dans une démarche conjointe entre acteurs de l’énergie et recherches scientifiques, le développement des résultats et des phases de test se feront conjointement entre les différents acteurs afin de vérifier l’application des solutions proposées par l’Université Paris Diderot aux métiers de la filière gaz naturel.

  • HYDROLIEN – Un nouveau projet dans le Raz Blanchard 31 octobre 2018

    La région Normandie s’est alliée avec le groupe britannique Simec Atlantis Energy pour développer un nouveau projet hydrolien. Le groupe britannique a en effet créé une co-entreprise avec plusieurs institutions régionales (agences de développement, fonds régional d’investissement) pour installer et exploiter plusieurs GW dans la zone du Raz Blanchard. Si le montant des investissements prévus n’est pas précisé, la nouvelle structure, baptisée Normandie Hydrolienne et qui sera détenue à majorité par Atlantis Energy, prévoit de construire et assembler dans la région les turbines utilisées dans ce projet. Atlantis Energy, qui exploite déjà des hydroliennes en Ecosse, « prévoit la livraison d’une capacité opérationnelle initiale de 1 GW dès 2025, qui pourrait être rapidement portée à 2 GW d’ici 2027 », indique son PDG, Tim Cornélius, cité dans un communiqué du 30 octobre. L’heure est désormais à l’obtention des autorisations locales et nationales, ainsi qu’à la confirmation de la faisabilité technico-économique des futurs parcs.

  • FRANCE – L’annonce de la PPE repoussée à mi-novembre 24 octobre 2018

    La présentation des grandes orientations du gouvernement pour le secteur de l’énergie (Programmation pluriannuelle de l’énergie – PPE – pour les années 2019-2023 et 2024-2028) est de nouveau repoussée à « courant novembre », a annoncé le 24 octobre la nouvelle secrétaire d’État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon. « L’annonce ne sera pas le 30 octobre, ce sera courant novembre. », a-t-elle expliqué sur RMC. Initialement prévue pour fin juin, la présentation de la PPE avait dernièrement été repoussée à la fin octobre. Emmanuel Macron a par ailleurs une « Rencontre avec des acteurs de l’énergie » inscrite à son agenda ce mercredi 24 octobre. Il reçoit en effet des patrons d’entreprises et d’organismes de recherche à l’Élysée. Trois ministres seront présents : François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. En réaction à l’absence d’invitation à cette réunion, des représentants d’« acteurs de la transition énergétique […] entreprises des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, associations, collectivités, syndicats » tiendront en même temps dans un lieu public proche de l’Élysée, leur propre réunion de travail sur la PPE.

  • FONDS CHALEUR – Le budget 2018 porté à 245 M€ 24 octobre 2018

    « Le conseil d’administration de l’Ademe a voté, le 18 octobre, une hausse du budget du fonds de 14% pour 2018. Le budget initial de 215 M€ est porté à 245 M€ », a annoncé l’agence dans un communiqué en date du 22 octobre. Le Fonds chaleur, géré par l’Ademe depuis 2009, participe au développement de la production renouvelable de chaleur grâce à la biomasse, la géothermie ou le solaire. Il est destiné à l’habitat collectif, aux collectivités et aux entreprises. Pour 2019, François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a indiqué le 2 octobre lors d’une audition au sénat que le Fonds chaleur sera porté à 300 M€.

  • AUTOCONSOMMATION – Feu vert européen à une aide d’État de 200 M€ 24 octobre 2018

    La Commission européenne a donné son feu vert à une aide d’État de 200 millions d’euros consentie par la France pour soutenir la production d’électricité à partir de sources renouvelables à des fins d’autoconsommation jusqu’en 2020. Ce soutien est accessible aux petites installations d’une capacité comprise entre 100 et 500 kW et les bénéficiaires seront sélectionnés dans le cadre d’appels d’offres organisés jusqu’en 2020, auxquels toutes les technologies liées aux énergies renouvelables peuvent participer. Les installations sélectionnées bénéficieront alors d’un soutien sous la forme d’une prime, accordée pour une période de 10 ans, et d’un complément de rémunération. Dans un communiqué du 22 octobre, l’exécutif européen note que ce soutien public aidera au déploiement d’une capacité de production supplémentaire de 490 MW. « Ce régime stimulera la concurrence entre les sources d’énergie renouvelables pour les autoproducteurs et augmentera davantage encore la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de la France », explique Margrethe Vestager, la commissaire à la Concurrence, citée dans le document.

  • GRAND EST – La Région soutient la géothermie de surface 16 octobre 2018

    « La collaboration entre l’Ademe et la Région Grand Est existe depuis plus de 20 ans, retrace Christèle Willer, vice-présidente de la transition énergétique et de l’environnement de la Région. Mais depuis juillet 2017, elle a pris une nouvelle forme avec la mise en place du programme Climaxion, qui vise à soutenir financièrement le développement des énergies renouvelables. » Et parmi celles-ci, la géothermie de surface. Avec 3 850 installations (incluant celles des particuliers), elle ne représente aujourd’hui que 1,1 % de la production renouvelable de la région, mais l’objectif est de la faire monter en puissance, en accompagnant les porteurs de projet. « Climaxion s’adresse aux collectivités, aux associations, aux entreprises, aux exploitants agricoles… bref, à tous ceux qui peuvent mettre en place des installations géothermales assez importantes pour obtenir un retour sur investissement et faire progresser le mix énergétique de la région, précise Christèle Willer. Il ne s’agit évidemment pas de créer un appel d’air mais bien d’aider à la réalisation de projets qui ont du sens. » C’est pourquoi il n’y a pas d’objectif chiffré ni même de budget réellement dédié. Le financement des projets de géothermie se fait sur le budget global de 5 millions d’euros (pour 2018) attribué aux énergies renouvelables. Depuis juin 2017, 26 dossiers ont ainsi pu bénéficier de 734 427 € de subventions de la part de la Région, couvrant entre 40 et 50 % du coût des études ou des travaux. Et le Grand-Est entend bien continuer en ce sens et même, amplifier le mouvement. « Le bilan 2018 ainsi qu’un état des lieux du potentiel de la géothermie de surface sont en cours de finalisation, annonce la vice-présidente. Pour 2019, nous allons nous appuyer sur ce dernier pour informer et sensibiliser les porteurs de projet potentiels et continuer à améliorer la communication et le partage d’expérience pour faire émerger de nouveaux dossiers et inciter les acteurs à s’emparer de cette opportunité. »

  • REMANIEMENT – Sébastien Lecornu passe la main 16 octobre 2018

    Après une longue attente, le suspense a pris fin mardi 16 octobre en début de matinée lorsque l’Elysée a annoncé le nouveau gouvernement par communiqué. Emmanuelle Wargon, qui était directrice générale des affaires publiques de la communication de Danone, remplace Sébastien Lecornu comme secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Ce dernier, devient ministre chargé des collectivités territoriales. Il épaulera ainsi Jacqueline Gourault, nommée mardi à la tête d’un grand ministère de la Cohésion des territoires. Ce jeune homme (32 ans) a pour lui d’avoir encadré les trois groupes de travail sur l’éolien, le solaire et la méthanisation durant son passage au ministère de la Transition écologique et solidaire. Il était aussi à la manœuvre sur les Contrats de transition écologique (CTE), censés aider les territoires à organiser leur transition dans l’énergie, le recyclage, la protection de l’environnement, etc. et dont le premier a été signé le 11 octobre entre l’État et la Communauté urbaine d’Arras. Une quarantaine de projets, de réduction des consommations d’énergie, de mobilité propre ou de développement des énergies renouvelables, ont été retenus et mobiliseront des financements de 48 millions d’euros sur 4 ans de la part des différents partenaires impliqués.

  • ÎLE-DE-FRANCE – Et de 8 pour l’appel à projets « réseaux de chaleur » 16 octobre 2018

    La région Île-de-France et la direction régionale Île-de-France de l’Ademe ont lancé la 8e session de l’appel à projets sur la chaleur renouvelable et des réseaux de chaleur. Les pré-candidatures doivent être déposées jusqu’au 24 octobre et les candidatures jusqu’au 19 décembre prochain. Cet appel à projets « s’adresse aux maîtres d’ouvrages publics et privés souhaitant développer une installation de production de chaleur renouvelable, de gaz renouvelable ou de réseau alimenté en chaleur renouvelable », précise l’Ademe. Il a pour objectif de financer les projets d’extensions, de création, de densification ou d’interconnexion de réseaux de chaleur, pour les réseaux de chaleur valorisant plus de 50 % d’énergies renouvelables et de récupération (EnR&R). La performance énergétique du réseau sera également prise en compte. Les lauréats bénéficieront d’un accompagnement financier, par des subventions du Fonds chaleur, du Fonds déchets et/ou des aides régionales. L’Ademe souligne que « la création d’une chaufferie biomasse doit être justifiée par l’impossibilité de recourir aux autres EnR&R (critère de sélection fort de l’appel à projets) ». Il est également précisé qu’une « attention particulière est portée sur la provenance et la qualité de l’approvisionnement ».

  • MONDE – Feux au vert pour les EnR 10 octobre 2018

    Les énergies renouvelables vont continuer de progresser ces cinq prochaines années et en particulier les bioénergies, estime l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans la dernière édition de son rapport annuel sur les perspectives des énergies renouvelables (Renewables 2018), publié le 8 octobre et qui porte sur la période 2018-2023. L’Agence estime en effet que les énergies renouvelables vont poursuivre leur progression, surtout dans le secteur de l’électricité : elles représenteront presque un tiers de la production électrique dans cinq ans. Toujours dans l’électricité, les capacités renouvelables ont progressé de 178 GW l’an dernier, tirées par le solaire (97 GW), dont plus de la moitié ont été installées en Chine. La croissance de l’éolien terrestre a en revanche ralenti pour atteindre 44 GW de capacités nouvelles. Mais « les usages des renouvelables s’étendent beaucoup plus lentement dans les secteurs des transports et de la chaleur », regrette l’AIE, qui conseille des pays développés sur leur politique énergétique. Elle en profite pour souligner le rôle important mais sous-estimé de la bioénergie, produite à partir de biomasse, qui constitue la plus grosse source d’énergie renouvelable en raison de son utilisation pour le chauffage et les transports. « Sa part dans la consommation totale d’énergie renouvelable dans le monde est d’environ 50 % aujourd’hui, en d’autres termes autant que l’hydro, l’éolien, le solaire et toutes les autres énergies renouvelables combinées », souligne le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol.

  • FONDS CHALEUR – Une hausse à entériner 10 octobre 2018

    Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, lors d’une audition au Sénat le 2 octobre, a annoncé que le fonds chaleur augmentera à 300 millions d’euros en 2019. Dans un communiqué du 8 octobre, le Club de la chaleur renouvelable « se félicite » de l’annonce du ministre, mais « attend sa confirmation dans le projet de loi de finances pour 2019, sous la forme d’une augmentation du budget de l’Ademe », laquelle gère ce fonds qui permet de soutenir la production de chaleur à partir d’énergies renouvelables. « Cette première étape vers le doublement nécessaire du Fonds chaleur annoncé par le Président de la République pendant la campagne présidentielle est une avancée importante », ajoute le Club, qui « sera également attentif à la manière dont ce renforcement de l’enveloppe du Fonds chaleur se répercutera sur le niveau d’aide accordé à chaque projet. Celui-ci doit, en effet, impérativement permettre de renforcer l’attractivité des projets de chaleur renouvelable et de récupération, à la fois pour les monteurs de projets mais aussi pour les usagers (ménages, activités tertiaires ou industrielles), qui doivent bénéficier d’une offre compétitive par rapport aux modes de chauffage à partir d’énergies fossiles ou électriques. »

  • FRANCE – (Enfin) une bonne nouvelle pour l’hydrolien 10 octobre 2018

    À la suite d’un appel à projets lancé par Voies navigables de France en 2015, le groupement HydroQuest-Hydrowatt a été retenu pour l’installation de quatre hydroliennes fluviales dans le Rhône, à Caluire et Cuire, près de Lyon, a fait savoir le consortium dans un communiqué du 8 octobre. Actuellement assemblées au Port de Lyon Edouard Herriot, les hydroliennes seront acheminées par voie fluviale puis installées et immergées dans le Rhône courant octobre, pour un raccordement et une mise en service d’ici la fin de l’année. « Ce parc hydrolien permettra de produire 1 GWh d’électricité par an », avance le communiqué qui précise qu’avec 320 kW de puissance installée, « ce projet représente une première mondiale dans le domaine du fluvial. » Le projet de ferme hydrolienne a été testé par HydroQuest à Orléans sur la Loire depuis 2015. Un autre projet de plus grande envergure, un parc de 39 hydroliennes, est prévu dans l’Ain en amont du barrage de Génissiat courant 2019.

  • MARTINIQUE – Mise en service d’une centrale bagasse/biomasse 3 octobre 2018

    Albioma a annoncé la « mise en service industriel », le 26 septembre, de sa centrale 100 % bagasse/biomasse Galion 2 en Martinique. Elle « multipliera par trois la production d’électricité renouvelable sur l’île (passant de 7 % à 22 %) », précise la compagnie dans un communiqué publié le 1er octobre. D’une puissance installée de 40 MW, l’installation fournira toute l’année, en plus de la vapeur pour alimenter la sucrerie du Galion, de l’électricité pour le réseau électrique de la Martinique à partir de la combustion de bagasse, résidu fibreux de la canne à sucre, d’autres formes locales de biomasse d’origine végétale et de résidus de bois d’œuvre, en provenance d’exploitations forestières gérées durablement. « Les essais de la centrale ont débuté en janvier 2018, l’installation a pu fournir à la sucrerie du Galion la vapeur dont celle-ci avait besoin pendant la campagne sucrière, les tests de conformité au référentiel EDF se sont déroulés pendant l’été, détaille Albioma. La validation des résultats de cette dernière étape permet le démarrage du contrat conclu avec EDF pour une durée de 30 ans ».

  • DANEMARK – Appel d’offres bi-énergie éolien et solaire 3 octobre 2018

    L’Agence danoise de l’énergie a annoncé le 27 septembre le lancement d’un appel d’offres bi-énergie solaire et éolien. Les projets, dont la date limite de dépôt des dossiers est fixée au 26 novembre prochain, devront ainsi proposer le meilleur prix pour espérer être sélectionnés. « Le budget pour ces appels d’offres neutres technologiquement en 2018-2019 est de 842 millions de couronnes danoises [113 M€] dont 254 MDKK [34 M€] seront attribuées en 2018 et le reste lors d’une prochaine enchère à l’automne 2019 », est-il précisé dans un communiqué. Au final, cet appel d’offres devrait permettre l’installation de l’équivalent de 140 MW d’éolien à terre, précise l’agence. Un autre appel d’offres a été lancé le 13 septembre au Danemark, ils concernaient les installations solaires photovoltaïques de petite taille.

  • RÉSEAU DE CHALEUR – Un appel à projets pour les recherches de fuites d’eau 3 octobre 2018

    Engie Réseaux Bourgogne Franche Comté, en partenariat avec Nicéphore Cité, a annoncé le lancement d’un appel d’offres visant à identifier des solutions innovantes permettant d’améliorer la précision de localisation des fuites d’eau sur un réseau de chaleur en fonctionnement et de mieux évaluer le débit de fuite. « L’objectif de cet appel à projet est de proposer un système complémentaire aux solutions actuelles utilisées pour localiser les fuites des réseaux d’eau chaude et d’eau surchauffée, explique l’entreprise. La solution innovante proposée doit permettre de localiser une fuite à 50 cm près et d’évaluer le débit de fuite sans occasionner de coupure du service de fourniture de chaleur, avec un coût de mise en œuvre réduit. Le système doit être facilement utilisable et robuste », est-il précisé. La date limite de participation est fixée au 20 décembre à minuit. Engie Réseaux Bourgogne Franche Comté mettra à disposition du lauréat une installation permettant la mise en place d’un pilote pour une durée de 9 mois. Au vu des résultats, une collaboration commerciale pourra être envisagée et, le cas échéant, être étendue à l’ensemble du périmètre d’Engie Réseaux.

SEPTEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • GÉOTHERMIE – Une première mondiale à Cachan 26 septembre 2018

    C’est précisément là que François de Rugy a choisi d’effectuer, le 7 septembre, son premier déplacement officiel en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire. La centrale géothermique de Cachan s’est en effet offert une nouvelle jeunesse et améliore ses performances grâce à une innovation mondiale : le forage sub-horizontal. Deux puits de moins et 100 m3/h de débit de plus… voilà le défi que vient de relever Dalkia sur la centrale géothermique de Cachan, dans le Val-de-Marne. Comment ? Grâce aux forages sub-horizontaux, qui ont remplacé les forages traditionnels, en place depuis 1984. Ces derniers s’enfonçaient à la verticale sur 400 m puis avec un angle de 40° sur 1400 m alors que les sub-horizontaux ont consisté à creuser environ 1600 m à la verticale, puis 1 000 m avec un angle de près de 90°. « La technique avait déjà été éprouvée par l’industrie pétrolière mais pour des diamètres de forage plus petits, souligne Célia Robert, chargée de projet chez Dalkia. Mais en matière de géothermie, c’est une première mondiale, une véritable innovation. » La difficulté étant en outre que la partie horizontale du forage doit être bien droite: Dalkia puise l’eau dans une nappe du Dogger qui ne fait que 50 mètres d’épaisseur ! L’intérêt cependant de cette technique, c’est que l’eau, ici à 69 °C, s’accumule dans la partie horizontale puis remonte, aidée d’une pompe, le long des forages verticaux jusqu’à la surface. Et c’est ainsi que le débit augmente : il est passé de 350 m3/h à 450 m3/h alors que seuls deux forages sub-horizontaux ont été creusés en remplacement des 4 puits précédents. Le réseau de chaleur alimenté par la centrale va ainsi voir passer son pourcentage d’énergie renouvelable d’environ 60 % à au moins 66 % « et sans doute même à 70 ou 75 % », précise Célia Robert. D’une longueur de 12 km, il alimente aujourd’hui l’équivalent de 7 000 logements, y compris des bâtiments publics. Le chantier n’est cependant pas encore achevé : les forages ont commencé en septembre 2017, se sont achevés en mars 2018… et ce sont maintenant tous les équipements de la boucle géothermale qui sont en commande ou en cours d’installation. « L’ensemble de la centrale avait plus de 30 ans donc tout est à changer et à adapter aux nouveaux débits, note la chargée de projet. La mise en service est donc prévue pour octobre 2019. » Au total, un investissement de 19 millions d’euros aura été nécessaire pour cette unité innovante de 13,5 MW, qui permettra d’économiser 12 000 tonnes de CO2 par an, par rapport à une solution au gaz.

  • BIOMÉTHANE – La France reste un « petit pays » 26 septembre 2018

    « Malgré une dynamique impressionnante (la plus forte en Europe) sur le nombre d’unités, la France reste ”un petit pays” du biométhane au sens de la capacité, peut-on lire dans le dernier Observatoire européen publié le 25 septembre par France biométhane. Avec les tailles d’unités actuelles, il faudrait atteindre un total de 120 centrales pour dépasser les 40 000 Nm3/h et rejoindre le podium européen. » Pour autant, « la France prend une trajectoire propre », souligne l’organisme. Avec 18 nouvelles centrales sur les 48 nouvelles installation en Europe, la France regroupe un tiers des nouvelles unités en Europe. En revanche la capacité des centrales de biométhane françaises, largement en dessous la moyenne européenne (340 Nm3/h versus 937 Nm3/h de biogaz traité par installation) « empêche la France de bénéficier d’un coût de production du biométhane plus faible. Un constat qui s’explique par les nombreuses contraintes réglementaires et législatives qui persistent », selon Cédric de Saint Jouan, président du think Tank. La filière allemande reste de son côté leader du marché européen, même si son rythme de progression semble se stabiliser à 8 nouvelles unités par an sur les 3 dernières années. A contrario, et après une ascension fulgurante en 2016, le dynamisme du biométhane au Royaume-Uni ralentit nettement. Enfin, le Danemark et les Pays-Bas enregistrent une belle progression autant sur la capacité que sur le nombre d’unités et pourraient bientôt rejoindre la Suède, pays historique de la filière, qui connait peu d’évolution depuis 3 ans.

  • THERMIQUE – Un rapport et 14 recommandations 26 septembre 2018

    « Avec une enveloppe totale de près de 600 M€/an (dont un tiers au Fonds chaleur), les énergies renouvelables thermiques bénéficient de moins de 10 % des soutiens aux énergies renouvelables dont elles représentent pourtant près de 60 % de la production, indique un rapport interministériel réalisé par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et le Conseil général de l’économie (CGE). Ainsi, l’augmentation globale de l’aide aux énergies renouvelables thermiques parait justifiée, tant en montant qu’en procédures réglementaires. » Ce document, publié le 24 septembre, avance 14 recommandations pour faire en sorte de maximiser le soutien aux énergies renouvelables thermiques. Elle invite notamment « à mettre à l’étude une modulation de la contribution climat énergie (CCE ou ”taxe carbone”) de nature à préserver la compétitivité de la chaleur des aléas des cours mondiaux des combustibles fossiles. » La mission recommande également une mise à jour annuelle et une publication des données relatives aux aides publiques aux énergies renouvelables thermiques et électriques, en fonction de la quantité de CO2 évité ou du kWh produit, « pour décider des priorités d’aide de la nation à chaque sorte d’énergie. » Elle souhaite également que « le cas de la cogénération soit spécifiquement étudié pour sa contribution à la chaleur et non à l’électricité, dans l’idée d’en basculer une partie sur le Fonds chaleur au profit de cette même cogénération et pour ne pas favoriser l’utilisation directe du biogaz pour l’électricité ». 

  • CLIMAT – La France accuse un retard généralisé sur ses objectifs 19 septembre 2018

    Les émissions de gaz à effet de serre de la France ont dépassé l’an dernier de 6,7 % le budget carbone, c’est-à-dire le volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre censé ne pas être dépassé pour que le pays respecte ses engagements de lutte contre le réchauffement climatique. C’est ce qui ressort du premier bilan de l’Observatoire climat-énergie des ONG Réseau Action Climat et CLER, publié le 13 septembre. Cet observatoire, qui sera mis à jour régulièrement en fonction des nouvelles données disponibles, compare les objectifs définis par la stratégie nationale bas carbone (SNBC) adoptée dans le cadre de l’Accord de Paris pour le climat et ceux de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), avec ses émissions et sa consommation d’énergie réelles en 2017. Dans le détail, le secteur des transports, qui représente environ 30 % des émissions de gaz à effet de serre, a dépassé de 10,6 % son budget carbone. Le bâtiment est encore plus mauvais élève, avec un dépassement de 22,7 %. L’écart est moindre pour l’agriculture (+3,2 %) et seule l’industrie a réussi à être dans les clous des objectifs (-0,8 %). Concernant la consommation nationale d’énergie, elle a dépassé de 4,2 % les objectifs en 2017, tirée par la consommation d’énergies fossiles (supérieure de 4,5 % aux objectifs). Enfin, la France n’a pas non plus respecté la trajectoire fixée pour augmenter la part des énergies renouvelables. En 2016 (derniers chiffres disponibles), le pays affichait un retard de 12,8 %.

  • INNOVATION – Le train hydrogène sur de bons rails 19 septembre 2018

    Alstom avance dans son projet de train à hydrogène. Le constructeur a ainsi présenté deux premières rames, lesquelles ont accueilli le 17 septembre leurs premiers passagers, sur une ligne secondaire longue de 100 km en Basse-Saxe, dans le nord de l’Allemagne, a rapporté l’AFP. Conçues en France et assemblées en Allemagne, elles vont désormais parcourir tous les jours, et pendant deux ans, un aller-retour chacune entre Cuxhaven, Bremerhaven, Bremervörde et Buxtehude. Ce prototype est équipé de piles à combustible qui transforment en électricité l’hydrogène stocké sur le toit et l’oxygène ambiant. Des batteries lithium-ion lui permettent en outre de stocker l’énergie récupérée pendant le freinage, qui est réutilisée dans les phases d’accélération. Si ces deux trains sont encore des prototypes, le groupe français a déjà signé des lettres d’intention avec quatre Länder (régions) allemands, toujours selon l’AFP. Alstom doit ainsi fournir dans trois ans 14 rames à l’autorité régionale des transports de Basse-Saxe, pour remplacer tout le parc diesel de la ligne pilote de Cuxhaven à Buxtehude.

  • ENTREPRISE – Neoen veut lever 450 M€ en bourse 19 septembre 2018

    « L’augmentation de capital envisagée d’environ 450 millions d’euros vise à permettre à Neoen de réaliser son programme d’investissement et d’atteindre à fin 2021 une capacité en exploitation et en construction d’au moins 5 GW (contre 2 GW aujourd’hui) », peut-on lire dans un communiqué de Neoen publié le 19 septembre. Ce document détaille la première étape de son projet d’introduction en bourse avec l’enregistrement de son document de base auprès de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Impala, l’actionnaire majoritaire du producteur indépendant d’énergies renouvelables, a d’ores et déjà annoncé qu’il souscrirait à l’offre et qu’il avait l’intention de demeurer l’actionnaire majoritaire. Neoen est actif en Australie, en France, au Portugal, en Finlande, en Jamaïque, en Zambie, au Salvador, au Mexique et en Argentine et développe des projets dans plusieurs autres pays : Irlande, États-Unis, Mozambique, etc.

  • RÉNOVATION ÉNERGÉTIQUE – Il reste encore beaucoup à Faire 12 septembre 2018

    L’État et l’Ademe ont lancé le 10 septembre la campagne de communication nationale « Faire », entendre « faciliter, accompagner et informer pour la rénovation énergétique. » Portée par le slogan « tous éco-confortables », cette campagne, dotée d’un site internet dédié, entend « rendre lisible un service public d’information et de conseil sur la rénovation énergétique de l’habitat pour les citoyens » et « entraîner l’ensemble des acteurs publics et privés dans la rénovation ». Le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire en a profité pour renouveler les objectifs formulés à l’époque : rénover 500 000 logements par an avec un budget public de 14 milliards d’euros sur cinq ans. Il a visité à cette occasion, et en compagnie du secrétaire d’État à la Cohésion des territoires Julien Denormandie ainsi que du président de l’Ademe Arnaud Leroy une copropriété de trois immeubles dont la rénovation s’est conclue l’an dernier. Le ministre, lors d’une conférence de presse, n’est pas entré dans les détails, alors que plusieurs acteurs, notamment les professionnels du bâtiment, s’inquiètent de modalités encore floues sur des champs comme la transformation en prime du crédit d’impôt à la transition énergétique.

  • TRANSITION – Les îles du Finistère sur le bon chemin 12 septembre 2018

    Les îles bretonnes de Sein, Molène et Ouessant se sont félicitées le 7 septembre des avancées réalisées depuis le lancement en 2015 d’un programme de transition énergétique visant à parvenir d’ici 2030 à une consommation 100 % renouvelable. « Depuis trois ans beaucoup de choses ont été faites », a assuré à l’AFP le maire d’Ouessant et président de l’Association des îles du Ponant Denis Palluel. « Il y a aussi plein de promesses qu’il faut transformer avec un objectif de 50 % d’énergies renouvelables d’ici 2023 et 100 % d’ici 2030 », a poursuivi l’édile, toujours auprès de l’agence de presse, soulignant la nécessité de « déverrouiller certains freins techniques, mais surtout réglementaires », en référence notamment à la loi littoral qui empêche l’installation d’éoliennes près des côtes. Le projet de loi Elan qui favorise l’installation d’éoliennes sur des territoires de taille réduite comme les îles, et devrait être définitivement adopté d’ici la fin de l’année, devrait d’ailleurs lever ce frein.

  • MÉTHANISATION – L’agriculture à la rescousse ? 12 septembre 2018

    Seulement 500 unités de méthanisation sont en activité en France, a rapporté l’AFP d’une rencontre dans le cadre du salon de l’élevage (Space) qui s’est ouvert le 11 septembre à Rennes. « Il s’agit d’un développement très modeste par rapport aux objectifs de [l’ancien ministre de l’Agriculture] Stéphane Le Foll et par rapport à ce qui se fait dans d’autres pays européens », a constaté Gilles Petitjean, directeur de l’Ademe Bretagne, cité par l’agence de presse. Sur ces 500 unités au plan national, 80 % sont d’origine agricole, les autres étant le fait, par exemple, de collectivités ou d’usines, en particulier dans l’agro-alimentaire. Lancé au printemps 2013 par M. Le Foll et la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho, le plan « Énergie Méthanisation Autonomie Azote » (EMAA) prévoyait « 1 000 méthaniseurs à la ferme en 2020 », avec le double objectif de réduire les engrais chimiques en les remplaçant par l’azote issu des effluents d’élevage et de développer les énergies renouvelables dans le cadre de la transition énergétique, rapporte encore l’AFP. Si la Bretagne compte actuellement environ 80 unités de méthanisation agricole, « il faut qu’on arrive à atteindre 50 à 100 installations par an » dans la région, a fait valoir le représentant de l’Ademe. Un objectif qui ne pourra pas être atteint sans la mise en pace de la série de mesures annoncées fin mars par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

  • PPE – François de Rugy donne rendez-vous fin octobre 5 septembre 2018

    On connaît désormais la date de publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028, dont la publication est attendue depuis le mois de juin. Le gouvernement sera en effet en mesure de présenter sa feuille de route énergétique « à la fin du mois d’octobre », a indiqué mercredi 5 septembre le tout nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy. Ce texte précisera « la part de chaque énergie, le développement des énergies renouvelables que nous voulons faire », a-t-il souligné, alors qu’il était interrogé sur la part du nucléaire dans la production d’électricité. Organisé du 19 mars au 30 juin dernier, le débat public sur la PPE présente un bilan globalement satisfaisant. C’est en tout cas ce qui ressort d’un document publié le 30 août par la Commission nationale du débat public (CNDP), qui souligne toutefois certains manquements. « Les moyens alloués au débat étaient insuffisants et le maître d’ouvrage a manifestement sous-estimé l’engagement requis par cet exercice. (…) Complexe et difficilement identifiable, [il] n’a pas précisé clairement ses attentes à l’égard du débat public […] ni la manière dont il prendrait en compte ses conclusions », explique la présidente de la CNDP, Chantal Jouanno.

  • HYDROÉLECTRICITÉ – Total attaque ! 5 septembre 2018

    « Total s’est positionné en tête des lauréats du dernier appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie pour la petite hydroélectricité », a annoncé le groupe français dans un communiqué du 5 septembre. « 1er lauréat avec 33 % des volumes attribués », l’arrivée de Total dans le secteur ne passe pas inaperçu. D‘autant que « Direct Energie [racheté en avril dernier par Total], via sa filiale Quadran, s’est également placé en tête du classement, en remportant 5 projets d’une puissance totale de 12,2 MW, soit environ un tiers des dossiers sélectionnés lors du premier appel d’offres public sur la petite hydroélectricité », précise l’énergéticien. À se demander jusqu’où porteront les ambitions du groupe. « Nous serons candidats au renouvellement des concessions des barrages hydroélectriques en France », a en effet déclaré, sans plus de détails, son PDG, Patrick Pouyanné, à l’occasion d’un entretien avec le magazine Capital de septembre. De quoi imaginer l’arrivée d’un nouvel acteur dans ce dossier de l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques français imposée par la Commission européenne et qui traîne en longueur.

  • CALIFORNIE – Objectif 100 % d’énergies propres en 2045 5 septembre 2018

    Le Parlement californien a adopté, le 28 août, une loi visant à imposer des objectifs d’énergies propres pour la production d’électricité sur le long terme. Le texte impose 50 % de la production d’électricité à partir de sources propres et renouvelables au 31 décembre 2026, 60 % fin 2030 et 100 % fin 2045. Pour entrer en vigueur, il doit désormais être signée par le gouverneur de la Californie, Jerry Brown.

JUILLET 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUILLET

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  • TERRITOIRES – La géothermie profonde progresse à Strasbourg 11 juillet 2018

    L’exploitation de trois nouvelles centrales géothermiques en cogénération va permettre de faire passer « la part d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale brute de l’Eurométropole de Strasbourg de 16 % à 20 %, atteignant les objectifs fixés par le Plan Climat Energie Territorial à l’horizon 2020 », annonce la collectivité sur son site internet. Et les projets sont en très bonne voie. Sur le premier d’entre eux, porté par Fonroche à Vendenheim, les résultats du premier forage sont en effet positifs. « A 4 600 mètres de profondeur, nous avons trouvé une eau à 200°C au lieu des 185°C attendus et des perspectives de très bons débits, annonce Jean-Philippe Soulé, directeur de la géothermie à Fonroche. Nous allons donc pouvoir disposer d’une centrale de 9 MWé au lieu des 6 MWé initialement prévus. » La centrale pourra en outre produire de la chaleur puisqu’elle tournera en cogénération. A sa mise en service, prévue d’ici 2020, elle ne fournira cependant de la chaleur que pour l’éco-parc où elle se situe et éventuellement pour de futures serres agricoles. Mais des discussions sont en cours avec l’Eurométropole pour la création d’un réseau de chaleur au nord de Strasbourg. En attendant, Fonroche creuse. « Nous avons développé une machine en interne pour ne plus avoir à dépendre des tarifs et de la disponibilité des trois seules machines de ce type à disposition en Europe. Et elle vient d’entamer le forage du deuxième puits. » D’autres chantiers l’attendent ensuite, à commencer par ceux d’Eckbolsheim et d’Hurtigheim pour lesquels Fonroche dispose déjà des autorisations administratives. Des centrales en cogénération de 6 MWé y sont également prévues, et cette fois, les réseaux de chaleur pour absorber la production existent déjà. Mais Fonroche n’a pas encore décidé par laquelle commencer. L’une d’elle complètera en tout cas le trio espéré par l’Eurométropole qui comptera également la centrale d’Illkirch, développée et construite par Electricité de Strasbourg. Celle-ci ira puiser une eau géothermale à 150°C à environ 3 000 mètres de profondeur pour alimenter en priorité un réseau de chaleur et affichera donc une capacité de 28 MWth. Le premier forage commencera en août, pour une mise en service en 2020. Dans les temps pour les objectifs de l’Eurométropole.

  • BRÉSIL – Petrobras s’allie à Total dans le solaire et l’éolien 11 juillet 2018

    Petrobras, Total et Total Eren (détenue à 23% par Total depuis septembre 2018) ont signé un protocole d’accord pour envisager des projets en commun dans les énergies solaire et éolienne sur le territoire brésilien, a annoncé Petrobras dans un communiqué publié le 10 juillet. « L’objectif est d’exploiter en commun le fort potentiel du Brésil en matière d’énergies renouvelables, notamment dans le nord-est du pays », explique Nelson Silva, directeur de l’organisation et des systèmes de gestion de Petrobras. Et de préciser que le volume d’investissements de Petrobras et Total n’avait pas encore été défini, ni la participation de chaque compagnie. « Il faut d’abord analyser les opportunités et déterminer par la suite si nous avons les moyens de présenter des projets viables », souligne-t-il. Petrobras exploite déjà quatre parc éoliens avec 104 MW installés, ainsi qu’une usine de recherche et développement d’énergie solaire d’1,1 MW dans l’Etat de Rio Grande do Norte.

  • ENTREPRISE – Evergaz s’attaque au marché belge 11 juillet 2018

    Evergaz a annoncé le 3 juillet une prise de participation dans deux unités de méthanisation en Belgique : AM Power (44 %) à Egem et Bio NRGY (44 %), situées à Aalter. Développée et mise en service en 2012, AM Power est un des plus gros sites d’Europe avec une puissance de 7,5 MWél. et une capacité de traitement de 180 000 tonnes par an de déchets. En exploitation depuis 2012, BioNRGY traite des fumiers, lisiers, coproduits, glycérine, etc., pour une capacité de traitement de 60 000 tonnes par an et une valorisation du biogaz en cogénération de 2,9 MWél. Les deux centrales sont détenues en partenariat avec Stefaan Delabie, « un pionnier du biogaz en Belgique », précise la société française dans un communiqué. Evergaz s’était déjà déployée en Allemagne en 2017 et avait accueilli dans son capital le fonds d’investissement Meridiam en avril 2018. « Cette opération en Belgique confirme la forte ambition d’Evergaz et renforce son statut de spécialiste français et européen du biogaz », explique la société.

  • PPE – PPE : le débat (public) est clos 4 juillet 2018

    À l’occasion de la clôture du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), qui s’est tenue vendredi 29 juin dernier au Cese à Paris en présence de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, Jacques Archimbaud, président de la CPDP (commission particulière du débat public) PPE, a prononcé un discours dans lequel les énergies renouvelables avaient, bien sûr, une place de choix. « Elles conservent une popularité élevée, comparable à celle qui apparaît dans toutes les études d’opinion. Compte tenu de l’évolution à la baisse de leurs coûts, les participants [au débat public sur la PPE] ne font de hiérarchie entre elles qu’au regard de leur bonne adaptation à la ressource locale. S’ils comprennent qu’on puisse maintenir des formes de subventionnement nécessaire à leur solvabilité, ils souhaitent que le poids des engagements passés ne pèse pas excessivement sur les efforts à venir. Ils s’interrogent sur une forme de rente dont les retombées profiteraient plus à des actionnaires éloignés qu’aux territoires qui les accueillent. Ils souhaitent par ailleurs, sans qu’on déshabille les énergies électriques montantes qui ont encore besoin d’un petit coup de pouce, qu’on accroisse l’effort en matière de chaleur renouvelable et de réseaux de chaleur. » Jacques Archimbaud a par ailleurs prévenu : « un fort sentiment d’injustice ressort des échanges : la transition énergétique est belle et bonne mais elle concerne surtout ceux qui peuvent s’y impliquer; moins les locataires que les propriétaires, moins les classes populaires que les classes moyennes, moins les anciens que ceux qui peuvent investir sur le plus long terme. » Son rapport sera publié début septembre. À voir ce que le gouvernement en fera…

  • ALLEMAGNE – Record de production au 1er semestre 4 juillet 2018

    Avec 113 TWh, l’électricité d’origine renouvelable a assuré 41,5 % de la production totale d’électricité de l’Allemagne au premier semestre, selon les données du site Energy Charts de Fraunhofer ISE. Un chiffre record est supérieur de 9 % à celui enregistré au premier semestre 2017, détaille l’institut de recherche allemand dans un communiqué. L’éolien arrive en tête des sources renouvelables dans le mix énergétique allemand avec 55,2 TWh. La biomasse a injecté 23 TWh dans le réseau. Suivent le photovoltaïque (22,3 TWh, + 12 % par rapport au premier semestre 2017) et l’hydroélectricité (12,5 TWh).

  • Île-de-France – LES GRANDES AMBITIONS DE VALÉRIE PÉCRESSE 4 juillet 2018

    La région Île-de-France, présidée par Valérie Pécresse (LR) a adopté le 3 juillet sa stratégie Energie-Climat, laquelle prévoit que les énergies renouvelables représenteront en 2030 40 % de la consommation francilienne, avec un objectif de 100 % en 2050. Des ambitions louables mais « irréalisables », selon l’opposition de gauche, qui s’est abstenue, et qui critique notamment le « manque de moyens » pour mettre en œuvre cette stratégie. Valérie Pécresse a défendu « trois principes » : la « sobriété », en réduisant de 40 % la consommation énergétique régionale d’ici 2050, « la production d’énergie renouvelable » en la multipliant par quatre sur le territoire, et « la réduction de la dépendance énergétique », notamment vis à vis des énergies carbonées et du nucléaire, « en tendant vers une région 100% énergie renouvelable en 2050 ». « La région Île-de-France était la dernière de la classe en matière de politique énergétique », a-t-elle déclaré, affirmant que sa stratégie était « ambitieuse mais réaliste ». Le plan énergie-climat va miser sur « l’énergie éolienne, la géothermie, les énergies de récupération des déchets, le solaire voltaïque, la biomasse, l’hydrogène et la micro-électricité », a-t-elle ajouté.

JUIN 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUIN

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  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Du mouvement chez les acteurs français du crowdfunding 27 juin 2018

    La Société générale a acquis la plateforme de financement participatif de projets d’énergies renouvelables Lumo. Cette opération, dont le montant n’a pas été précisé, s’inscrit dans le cadre de l’objectif de la banque de lever 100 milliards d’euros pour la transition énergétique sur la période 2016-2020. Depuis sa création en 2012, Lumo a « collecté des fonds auprès de milliers d’investisseurs particuliers, au profit d’une quarantaine de projets éoliens, photovoltaïques ou hydrauliques qui produiront plus de 260 millions de kWh d’électricité verte chaque année, soit la consommation annuelle de près de 100 000 foyers », explique un communiqué du 21 juin. Quelques jours plus tard, Lendosphere annonçait de son côté avoir franchi « le cap des 100 projets […] pour le financement participatif de la transition énergétique. » Dans un communiqué du 25 juin, cet autre acteur du crowdfunding explique avoir collecté plus de 26 M€ depuis la création de la plateforme, en décembre 2014. «  Les 100 projets représentent une capacité installée supérieure à 4 200  MW, pour lesquels le financement participatif représente tout ou partie du financement total », avance Amaury Blais, président de Lendosphere.

  • BIOGAZ – Naissance de France Gaz Renouvelables 27 juin 2018

    « Développer et promouvoir les gaz renouvelables par le mariage du monde agricole et de l’énergie, au service des territoires », telle est la mission que s’est fixée l’association France Gaz Renouvelables, créée le 20 juin. Sur son compte Twitter, cette nouvelle association indique qu’elle est le fruit de l’initiative de pas moins de huit partenaires. Il s’agit de : GRTgaz, GRDF, la Fédération Nationale des Syndicats d’Exploitants Agricoles (FNSEA), l’Association des Agriculteurs Méthaniseurs de France (AAMF), la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies (FNCCR), l’Association Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA), France Biométhane et l’Association Technique Energie Environnement (ATEE).

  • HYDROGÈNE – L’Ademe et GRDF lancent une expérimentation dans le résidentiel 27 juin 2018

    Dans le cadre du récent Plan Hydrogène, l’Ademe et GRDF ont annoncé le lancement d’un programme de démonstration de 50 piles à combustible au gaz naturel avec l’« objectif de contribuer au déploiement de cette technologie à très haute performance énergétique en maisons individuelles. » Inédite, cette opération engagée pour une durée de 3 ans (2018-2020) vise à obtenir le retour d’expérience des installateurs et des utilisateurs de ces piles installées en maison individuelle sur l’ensemble du territoire. Elle permettra de : confirmer les performances environnementales, mesurer l’intérêt, la perception et l’appropriation des professionnels et des particuliers pour cette technologie innovante ; communiquer sur ses atouts auprès grand public ; accompagner son intégration sur le marché français ; ouvrir la voie aux technologies fonctionnant à l’hydrogène. « Les partenaires sont d’ores et déjà mobilisés pour sélectionner, d’ici la fin de 2018, les sites susceptibles de rejoindre cette opération », expliquent les deux partenaires.

  • ÉOLIEN – Accord (enfin) trouvé pour les premiers projets offshore 21 juin 2018

    Les six premiers projets de parcs éoliens offshore français vont pouvoir se poursuivre, a annoncé le 20 juin le président de la République lors d’un déplacement à Plévenon (Côtes-d’Armor), près de la zone où l’un des parcs doit être construit. L’État, qui avait décidé de renégocier les financements publics accordés à ces parcs attribués lors d’appels d’offres en 2012 et 2014, va réduire de 15 milliards d’euros le soutien public dont ils vont bénéficier. « La négociation a permis de diminuer de 40 % la subvention publique et d’avoir un ajustement des tarifs (de rachat de l’électricité qui sera produite par ces parcs) de 30 % », a détaillé Emmanuel Macron, devant des industriels et des élus. « Soulagement pour la filière. Et une excellente nouvelle pour la France qui va pouvoir valoriser son potentiel exceptionnel et accentuer son leadership mondial dans la transition énergétique », a réagi sur twitter la DG des énergies renouvelables en France d’Engie, Gwenaëlle Huet, par ailleurs présidente de la Commission éolienne du SER. Pour rappel, en cas d’échec de ces négociations, le gouvernement menaçait d’annuler les résultats de ces appels d’offres. Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et de l’île de Noirmoutier (Loire-Atlantique), et un par l’espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Ils représentent chacun une puissance d’environ 500 MW et doivent entrer en service progressivement à partir de 2021.

  • SOLAIRE THERMIQUE – L’ANR renforce son soutien à Solaris 21 juin 2018

    L’Agence nationale de recherche (ANR) a décidé de consolider Solaris, le laboratoire commun de l’Institut Jean Lamour (IJL) et l’entreprise Viessmann Faulquemont, en injectant 62 500 € de subvention supplémentaire sur une durée de 18 mois (à compter du 1er avril 2018), explique un communiqué du 8 juin. Deux axes principaux de recherche sont identifiés : l’amélioration de la résistance à la corrosion des capteurs solaires pour une installation en bord de mer et l’optimisation de la régulation thermique du capteur en ayant recours à un nouveau matériau thermochrome. « L’objectif est de mettre au point des innovations à même de relancer les ventes de capteurs solaires thermiques qui subissent depuis plusieurs années la concurrence notamment du photovoltaïque », est-il précisé. Soaris a jusqu’ici permis la mise au point d’une nouvelle génération de capteurs dits thermochromes à base d’oxyde de vanadium permettant une régulation thermique du capteur. Cette innovation, brevetée sous le nom Thermprotect et développée en partenariat avec l’Ademe, représente 90-95 % de la production de panneaux solaires thermiques chez Viessmann.

  • GÉOTHERMIE – Une enveloppe de 140 M$ pour la recherche 21 juin 2018

    Le département américain de l’Énergie (DoE) a annoncé le 14 juin que l’université de l’Utah recevrait 140 M$ sur les cinq prochaines années pour la recherche et développement dans le secteur de la géothermie. Le site de Milford dans l’Utah a en effet été sélectionné pour devenir le laboratoire de terrain Frontier Observatory for Research in Geothermal Energy (FORGE), précise le DoE dans son communiqué. « Ce nouveau site sera dédié à la recherche pour les systèmes géothermiques avancés (EGS) ou les réservoirs géothermiques naturels », est-il précisé.

  • POWER-TO-GAS – Le premier démonstrateur power-to-gas est né 13 juin 2018

    GRHYD (Gestion des Réseaux par l’injection d’HYdrogène pour Décarboner les énergies), premier démonstrateur power-to-gas de France, a été inauguré le 11 juin à Cappelle-la-Grande dans les Hauts-de-France. L’objectif de ce projet est de transformer l’excédent de production électrique des énergies renouvelables en hydrogène stockable et transportable dans les réseaux de gaz naturel. Dans un communiqué, son pilote, Engie (à travers son centre de recherche Engie Lab Crigen), et ses 10 partenaires rappellent qu’il teste l’injection d’hydrogène dans le réseau de distribution de gaz, à hauteur de 6 % pour démarrer et jusqu’à 20 % au maximum, pour répondre aux besoins de chauffage, d’eau chaude et de cuisson de 100 logements, ainsi que pour le centre de soin du quartier Le Petit Village de Cappelle-la-Grande. GRHYD a nécessité six ans d’études, d’autorisations et de démonstrations pour un budget de 15 millions d’euros. Trois containers ont été installés « contenant les technologies de pointe : un pour l’électrolyse, un pour le stockage et un pour l’injection dans le réseau d’hydrogène », détaille le communiqué. Le projet est soutenu par l’État dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir opéré par l’Ademe et labellisé par le pôle de compétitivité Tenerrdis.

  • HYDROLIEN – Rendez-vous au printemps prochain pour Paimpol-Bréhat 13 juin 2018

    Le fabricant grenoblois Hydroquest et Constructions navales de Normandie (CMN) ont annoncé le 7 juin qu’ils prévoyaient de mettre en service leur hydrolienne marine entre Paimpol et Bréhat au printemps 2019, plutôt qu’en fin d’année 2018 comme prévu initialement. Les deux partenaires expliquent que les conditions météo hivernales pourraient compromettre l’installation de la machine d’une tonne qu’ils développent depuis 2016. Ce projet de démonstrateur innovant pour la filière hydrolienne marine a été retenu lors de l’appel à projets « Énergies renouvelables en mer et fermes pilotes hydroliennes fluviales ». L’hydrolienne, de 25 mètres de large pour une hauteur de 11 mètres, sortira des ateliers CMN d’ici fin 2018 « pour être installée dans le cadre d’un accord passé avec EDF, sur le site de Paimpol-Bréhat à partir d’avril 2019. » Sa mise en service sur le site d’EDF est, elle, « prévue au printemps 2019 pour une première période de 12 mois ».

  • FONDS CHALEUR – Plus de 20 % d’augmentation, selon Sébastien Lecornu 13 juin 2018

    Le Fonds chaleur devrait augmenter d’un peu plus de 20 %, a affirmé le 7 juin Sébastien Lecornu aux députés de la commission des Finances lors d’une audition. Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a précisé : « Pour l’année 2018, l’année en cours, on sera globalement à quelque chose comme 245 millions d’euros », soit 45 M€ supplémentaires par rapport aux autorisations d’engagement actuelles. Pour rappel, si le président de la République s’était engagé à doubler le Fonds chaleur durant le quinquennat, la somme allouée pour l’année 2018 était restée stable. Désormais, « On n’est pas encore au doublement […] mais la tendance est là », a expliqué Sébastien Lecornu, confiant que le gouvernement avait « trouvé des marges de manœuvre (…) au sein du budget de l’Ademe », laquelle gère le Fonds.

  • PPE – Le G400 Énergie entre en scène 6 juin 2018

    La Commission nationale du débat public (CNDP) organise à l’Assemblée nationale, samedi 9 juin, le lancement du G400 Energie, soit la plus grande réunion d’habitants tirés au sort jamais organisée en France. En leur qualité de consommateurs, d’usagers et de contribuables, 400 habitants informés tout au long du débat, se prononceront par vote électronique sur des questions clés de la politique française de l’énergie à l’occasion des discussions en cours sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), laquelle doit être révisée d’ici fin 2018 pour porter sur les périodes 2018-2023 et 2024-2028. Afin de traduire l’expression nationale la plus large possible, un débat public PPE a été mis en place pour organiser un total de 80 rencontres publiques, 12 ateliers d’information et de controverse, ainsi que 55 cahiers d’acteurs et 637 avis et questions présentés sur un site dédié : www.ppe.debatpublic.fr.

  • ENTREPRISE – Engie acquiert Langa 6 juin 2018

    Engie a annoncé, dans un communiqué du 6 juin, l’acquisition du producteur indépendant d’énergies renouvelables Langa, pour un montant non précisé. Le groupe breton, présent dans le solaire, l’éolien, le biogaz et la biomasse, possède un portefeuille d’installations en exploitation qui devrait atteindre, d’ici fin 2018, une capacité installée de 215 MW (dont 165 MW d’énergie solaire et 39 MW d’éolien). Langa revendique également une capacité d’1,3 GW en projets qui verront le jour à horizon 2022. Avec cette acquisition, « Engie vise le développement, en France, de près de 3 GW d’éolien et près de 2,2 GW de solaire à l’horizon 2021 », explique l’énergéticien. « L’alliance des deux Groupes et notamment les compétences spécifiques des équipes de Langa sur les toitures et les centrales au sol, ainsi que le portefeuille global de projets en développement, fera d’Engie un leader incontournable sur le territoire », ajoute Gwenaelle Huet, directrice générale d’Engie France Renouvelables.

  • PRIX – Le salon Expobiogaz distingue Enerfip et CH4Process 6 juin 2018

    Le salon Expobiogaz, co-organisé avec le Club Biogaz ATEE et qui a ouvert ses portes le 6 juin à Strasbourg, a dévoilé les lauréats de ses prix. Le Trophée de l’Innovation a ainsi été remis à la plateforme de financement participatif dédiée aux projets d’énergies renouvelables Enerfip. L’innovation est en partie technologique, « celle-ci est notamment amenée par le programme de recherche menée par l’équipe R&D d’Enerfip, le projet « BlockChain Proof of Concept (PoC) » : il s’agit de l’application de la technologie BlockChain à la gestion de titres », explique le salon dans un communiqué. Le prix coup de cœur du jury 2018 a été, quant à lui, décerné à CH4Process, une petite structure indépendante et spécialisée dans l’assistance technique à l’exploitation de site biogaz. Le compresseur gaz GC65, réalisé avec la société Mattei, « apporte une solution industrielle, abordable, performante énergétiquement et respectant les réglementations Atex et pression, pour les sociétés souhaitant utiliser du biogaz comprimé dans leur process (jusqu’à 10 bar g) : projets de microépuration, brassage de petits digesteurs, pilotes méthanisation et méthanation. »

MAI 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MAI

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  • HYDROGÈNE – La France a (bientôt) un plan 30 mai 2018

    « L’hydrogène peut […] devenir une solution majeure dans notre mix énergétique demain », a expliqué Nicolas Hulot le 30 mai à l’Assemblée nationale. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a confirmé qu’il présentera le 1er juin un plan visant à faire de la France « un leader mondial » de la technologie hydrogène qui représente « une révolution potentielle pour les systèmes énergétiques. » L’ancien animateur propose de « fixer à 10 % la part d’hydrogène produit à base des sources renouvelables à l’horizon 2023. » Il a également annoncé une enveloppe de 100 millions d’euros « pour accompagner les premiers déploiements [des] technologies de production et de transport dans les territoires », expliquant qu’il y a un « besoin d’innovation, de démonstrateurs, de construire des champions économiques du stockage, de l’électrolyse. » Aujourd’hui, a expliqué le ministre, « avec la baisse des prix spectaculaire des énergies renouvelables, il devient enfin possible de produire des quantités importantes d’hydrogène à bas coût et évidemment sans émissions de gaz à effet de serre. » Pour Nicolas Hulot, l’hydrogène rend « possible le stockage à grande échelle des énergies renouvelables, permettant ainsi de rendre crédible un monde où l’hydrogène vient se substituer petit à petit aux [énergies] fossiles, au nucléaire, pour combler les intermittences du solaire et de l’éolien. » Le ministre a également pointé le rôle de l’hydrogène, « s’il est produit à base de renouvelables », dans la « mobilité sans émissions ». Et de conclure, « toute la filière hydrogène existe en France. Ne loupons pas cette transition énergétique. Soyons les premiers sur cette filière. »

  • FRANCE – Un nouvel acteur dans l’hydroélectricité 30 mai 2018

    Cap Vert Energie a annoncé le 24 mai le lancement de son activité hydroélectricité qui sera dirigée par Jean-Baptiste Sallé. Le groupe entend ainsi exploiter « un parc d’une puissance de plus de 20 MW en 2023 » en France, une activité qui s’ajoute au développement et l’exploitation d’installations solaires et de méthanisation. La stratégie de l’entreprise dans l’hydroélectricité portera « d’abord sur l’acquisition de centrales en exploitation, puis sur le développement et la construction de nouvelles centrales hydroélectriques gérées en propre. » Cap Vert est actuellement en discussion pour des actifs en Nouvelle Aquitaine, précise l’entreprise dans un communiqué. Le contexte actuel (« vieillissement des centrales hydroélectriques existantes, accroissement des contraintes administratives pesant sur le renouvellement des tarifs et des concessions et nouvelles normes environnementales ») est synonyme de « réelles opportunités de développement » dans cette filière, explique le groupe.

  • BIOGAZ – Ça avance pour la plateforme Certimétha 30 mai 2018

    La plateforme CertiMétha, basée à Chaumesnil (Aube) et dédiée au biogaz, entamera sa construction début 2019, pour être opérationnelle à la fin de l’année, ont annoncé l’ensemble des partenaires le 30 mai dans un communiqué commun. Cette « infrastructure mutualisée de R&D pour accélérer la mise sur le marché des innovations et optimiser les technologies et pratiques opératoires » comprend un laboratoire d’analyses et un démonstrateur de hautes technologies. « Plateforme d’innovation conçue par la filière pour la filière, CertiMétha concrétise la volonté de Biogaz Vallée et d’Evergaz, sous la houlette du Conseil départemental de l’Aube, de structurer la filière méthanisation en France », expliquent ses initiateurs. Le projet compte le soutien du Programme des investissements d’avenir (PIA) à hauteur de 2,2 M€ et l’engagement de 8 investisseurs privés à son capital (1ère levée de fonds de 620 000 € fin 2017) : Evergaz, K-Révert, Biogaz Vallée, Decoval Servipack, Caisse d’Epargne Lorraine Champagne-Ardenne, Innolab, Carakters et BioEnTech. La plateforme « offrira les ressources à l’échelle industrielle pour tester et certifier des matériels et procédés, former les professionnels et finaliser les programmes de recherche appliquée, privés ou publics. »

  • DÉBAT PPE – Arnaud Leroy met les choses au clair 23 mai 2018

    Le nouveau président de l’Ademe, Arnaud Leroy, a présenté le 22 mai son cahier dacteur, soit la contribution de l’agence au débat sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Celui qui a succédé mi-mars à Bruno Lechevin a tenu à mettre les choses au clair : la PPE a vocation à donner « des signaux économiques clairs » et de « la visibilité » aux filières des différentes énergies. Il ne s’agit en aucun cas de rouvrir un débat sur la politique énergétique française. « Il ne faut pas se tromper de focale. Ce débat-là a déjà eu lieu en 2012, il est clos », a-t-il insisté. « Certains y ont vu l’opportunité de refaire le match, de revenir sur la loi de transition énergétique : ce n’est pas le cas », a poursuivi Arnaud Leroy, ajoutant que « l’objet de la PPE n’est pas la question de relancer ou non le nucléaire. » Dans son document versé au débat PPE, l’Ademe préconise de multiplier par deux la part des énergies renouvelables entre 2016 et 2028, en augmentant leur production de 70 %, à 490 TWh contre 290 TWh aujourd’hui. Pour cela, les 200 TWh supplémentaires devront provenir de l’éolien, du solaire photovoltaïque, du bois énergie, de la méthanisation et des pompes à chaleur. Arnaud Leroy s’est par ailleurs montré optimiste sur le doublement du Fonds chaleur, expliquant qu’un conseil d’administration de l’Ademe aura lieu au mois de juillet sur le sujet. « Nous demandons plusieurs dizaines de pourcents de hausse avant les prochaines échéances électorales locales », soit avant les élections municipales de 2020, les collectivités portant désormais une partie des investissements.

  • POMPES À CHALEUR – Les chiffres de marché pour 2017 sont arrivés ! 23 mai 2018

    Observ’ER vient de mettre en ligne son étude sur le marché 2017 des pompes à chaleurs (PAC) dans le secteur du résidentiel. Avec 487 090 PAC air/air et air/eau vendues, auxquelles s’ajoutent 84 420 chauffe-eau thermodynamiques, les technologies aérothermiques progressent de 9 % et conservent une belle dynamique. Les PAC air/air restent l’équipement phare du secteur avec un marché évalué à plus de 405 000 pièces. Les voyants sont tous au vert pour le segment. Les opérations en rénovation, notamment le remplacement d’anciens systèmes de chauffage électriques, continuent de progresser et les installations dans le neuf ont bénéficié du rebond de la construction amorcé au second semestre 2016. Les PAC air/eau font également une bonne année (81 700 pièces, + 10 % par rapport à 2016). Sur l’ensemble des systèmes de chauffage central individuel vendus en France en 2017 (y compris chaudières fioul, gaz et bois), les pompes à chaleur aérothermiques ont représenté 36 % des équipements. À l’opposé, les PAC géothermiques restent à un niveau de ventes très faible (3 100 pièces). Si l’activité 2017 a été stable par rapport à 2016, mettant ainsi fin à plus de cinq années successives de baisse, le segment a vu ses ventes se contracter de plus de 60 % en cinq ans et reste un marché de niche.

  • ENTREPRISE – Accord trouvé pour GE Hydro Grenoble 23 mai 2018

    L’intersyndicale de Grenoble et la direction de General Electric Hydro ont signé le 22 mai plusieurs accords, mettant un point final au plan social en cours depuis dix mois et sauvant une centaine d’emplois sur le site, ont fait savoir les partenaires sociaux. « Nous devions être 450 à rester selon le plan initial de juillet dernier, nous serons 550 l’an prochain », sur ce site de production de turbines hydroélectriques de pointe qui comptait 800 salariés, a déclaré Nadine Boux, porte-parole de l’intersyndicale (CFE-CGC, CFDT, CGT). Les trois syndicats signataires, restés unis durant toute la durée du conflit, se sont engagés à ne pas contester ce nouveau plan de sauvegarde de l’emploi devant la justice.

  • ÉTATS-UNIS – Pas de nouvelles maisons sans photovoltaïque en Californie 17 mai 2018

    À partir du 1er janvier 2020, tous les nouveaux bâtiments résidentiels de Californie devront être dotés de systèmes solaires photovoltaïques. Tel est le sens de la décision adoptée le 9 mai par la Commission en charge de l’énergie de la Californie et prise dans le cadre de la modification des standards de construction en termes d’efficacité énergétique. Il s’agit du premier État américain à imposer une telle mesure. Outre cette obligation, les nouvelles normes adoptées portent également sur la mise à jour de la réglementation sur l’enveloppe thermique, les exigences de ventilations résidentielles et non résidentielles, ainsi que les exigences d’éclairages des bâtiments non résidentiels. Ces mesures devraient entraîner un coût supplémentaire de 40 dollars par mois sur les crédits de maison à 30 ans mais pourraient permettre de réduire de 80 dollars par mois les factures liées à l’énergie, estime la Commission, qui affirme que l’objectif est une réduction de 50 % de la consommation énergétique dans les nouveaux logements.

  • AUTOCONSOMMATION – La CRE a tranché 17 mai 2018

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a décidé « de ne pas modifier le tarif de distribution Turpe HTA-BT applicable aux autoconsommateurs individuels » et d’« introduire une composante de gestion spécifique dans la nouvelle formule tarifaire, optionnelle, à destination des utilisateurs raccordés au réseau basse tension participant à une opération d’autoconsommation collective. » Ces propositions sont à retrouver dans son projet de décisionconcernant la tarification de l’autoconsommation mis en ligne le 15 mai sur son site. Concernant les autoconsommateurs individuels, la CRE clarifie la rédaction du point portant sur la composante de gestion due par ceux-ci, afin d’expliciter le tarif applicable aux autoconsommateurs sans injection.

  • FRANCE – Qualit’Enr se rapproche des particuliers grâce au GPPEP 17 mai 2018

    Le groupement des particuliers producteurs d’électricité photovoltaïque (GPPEP) est désormais adhérant de Qualit’Enr, a annoncé, le 16 mai, l’association pour la qualité dans les énergies renouvelables. « Cette participation permettra de renforcer la représentation des clients au sein de Qualit’EnR et de renforcer l’action des deux associations en matière de lutte contre l’éco-délinquance », précisent les deux associations dans un communiqué commun.  Le GPPEP rejoint le collège « utilisateurs » de Qualit’EnR, qui fait partie des 4 collèges représentant les différentes parties prenantes de la filière : installateurs, industriels, institutionnels et utilisateurs. « L’arrivée du GPPEP vient ainsi renforcer la représentation des intérêts des particuliers au sein de l’association, avec le bénéfice de son expertise spécifique au photovoltaïque. »

  • MONDE – 500 000 emplois créés l’an dernier 16 mai 2018

    En 2017, l’industrie des énergies renouvelables a créé plus de 500 000 nouveaux emplois dans le monde (+ 5,3 % par rapport à 2016), selon les chiffres publiés le 8 mai par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Pour la première fois, le cap des 10 millions de personnes employées dans le secteur (y compris les grandes centrales hydroélectriques) est dépassé, avec 10,3 millions. Avec 3,4 millions d’emplois (+ 9 %), l’industrie solaire photovoltaïque reste, devant la biomasse (3 millions), le plus grand employeur de toutes les technologies d’énergies renouvelables, tandis que les emplois dans l’industrie éolienne se sont légèrement contractés l’année dernière (1,15 million). La majeure partie de la fabrication se déroule dans un nombre relativement restreint de pays et 60 % de tous les emplois liés aux énergies renouvelables se trouvent en Asie, avance l’Irena.

  • SOLAIRE THERMIQUE – Un appel à projets sur les grandes installations 16 mai 2018

    L’Ademe a lancé le 14 mai la nouvelle édition de son appel à projets « grandes installations solaires thermiques de production d’eau chaude ». Cet appel à projets est à retrouver ici. Il concerne des projets de production d’eau chaude sanitaire ou de process pour : les industries consommatrices d’eau chaude (agroalimentaire, pharmaceutique, cosmétique, métallurgique) ; les activités agricoles (laiteries, fromageries, maraîchers utilisateurs de serres…) ; le secteur tertiaire (hôtels, piscines collectives, restaurants, cantines d’entreprises, centres sportifs, blanchisseries…) ; tous bâtiments à occupation permanente avec des besoins en eau chaude sanitaire ; les maîtres d’ouvrage qui développent des réseaux de chaleur. La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 14 septembre 2018.

  • FRANCE – Le gouvernement mise sur la formation 16 mai 2018

    Le gouvernement a lancé le 14 mai le programme « 10Kverts » avec l’objectif de « favoriser l’accès des jeunes et les demandeurs d’emploi aux emplois verts et verdissants », comme l’explique le ministère du Travail dans un communiqué. Ce programme prévoit 10 000 formations aux métiers de la transition écologique dès 2018 dans le cadre du Plan d’investissement dans les compétences (PIC). Il entend également intensifier la formation des salariés en insertion par l’activité économique, notamment dans le champ du recyclage, de l’économie circulaire et des ressourceries, mais aussi cofinancer la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) de ces filières. Les professions vertes, qui ont une finalité environnementale, et verdissantes, dont l’exercice évolue avec les préoccupations environnementales, représentent 4 millions d’emplois, selon le ministère. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, cité dans le communiqué, ajoute avoir confié « à Laurence Parisot le soin de bâtir le Plan de programmation de l’emploi et des compétences prévu par la loi pour la Transition énergétique pour la croissance verte de 2015, pour préparer nos filières à ces grandes mutations. C’est aussi la mission du Comité AcTE, constitué de 15 personnalités du monde socio-économique et que j’ai installé le vendredi 30 mars 2018, de nous aider à accélérer cette dynamique et à bâtir la croissance économique de demain. »

  • MONDE – Une progression attendue dans le transport et le chauffage 9 mai 2018

    Organisé le 2 mai à Lisbonne par l’initiative Énergie durable pour tous (SEforALL), le « Forum Énergie durable pour tous » s’est ouvert par un appel aux dirigeants mondiaux à faire davantage pour que personne ne soit laissé pour compte lors de la transition énergétique, afin de réaliser l’Objectif de développement durable 7. Un « Rapport d’avancement énergétique » a été publié par cinq institutions, dont l’AIE, à l’occasion de cette manifestation. Il dresse un bilan complet des avancées réalisées dans le monde concernant les quatre cibles mondiales relatives à l’énergie : l’accès à l’électricité, les modes de cuisson non polluants, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. S’agissant du développement des énergies renouvelables, le document explique qu’il a été spectaculaire dans le secteur de l’électricité, mais « moindre dans le transport et le chauffage, qui représentent ensemble 80 % de la consommation mondiale d’énergie ». Si les progrès réalisés en Chine depuis 2010 ont permis de faire progresser la consommation mondiale d’énergies renouvelables de 30 % en valeur absolue, le Brésil est le seul pays à dépasser largement la moyenne mondiale pour la part d’énergies renouvelables dans toutes les utilisations finales. En 2015, les ENR satisfaisaient 17,5 % de la consommation énergétique finale dans le monde et en se basant sur les politiques actuelles, elles ne devraient pas dépasser 21 % en 2030 soit une progression « loin de la hausse nettement plus importante requise ».

  • CLIMAT – L’assureur Allianz se désengage du charbon 9 mai 2018

    Allianz a annoncé le 4 mai qu’il n’assurerait plus les centrales et mines associées au charbon et qu’il veut complètement se désinvestir du secteur d’ici 2040. « Allianz cessera avec effet immédiat de proposer des solutions d’assurance aux centrales au charbon ou aux mines de charbon individuelles, qu’elles soient en activité ou en projet », explique l’assureur allemand dans un communiqué. « En tant que leader de l’assurance et des investissements, nous souhaitons promouvoir la transition vers une économie respectueuse du climat », poursuit son PDG, Oliver Bäte, cité dans le communiqué. Les sociétés qui produisent de l’électricité à partir de plusieurs sources, comme le charbon, d’autres combustibles fossiles ou des énergies renouvelables, continueront cependant d’être assurées. L’objectif du premier assureur européen est toutefois d’éliminer complètement d’ici 2040 les risques liés au charbon de ses activités d’assurance.

  • GRÈCE – Un appel d’offres éolien et solaire de 1 GW pour 2018 9 mai 2018

    Le régulateur grec des marchés de l’énergie lancera cette année des appels d’offres pour un volume total de 1 GW, a-t-il annoncé le 30 avril. Un appel d’offres solaire de 300 MW et un autre de même puissance dédié à l’éolien seront clôturés le 2 juillet, tandis qu’un troisième, de 400 MW, concernera les deux technologies. Si aucune date n’a encore été fixée pour ce dernier, d’autres appels d’offres bi-technologies devraient avoir lieu en 2019 et en 2020.

  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Partenariat entre Lendosphère et Wiseed 2 mai 2018

    Les deux plateformes dédiées au financement participatif dans les énergies renouvelables, Wiseed et Lendosphère, ont annoncé le 24 avril la signature d’un partenariat entre les deux structures pour financer les projets issus des appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Les deux entités vont ainsi proposer une offre commune dédiée aux porteurs de projets lauréats. « Il s’agit de coordonner, sur les territoires et dans le temps, leurs savoir-faire contractuels, commerciaux et de communication afin de créer des synergies favorisant la réussite des collectes de fonds, précisent les partenaires. Ce mécanisme évitera aux développeurs de multiplier les démarches avec les différentes plateformes et d’allonger les délais des collectes. » Un même projet pourra ainsi être financé en même temps ou successivement sur les deux plateformes

  • ÉMIRATS ARABES UNIS – EDF livre sa centrale photovoltaïque de 200 MW 2 mai 2018

    Première mise en service d’une installation d’énergies renouvelables aux Émirats arabes unis pour EDF. L’installation en question, de 200 MW, constitue la première tranche d’un ensemble de 800 MW appelé Dewa III et pour lequel EDF s’est associée à Masdar et Dubai Electricity and Water Authority (DEWA). « Cette nouvelle réalisation, livrée conformément à un calendrier exigeant, témoigne du savoir-faire de nos équipes quant au développement de grandes centrales solaires photovoltaïques », a déclaré Bruno Bensasson, nouveau directeur exécutif du groupe EDF en charge du pôle énergies renouvelables, dans un communiqué du 1er mai. Dewa III constitue la phase 3 de l’un des plus puissants projets de parc solaire au monde, le Parc Mohammed bin Rashid Al Maktoum, qui développera une capacité de 5 GW. Représentant un investissement total de 14 milliards de dollars, Il avait été attribué à un tarif très compétitif de 2,99 c$/kWh. Aux 200 MW désormais installés, succèderont deux mises en service successives de 300 MW, en 2019 puis en 2020.

  • ÉTATS-UNIS – 14,5 M$ pour la R&D sur la géothermie 2 mai 2018

    « La géothermie est fiable, une énergie renouvelable de base permettant de fournir un large spectre de services essentiels pouvant contribuer à la stabilité du réseau », explique le département américain de l’Énergie (DoE) dans un communiqué du 23 avril annonçant l’octroi d’une enveloppe de 14,5 millions de dollars de financement pour accélérer la recherche sur les technologies innovantes de forages en géothermie. Les États-Unis disposent actuellement d’une capacité installée de 3,8 GW mais d’un potentiel de 100 GW ou plus, selon le DoE. Les candidats peuvent déposer des projets jusqu’au 31 mai prochain.

AVRIL 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE AVRIL

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  • Power to gas – Un projet de 25 MW à l’étude en Belgique 25 avril 2018

    Le producteur d’énergies renouvelables Eoly, le développeur et opérateur de parcs éoliens offshore Parkwind et le gestionnaire d’infrastructures gazières belge Fluxys ont annoncé, le 24 avril,coopérer en vue de construire une installation power to gas en Belgique. Il s’agit d’une installation à l’échelle industrielle de 24MW, destinée à convertir de l’électricité verte en hydrogène vert pouvant être transporté et stocké dans les infrastructures de gaz naturel existantes. Une étude de faisabilité détaillée de l’installation sera réalisée dans un premier temps. « Contrairement aux projets de démonstration en Europe, Eoly, Parkwind et Fluxys ambitionnent de concrétiser en Belgique une des premières installations power to gas à l’échelle industrielle », soulignent les trois partenaires dans un communiqué. « L’objectif est de construire une installation Power to gas capable de convertir plusieurs MW d’électricité en hydrogène vert, qui pourra être proposé au marché en tant que carburant ou matière première décarbonisée. » Les possibilités d’utiliser l’installation « pour compenser les fluctuations de la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne (offshore) et d’offrir ainsi des services de support au réseau » seront également examinées.

  • Monde – Il faut passer la sixième 25 avril 2018

    Accélérer le déploiement global des énergies renouvelables par six, voilà ce qui permettrait de limiter la hausse des températures à 2°C, estime l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) dans une réactualisation de son rapport REmap. « Si nous voulons décarboner assez rapidement l’énergie mondiale pour éviter les impacts les plus graves du changement climatique, les énergies renouvelables doivent représenter au moins les deux tiers de l’énergie totale d’ici 2050 », explique Adnan Z Amin, directeur général de l’Irena. 94 % de l’effort nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur énergétique pourraient être réalisés en développant en parallèle les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Côté efficacité énergétique, la progression attendue est de 2,8 % par an d’ici 2050, contre 1,8 % actuellement. La part des énergies renouvelables dans la consommation finale doit quant à elle passer de 18 % en 2015 à 65 % en 2050 (de 17 % à 70 % pour l’Europe).

  • Hydrolien – Atlantis se positionne pour un parc de 1 GW au raz Blanchard 25 avril 2018

    Atlantis Resources a annoncé le 23 avril avoir soumis au gouvernement un « plan stratégique » pour le développement d’ici 2025 d’un parc d’hydroliennes de 1 GW au Raz Blanchard, en Normandie. Sa capacité pourrait même doubler en 2027, à 2 GW. La proposition d’Atlantis comprend le développement d’un site d’assemblage, d’essais, d’exploitation et de maintenance de turbines en Normandie. « La construction du site de 2 GW au Raz Blanchard devrait attirer 3,3 milliards d’euros d’investissements et ouvrir un marché d’exportation de turbines valorisé à 400 millions d’euros par an, avec un potentiel de création de 10 000 emplois », explique le spécialiste des projets hydroliens dans un communiqué. « La France possède au raz Blanchard une mine d’or d’énergie renouvelable dont l’exploitation est peu coûteuse », avance Tim Corneliis, PDG d’Atlantis, et les « discussions sur ce projet industriel ont été engagées avec le gouvernement français et les autorités ».

  • PUBLICATION – Les recommandations de la Cour des comptes 18 avril 2018

    La Cour des comptes a rendu public le 18 avril un rapport sur le soutien aux énergies renouvelables. L’institution déplore que « la France a peu fait profiter son tissu industriel du déploiement des énergies renouvelables », alors même que les moyens financiers mobilisés par l’Etat « sont pourtant conséquents. » Ce document de 117 pages propose deux orientations : à l’occasion de la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de 2018, définir une stratégie énergétique cohérente entre les objectifs de production d’énergies renouvelables électriques et l’objectif de réduction de la part de l’énergie nucléaire dans le mix ; clarifier les objectifs industriels français associés au développement futur des EnR. La Cour formule également 6 recommandations dont : la publication du calcul des coûts de production et des prix, actuels et prévisionnels, de l’ensemble du mix énergétique programmé dans la PPE ; accroître des moyens du fonds chaleur ; faire évoluer les procédures d’appels d’offres et d’autorisation administrative ; étendre les appels d’offres pour l’attribution d’aide à la production d’électricité d’origine éolienne aux installations de plus de 6 MW ; fixer des plafonds de prix pour les projets dans les filières non matures.

  • SOLAIRE THERMIQUE – Un livret pour la rénovation 18 avril 2018

    Dédié aux avantages de la chaleur solaire dans la rénovation, un nouveau livret signé Enerplan, en collaboration avec Uniclima et avec le soutien de l’Ademe et de GRDF, a été publié le 12 avril. Intitulé « Rénovation + Solaire thermique – La nouvelle dynamique », cet ouvrage a été développé pour Socol, structure qui réunit près de 3 000 professionnels œuvrant pour structurer la filière. « Dès à présent, avec la Contribution Climat Energie, le solaire thermique est rentable. Sur 20 ans, en intégrant les coûts d’installation, d’exploitation et de maintenance, la chaleur solaire s’avère moins chère qu’une solution classique fonctionnant à 100 % au gaz ou au fioul, avance le syndicat en présentation du livret. En comparaison avec d’autres solutions conventionnelles, le solaire s’affirme comme la plus rentable du marché en rénovation, notamment grâce au soutien du Fonds Chaleur de l’Ademe. »

  • TUNISIE – Annonce d’un appel d’offres de 800 MW 18 avril 2018

    La Tunisie va lancer à la fin du mois d’avril un appel d’offres international pour la production électrique de 800 MW grâce à l’énergie renouvelable. « L’appel d’offres pour des investissements de deux milliards de dinars (674 millions d’euros) sera lancé le 27 avril », a expliqué, au cours d’une série d’annonces, le Premier ministre Youssef Chahed. Dans le détail, le projet a pour objectif la production de 800 MW d’électricité grâce aux énergies solaire et éolienne. Six gouvernorats sont concernés : Tataouine, Tozeur, Kébili (sud), Sidi Bouzid, Gafsa (centre) et Nabeul (est).

  • Nouvelle-Aquitaine – Lancement d’un AMI ”solutions énergétiques innovantes” 11 avril 2018

    Pyro-gazéification, méthanisation, synthèse catalytique, bio-fermentation alcoolique, cultures de micro-algues, valorisation des ressources renouvelables, de sous-produits d’activités, captage du dioxyde de carbone… autant de domaines concernés par l’appel à manifestation d’intérêts lancé par la région Nouvelle-Aquitaine. Dénommé « Production innovante de gaz ”verts”, de biocarburants ”avancés” à partir de ressources renouvelables », l’objectif de cet AMI est de produire de manière innovante (en phase post R&D), à partir de ressources renouvelables (biomasse, sous produits d’activités économiques , déchets en fin de vie…), des vecteurs énergétiques intéressants et d’avenir, à savoir par exemple le syngaz, le méthane de synthèse, l’hydrogène renouvelable, ou encore les biocarburants  2G de type bio-éthanol, bio isobutène ou biodiesel d’huiles végétales, etc. Les quatre cessions de dépôts de candidatures sont ouvertes jusqu’au : 1er juin 2018, 1er octobre 2018, 1er avril 2019 et 1er octobre 2019. Les candidats retenus disposeront ensuite de 3 ans maximum pour développer et déposer à maturité un dossier de demande d’aide à l’investissement à la Région. Pour les projets sélectionnés, le soutien régional concernera la phase d’études techniques et économiques préalables et d’investissements (jusqu’à 60 % maximum sur le coût total HT).

  • BIOMÉTHANE – Une progression encore insuffisante 11 avril 2018

    Avec 44 centrales de production de biométhane en exploitation à fin 2017, le secteur connaît une croissance de 40 % du nombre d’unités et un doublement de la capacité de production qui atteint plus de 0,6 GWh, expliquent le think tank France Biométhane et le cabinet SIA Partners dans leur 3e Observatoire annuel du biométhane en France, publié le 9 avril. Le document annonce par ailleurs que cette tendance devrait se prolonger sur 2018 et 2019 aux vues du portefeuille de projets en liste d’attente de raccordement sur les réseaux de gaz. Pour le président de France Biométhane, Cédric de Saint Jouan, les récents résultats du groupe de travail sur la méthanisation assurent une visibilité pour la filière qui va lui permettre de continuer sur sa lancée actuelle, sans toutefois l’accélérer. « Cela ne permet pas non plus de rassurer sur l’atteinte de l’objectif de 10 % de la consommation de gaz à base de biométhane en 2030 ; objectif qui devrait être revu lors de la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie qui sortira en fin d’année », ajoute-t-il dans un communiqué.

  • MONDE – 2 179 GW de capacité installée fin 2017 11 avril 2018

    Avec 8,3 %, 2017 a été la 7e année consécutive de croissance à un tel niveau pour les énergies renouvelables, selon les données publiées le 5 avril par l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena). À la fin de l’année 2017, la capacité mondiale installée en termes d’énergies renouvelables a ainsi augmenté de 167 GW, pour atteindre 2 179 GW. Les nouvelles capacités de solaire photovoltaïque ont représenté plus de la moitié des nouvelles mises en service toutes technologies confondues avec plus de 93 GW en plus entre 2016 et 2017. La croissance du solaire (+ 32 %) a d’ailleurs surpassé celle de l’éolien (+ 10 %) en 2017. Il faut dire que le coût actualisé de l’énergie (LCOE) solaire photovoltaïque a chuté de 73 % entre 2010 et 2017 tandis que celui de l’éolien baissait de près de 25 % sur la même période, d’après l’Irena. La Chine a représenté près de la moitié des nouvelles capacités renouvelables mises en service l’an dernier (64 % pour l’Asie entière, contre 58 % en 2016). 24 GW ont été raccordées en Europe et 16 GW en Amérique du Nord. À noter, les énergies renouvelables hors réseau ont enregistré une croissance de 10 % en 2017, tandis que l’hydroélectricité a enregistré le plus bas niveau d’ajout de nouvelles capacités en 2017 depuis 10 ans.

  • Nominations – Une présidente et un nouveau Comité 4 avril 2018

    Par un décret du 19 mars Chantal Jouanno a été nommée présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), en charge d’organiser des débats publics sur les plans et programmes nationaux, comme le débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) lancé le 19 mars dernier. L’ancienne présidente de l’Ademe et secrétaire d’État à l’Écologie succède à Christian Leyrit qui occupait ce poste depuis 2013. Par ailleurs, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a installé le 30 mars le Comité de l’Accélérateur de la transition écologique (AcTE) et en a confié la présidence à Jean-Dominique Senard. Composé de 15 personnalités du monde économique et de la recherche, ce comité aura « pour mission d’accompagner et de stimuler les réflexions du ministère pour la mise en œuvre de l’ensemble des mesures du Plan climat », explique le ministre de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué.

  • Emploi – Problème numéro 1 des start-ups cleantech d’Île-de-France : le recrutement ! 4 avril 2018

    44 % des éco-entreprises d’Île-de-France ont des problèmes pour trouver les profils souhaités lors de leurs recrutements, selon une étude du Pexe, présentée le 29 mars lors de son Forum national. Cette tendance est, tout de même, une bonne nouvelle, qui illustre bien le fait que la transition énergétique est un élément de croissance pour l’économie française. Par ailleurs, 79% de ces éco-entreprises pensent embaucher dans l’année et, en moyenne, chacune pense à mener au moins 3 embauches. Les profils les plus recherchés sont les ingénieurs (23 %), les commerciaux (21 %) et les informaticiens (19 %). Ces résultats sont basés sur un recensement de 400 entreprises situées sur la région. Une piste d’amélioration pour elles cependant, elles ne sont que 8 % à avoir une Gestion Programmée de l’Emploi et des Compétences (GPEC, gestion anticipative et préventive des ressources humaines, en fonction des contraintes de l’environnement et des choix stratégiques de l’entreprise).

  • Publication – L’Ademe actualise son Avis sur l’hydrogène 4 avril 2018

    L’Ademe a mis à jour son Avis sur l’hydrogène, identifiant 4 contributions majeures de ce vecteur énergétique : nouvelles opportunités pour l’autoconsommation d’énergies locales, le développement des véhicules électriques hydrogène, la réduction des impacts liés à l’emploi actuel d’hydrogène d’origine fossile dans l’industrie et son utilisation à une échelle locale, dans une vision systémique de l’énergie. « Les consommateurs industriels diffus, éloignés des sites de production, constituent une cible prioritaire », avance l’Avis. « La fabrication des équipements de la chaîne hydrogène représente des enjeux de diversification pour de nombreux acteurs industriels ; ces technologies peuvent irriguer des secteurs variés – énergie, réseaux, télécoms, bâtiments, numérique, transport, aéronautique – en créant de la valeur ajoutée pour des intégrateurs de solutions. Enfin, les enjeux en termes d’emploi concernent tout autant des PME, des ETI que des grands groupes industriels ou de services », ajoute l’agence.

MARS 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MARS

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  • Méthanisation – 15 propositions pour la méthanisation 28 mars 2018

    Après l‘éolien et avant le solaire, la méthanisation a eu les honneurs d’un groupe de travail dont les 15 conclusions ont été dévoilées le 26 mars. Autant de « nouveaux outils qui doivent permettre de développer des revenus complémentaires aux agriculteurs, de professionnaliser la filière et d’accélérer la réalisation des projets de méthanisation tout en faisant baisser les coûts de production du biogaz », explique le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, dans un communiqué. Le lancement d’un appel d’offres pour les projets de méthanisation avec injection « atypiques », la mise en place d’un complément de rémunération pour les petites installations et la facilitation de l’accès au crédit pour la méthanisation agricole doivent « donner aux agriculteurs les moyens de compléter leurs revenus. » D’autres propositions visent à professionnaliser la filière, notamment la création d’un portail national de ressources sur la méthanisation. Enfin, plusieurs outils sont mis en avant dans le but d’accélérer les projets, notamment la simplification de la réglementation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), et la création d’un guichet unique méthanisation pour l’instruction des dossiers réglementaires et la généralisation de la méthanisation des boues de grandes stations d’épuration. Cette dernière proposition ne fait pas l’unanimité du côté des représentants agricoles. Un groupe de travail spécifique, avec les collectivités et les professionnels, est annoncé pour préciser le calendrier et les soutiens.

  • CHAUFFAGE AU BOIS – Les ventes d’appareils domestiques ont bondi de 12 % 28 mars 2018

    Observ’ER vient de mettre en ligne son étude préliminaire sur le marché 2017 des appareils domestiques de chauffage au bois. Les ventes d’appareils ont grimpées de 12%, après trois années consécutives de baisse. Les appareils utilisant des granulés prennent une place de plus en plus importante dans le choix des consommateurs et ont représenté 38 % du marché en 2017. La croissance de ce segment a été de 28 % par rapport à 2016. Les ventes d’appareils à bûches ont également progressé de 4 %. Selon ses auteurs cette hausse « démontre une prise de conscience de la part des consommateurs sur le fait que les appareils à bois sont non seulement efficaces, économiques, mais également des vecteurs de la transition énergétique. » L’étude sera complétée, dans les semaines à venir, par de nouveaux indicateurs et un pendant qualitatif afin d’avoir un aperçu global de la filière.

  • Étude – Le secteur industriel peut faire mieux 28 mars 2018

    Il existe « de nombreuses technologies EnRR (énergies renouvelables et de récupération) relativement matures, qui permettent de produire et d’autoconsommer de l’énergie sur un site industriel, que ce soit de la chaleur ou de l’électricité », explique l’Ademe dans une étude sur l’intégration des EnRR dans l’industrie, dévoilée le 22 mars. Depuis les années 1980, l’industrie s’est mobilisée pour « mieux maîtriser sa compétitivité énergétique » et « réduire son empreinte environnementale », note l’Ademe. Mais malgré « quelques belles réussites », « le déploiement des EnRR est encore trop peu avancé dans ce secteur », ajoute l’agence dans un communiqué. L’étude détaille ainsi 12 secteurs industriels et 10 technologies disponibles : quatre en récupération d’énergie (échangeur sur buées, condenseur de groupes froids, échangeur sur fumées ou sur chaudière) et six énergies renouvelables en autoconsommation (géothermie, biogaz, biomasse, solaire thermique, photovoltaïque et éolien). Si les énergies de récupération sont les plus compétitives, car utilisant de l’énergie déjà payée, les énergies renouvelables, même plus coûteuses, permettent de leur côté de réduire la dépendance aux énergies traditionnelles, et de s’affranchir de la hausse prévue du prix du CO2, souligne l’Ademe.

  • FRANCE – C’est parti pour le débat public sur la PPE 21 mars 2018

    Le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour la période 2019-2023 est lancé. La Commission nationale du débat public (CNDP) a mis en ligne le 19 mars la plateforme contributive, sur laquelle chacun pourra, jusqu’au 30 juin 2018, poser des questions, déposer son avis et avoir accès à un ensemble de ressources relatives au débat public et à la PPE. Le site dédié au débat répertorie également différents événements et rencontres co-organisés par la CNDP en partenariat avec des organisations de la société civile auprès de « publics cibles ». En avril 2018, la CNDP tirera par ailleurs au sort 400 citoyens (panel baptisé « G 400 ») « qui suivront toute la procédure et seront amenés à se prononcer sur des questions apparues comme clefs au cours du débat ». Suite à ce débat public, dont « l’État devra tenir compte des enseignements », la révision de la PPE devra être adoptée par décret avant le 31 décembre 2018. De son côté, un collectif d’ONG, réuni sous l’égide de RAC France, a annoncé craindre que le débat public n’occulte certains sujets, « comme la situation économique et financière très critique d’EDF, ainsi que les coûts et risques croissants du nucléaire vieillissant ». Le collectif milite pour prendre en compte « les bonnes nouvelles qui changent la donne et permettent de planifier plus sereinement la fermeture progressive de réacteurs nucléaires : la consommation d’énergie qui se stabilise et tend à la baisse, ainsi que le coût des énergies renouvelables qui continue de chuter ».

  • EUROPE – Webinaire sur les EnR au sein de l’EU28 21 mars 2018

    En février dernier, la 17e édition de l’État des énergies renouvelables en Europe a été mise en ligne sur le site EurObserv’ER. En attendant la publication prochaine de ce rapport en version française, l’équipe du programme EurObserv’ER organise le mardi 27 mars, à 11h, un webinaire autour des principaux résultats de l’édition 2017. Cette session (d’une heure, en anglais) sera l’occasion de commenter les principaux agrégats définissant les niveaux de développement actuels des filières renouvelables au sein de l’Union européenne. Ainsi, seront présentés, l’aspect énergétique avec l’avancée de l’objectif de porter à 20 % la part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale, la dimension socio-économique au travers des chiffres d’emplois de 2016, mais aussi un bilan des investissements réalisés ou de la flexibilité des réseaux électriques européens à intégrer les productions renouvelables. En fin de séance, les participants pourront poser des questions aux intervenants. Un pré-enregistrement à la session est possible avec ce lien. Pour se connecter au webinaire, c’est ici.

  • UE – Un projet pour la promotion du bioGNV 21 mars 2018

    La construction de huit stations GNV/bio-GNV sur le réseau Île-­de-­France par Sigeif Mobilités et l’achat de 330 poids lourds au GNV/bio-GNV par le Groupe FRAIKIN et TAB Rail Road pour leur réseau européen, tel est le projet lancé le 14 mars par Sigeif Mobilités, le groupe Fraikin et TAB Rail Road. Nommé Olympic Energy, il sollicite le financement de la Commission européenne, dont la décision sera annoncée en septembre 2018. Ce partenariat est « exemplaire d’une démarche coordonnée entre un développeur de réseau de stations de carburants alternatifs, un loueur et un utilisateur de poids lourds roulant au GNV/bio­GNV, unis dans une même ambition de favoriser la production et l’usage du biométhane », explique un communiqué. Le projet fait le pari, « par le positionnement européen et l’expérience de ses partenaires » de la complémentarité des modes de transport routier, fluvial et ferroviaire.

  • ENTREPRISES – Redistribution des cartes en Allemagne 14 mars 2018

    Annoncée dimanche 11 mars, une opération complexe va redistribuer les cartes dans le secteur de l’énergie outre-Rhin. Dans les faits, un « accord de principe » a été signé par EON et RWE : il doit conduire à la cession d’Innogy, filiale d’énergies renouvelables de RWE, à E.ON. E.ON doit d’abord acquérir 76,8 % d’Innogy. Ensuite, RWE entrera, en contrepartie, dans le capital d’E.ON à hauteur de 16,67 %, pour devenir le premier actionnaire de son rival historique et désormais partenaire. Suite à ces opérations en capital, RWE va récupérer des actifs dans les énergies renouvelables d’Innogy ainsi que celles d’E.ON, tandis que les réseaux et portefeuilles clients d’Innogy resteront chez E.ON. Ce montage par étapes, soumis aux autorités de la concurrence, devrait bouleverser le profil de ces deux géants aujourd’hui intégrés « verticalement », c’est-à-dire mêlant des activités de production et de distribution d’énergie. Avec cette opération, E.ON deviendra « une société d’énergie concentrée sur les réseaux d’énergie et les solutions client » et RWE, « un leader européen pour les énergies renouvelables et la production d’électricité conventionnelle. » Côté emplois, E.on prévoit jusqu’à 5 000 suppressions de postes, étalées sur plusieurs années et qui seront réalisées sur la base de départs volontaires et accompagnés par le groupe, qui comptera à terme 70 000 effectifs. Rolf Martin Schmitz, président du directoire de RWE, a estimé de son côté qu’il n’y aura pas ou très peu de réduction de personnel.

  • BIOGNV – Sigeif Mobilités sélectionne Total pour une station 14 mars 2018

    Dans le cadre d’un appel d’offres, Sigeif Mobilités, société d’économie mixte (SEM) locale créée par le Sigeif et la Caisse des dépôts, a retenu Total pour « construire et exploiter la plus grande station de France exclusivement consacrée au gaz naturel pour véhicule (GNV) et au bio-GNV ». Les travaux d’aménagement au sein de la plateforme logistique du port de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, débuteront à l’automne, pour une livraison prévue au printemps 2019, précise l’énergéticien dans un communiqué du 13 mars. Total s’est engagé à ce qu’un minimum de 10 % de la totalité des volumes de GNV commercialisés sur la station, qui comptera quatre pistes uniquement dédiées au GNV, soient d’origine renouvelable (bio-GNV). Le groupe a pour objectif de déployer 350 stations GNV en Europe à l’horizon 2022, dont 110 stations en France.

  • TERRITOIRES – Grenoble en route vers le 100 % EnR grâce à GEG 14 mars 2018

    L’entreprise locale de distribution (ELD) Gaz Électricité de Grenoble (GEG) a présenté, le 9 mars, un plan d’investissement de 125 millions d’euros dans des sources de production d’électricité d’origine renouvelable. Il vise à couvrir, en 2022, l’équivalent du niveau de consommation des 166 000 Grenoblois, uniquement en énergies renouvelables, soit 400 GWh/an et fixe un point de passage en 2020 à 326 GWh. GEG compte surtout sur l’éolien pour réaliser ses objectifs de passer d’une production annuelle renouvelable de 144 GWh (dont 97 en hydroélectricité, 16 en éolien, 12 en photovoltaïque et 19 en biométhane) à presque 400 GWh en 2022 (dont 143 en hydroélectricité, 209 en éolien, 27 en photovoltaïque et 19 en biométhane).

  • MÉTHANISATION – L’objectif de la PPE à fin 2018 d’ores et déjà atteint 7 mars 2018

    « L’objectif fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie (137 MW raccordés aux réseaux électriques fin 2018) est d’ores et déjà atteint », indique le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) dans son « Tableau de bord : biogaz pour la production d’électricité – Quatrième trimestre 2017 », à propos des installations de méthanisation. Celles-ci représentent d’ailleurs 85 % des mises en service d’installations produisant de l’électricité à partir de biogaz pour l’année 2017. De plus, note le SDES, le rythme de raccordement de méthaniseurs s’accélère (22 MW raccordés au cours de l’année 2017, contre 17 MW en 2016). S’agissant de l’ensemble des installations biogaz, « le rythme des mises en service s’est considérablement accéléré en fin d’année, plus de 50 % de la puissance raccordée durant l’année l’ayant été au cours du seul quatrième trimestre », précise l’organisme du ministère de la Transition écologique et solidaire. Ainsi, fin décembre 2017, 548 installations ont produit de l’électricité à partir de biogaz, correspondant à une puissance totale installée de 423 MW. Le « Tableau de bord : biométhane injecté dans les réseaux de gaz – Quatrième trimestre 2017 » indique par ailleurs qu’à « fin 2017, 44 installations ont injecté du biométhane, après production et épuration de biogaz, dans les réseaux de gaz naturel. Leur capacité s’élève au total à 696 GWh/an, en progression de 69 % par rapport à la fin de l’année 2016. » Une capacité supplémentaire de 285 GWh/an a été installée au cours de l’année 2017, contre 131 GWh/an sur l’année précédente.

  • UE – Ne pas oublier la politique de développement rural 7 mars 2018

    Les synergies entre énergies renouvelables et développement rural « sont possibles, mais qu’à ce jour, elles restent pour l’essentiel inexploitées », selon un « rapport spécial » de la Cour des comptes européenne. La situation et les besoins des zones rurales devraient être davantage pris en compte dans la politique de l’UE en matière d’énergies renouvelables, notamment lors de la conception des futurs plans nationaux intégrés en matière d’énergie et de climat, selon le rapport. Le document revient également sur le financement de projets d’énergies renouvelables par le Feader (Fonds européen agricole pour le développement rural) et conclut que la Commission devrait, pour la prochaine période, renforcer les objectifs plus spécifiquement liés aux ENR. « Les ressources financières allouées au développement rural peuvent jouer un rôle dans la réalisation des objectifs en matière d’énergies renouvelables au niveau national et de l’UE, mais elles devraient alors profiter aux zones rurales », explique M. Samo Jereb, le Membre de la Cour des comptes européenne responsable du rapport. « La Commission européenne n’a pas fourni suffisamment de précisions ou d’orientations à cet égard. » Par ailleurs, quatorze ministres de l’Environnement de l’Union européenne, dont Nicolas Hulot, appellent à renforcer les financements « pro-climat » dans le futur budget pluriannuel de l’UE. Ils demandent à la Commission qu’« au moins 20 % » du futur budget de l’UE soit consacré à des investissements en faveur du climat, expliquent-ils dans une déclaration commune diffusée en marge d’un Conseil des ministres de l’Environnement qui s’est tenu le 5 mars à Bruxelles. Le 2 mai prochain, la Commission européenne donnera le coup d’envoi des négociations sur le futur cadre financier pluriannuel, qui fixera les balises des dépenses de l’Union sur la période 2021-2027.

  • BIOGAZ – EVERGAZ et SICAE-OISE s’associent sur 3 départements 7 mars 2018

    Evergaz et SICAE-Oise ont annoncé le 2 mars leur association « pour développer puis détenir un ensemble de centrales biogaz dans les départements de l’Oise, la Somme et l’Aisne en partenariat avec les acteurs locaux (agriculteurs, industriels, collectivités locale…) ». Le partenariat prévoit la création d’une société de co-développement et de co-investissement SICAE-OISE/Evergaz appelée « Hauts-de-France Méthanisation ». Et en parallèle, SICAE-OISE entre au capital d’Evergaz. Les deux partenaires ont prévu d’investir 20 M€ sur 5 ans dans les projets biogaz sur ces 3 départements, dont plus de 80 % des énergies produites sont issues des filières renouvelables essentiellement éolienne et dans lesquels « il reste de belles perspectives de développement dans la méthanisation », expliquent les deux partenaires dans un communiqué.

FéVRIER 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE FéVRIER

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  • France – La méthanisation fait salon 28 février 2018

    Si l’annonce de fonds de prêt à la méthanisation de 100 millions d’euros a eu lieu à l’Élysée, celle-ci est au cœur des discussions du salon de l’agriculture depuis son ouverture, le 24 février. Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, y a présidé la deuxième réunion plénière du groupe de travail sur la méthanisation. Il a également décalé au 26 mars l’annonce de ses résultats, avec des réunions des sous-groupes prévues d’ici-là. Car, comme il l’a expliqué dans un entretien au Figaro, le gouvernement veut « faire du développement de la méthanisation l’un des éléments de la trajectoire énergétique française », dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), et apporter ainsi « une partie de la solution à la crise agricole dans notre pays. » Pour rappel, le fonds lancé par le Président Macron devrait être mis en place dès l’automne 2018 avec Bpifrance, dans le cadre du grand plan d’investissement agricole de 5 milliards d’euros qui doit accompagner la transformation de l’agriculture.

  • Biomasse – Nicolas Hulot annonce 11 nouveaux projets 28 février 2018

    Lancé en février 2016, pour un volume total de 180 MW répartis sur 3 ans, l’appel d’offres pour les installations biomasse énergie a livré sa deuxième tranche. Le ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a désigné 11 nouveaux lauréats : 9 projets pour le lot bois énergie et 2 projets de méthanisation, pour un volume total de 52,9 MW. Le tarif moyen pondéré par la puissance de ces 11 installations est de 122,50 €/MWh, un tarif comparable à celui de la première vague. Cet appel d’offres porte sur un volume annuel de 50 MW pour le bois énergie (plus de 300 kW) et de 10 MW pour de la méthanisation (plus de  500 kW). Or pour cette dernière, seul 1,3 MW ont finalement été attribués pour cette deuxième tranche, au moment où le gouvernement réfléchit à des mesures pour encourager le développement de la filière. Les lauréats bénéficieront d’un complément de rémunération garanti pendant 20 ans. La troisième (et dernière) période de candidature sera ouverte du 29 juin au 31 août 2018.

  • Raccordement – Enedis lance deux offres expérimentales 28 février 2018

    Comme annoncé, Enedis va tester de nouveaux moyens pour mieux intégrer les énergies renouvelables au système électrique, notamment en Vendée et en Champagne-Ardennes, a-t-il annoncé le 22 février. Dès le mois prochain, la filiale d’EDF va ainsi expérimenter une nouvelle manière de raccorder un parc éolien et un parc solaire, en Vendée. Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité proposera au développeur d’accepter, par contrat, que la puissance injectée dans le réseau soit réduite, dans les premiers mois de la mise en service, en échange d’un raccordement plus rapide. « Nous souhaitons industrialiser ces offres dès l’année prochaine », a expliqué, à l’AFP, Hervé Lextrait, chef du département Producteurs d’Enedis, même si pour l’instant le cadre réglementaire manque pour généraliser ces « offres de raccordement intelligentes ». Autre expérimentation qui sera lancée l’an prochain en Champagne-Ardennes : recharger des véhicules électriques grâce au pilotage de l’électricité produite dans des parcs éoliens et utiliser les réserves de courant dans les batteries des véhicules pour aider le réseau électrique, lorsque les éoliennes ne tournent pas.

  • Étude – L’UE peut et doit faire mieux 21 février 2018

    Selon une étude commandée par la Commission européenne et réalisée par l’Irena, l’Agence internationale des énergies renouvelables, l’Union européenne pourrait atteindre une part d’énergie renouvelable dans sa consommation totale d’énergie de 34 % en 2030, contre un objectif actuellement fixé à 27 %. « Le rapport confirme nos propres observations sur la baisse importante des coûts des renouvelables ces dernières années, et la nécessité de prendre en compte ce nouvel environnement dans la fixation de notre niveau d’ambition dans le cadre des négociations à venir pour définir les politiques énergétiques de l’Europe », explique le commissaire européen à l’Action pour le Climat, Miguel Arias Canete, dans un communiqué du 20 février. Or, si les États membres s’en tiennent à leurs projets et programmes actuels, le déploiement des renouvelables n’atteindra que 24 % en 2030, prévient le rapport. L’agence insiste également sur le fait qu’un objectif ambitieux serait «?rentable?» pour les États membres. Pour autant, prévient Adnan Ami, directeur général de l’Irena, si l’UE ne prend pas les « ?bonnes décisions financières maintenant? », le bloc européen risquerait de se retrouver avec « ?de très importants actifs bloqués d’infrastructures énergétiques obsolètes? ».

  • Stockage – L’UE veut produire des batteries « vertes » 21 février 2018

    Les batteries électriques produites par l’UE seront « vertes », recyclables et réutilisables pour se distinguer de la concurrence, a expliqué le 20 février le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic, qui porte le projet d’une « Alliance européenne des batteries ». « Nous voulons quelque chose de différent par rapport à ce qui existe actuellement sur le marché », a souligné, selon l’AFP, le commissaire à Bruxelles, en amont du premier « Forum industriel de l’énergie propre », au cours duquel la Commission espère promouvoir son plan stratégique pour le développement de batteries électriques. Pour répondre à la demande d’ici 2025 (un marché de 250 milliards d’euros), Maros Sefcovic estime que l’UE devra se doter de 10 à 20 « giga-entreprises », et former 300 000 à 400 000 personnes pour cette production spécifique. La Commission espère que l’industrie s’engagera sur les 20 priorités identifiées pour développer le marché au sein de l’UE, avec au premier rang « la réduction de l’empreinte carbone » tout au long de la chaîne de production et du cycle de vie du produit. L’industrie a par ailleurs proposé de créer un label européen pour les batteries produites.

  • Allemagne – Un premier appel d’offres bi-technologie 21 février 2018

    Dans les tuyaux depuis mai 2017, l’Agence fédérale allemande qui gère les réseaux, Bundesnetzagentur, a annoncé le 19 février le lancement d’un appel d’offres bi-technologie éolien-solaire de 200 MW. À l’instar de la France, « c’est la première fois qu’un appel d’offres inter-technologie est lancé en Allemagne », précise le communiqué de l’Agence. Les candidats peuvent ainsi présenter aussi bien des projets éoliens que des projets solaires et doivent se conformer aux mêmes règles, notamment un prix maximum fixé à 88,4 euros/MWh. Les projets auront une puissance minimale de 750 kW tandis que les centrales solaires au sol ne pourront pas dépasser les 20 MW.

  • Méthanisation – Méthanisation : des annonces pour le salon de l’agriculture 14 février 2018

    « Le groupe de travail sur la méthanisation s’est réuni pour la première fois le 1er février », a expliqué Sébastien Lecornu, le 8 février, en clôture du colloque du SER. Les travaux sont donc d’ores et déjà lancés sur différentes commissions techniques : la simplification des réglementations, l’accès au financement (qui constitue aujourd’hui la principale difficulté de cette filière), les dispositifs de soutien public et la réflexion sur le biogaz dans les nouvelles mobilités. Le secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a expliqué que le sujet était « un enjeu majeur pour l’agriculture française, pour les éleveurs, dans la diversification des revenus pour une partie des agriculteurs français. » C’est pourquoi le calendrier est « particulièrement resserré pour pouvoir présenter un certain nombre de conclusions opérationnelles pour le salon de l’agriculture » (du 24 février au 4 mars), a-t-il annoncé.

  • Hydrolien – Enfin de bonnes nouvelles 14 février 2018

    « Nous savons qu’il suscite encore des débats, que nous avons à nous convaincre collectivement de la maturité de cette technologie. Nous engagerons pour cela dans l’année des études préliminaires au lancement d’un appel d’offres pré-commercial sur l’hydrolien », a annoncé Sébastien Lecornu, le 8 février, en clôture du colloque du SER. L’appel d’offres commercial, lui, aurait lieu en 2019. Ces études techniques préliminaires sur les zones du Raz Blanchard, en Normandie, et du Fromveur, près de l’île d’Ouessant, étaient fortement attendues par la filière et les récentes annonces de Nicolas Hulot n’avaient pas rassuré grand monde. D’autant plus depuis l’abandon par Naval Énergies de l’expérimentation menée sur le site de Paimpol-Bréhat, en Bretagne.   

  • Hydraulique – Une grève le 13 mars contre l’ouverture à la concurrence 14 février 2018

    Les salariés des quelque 400 concessions hydrauliques de France sont appelés à la grève le 13 mars pour défendre le maintien dans le service public de ce secteur que la France est sommée par Bruxelles d’ouvrir à la concurrence, a appris le 13 février l’AFP de sources syndicales. Cet appel à l’initiative de l’intersyndicale CFDT, CGT, CFE-CGC et FO intervient après une rencontre la semaine dernière avec le cabinet du Premier ministre et alors que le gouvernement semble vouloir accélérer sur ce dossier, selon les syndicats qui refusent que soient « bradés » les barrages. Pour rappel, Bruxelles a mis en demeure la France, en octobre 2015, d’ouvrir à la concurrence ses concessions. Propriétés à 100 % de l’État, les barrages sont actuellement concédés en très grande majorité à EDF, qui détient environ 85 % de la puissance installée, et à Engie, via ses filiales Compagnie nationale du Rhône (CNR) et Société hydroélectrique du Midi (Shem).

  • Opinion – Les Français plébiscitent les énergies renouvelables 7 février 2018

    Pour sa 8e édition, le baromètre annuel OpinionWay pour Qualit’EnR est riche d’enseignements sur les (très) bonnes dispositions des Français en matière d’énergie renouvelable. Première surprise, ils seraient déjà 35 % à disposer, dans leur résidence principale, d’au moins un équipement utilisant des énergies renouvelables, soit une hausse de 3 points par rapport à la vague précédente et 27 % (+5 points) envisageraient de s’équiper. Résultat plus inattendu encore, si les Français encouragent massivement le développement des énergies renouvelables, ils placent en tête de classement le solaire thermique (90 %) devant le photovoltaïque (82 %), l’éolien (81 %) ou le bois énergie (70 %). Autre enseignement qui cautionne sans réserve la nouvelle approche des pouvoirs publics, l’autoconsommation : 88 % des Français préfèreraient consommer leur électricité solaire plutôt que de la vendre au réseau. L’autoconsommation collective ou, dit autrement, de la possibilité de revente à autrui intéresse aussi. Si 57 % des personnes interrogées vendraient sur le réseau l’électricité produite mais non consommée, ils seraient 21% à préférer la revendre à d’autres consommateurs locaux, voire à des associations caritatives ou à des personnes en situation de précarité énergétique (10 %). L’enjeu économique est également abordé. Pour 68 % des Français, s’équiper en énergies renouvelables est perçu comme le meilleur investissement financier, devant l’achat d’un véhicule propre ou un placement immobilier (60 %).

  • Réseau de chaleur – 100 GWh de biométhane par an pour la CPCU 7 février 2018

    La Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) s’est fixé l’objectif d’augmenter la part verte des énergies renouvelables et de récupération dans son réseau pour atteindre 60 % d’ici 2020. Pour ce faire, elle a noué avec Engie un partenariat pour la fourniture de 100 GWh de biométhane par an pendant 5 ans, permettant la production de 130 000 tonnes annuelles de vapeur verte à destination du réseau de chauffage urbain parisien. Cet accord « constitue à ce jour le plus important contrat de biométhane en France », assure les deux partenaires dans un communiqué commun. « Après l’abandon du fioul lourd et la réduction pour moitié du charbon, l’introduction du bois, le recours aux biocombustibles liquides (huiles végétales) et à la géothermie, CPCU poursuit le verdissement et la diversification de son mix énergétique par l’acquisition de biométhane », ajoutent-ils. Augmenter la part de chaleur récupérée des unités de valorisation énergétique des déchets ménagers, la part de la biomasse sous forme de granulés de bois notamment et installer une ou plusieurs unités de production de chaleur à partir de combustibles solides de récupération sont les autres dispositifs et sources d’approvisionnement étudiés par la CPCU pour atteindre son objectif de 60 %.

  • Union européenne – Les aides au photovoltaïque et à l’éolien auditées 7 février 2018

    « Vérifier si l’aide apportée par l’Union européenne et les États membres en faveur de la production d’électricité d’origine éolienne et solaire photovoltaïque est efficace », tel est l’objectif de la Cour des comptes européenne. L’institution a annoncé le 1er février qu’elle réalisait un audit pour analyser « la conception, la mise en œuvre et le suivi des stratégies établies aux niveaux nationaux et européen en matière d’éolien et de solaire photovoltaïque depuis 2009, ainsi que les fonds consacrés par l’UE et par les États membres à leur développement. » Le rapport d’audit est attendu pour le début 2019. Les auditeurs se rendront dans quatre États membres: l’Allemagne, l’Espagne, la Grèce et la Pologne.

JANVIER 2018

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JANVIER

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  • Étude – Un gaz 100 % renouvelable en 2050 ? 31 janvier 2018

    À l’occasion des Assises européennes de la transition énergétique, l’Ademe, GRDF et GRTgaz ont présenté une étude de faisabilité technico-économique d’un mix de gaz 100 % renouvelable en 2050. Le gisement de gaz renouvelable injectable estimé à 460 TWh pourrait couvrir entièrement la demande de gaz en France à l’horizon 2050 selon tous les scenarii. Trois grandes filières de production de gaz renouvelable sont étudiées : la méthanisation (30 % du gisement potentiel), la pyrogazéification (40 %) et le power-to-gas (30 %). Pour atteindre l’objectif à 2050, il conviendrait de lever les freins sur la méthanisation agricole, de mobiliser davantage de ressources agricoles et forestières et de favoriser l’émergence de technologies à fort potentiel mais encore peu matures (pyrogazéification, gazéification des algues etc.). Selon cette étude, un mix gaz 100 % renouvelable permettrait d’éviter les émissions directes d’environ 63 Mt CO2/an ce qui représente 12,6 milliards d’euros, dans l’hypothèse dune taxe carbone à 200 €/t de CO2.

  • Formation – Lancement d’un Mooc sur le granulé de bois 31 janvier 2018

    Propellet France a annoncé le lancement d’une formation numérique gratuite et accessible à tous (sans inscription) : « Prescrire le chauffage au granulé de bois ». Les vidéos, en ligne depuis le 29 janvier, visent à apporter les clefs pour faciliter la prescription du granulé. Le Mooc cible les bureaux d’Etudes, maîtres d’œuvres et architectes. Mais les autres métiers liés au chauffage pourront largement trouver des détails techniques liés à leur activité, comme par exemple la partie « fumisterie » pour les installateurs. Il se décline en trois chapitres pour un total de plus de 30 leçons (de 1 à 5 minutes chacune, soit une durée totale de 1h30). Le premier chapitre, « Tout savoir sur le granulé », a pour but de présenter le chauffage au granulé de bois, ses atouts et le développement de la filière. Les deuxième et troisième parties, « Conception d’une chaufferie » et « Exploitation et maintenance d’une chaufferie », entendent répondre aux questions techniques que peuvent se poser les prescripteurs sur les labels, le dimensionnement, le stockage et l’exploitation. Enfin, la quatrième partie, « Retours d’expérience », a pour but de montrer des retours d’expériences et témoignages.

  • France – Un fonds en faveur du financement citoyen 31 janvier 2018

    En 2017, Nicolas Hulot avait martelé le fait que la France n’atteindra ses objectifs en matière d’énergies renouvelables que si les citoyens pouvaient s’associer au financement des projets. C’est dans cette optique qu’a été lancé, lundi 29 janvier, le fonds EnRciT. Doté d’un budget de 10 millions d’euros apporté par la Caisse des Dépôts (5 M€), le Crédit Coopératif (2,5 M€) et l’Ircantec (2,5 M€), son rôle sera de co-investir dans des projets aux côtés des citoyens et des collectivités. EnRciT apportera les moyens financiers nécessaires à la consolidation de la phase de développement (sécurisation du foncier, réalisation d’études ou obtention des autorisations de construire et d’exploiter). Le fonds sera un lien entre les citoyens et les développeurs de projets avant de passer le relai une fois l’investissement réalisé. EnRciT n’a en effet pas vocation à rester au capital des projets une fois leur exploitation lancée. EnRciT cible en priorité les centrales photovoltaïques, au sol ou en toiture, d’au moins 1 MW et des centrales éoliennes. L’objectif est de porter 150 projets au cours des 10 ans à venir, avec une quinzaine de réalisations dès 2018. L’Ademe n’abondera pas au fonds mais elle accompagnera l’outil notamment en apportant un soutien technique et financier dans la phase d’amorçage des projets.

  • Île-de-France – Alliance pour les énergies renouvelables 24 janvier 2018

    Énergies Partagée et les SEM Énergies Posit’if, SDESM Énergies et SIP’EnR ont annoncé le 17 janvier avoir signé la « Charte des acteurs franciliens de l’investissement public et citoyen dans les énergies renouvelables », une convention de partenariat pour favoriser l’essor des énergies renouvelables en Île-de-France. Les partenaires s’engagent « à promouvoir l’investissement participatif, à accompagner les projets des citoyens et des collectivités et à essaimer leur expérience sur le territoire francilien », expliquent-ils dans un communiqué commun. La Société d’économie mixte (SEM) Énergies Posit’if est l’opérateur de transition énergétique de la région Île-de-France, laquelle veut passer de 5 à 11 % d’énergie produite à partir d’énergies renouvelables d’ici 2020. La SEM SDESM Énergies a été créée à l’initiative du syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne (SDESM). Quant à SIP’EnR, il s’agit d’une SEM créée à l’initiative du Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris (Sipperec).

  • France – Création d’un label « Église verte” 24 janvier 2018

    Catholiques, protestants et orthodoxes ont créé un label « Église verte » pour encourager leurs communautés à prendre le chemin de la « conversion écologique », via un site internet, mis en ligne à l’occasion de la « semaine de prière pour l’unité des chrétiens » (18-25 janvier), où chaque paroisse peut faire son « éco-diagnostic ». « Le label s’adresse aux communautés chrétiennes qui veulent s’engager pour le soin de la création : paroisses, Églises locales et aussi œuvres, mouvements, monastères et établissements chrétiens », explique le site internet dédié à cette initiative. À renouveler chaque année, « le label n’est pas une fin en soi mais un outil d’encouragement et de progression. » Cette initiative a été lancée dans le sillage de la conférence climat COP21 de fin 2015 à Paris. Mais aussi, côté catholique, dans celui de l’encyclique « Laudato si' » publiée quelques mois auparavant par le pape François, qui a fait de « l’écologie intégrale » un marqueur fort de son pontificat. 

  • MONDE – Cepsa et Masdar vont collaborer à l’international 24 janvier 2018

    Cepsa et Masdar ont annoncé le 18 janvier la signature d’un protocole d’entente afin d’étendre leurs activités à l’international dans le secteur des énergies renouvelables. Cet accord entre le groupe pétrolier espagnol et le groupe d’Abou Dhabi, spécialisé dans les projets d’énergies renouvelables, vise « à explorer une collaboration sur des projets relatifs aux énergies renouvelables, en particulier éoliennes et solaires ». Les deux groupes « prévoient d’explorer les opportunités qui existent là où ils sont déjà actifs ou dans les régions faciles d’accès comme, parmi d’autres, l’Espagne, le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Amérique latine et l’Europe », expliquent-ils dans un communiqué. EDF, de son côté, avait annoncé le 15 janvier la signature d’un protocole d’accord avec Masdar pour développer des projets en Afrique subsaharienne. Le partenariat explorera les opportunités de développement dans le cadre des investissements déjà existants d’EDF et Masdar dans l’électricité décentralisé et se penchera aussi sur de possibles nouveaux projets, précisent les deux groupes dans un communiqué commun.  

  • Étude – La compétitivité bientôt réalité 17 janvier 2018

    Les coûts de l’éolien et du solaire vont encore baisser fortement ces prochaines années au point que ces deux énergies seront globalement moins chères que les énergies fossiles (fuel, gaz, charbon), mais les autres énergies vertes progressent également rapidement, estime l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) dans une étude, publiée le 15 janvier, sur les coûts des énergies vertes. Dans les deux prochaines années, les coûts moyens des renouvelables devraient atteindre entre 30 et 100 $/MWh en fonction des technologies, quand les énergies fossiles affichent des coûts entre 50 et 170 $/MWh, note le document. « Se tourner vers les renouvelables […] n’est plus simplement une décision faite au nom de l’environnement mais, de plus en plus largement, une décision économique intelligente », explique Adnan Z. Amin, directeur général de l’Irena, cité dans le communiqué. Au-delà de l’éolien et du photovoltaïque, la baisse des coûts s’observe aussi pour les autres énergies renouvelables, note l’Irena. L’an dernier, des projets dans la géothermie, la biomasse ou l’hydroélectricité se sont ainsi développés avec des coûts autour de 70 $/MWh. Le solaire à concentration et l’éolien en mer font également des progrès et certains projets qui seront mis en service d’ici 2020 et 2022 coûteront entre 60 et 100 $/MWh, prévoit l’Irena. « Cette nouvelle dynamique témoigne d’un changement significatif de modèle énergétique », selon M. Amin.

  • France – Les CTE sur les rails 17 janvier 2018

    « Les premiers contrats de transition écologique (CTE) seront signés au cours du deuxième trimestre 2018, en concertation avec tous les acteurs des collectivités engagées, en vue d’une expérimentation dans une quinzaine de territoires en 2018 », a annoncé Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, à l’occasion d’un déplacement à Arras le 11 janvier, où le gouvernement a lancé la négociation d’un premier CTE, avant la Corrèze le lendemain. Ces CTE sont censés accompagner des territoires qui ont connu des difficultés industrielles, qui nécessitent un accompagnement social de la transition énergétique (par exemple là où doivent fermer les centrales à charbon) mais aussi des territoires « vertueux » en avance sur la transition. Le ministère fait état, dans un communiqué, de 6 principaux axes pour les futurs contrats : des partenariats au plus proche de la réalité locale – une collaboration à tous les échelons territoriaux – pour la première fois, les entreprises locales pleinement associées – une logique de guichet unique pour le financement des projets – un accompagnement de l’État par une équipe dédiée et une quinzaine de démonstrateurs en 2018.

  • Monde – Le Giec répète l’urgence climatique 17 janvier 2018

    Le monde devra engager des transformations drastiques et immédiates s’il veut avoir quelques chances de rester sous le seuil critique de 1,5 °C de réchauffement, limite la plus ambitieuse fixée par l’accord de Paris, souligne un projet de rapport du groupe des experts du climat de l’ONU (Giec) dévoilé le 11 janvier. Vu la persistance des gaz dans l’atmosphère, le monde n’a plus devant lui que 12 à 16 ans d’émissions au rythme actuel, s’il veut garder 50 % de chances de s’arrêter à ce niveau de température, explique ce rapport commandé au Giec après l’adoption de l’accord de Paris fin 2015 et qui doit être publié à l’automne 2018. Le « seul » moyen de rester à +1,5 °C est d’« accélérer la mise en œuvre d’actions rapides, profondes, multi-sectorielles », avance le projet de texte : réduire « fortement » la demande d’énergie par habitant, développer les énergies renouvelables (qui doivent devenir source dominante d’énergie primaire à partir de 2050), décarboner le secteur électrique d’ici la moitié du siècle, en finir « rapidement » avec le charbon.

  • Monde – Les métaux critiques à l’étude 10 janvier 2018

    L’Institut français des relations internationales (Ifri) s’est penché sur un sujet aussi majeur que sensible pour le développement des énergies renouvelables dans une étude publiée le 4 janvier et intitulée La transition énergétique face au défi des métaux critiques. Une domination de la Chine ? « Les enjeux sont ici géopolitiques, économiques, environnementaux, et sont dramatisés par une géographie de la production resserrée autour de quelques pôles producteurs (Chine, Amérique latine, Australie, Congo principalement) », rappelle son auteur, qui préconise notamment la systématisation du recyclage pour que l’Europe garde la main sur cette matière première indispensable. « À défaut de pouvoir relancer une exploration minière ambitieuse, l’UE doit ici investir dans des matériaux alternatifs et dans la constitution de filières de recyclage pour que la transition énergétique ait des retombées tangibles en termes d’emplois industriels sur son territoire », explique l’étude, qui tempère cependant la notion même de criticité. Celle-ci prête en effet « à discussion tant l’équilibre entre l’offre et la demande varie selon les métaux considérés et évolue au fil du temps. »

  • Étude – Les énergies renouvelables électriques en progression 10 janvier 2018

    Le parc français installé s’est accru de 2,4 GW de puissance supplémentaire en 2017, explique l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER, éditeur du Journal des Énergies Renouvelables) dans son Baromètre 2017 des énergies renouvelables électriques, dévoilé le 9 janvier. Ce chiffre est supérieur à la progression enregistrée en 2016 (+2,3 GW), il porte la puissance globale à presque 49 GW. Ainsi, « l’objectif 2018 de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) était atteint à 92 % à la fin de 2017 », selon Frédéric Tuillé, responsable des études de l’association. Il ressort également que l’ensemble des filières électriques renouvelables cumule près de 44 500 emplois directs en France et génèrent un chiffre d’affaires conséquent de 15,2 milliards d’euros. Pour 2018, trois évènements pourraient impacter fortement le développement des énergies renouvelables, au premier rang desquels les discussions autour de la PPE, a affirmé Vincent Jacques le Seigneur, président d’Observ’ER. La réécriture des schémas régionaux d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) et la mise en pratique des ambitions photovoltaïques annoncées récemment par EDF sont également plus qu’attendus. Ce, dans l’optique d’un « green new deal« , annoncé par Nicolas Hulot pour 2018. 

  • France – La R&D à l’honneur 10 janvier 2018

    Le gouvernement souhaite encourager « les efforts de recherche et de développement dans toutes les filières d’excellence des énergies renouvelables [notamment] grâce au Programme des investissements d’avenir (PIA) », a annoncé Nicolas Hulot le 8 janvier dans un communiqué. Un « Concours d’innovation », organisé via BPI France et l’Ademe, remplace désormais les appels à projets  « Initiative PME ». Il s’inscrit dans le Grand plan d’investissement de 57 milliards d’euros, annoncé en juillet 2017, avec des priorités sur la neutralité carbone et la compétitivité des énergies. Un appel à projets pour des démonstrateurs sera également lancé, toujours par l’Ademe, au cours du premier trimestre de 2018. « Dans le cadre du PIA3, qui commence cette année, cet appel à projets s’adressera plutôt à des consortiums », a expliqué David Marchal, chef de service adjoint Réseaux et énergies renouvelables au sein de l’Agence, le 9 janvier, à l’occasion de la présentation du Baromètre 2017 des énergies renouvelables électriques d’Observ’ER. Les projets seront ainsi plus importants et concerneront la mise au point pré-commerciale de nouvelles technologies de renouvelables, de stockage d’énergie ou de gestion des réseaux intelligents, avant une mise sur le marché.

DéCEMBRE 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • Climat – Paris, au Sommet 13 décembre 2017

    Réunies à Paris le 12 décembre, des entreprises et institutions internationales ont promis de se détourner des énergies fossiles, lors du One Planet Summit, un sommet destiné à empêcher de « perdre la bataille » contre le réchauffement climatique, selon l’expression du Président français, Emmanuel Macron. La Banque mondiale a, par exemple, annoncé qu’elle arrêterait de financer après 2019 l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz, sauf « circonstances exceptionnelles ». De même, l’assureur français Axa a annoncé un désengagement accéléré de l’industrie du charbon et un groupement de plus de 200 grands investisseurs a décidé de mettre la pression sur 100 entreprises parmi les plus émettrices de gaz à effet de serre, pour qu’elles adaptent leur modèle à la lutte contre le réchauffement. Certaines associations écologistes ont toutefois déploré un manque d’engagements financiers directs des États. Clôturant les débats, Emmanuel Macron, jugeant que le sommet avait permis de commencer à « rattraper un peu de terrain dans ce champ de bataille », a annoncé la création d’une plateforme en ligne « One Planet » qui regroupera toutes les initiatives. Et souhaité que cet événement se répète « chaque année » sous ce format, à Paris ou ailleurs.

  • ORC – Un contrat en Chine pour Enertime 13 décembre 2017

    Le groupe français Enertime (cf. Le JDER n° 240) a annoncé, dans un communiqué du 12 décembre, la signature d’un contrat de vente de licence à la société chinoise Beijing Huasheng ORC Technology pour des applications de la technologie de turbine pour machine ORC. Ce contrat, précise le concepteur de modules à cycle organique de Rankine (ORC), porte sur les applications de 1 MW en récupération de chaleur industrielle moyenne et basse température sur le marché chinois. Il fait suite à une première commande signée en 2015 par ce même client pour la fourniture d’une turbine d’1 MW pour l’aciérie de Baotou Steel à Baotou.

  • France – Le biométhane aura lui aussi son groupe travail 13 décembre 2017

    Tout comme l’éolien et le photovoltaïque, le biométhane aura son groupe de travail national piloté par le secrétaire d’état à la Transition écologique et solidaire. « Revoir l’environnement réglementaire et administratif [de cette filière] en le simplifiant et mettre en place de nouvelles méthodes de financement », tel est son objectif, énoncé par Sébastien Lecornu le 7 décembre. « Autant de sujets qui freinent actuellement, considérablement, le développement de cette filière d’excellence », a expliqué France Biométhane dans un communiqué. Le think tank n’a en effet pas tardé à « se réjoui[r] » de cette annonce. « La constitution de ce groupe de travail est une excellente nouvelle car il ne fallait pas attendre que cette filière soit tout à fait mature pour l’accompagner », a avancé Cédric de Saint-Jouan, président du think tank France Biométhane, cité dans le communiqué.

  • JOYEUSES FÊTES – L’Actu EnR revient le 9 janvier 13 décembre 2017

    En raison des fêtes de fin d’année, L’Actu EnR fait une petite pause et reviendra mercredi 10 janvier. Toute l’équipe du Journal des Énergies Renouvelables et d’Observ’ER souhaite de très joyeuses fêtes aux lecteurs de L’Actu et leur donne rendez-vous en 2018 pour une année encore plus renouvelable.

  • France – Nicolas Hulot confirme un Green deal au printemps 2018 6 décembre 2017

    Invité le 1er décembre de la matinale de la radio publique France Inter, le ministre de la Transition Écologique et solidaire, Nicoals Hulot, a réaffirmé qu’un green deal était bien dans le calendrier du gouvernement pour 2018. Ce, au détour d’une réponse à un auditeur. « Sur les énergies renouvelables, là où je peux partager l’inquiétude de l’auditeur, je suis en train de préparer avec trois ministères un ”green new deal” pour que le développement des énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien, puisse changer d’échelle. Cela va prendre un peu de temps, nous allons présenter un plan massif au Président de la République au printemps 2018 et là aussi il faut que les règles ne changent pas, car on a parfois, c’est vrai, fragilisé la filière. Nous avons un potentiel de développement des énergies solaire et éolienne extraordinaire et je voudrais que la France change d’échelle dans ce domaine. » Les premières pistes de ce ”green deal” pourraient être dévoilées lors du One Planet Summit qui aura lieu le 12 décembre à Paris.

  • France – Grande année pour le granulé de bois 6 décembre 2017

    Le parc d’appareils à granulés ne cesse de progresser et plus de 800 000 foyers se chauffent ainsi en France en 2017, selon un communiqué de Propellet publié le 4 décembre. « Dans un marché du chauffage au bois contrasté, le segment des poêles à granulés est l’une des rares satisfactions offertes par le marché en 2015 et 2016. En 2017, les poêles devraient connaître encore une forte hausse (environ 30 %) ce qui devrait porter le nombre de poêles vendus à 140 000, se réjouit l’association. Quant au marché de la chaudière à granulé de bois, après 2 années consécutives compliquées, au cours desquelles les fabricants et distributeurs ont dû faire face à un prix du fioul bas et des hivers doux, les ventes de chaudières devraient connaitre une embellie cette année avec une progression d’environ 20 % soit 4 700 pièces vendues. » La production de granulés de bois continue, elle, sa courbe de progression et devrait atteindre 1,3 million de tonnes en 2017. « Les poêles à granulés représentent un peu plus de 90 % du marché, et les chaudières à granulés 10 % des installations », précise Propellet.

  • Biogaz – Engie vise le 100 % d’ici 2050 6 décembre 2017

    Engie a fait savoir le 4 décembre qu‘il visait 100 % de gaz d‘origine renouvelable en France à l‘horizon de 2050, en misant sur le biométhane et l‘hydrogène pour “verdir” massivement son offre. Alors qu‘il s‘approvisionne aujourd‘hui auprès des grands pays gaziers, le groupe travaille sur une quarantaine de projets d‘unités de biogaz en France dans lesquels il veut investir. Mais l’énergéticien s’est par ailleurs plaint de lenteurs administratives pour faire aboutir les dossiers. « Les dossiers sont là : il y a 400 projets en France, 40 pour Engie, le problème c’est d’arriver à les faire sortir vite et ça c’est un problème d’autorisations, de financement, dans une très petite mesure technique », a indiqué Didier Holleaux, directeur général adjoint d’Engie lors d’une conférence de presse. « Les autorisations sont très lentes, de l’ordre de deux ans pour un digesteur de moyenne capacité », a-t-il regretté. Les investissements d’Engie dans le biogaz devraient passer de quelques dizaines de millions d’euros aujourd’hui à quelques centaines « demain quand les projets vont s’accélérer », a ajouté Didier Holleaux, sans fixer d’horizon précis. La filière va pouvoir profiter de l’arrêté du gouvernement publié la veille sur la réfaction tarifaire, qui prévoit la prise en charge d’une partie des coûts de raccordement au réseau public d’électricité. Le coût du raccordement des projets biogaz va ainsi baisser de 40%.

NOVEMBRE 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • Costa Rica – 300 jours à 100 % d’électricité renouvelable en 2017 29 novembre 2017

    L’Institut costaricien de l’électricité (ICE) a publié un rapport indiquant que le pays d’Amérique centrale a franchi le cap des 300 jours de production électrique 100 % renouvelable. Selon Carlos Manuel Obregón, président exécutif d’ICE, le chiffre pourrait encore grimper. Ce n’est pas la première fois que le Costa Rica bat des records, puisqu’en 2015, la totalité de son électricité consommée provenait de sources d’énergies renouvelables pendant 299 jours, mais 2017 marque d’ores et déjà un nouveau jalon. Le mix électrique en 2017 repose, pour l’heure à 78,26 % sur l’hydraulique, 10,29 % sur l’éolien, 10,23 % sur la géothermie et 0,84 % sur le solaire et la biomasse. Les hydrocarbures ne comptant que pour 0,38 % du mix électrique annuel.

  • Hydrolien – Nicolas Hulot noie le poisson 29 novembre 2017

    Si le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a récemment annoncé qu’il travaillait à réduire à « moins de sept ans » le délai nécessaire en France pour créer un parc éolien en mer, contre « plus de 10 ans » actuellement, il est apparu bien plus flou s’agissant des autres énergies marines renouvelables (EMR), hydroliennes ou énergie thermique des mers. « On va continuer de les soutenir jusqu’au jour où on pourra lancer les premiers appels d’offres », a déclaré le ministre le 22 novembre en clôture des Assises de la mer au Havre. Interrogé par l’AFP sur le fait que les industriels de l’hydrolien réclament un appel d’offres dès à présent pour leur technologie, il a répondu : « Ne brûlons pas les étapes […] Nous allons faire évaluer » cette technologie. Et de poursuivre, « Les hydroliennes ont pris un peu de retard dans leur phase recherche mais je ne doute pas qu’elles joueront un rôle très important dans le mix énergétique ». Naval Énergie doit ouvrir une usine d’assemblage d’hydroliennes à Cherbourg au printemps.

  • France – Enedis travaille à l’intégration des renouvelables 29 novembre 2017

    Enedis a annoncé le 23 novembre qu’il testerait de nouveaux moyens pour mieux intégrer les énergies renouvelables au système électrique. Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité va ainsi expérimenter une nouvelle manière de raccorder un parc éolien et un parc solaire en Vendée en proposant au développeur d’accepter, par contrat, que la puissance injectée dans le réseau soit réduite en échange d’un raccordement plus rapide. L’objectif est d’industrialiser ces offres dès 2018, même si pour l’instant le cadre réglementaire manque pour les généraliser. Une autre expérimentation, qui sera lancée l’an prochain en Champagne-Ardenne, aura pour objectif de recharger des véhicules électriques grâce au pilotage de l’électricité produite dans des parcs éoliens et utiliser les réserves de courant dans les batteries des véhicules pour aider le réseau électrique lorsque les éoliennes ne tournent pas. Enedis est en train de finaliser l’élaboration d’un consortium réunissant des collectivités, une start-up, un fabricant de bornes de recharge et un constructeur automobile. L’objectif est de tester ce dispositif sur des flottes d’entreprises ou de collectivités.

  • France – Un appel d’offres technologiquement neutre en préparation 22 novembre 2017

    « Nous allons lancer un appel d’offres photovoltaïque et éolien », a déclaré Virginie Schwarz, directrice de l’énergie à la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), lors des Assises nationales de l’éolien terrestre organisées le 16 novembre par le SER. « Nous le faisons parce que la Commission européenne nous l’a demandé. » Il s’agira du premier appel d’offres dit de « technologie neutre », mettant en concurrence ces deux énergies renouvelables. Et, on l’aura compris, ce n’est pas l’option préférée des pouvoirs publics et industriels français, lesquels souhaitent conserver les appels d’offres par technologie, avec, notamment, l’appel d’offres pluriannuel éolien, dont la première phase se termine le 1er décembre. « Nous sommes convaincus que cela montrera bien, à la fin, en comparant les deux solutions, que les appels d’offres par technologie sont plus efficaces », a ajouté Virginie Schwarz. Pour les industriels, la récente expérience espagnole devrait décourager Bruxelles d’engager l’Europe dans cette voie. Sur un appel d’offres multi-énergies de 3 000 MW, la quasi-totalité des capacités (2 979 MW) avait finalement été attribuée à l’éolien, au détriment du solaire.

  • Climat – Nicolas Hulot lucide sur la COP23 22 novembre 2017

    « Je vais peut-être un peu modérer votre enthousiasme », a répondu le 21 novembre, devant l’Assemblée nationale, le ministre de la Transition écologique et solidaire au député (LREM) Adrien Morenas, qui louait « une conférence que nous espérons salutaire pour notre planète ». « Le bilan de la COP23 est en demi-teinte », a dit Nicolas Hulot au sujet de la conférence climat de l’ONU qui s’est achevée le 18 novembre, à Bonn. « L’onde de choc du retrait des États-Unis sur ce processus se fait peut-être plus sentir maintenant qu’il ne s’est fait sentir dans un premier temps, et donc je me garderai bien d’un optimisme trop important ». Et de poursuivre : « La communauté internationale, qui était rassemblée (à Bonn) pour la première fois depuis la décision des États-Unis, a démontré qu’il y a quand même une coalition qui demeure solide, mais qui a jeté le doute sur la détermination de certains États. Face à l’urgence, les progrès ont été trop lents, notamment par rapport à l’alerte des scientifiques, qui nous ont affirmé que ce que nous allons décider ou non est déterminant pour l’avenir. Alors, il faut accélérer l’action », a-t-il souligné. « C’est une course contre la montre, et la parole de vérité, c’est la COP24 en Pologne », programmée en décembre 2018, a conclu le ministre.

  • Hydrolien – Au Havre, Edouard Philippe snobe la filière 22 novembre 2017

    Si le Premier ministre Édouard Philippe a longuement discouru sur l’éolien offshore, le 21 novembre, lors des Assises de la mer au Havre, il n’a, en revanche, pas eu un mot pour l’hydrolien. Ce, alors que mi-novembre, le SER, EVOLEN (un réseau de près de 250 sociétés dont l’expertise couvre toutes les énergies) et le GICAN (Groupement des industries de construction et activités navales) avaient réclamé dans un communiqué commun un appel d’offre pour des fermes hydroliennes commerciales. Ils ont également insisté sur « le lancement dès à présent des appels d’offres annoncés, notamment au large d’Oléron [éolien flottant] ». Les regards se tourneront vers le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, lequel doit clôturer les assises ce mercredi 22 novembre. 

  • France – 75 M€ pour les Tepos 15 novembre 2017

    Le gouvernement va « débloquer une enveloppe de 75 millions d’euros dans le cadre du projet de loi de finance rectificative pour répondre aux premières urgences sur les projets engagés », a déclaré Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, interpellé à l’Assemblée nationale lors des questions au gouvernement du 14 novembre. Ces projets font partie du dispositif « Territoire à énergie positive pour la croissance verte » (Tepos) lancé en 2014 par Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, de l’énergie et de la mer. Au total, plus de 500 territoires lauréats ont été désignés, portant à 750 millions d’euros l’ensemble des engagements conclus par l’État, alors que les crédits de paiement prévus se montent à seulement 400 millions d’euros. Pointant une « impasse de financement », le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, avait envoyé fin septembre une circulaire aux préfets pour durcir les règles de gestion de ce dispositif, suscitant la colère et l’inquiétude de nombreuses collectivités. Interpellé au Sénat fin octobre, le ministre avait promis des mesures, assurant que « la parole de l’État [serait] tenue » et que le ministère cherchait à faire « un état des lieux précis » de la situation.

  • Monde – Les pistes pour verdir l’industrie 15 novembre 2017

    Dans son récent insight paper intitulé Les énergies renouvelables pour l’industrie , disponible sur le site de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Cédric Philibert dévoile les directions envisageables pour réduire l’impact carbone de l’industrie. « La principale conclusion de ce rapport est que les récentes et rapides réductions des coûts du solaire photovoltaïque et de l’éolien peuvent permettre de nouvelles options pour verdir l’industrie », explique-t-il. Soit directement à travers l’électricité, soit à travers la production de biocarburants et produits chimiques riches en hydrogène. Un marché important pourrait être lié à la réduction par l’hydrogène de l’utilisation de minerai de fer pour la sidérurgie, qui est une source très importante d’émissions de CO2. L’hydrogène pourrait également être combiné avec du CO2 recyclé ou pris dans l’air, pour fabriquer du méthanol et toute une série de produits chimiques, voire d’hydrocarbures, donc de combustibles et de carburants. Des marchés qui pourraient dépasser le premier marché de l’hydrogène propre, lié aux usages actuels de l’hydrogène : production d’ammoniac pour la fabrication d’engrais azotés, appoint d’hydrogène au raffinage, notamment.   

  • EDF – Hulot veut un « plan précis » pour les renouvelables 15 novembre 2017

    « EDF peut se revitaliser grâce aux renouvelables… Son intérêt n’est pas de se cacher la tête dans le sable comme une autruche, mais d’être comme une girafe et de regarder au loin », explique Nicolas Hulot, dans le Financial Times du 14 novembre. « Demain, la norme ne doit plus être l’énergie nucléaire mais les énergies renouvelables. C’est un bouleversement complet de notre modèle », ajoute le ministre de la Transition écologique et solidaire. Et de demander à l’énergéticien  EDF, dont l’État est actionnaire à hauteur de 83,40 %, un « plan précis » pour assurer le développement des énergies renouvelables en France et la réduction de la part du nucléaire dans le mix énergétique français. « Tout est sur la table, nous sommes en phase de discussion », déclare Nicolas Hulot, qui, selon le journal britannique, réfléchit notamment à l’architecture de l’entreprise, mais ne remet pas nécessairement en cause sa direction actuelle. « EDF a deux priorités : gérer l’énergie nucléaire d’un côté, et les renouvelables de l’autre. Comment EDF doit-il faire face aux défis du XXIe siècle ? Une réflexion est en cours », confie le ministre, qui a récemment repoussé l’échéance de 2025 admise pour la réduction à 50 %, de la part du nucléaire dans la production d’électricité en France (contre près de 75 % actuellement).

  • Hydrolien – Clap de fin pour l’expérimentation de Paimpol-Bréhat 8 novembre 2017

    OpenHydro, filiale de Naval Group (ex. DCNS), et EDF ont annoncé le 6 novembre l’arrêt de l’expérimentation d’hydroliennes au large de Paimpol-Bréhat, en Bretagne. Les deux partenaires expliquent que « le retour d’expérience [tiré] de la construction, de l’immersion et des essais des hydroliennes OpenHydro sur le site expérimental de Paimpol-Bréhat […] conduit à clore cette phase importante de développement ». Ils prévoyaient pourtant de remettre les deux machines de 16 mètres de diamètre à l’eau d’ici la fin de l’année. En raison d’un problème sur l’un de leurs composants, les hydroliennes avaient dû être sorties de l’eau début 2017 pour être réparées à Cherbourg, là où elles avaient été assemblées. EDF et Naval Energies assurent toutefois que, malgré l’arrêt de cette expérimentation, ils « poursuivent le projet de ferme pilote Normandie Hydro, qui vise l’installation de sept hydroliennes en mer dans le raz Blanchard ». Naval Group développe, par ailleurs, un projet de parc hydrolien expérimental (Cape Sharp) au Canada. « Une fois la technologie confirmée sur le projet expérimental canadien de Cape Sharp, EDF sera en capacité de lancer la phase industrielle du projet Normandie Hydro », indiquent les deux groupes.

  • Climat – Les chantiers délicats de la COP23 8 novembre 2017

    Sous la pression de derniers bilans climatiques alarmants, la communauté internationale, États-Unis inclus, se retrouve depuis le 6 novembre, et jusqu’au 17 novembre, à Bonn (Allemagne). La mission est délicate : avancer sur une mise en œuvre urgente de l’accord de Paris contre le réchauffement. L’enjeu est donc désormais de conduire les pays à réviser leurs ambitions. L’autre mission, très concrète, de cette COP23 est d’avancer sur les règles d’application de l’accord de Paris. Le tout, sur fond d’inconnue américaine. Washington, qui veut sortir de l’accord mais ne pourra le faire concrètement avant novembre 2020, a réaffirmé son intention de participer aux débats sur les règles d’application, dans l’idée de « protéger (ses) intérêts » nationaux. Une lueur d’espoir, cependant : la part du solaire et de l’éolien a franchi cette année la barre des 10 % de l’électricité totale produite aux États-Unis en un mois, selon les autorités. Ainsi, en mars, 8 % provenaientt de l’éolien et 2% du solaire. Le climatologue Michael Mann, de l’université d’Etat de Pennsylvanie, cité par l’AFP, estime « possible » que les États-Unis atteignent leurs objectifs de réduction des émissions carboniques fixés par l’accord de Paris, « avec ou sans Trump ». Et de citer en ce sens « les progrès suffisants réalisés au niveau local et des Etats, l’engagement de nombre de grandes entreprises et l’élan inéluctable des énergies renouvelables ».

  • Entreprise – Direct Energie finalise l’acquisition de Quadran 8 novembre 2017

    En négociation avec Quadran depuis juin dernier, Direct Energie a annoncé, le 31 octobre, la finalisation de l’acquisition du producteur d’énergies renouvelables. « Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie d’intégration verticale menée par Direct Energie, et vient renforcer la présence du nouvel ensemble sur les activités de production », explique le fournisseur d’énergie dans un communiqué. L’opération concerne les activités éoliennes terrestre, solaires, hydrauliques et biogaz en France métropolitaine et dans les territoires d’outre-mer. Fin 2016, le parc installé par Quadran totalisait plus de 360 MW bruts, et le producteur compte atteindre 800 MW d’ici fin 2018. « Depuis le 1er janvier 2017, plus de 150 MW ont déjà été raccordés », est-il précisé.

  • France – Nicolas Hulot annonce un green deal en 2018 1 novembre 2017

    Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot présentera « dans la première partie de 2018 » un « green deal » pour soutenir « la transition énergétique, l’efficacité énergétique, le développement des renouvelables, les nouvelles filières industrielles », a-t-il annoncé le 28 octobre dans un entretien à nos confrères du Monde. « Si nous voulons réduire la part du nucléaire, il faut que les Français acceptent la présence des énergies renouvelables sur leur territoire », poursuit Nicolas Hulot. Autre annonce dans laquelle le ministre est impliqué, le memorandum d’entente entre l’Alliance mondiale pour les solutions efficientes (initiée à la suite du projet Solar Impulse) et l’Ademe. C’est en effet en présence de Nicolas Hulot que Bertrand Piccard, Président de la fondation Solar Impulse, et Bruno Lechevin, président de l’Ademe, ont signé cet accord le 30 octobre. Il renforce leur coopération pour promouvoir les technologies propres et rentables pour lutter contre le réchauffement climatique, selon le communiqué ministériel du 30 octobre. 

  • Île-de-France – 4e appel à projets méthanisation 1 novembre 2017

    La direction régionale Île-de-France de l’Ademe et la Région Île-de-France ont annoncé le 25 octobre le lancement de leur 4e appel à projets commun visant à « impulser le développement de la méthanisation durable ». L’objectif du Schéma régional climat air énergie (SRCAE) de la région vise à couvrir 11 % de la consommation énergétique régionale par les énergies renouvelables à l’horizon 2020 dont un cinquième par le biogaz issu de la méthanisation. Celui-ci pouvant être valorisé par combustion, cogénération ou encore injection dans le réseau. Les projets peuvent être de différentes tailles (à la ferme, territoriaux, industriels ou en station d’épuration) et « le caractère innovant et reproductible en Île-de-France des projets sera également un facteur pris en compte », précise l’Ademe sur son site. La clôture des candidatures est fixée au 11 janvier et sera suivie de l’audition des candidats en mars. 

  • Maine-et-Loire – Mise en service d’une importante unité de méthanisation agricole 1 novembre 2017

    « La plus importante unité de méthanisation de France, créée par des agriculteurs pour des agriculteurs, est entrée en fonction courant octobre à Vihiers (Maine-et-Loire) », se félicitent le département et la Chambre d’agriculture du Maine-et-Loire dans un communiqué publié le 27 octobre. Quatre années de travail sous la houlette de la Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire et 8 M€ auront été nécessaires pour que ce projet, en gestation depuis 2011, voit le jour. L’unité de méthanisation de Vihiers, exploitée par la société Bioénergie, fédère aujourd’hui 44 actionnaires « exploitations agricoles » représentant 100 associés. « Un exemple unique en France pour une unité de cette taille », explique le communiqué. Bioénergie traitera ainsi chaque année environ 56 000 tonnes d’effluents d’élevage dont la transformation permettra de produire de l’électricité correspondant à la consommation de 4 000 foyers. La chaleur fournie par le moteur alimentera également les équipements publics situés à proximité (halte-garderie, pôle santé, piscine, futurs logements,…). Les digestats liquides et solides, quant à eux, feront l’objet d’un épandage pour l’enrichissement des cultures des exploitations des actionnaires.

OCTOBRE 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE OCTOBRE

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  • Finance – La Chine et l’Inde attirent le plus d’investissements 25 octobre 2017

    La Chine et l’Inde sont les pays les plus attractifs pour les énergies renouvelables, selon un classement établi par le cabinet d’audit EY, cité par l’AFP. La Chine s’est notamment fixé de nouveaux objectifs pour se passer de ses vieilles centrales à charbon, ouvrant la voie à une place encore plus importante pour les énergies vertes, note EY. L’Inde est aussi engagée dans un vaste effort de développement, notamment du solaire. Le pays veut ainsi multiplier par huit les capacités actuelles de son parc solaire, pour atteindre 100 GW en 2022. Toutefois, « le doute grandit » sur la capacité du pays à atteindre cet objectif, du fait de questions sur la rentabilité des investissements et la qualité des équipements installés, note EY, plus optimiste quant au développement de l’éolien. En revanche, le discours pro-charbon et pro-hydrocarbures du président américain Donald Trump fait redescendre les États-Unis à la troisième place de ce classement, avec notamment en ligne de mire des interrogations sur le soutien fédéral aux énergies vertes. En Europe, l’Allemagne et le Royaume-Uni, moteurs du développement des énergies vertes sur le continent, sont dans le top 10 du classement, respectivement 4e et 10e. De son côté, la France, 6e, gagne une place par rapport à l’an dernier, le programme d’Emmanuel Macron augurant des mesures « positives » pour le secteur des énergies renouvelables, selon EY.

  • Hydrolien – Consultation du public pour le parc du Fromveur 25 octobre 2017

    La préfecture de région Bretagne, la préfecture du Finistère et la préfecture maritime de l’Atlantique ont annoncé le 23 octobre l’organisation d’une consultation du public sur l’identification d’une zone pour une ferme commerciale d’hydroliennes dans le passage du Fromveur (Finistère), à la demande du ministère en charge de la transition écologique et solidaire. Dans ce cadre, l’État met à la disposition du public et des membres de la Conférence régionale de la mer et du littoral (CRML), un document de synthèse des travaux de concertation menés dans le cadre du groupe de travail de la CRML, dédié aux énergies marines renouvelables. Pour rappel, la société quimpéroise Sabella a immergé dans le Fromveur une hydrolienne de 1 MW qui, depuis fin 2015, fournit au réseau insulaire d’Ouessant une partie de son électricité.

  • Climat – La prise de conscience gagne les entreprises 25 octobre 2017

    Près de neuf multinationales sur dix, parmi les plus importantes, et celles ayant le plus fort impact environnemental, ont désormais des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, selon le 2e bilan annuel du CDP, plateforme de communication environnementale à but non lucratif. 20 % des entreprises évaluées par le CDP se sont notamment fixé des objectifs de long terme, au-delà de 2030, contre 14 % il y a un an, lors du premier rapport. Surtout, les entreprises « s’alignent de plus en plus sur les niveaux de réduction d’émissions carbone considérés comme nécessaires par les scientifiques pour éviter des changements climatiques dangereux », constate le CDP. 14 % se sont ainsi donné des objectifs alignés sur le niveau de décarbonisation nécessaire pour limiter le réchauffement de la planète sous les 2 degrés. Si ces actions sont positives, le CDP note toutefois que cela ne représente toujours qu’un peu moins d’un tiers du chemin à parcourir pour être en ligne avec l’ambition mondiale issue de l’accord de Paris.

  • Solaire thermique – L’histoire n’est pas encore écrite 18 octobre 2017

    Malgré un marché qui ne cesse de reculer depuis plus de quatre ans, les professionnels du solaire thermique français affichent encore une inébranlable combativité pour renverser la tendance. Le message principal des quatrièmes États généraux de la filière pourrait être que l’histoire n’est pas encore écrite, et que le solaire thermique peut faire preuve de résilience pour se redresser. Au premier rang des raisons qui poussent à y croire se trouve la décision portée par le récent plan climat du ministre Nicolas Hulot, de renforcer la montée en puissance de la taxe carbone d’ici à 2030. Les acteurs du solaire y voient un vrai signal prix, qui devrait être pris en compte par les investisseurs, notamment dans le secteur des bâtiments collectifs et industriels. La filière ne compte cependant pas que sur le réglementaire pour s’en sortir. Une diminution des coûts du solaire est nécessaire pour être compétitif à l’heure de la prochaine réglementation thermique. En complément des présentations de cette journée, qui seront prochainement disponibles sur le site d’Enerplan, Observ’ER a réalisé une étude approfondie, disponible en ligne, des applications solaires thermiques collectives en France, à travers des indicateurs de marché et l’interrogation d’un panel de professionnels.

  • Hydraulique – GE Hydro prié de revoir sa copie 18 octobre 2017

    Le gouvernement a demandé à General Electric d’améliorer les modalités de son plan, lancé cet été, de suppression de 345 postes à l’usine GE Hydro/Alstom de Grenoble, a affirmé mardi 17 octobre le secrétaire d’État au ministère de l’Économie, Benjamin Griveaux. « Un groupe qui a la taille, et [qui est] à la mesure d’un marché mondial comme GE, doit faire mieux sur le PSE [plan de sauvegarde de l’emploi, ndlr] qui a été présenté », a-t-il expliqué à l’Assemblée nationale, au lendemain d’une rencontre avec la direction. Le groupe américain s’était engagé à ne fermer aucun site en France, et à créer 1 000 emplois nets d’ici 2018.  Après une grève et un blocage du site durant neuf jours, les représentants des salariés ont été reçus jeudi 12 octobre au ministère de l’Économie. Une nouvelle rencontre est prévue cette semaine. Le secrétaire d’État a aussi précisé qu’un comité de suivi sur les engagements pris par le conglomérat américain au moment du rachat de la branche énergie d’Alstom se réunirait début décembre. « Un cabinet permettra d’évaluer les progrès qui auront été réalisés », a-t-il précisé.

  • Entreprise – Google à 100 % dès 2017 18 octobre 2017

    Google bouclera l’année 2017 en ne consommant que des énergies renouvelables, à la fois pour ses data centers et ses bureaux. Dans son rapport environnemental publié en octobre 2017, la firme américaine annonce avoir atteint son objectif plus vite qu’elle ne l’avait prévu. Pour ce faire, Google s’est fourni auprès de producteurs d’énergie éolienne et solaire pour une capacité de 2,6 GW, ce qui la place à la première marche du podium des entreprises en termes d’achat d’électricité renouvelable. Elle a ainsi déjà consacré 3,5 milliards de dollars à sa politique d’investissements dans la production d’énergies renouvelables, dont deux tiers aux États-Unis. Cet engagement ne date pas d’hier, puisque Google affiche un bilan carbone neutre depuis 2007, grâce à l’achat de crédits carbone pour compenser ses émissions excessives.

  • Biométhane – Une dynamique européenne 11 octobre 2017

    Le think tank France Biométhane a publié, le 9 octobre, la mise à jour du 2e Observatoire dédié au biométhane, dont la première mouture, également élaborée avec Sia Partners, avait été dévoilée au 2e trimestre 2017. En France, le secteur du biométhane enregistre une forte hausse du nombre d’unités, « mais manque de capacité pour rejoindre les leaders européens, contrairement au Danemark, qui possède, en moyenne, les unités les plus volumineuses d’Europe », peut-on lire dans le communiqué du think tank. « Cinq ans après le lancement de la filière avec la sortie des tarifs d’obligation d’achat en novembre 2011, un premier bilan s’impose : 36 unités d’injection gaz en service aujourd’hui (contre 7 en 2017) sont capables de produire annuellement 0,5 TWh », précise Cédric de Saint-Jouan, président de France Biométhane, cité dans le communiqué. Au-delà du cas français, fin 2016, la filière comptait ainsi 480 unités de production de biométhane dans les neuf pays de l’étude (France, Allemagne, Suisse, Royaume-Uni, Autriche, Suède, Pays-Bas, Danemark et Finlande). L’Allemagne domine le marché européen, avec plus de 200 unités (soit plus de 50 % de la capacité de production des neuf pays), tandis que le Royaume-Uni enregistre une forte croissance, « en dépassant en moins de six ans la Suède, pays historique de la filière, qui connaît, comme les Pays-Bas, une stagnation sur les deux dernières années ». La tendance à la hausse au niveau européen peut notamment s’expliquer par le fait que les neuf pays en question bénéficient « d’au moins un mécanisme d’aide directement lié au biométhane (…), qui vise à atteindre les objectifs fixés par les autorités européennes ou nationales », avance l’observatoire.

  • France – Des données pour les collectivités 11 octobre 2017

    Brune Poirson, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, a annoncé le 10 octobre la mise en œuvre de trois axes prioritaires dans la mise à disposition des données d’énergie pour les collectivités locales : la mise en place progressive d’un nouveau dispositif, plus complet, d’accès aux données énergies, intégré à la plateforme nationale data.gouv.fr – la création, afin d’accompagner les collectivités locales dans la préparation de leur plan climat-air-énergie, d’une boîte à outils « socle », que les startups de la Green Tech verte sont invitées à déployer, enrichir ou adapter – l’ouverture d’un « lab » sur les données énergie dans les incubateurs de la GreenTech verte, pour échanger et partager la connaissance. Pour bâtir cette première boîte à outils « socle » pour les collectivités locales, le ministère de la Transition écologique et solidaire va lancer, dans les prochaines semaines, un concours de data visualisation des données locales d’énergie. Ces annonces, en lien avec la connaissance des données locales énergie, ont eu lieu à l’occasion d’une « Data Session », journée de mobilisation d’intelligence collective, organisée par le ministère de la Transition écologique et solidaire en collaboration avec la mission Etalab.

  • Chaudières à bois – Naissance du SFCB 11 octobre 2017

    17 fabricants et importateurs français de chaudières bois de petite et moyenne puissances, représentant plus de 80 % du marché français, ont annoncé s’être fédérés au sein du Syndicat français des chaudiéristes biomasse (SFCB).  L’objectif affiché est de promouvoir le chauffage central au bois dans le domestique, le collectif et le tertiaire. Le SFCB propose ainsi la mise en place de plusieurs mesures : des mesures incitatives différenciées, qui favorisent la chaleur renouvelable – une meilleure prise en compte de l’énergie bois dans les outils de calculs règlementaires et ceux utilisés pour l’attribution des aides de l’ANAH – l’augmentation du fonds chaleur, la simplification des démarches administratives, particulièrement sur les plus petites puissances – la mise en place d’aides favorables au chauffage central au bois performant sur les zones concernées par des Plans de protection de l’atmosphère (PPA) – La mise en place d’une prime à la casse sur les chaudières bois de plus de 15 ans, pour favoriser le renouvellement par des chaudières plus performantes et plus propres.

  • France – Quatre régimes d’aides validés par la Commission européenne 4 octobre 2017

    La Commission européenne a annoncé, le 29 septembre, avoir validé quatre régimes d’aides à la production d’électricité, en France, à partir d’installations d’éoliennes terrestres et d’installations solaires sur les bâtiments et au sol. Ces régimes permettront à la France de produire plus de 7 GW supplémentaires d’énergie à partir de sources renouvelables. Le régime en faveur de l’énergie éolienne terrestre (complément de rémunération) est doté d’un budget provisoire de 188 M€/an (soit un total de 3,8 milliards d’euros sur vingt ans) et les deux régimes en faveur de l’énergie solaire, d’un budget provisoire de 232 M€/an (soit un total de 4,6 milliards d’euros sur vingt ans). Le dernier régime soutiendra tant les installations éoliennes terrestres que solaires, grâce à un budget provisoire de 6 M€/an (ou, au total, 124 millions d’euros sur 20 ans). Les bénéficiaires des aides seront sélectionnés au moyen d’appels d’offres qui seront organisés entre 2017 et 2020. Les quatre régimes sont accompagnés d’un plan d’évaluation détaillé, destiné à en évaluer l’incidence. Les résultats de cette évaluation seront communiqués à la Commission en 2022, un rapport intermédiaire devant lui être transmis en 2018.

  • Biométhane – Des prévisions optimistes pour la filière 4 octobre 2017

    Selon un rapport publié par le cabinet américain Transparency Market Research (TMR) le marché du biométhane pourrait atteindre 2,6 milliards de dollars d’ici 2025, contre une estimation en 2016, de 1,5 milliard. Intitulé Biomethane market, Global Analysis, size, share, growth, trends and forecast 2017–2025, ce rapport indique que la recherche de technologies permettant de produire des énergies moins polluantes va tirer la filière biométhane vers le haut dans les années à venir. Toujours d’après cette étude, l’Europe et l’Amérique du Nord sont les principaux producteurs et consommateurs de biométhane, la France faisant partie des pays clés de la filière en termes de marché.

  • Financement participatif – Un label pour mieux identifier les projets 4 octobre 2017

    Une convention de partenariat vient d’être signé par Nicolas Hulot, ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Stéphanie Savel, présidente de l’association Financement participatif France (FPF), afin de labéliser les projets de “financement participatif de la croissance verte”. Ce nouvel outil de contrôle concerne toutes les formes de financement (dons, prêts, capital, royalties…) hébergées sur des plateformes de financement participatif. Pour prétendre au label, un projet devra répondre à 3 critères principaux : l’éligibilité du programme, la transparence de l’information et la mise en évidence des impacts positifs du projet. Les plateformes qui souhaitent le label peuvent se rendre dès à présent sur le site dédié. Les premiers projets seront labellisés en fin d’année 2017, et seront présentés lors d’une conférence à l’occasion de World Efficiency, un évènement qui se déroulera du 12 au 14 décembre à Paris.

SEPTEMBRE 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • Biométhane – Un secteur en plein essor, mais encore immature 27 septembre 2017

    Avec 35 unités de production de biométhane à fin juin 2017 et une capacité d’injection d’environ 500 GWh, la filière du biométhane est en pleine expansion. Malgré ces chiffres encourageants, le think tank France Biométhane fait remarquer dans un communiqué qu’il existe encore de fortes disparités entre les différents types de projets et diverses technologies utilisées. À ce jour, seules les installations agricoles peuvent prétendre à un véritable retour d’expérience en termes de durée et de volume de projets. De plus, les autres technologies de production n’ont pas toutes été testées. Pour France Biométhane, il faut prolonger le contrat d’achat de 15 à 20 ans. En 2018, selon les projections de la CRE, la somme engagée en soutien à la filière sera de 100 millions d’euros, à comparer avec les 5,4 milliards en soutien à l’électricité d’origine renouvelable. Une bonne nouvelle, cependant : le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a annoncé pour les producteurs, dans un communiqué en date du le 25 septembre, une forte réduction des coûts de raccordement aux réseaux des installations de production d’électricité renouvelable, ou de biométhane injecté dans le réseau de gaz. Cette baisse sera prise en charge par le tarif d’utilisation des réseaux électriques (Turpe) et pourra atteindre jusqu’à 40 %, en fonction de la taille des projets, notamment.

  • Fonds chaleur – Nouvel appel à projet, « Biomasse Énergie et Entreprises » 27 septembre 2017

    Dans le cadre du deuxième colloque Énergie industrie organisé du 25 au 27 septembre par l’Ademe, cette dernière et le ministère de la Transition écologique et solidaire ont lancé, mercredi 27 septembre, un nouvel appel à projets, financé par le fonds chaleur, pour la production de chaleur renouvelable à partir de la biomasse pour l’industrie, l’agriculture et le tertiaire privé. Il s’adresse aux entreprises agricoles, de l’industrie et du tertiaire privé situées sur le territoire national, outre-mer compris. Pour les projets de grandes installations (plus de 1 000 tep/an), l’appel à projets Biomasse chaleur industrie agriculture et tertiaire (BCIAT) est ouvert jusqu’au 31 janvier 2018. Pour les projets de petites et moyennes installations, (moins de 1 000 tep/an), les projets seront instruits selon le calendrier de la direction régionale de l’Ademe concernée. Dans les 2 cas, les dépôts des candidatures se font sur une seule plateforme en ligne.

  • Éolien flottant – Fin des tests pour la bouée Lidar d’Eolfi 27 septembre 2017

    Posée en mer au large de Marseille depuis mai 2016, la bouée Lidar (Light Detection and Ranging), mise au point par la PME française Eolfi,  en collaboration avec NKE Instrumentation, l’Ifremer et l’IRSEEM, a été relevée le 21 septembre. Elle permet des mesures de vent par laser allant jusqu’à 200 mètres de hauteur, sur des sites potentiels de parcs éoliens flottants. Les résultats de ce test sont en cours d’analyse et seront validés par un organisme indépendant. L’objectif, pour Eolfi, est de sortir de la phase prototype pour une mise sur le marché, ce qui pourrait contribuer à l’essor de l’éolien flottant en France, notamment dans le golfe du Lion et en région Bretagne. Eolfi a également annoncé avoir déployé, le 20 septembre, une bouée Lidar sur la zone d’étude du projet de parc éolien flottant pilote de Groix et Belle-Île. Cette bouée, installée pour une durée d’un an à proximité de la zone du projet, est spécialement adaptée à des fonds de plus de 50 mètres.

  • Entreprise – Total entre au capital d’Eren RE 20 septembre 2017

    Total a annoncé un accord qui le fait entrer au capital d’Eren Renewable Energy (RE) à hauteur de 23 %. Le document prévoit aussi que Total pourra prendre le contrôle de la société au bout de 5 ans. Ce rapprochement indique que la firme française souscrit à hauteur de 237,5 millions d’euros à une augmentation de la société afin d’accélérer son développement dans les renouvelables. Fondée en 2012, par deux anciens d’EDF Énergies Nouvelles, Eren RE  compte à ce jour en exploitation ou en construction une capacité de 650 MW dans l’éolien, le solaire et l’hydraulique. « La production d’électricité renouvelable de Total va ainsi croître significativement en vue d’atteindre une capacité de 5 GW d’ici cinq ans » a déclaré Philippe Sauquet, directeur général Gas Renewables & Power de Total, cité dans un communiqué. « Notre positionnement est mondial et la puissance du Groupe Total à l’international constitue un accélérateur formidable », a déclaré de son côté Pâris Mouratoglou, président d’Eren RE. Cet entrepreneur n’en est pas à son premier “coup” puisqu’en 2000, il cédait 35 % de SIIF Énergies à EDF, puis 15 % supplémentaires en 2002, avant que SIIF ne devienne, 2 ans plus tard, EDF EN. Il finira par céder la totalité de ses parts à EDF en 2011. Avant de créer Eren RE l’année suivante.

  • Efficacité énergétique – Total s’offre la société GreenFlex 20 septembre 2017

    Total a annoncé le 20 septembre un second investissement. Le groupe pétrolier renforce son activité dans le domaine de l’efficacité énergétique en rachetant la société française GreenFlex. Avec un chiffre d’affaires de 350 millions d’euros prévus en 2017, GreenFlex, fort de 230 salariés, propose des solutions intégrées depuis l’optimisation des besoins et des sources d’énergies au financement des solutions, jusqu’à la mesure et la réduction des émissions. « L’acquisition de GreenFlex permet à Total d’accélérer le développement de son offre sur le marché de l’efficacité énergétique, en complément de la croissance de ses filiales BHC en France et Tenag en Allemagne », explique la compagnie dans un communiqué. La transaction devrait être finalisée au quatrième trimestre 2017.

  • Fourniture – EDF et Engie verdissent leurs offres 20 septembre 2017

    Le 16 octobre prochain EDF proposera à ses clients particuliers une nouvelle gamme de fourniture d’électricité d’origine renouvelable, grâce à des certificats, a annoncé l’énergéticien le 19 septembre dans un communiqué. L’offre se décompose en deux abonnements : “Vert électrique” ou “Vert électrique week-end”, ce dernier permettra de faire des économies en déplaçant sa consommation de la semaine vers le week-end, pour les clients disposant d’un compteur Linky. « Nous visons un million de clients à l’horizon 2020 », explique Henri Lafontaine, directeur exécutif du groupe EDF en charge du pôle clients, services et action régionale, cité dans le communiqué. De son côté, Engie annonce l’offre “Mon gaz vert” avec un gaz naturel contenant 10 % de biométhane d’origine française. Les clients pourront choisir entre trois sites de méthanisation : Wannehain (Nord), Cran-Gevrier (Haute-Savoie) et Saint-Maximin (Oise). Ces sites traitent chacun des matières organiques variées : résidus agricoles, boues d’épuration ou encore déchets ménagers et industriels.

  • Publication – La France en retard sur sa trajectoire 13 septembre 2017

    Les énergies renouvelables représentent 15,7 % de la consommation finale brute d’énergie en 2016, selon un récent rapport du Commissariat général au développement durable, intitulé « Les énergies renouvelables en France en 2016 ». Si cette part a progressé de 6,5 points en l’espace de onze ans, dont 0,5 point entre 2015 et 2016, la France accuse un retard par rapport à son Plan national d’action en faveur des énergies renouvelables (PNA EnR), lequel établit des trajectoires à suivre pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre de la directive 2009/28/CE (23 % en 2020), explique le document. Avec 24,1 Mtep réalisés contre 29,1 Mtep attendus en 2016, l’écart est de 17 %. Un déficit qui concerne les consommations d’électricité et de chaleur. A contrario, dans le secteur des transports, la part des énergies renouvelables dépasse légèrement la trajectoire prévue initialement. La consommation finale brute d’énergies renouvelables est en hausse (+ 8,7 Mtep depuis 2005, soit une progression de 57 %), à l’inverse de la consommation finale énergétique, en baisse (- 13,3 Mtep depuis 2005, soit un recul de 8 %). Les plus gros contributeurs à la croissance des énergies renouvelables depuis 2005 sont : les biocarburants (près de 30 %, + 2,5 Mtep), les pompes à chaleur (près de 25 %, + 2,0 Mtep), suivis de l’éolien (+ 1,8 Mtep), de la biomasse solide pour le chauffage (+ 1,6 Mtep) et du solaire photovoltaïque (+ 0,7 Mtep). À l’inverse, l’hydroélectricité s’est repliée de 9 % sur la même période, ne représentant plus que 21 % de la consommation d’énergie renouvelable en 2016, contre 37 % en 2005.

  • Solaire thermique – Chiffres de marché 2016 13 septembre 2017

    Observ’ER vient de mettre en ligne son étude annuelle sur le marché 2016 des installations solaire thermiques individuelles. Une nouvelle fois, les chiffres sont en forte baisse par rapport à 2015 (- 32 %, pour un marché total de 32 610 m2). Les CESI (chauffe-eau solaires thermiques) constituent le segment qui souffre le plus, avec – 33 %. Ces équipements n’arrivent pas à s’implanter de manière suffisante dans le secteur du neuf, où ils sont concurrencés par le chauffe-eau thermodynamique (CET), moins cher à l’achat et ne nécessitant pas de monter sur le toit lors de l’installation. En rénovation, la prolongation du crédit d’impôt pour la transition énergétique n’a pas eu d’impact sur les ventes. L’étude présente également des indicateurs d’évolution des prix moyens des installations et du chiffre d’affaires global de l’activité. En 2016, celui-ci était évalué à 40 millions d’euros, soit une diminution de 32 % en un an. Mal en point, le secteur espère une réglementation environnementale (RE 2018) qui prenne réellement en compte les apports et les performances de ses applications pour rebondir.

  • Power to gas – Un contrat pour McPhy en Autriche 13 septembre 2017

    McPhy a remporté un contrat d’1,3 M€ auprès de RAG, spécialiste autrichien du stockage souterrain de gaz, pour fournir le système de production d’hydrogène qui équipera son projet “Underground Sun Conversion”, lequel entre dans une phase d’industrialisation. « Alimenté par de l’électricité d’origine renouvelable, le générateur de McPhy produira de l’hydrogène vert qui sera utilisé dans un process de méthanation souterrain très novateur », explique McPhy dans un communiqué du 7 septembre. L’hydrogène sera issu d’énergies renouvelables et de microbactéries. « Le gaz naturel de synthèse sera produit et stocké directement dans un réservoir naturel situé à plus de 1 000 mètres sous terre, puis injecté dans le réseau pour être délivré à la demande en fonction des besoins des consommateurs », explique l’entreprise française, qui, avec ce nouveau contrat disposera d’une capacité de plus de 13 MW pour ses équipements de power to gas.

  • Bioclimatique – Ouverture de la sélection “Architecture Solaire Architecture d’Aujourd’hui” 6 septembre 2017

    Observ’ER lance la 16e opération “Architecture Solaire Architecture d’Aujourd’hui”, anciennement connue sous l’appellation “Habitat Solaire Habitat d’Aujourd’hui”. Elle a pour but de promouvoir l’architecture bioclimatique et l’intégration des énergies renouvelables dans le bâtiment. La sélection finale présentera des réalisations exemplaires dans leur utilisation des règles de l’architecture solaire passive, la prise en compte de la qualité des ambiances et le recours aux énergies renouvelables. La sélection cherchera à donner une approche de la diversité régionale (métropole et DOM) des réalisations architecturales. Elle fera l’objet d’une publication en 2018. Dans cette perspective, nous sommes à la recherche de bâtiments avec une approche bioclimatique forte, dans les maisons individuelles, les logements collectifs et les bâtiments tertiaires, que ce soit pour de la construction neuve ou de la rénovation. Les bâtiments tendant vers la basse consommation énergétique (BBC), le passif ou le bâtiment à énergie positive (Bepos) sont recherchés. Tous les bâtiments doivent avoir été mis en fonctionnement au plus tard en septembre 2016, afin de pouvoir faire état d’une année complète d’utilisation. Architectes, bureaux d’études et maîtres d’ouvrage, pour participer ou pour signaler un bâtiment remarquable, contactez Marion Blein  marion.blein@energies-renouvelables.org ou au 06 75 94 76 45.

  • Biogaz – L’injection à la fête 6 septembre 2017

    La production de biométhane injecté dans les réseaux poursuit sa progression au deuxième trimestre 2017. « À 97 GWh, elle augmente de 13 % par rapport au premier trimestre 2017 », indique le service de la donnée et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique et solidaire, dans son tableau de bord “biométhane injecté dans les réseaux de gaz” du deuxième trimestre 2017. Fin juin 2017, la capacité des 35 installations injectant du biométhane s’élevait, au total, à 533 GWh/an, soit une progression de 30 % par rapport à la fin de l’année 2016. Une capacité supplémentaire de 123 GWh/an a ainsi été installée au cours du premier semestre 2017, soit deux fois plus qu’au cours des 6 premiers mois de 2016. Si les unités de méthanisation constituent l’essentiel du parc (78 % de la capacité totale), les petites installations, de capacité unitaire inférieure à 15 GWh/an, représentent la moitié de la capacité de production totale du parc national. Côté biogaz pour la production d’électricité, le bilan est moins enthousiasmant. « Au cours du premier semestre 2017, 15 MW ont été raccordés, soit un rythme de raccordement comparable à celui du premier semestre 2016 », annonce le tableau de bord du deuxième trimestre 2017. La production d’électricité s’est ainsi élevée à 920 GWh au premier semestre 2017, en baisse de 1 % par rapport au second semestre 2016.

  • Granulés de bois – Cinq usines ouvrent leurs portes au public 6 septembre 2017

    Le 16 septembre aura lieu, dans 5 usines en France, la Fête du granulé de bois. À l’initiative de Propellet France, l’association nationale du chauffage au granulé de bois, cet événement a pour objectif de mieux faire connaître ce mode de chauffage. Des visites pédagogiques et des animations seront ainsi proposées tout au long de la journée sur les différents sites partenaires. L’occasion de découvrir comment les coproduits de bois sont valorisés et transformés en granulés. Les cinq usines concernées sont : SGA à Arlanc (63), Vert Deshy à Meximieux (01), MG granulés à Argenteuil-sur-Armançon (89), Siat Braun à Urmatt (67) et 3bois à Varennes-sur-Allier (03). L’ensemble du programme de cette journée est à retrouver ici.

JUILLET 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUILLET

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  • Plan Climat – Nicolas Hulot veut accélérer sur les énergies renouvelables 12 juillet 2017

    « Il faudra accélérer (sur les énergies renouvelables) car la France est en retard sur les objectifs de la loi de transition énergétique » (32 % en 2030), a expliqué Nicolas Hulot le 6 juillet, lors de la présentation de son plan climat. « Des mesures seront prises pour simplifier encore le développement des énergies en mer, de la géothermie, de la méthanisation, et des expérimentations seront réalisées afin de permettre de réduire le temps moyen de développement de ces projets », a promis le ministre de la Transition écologique et solidaire. La programmation des appels d’offres sur la durée du quinquennat d’Emmanuel Macron sera présentée d’ici fin 2018, dans le cadre de la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie, a-t-il également assuré. Une liste d’appels d’offres sera également publiée par le gouvernement dans le cadre des assises de l’outre-mer. L’augmentation des moyens du fonds chaleur sera étudiée par le gouvernement et « BPI France mettra en place un prêt sans sûreté de longue durée dédié au développement des méthaniseurs. » Enfin, le ministre entend « faire de la place de Paris le pôle international de la finance verte », en soutenant notamment la création de labels de référence, et l’émission d’obligations vertes (green bonds).

  • Hydraulique – GE prévoit 345 suppressions de poste à Grenoble 12 juillet 2017

    Le groupe américain General Electric, qui avait racheté fin 2015 l’ensemble des activités énergie d’Alstom, envisage la suppression de 345 emplois sur les 800 du site de sa filiale General Electric Hydro à Grenoble (spécialisée dans la production de turbines hydrauliques). Dans un courrier interne, le PDG de General Electric Hydro, Yves Rannou, mentionne des « difficultés majeures », notamment « une structure de coût excessivement élevée ». Les postes visés sont « essentiellement la fabrication des turbines hydrauliques, mais aussi l’ingénierie ». Un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) va être enclenché le 19 juillet. GE, qui avait fait de la France son siège mondial pour l’activité hydraulique, avec 3 sites situés à Grenoble, Belfort et au siège de GE Renewable Energy dans les Hauts-de-Seine, s’était engagé au moment du rachat, à créer 1 000 emplois nets d’ici fin 2018.

  • Prévisions – Les EnR seront l’option la moins chère d’ici à 2020 12 juillet 2017

    Les analystes de la banque Morgan Stanley ont publié, le 6 juillet, une étude estimant que les énergies renouvelables deviendront l’option la moins chère et la plus rapide pour la production d’électricité et de chaleur, d’ici à 2020, du fait de choix économiques favorables.« Nous prévoyons que d’ici 2020, les énergies renouvelables seront la forme la moins coûteuse d’une nouvelle génération d’énergie pour toute la planète », à l’exception de quelques pays d’Asie du Sud-Est. Les énergies renouvelables seraient sur le point de s’imposer de façon inéluctable, et en dépit de toute entrave, y compris politique : «  indépendamment de l’intention annoncée par le président Trump de se retirer de l’accord de Paris, nous prévoyons que les États-Unis dépasseront l’engagement de Paris de réduire de 26 à 28 % leurs émissions de gaz à effet de serre en 2025 par rapport à 2005 ». En Europe, décrite comme une « carte postale du futur », les objectifs de Paris pourraient également être dépassés.

  • Parution – L’État des énergies renouvelables en Europe 2016 en ligne ! 12 juillet 2017

    Collecte, riche et complète, de données sur les sources d’énergies renouvelables de l’Union européenne, l’édition 2016 de L’État des énergies renouvelables en Europe, publié depuis 17 ans par Observ’ER, est en ligne ! Un tour d’horizon de l’état et de la dynamique des filières, éolienne, photovoltaïque, solaire thermique, pompes à chaleur, biocarburants, biomasse solide, petite hydraulique, biogaz, énergies géothermique, solaire thermodynamique, incinération des ordures ménagères ou encore énergies marines renouvelables. De nouveaux indicateurs ont été ajoutés, sur les coûts, les combustibles fossiles évités, l’innovation et la compétitivité, et la flexibilité du système électrique. Téléchargement libre.

  • BONNES VACANCES ! – L’Actu revient le 6 septembre 12 juillet 2017

    Votre rendez-vous hebdomadaire avec les dernières nouvelles des énergies renouvelables revient dès le 6 septembre. Toute l’équipe de l’Observatoire des énergies renouvelables et du Journal des Énergies Renouvelables vous remercie pour votre fidélité et vous souhaite un très bel été !

  • Annonce – Objectif du gouvernement : neutralité carbone en 2050 5 juillet 2017

    Le Premier ministre, Edouard Philippe, dans sa déclaration de politique générale du 4 juillet, a repris l’objectif ambitieux souhaité par Nicolas Hulot, d’une “neutralité carbone” à l’horizon 2050, soit au-delà de ce que préconise la loi de transition énergétique. La France s’engage ainsi, non pas à cesser d’émettre du CO2, mais à compenser ces émissions par divers procédés : plantations d’arbres, essor des nouvelles technologies et des énergies renouvelables… Le directeur général du WWF, Pascal Canfin, a qualifié d’ « intéressants » ces objectifs, tout en attendant de « voir concrètement les moyens mis à disposition ». Il s’en est toutefois félicité, « puisque c’est finalement le grand objectif de l’accord de Paris », qui  « donne le cap pour les arbitrages liés à l’annonce du plan climat », que Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique, doit dévoiler jeudi 6 juillet.

  • Nominations – Enercoop et France Hydro Électricité changent de tête 5 juillet 2017

    Les nominations de deux femmes ont été annoncées, le 29 juin, à la tête d’Enercoop et de France Hydro Électricité (FHE). Du côté du fournisseur coopératif français d’électricité issue à 100 % des énergies renouvelables, Amandine Albizzati, 38 ans remplace Mathieu Richard. Elle dirigeait les relations institutionnelles de la banque éthique La Nef depuis 2010, ce qui l’a amenée, en février, à faire avec Enercoop, dont elle était administratrice depuis 2013, une levée de fonds de 1,5 M€. Christine Etchegoyhen, 45 ans, gérante de la société familiale Forces Motrices de Gurmençon, a pour sa part été désignée à l’unanimité par le conseil d’administration  de FHE. Elle succède à Anne Penalba, qui a dirigé le syndicat professionnel représentant la petite hydroélectricité pendant 11 ans, et à qui elle a rendu hommage : « Je m’attacherai à défendre au mieux les intérêts (de FHE), pour que la petite hydroélectricité perdure et se développe en respectant son caractère patrimonial, en améliorant son savoir-faire et en renforçant les liens entre les différents acteurs. Je poursuivrai les efforts engagés par Anne Penalba pour accompagner les producteurs d’hydro, en tant qu’acteurs économiques attachés à leurs territoires, dans leur volonté de produire une énergie renouvelable locale, propre et décarbonée. »

  • Biomasse – Inauguration de la chaufferie de Saint-Denis 5 juillet 2017

    Engie a inauguré le 4 juillet, à Saint-Denis, une chaufferie biomasse, en service depuis cet hiver, qui alimentera de façon désormais majoritaire le troisième plus grand réseau de chauffage urbain de France, le réseau Plaine Commune Energie, long de 60 km. Un investissement qui représente 33,5 millions d’euros, soutenu par l’Ademe à hauteur de 4,4 millions d’euros et par la Région Île-de-France pour 2 millions d’euros. D’une puissance de 26,5 MW, cette chaufferie biomasse sera alimentée par 38 000 tonnes de bois par an issues de plaquettes forestières, de broyat de palette, de résidus de scierie et d’élagage. Elle procurera chauffage et eau chaude à des appartements, bureaux, bâtiments publics représentant l’équivalent de 40 000 logements, « permettant de préserver l’environnement et de lutter contre la précarité énergétique », a déclaré le maire de Saint-Denis, Laurent Russier. Engie estime pour sa part, que la chaufferie permettra d’éviter l’émission de 56 250 tonnes de CO2 par an.

JUIN 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JUIN

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  • Droit – La garantie décennale élargie notamment aux pompes à chaleur 28 juin 2017

    Par son arrêt en date du 15 juin 2017, la Cour de cassation confirme que la garantie décennale doit jouer dans l’hypothèse où la défaillance de l’élément d’équipement, qu’il soit dissociable ou non, provoque une impropriété à destination de l’ouvrage. Cet arrêt intéressera tout particulièrement les propriétaires de pompes à chaleur mais sa portée pourrait concerner d’autres domaines. L’intérêt de la distinction entre les éléments d’équipement dissociables et indissociables est limité à l’hypothèse dans laquelle la défaillance de l’élément d’équipement ne provoque pas une impropriété à destination de l’ouvrage. Dans le cas contraire, les dommages relèvent de l’article 1792 du Code civil, en vertu duquel la garantie décennale peut être mise en jeu lorsque l’impropriété à destination résulte d’une atteinte, soit à l’un des éléments constitutifs de l’ouvrage, soit à l’un de ses éléments d’équipement. C’est exactement ce que réaffirme la Cour de cassation dans son arrêt en date du 15 juin 2017, s’agissant d’une pompe à chaleur, ce qui confirme une tendance jurisprudentielle. Avant même de s’interroger sur le caractère d’éléments d’équipement dissociables et indissociables d’un ouvrage, il est donc essentiel de déterminer si les désordres affectant l’élément d’équipement rendent l’ouvrage impropre à sa destination dans son ensemble puisque, dans une telle hypothèse, la garantie décennale s’applique de droit. (Analyse d’Aurélien Boudeweel, du cabinet Green Law Avocat) 

  • Solaire thermique – newHeat veut aller vite 28 juin 2017

    La startup bordelaise newHeat a annoncé, le 26 juin, avoir réalisé une levée de fonds de 1,8 million d’euros. Une somme qui devrait lui permettre « d’accélérer son développement et de financer la réalisation de ses premières centrales solaires thermiques, tout en poursuivant ses efforts de R&D », indique la société dans un communiqué. Après la réalisation d’un banc de tests en 2016, la société créée en 2015 lancera cet été les travaux de sa première centrale solaire thermique, qui sera aussi la plus grande centrale thermique de France. D’une puissance de 3 MW, elle fournira de la chaleur solaire sur 15 ans à un premier client industriel basé en Dordogne. À horizon 2024, l’objectif de newHeat, qui s’adresse principalement aux réseaux de chaleur urbains et aux sites industriels, est de réaliser environ 50 centrales solaires thermiques, d’une taille unitaire moyenne de 10 MWth, représentant chacune environ 4 hectares au sol, et situées à l’international pour 80 % d’entre elles. 

  • Hydroélectricité – Un livre blanc pour un nouvel élan 28 juin 2017

    Avec des prix de marché qui ont chuté d’un tiers depuis 2010, et une pression accrue de la fiscalité et des normes environnementales, « on arrive à la fin de la résilience de la filière », a expliqué à l’AFP Anne Pénalba, présidente du syndicat professionnel France Hydro Electricité, en présentant, le 27 juin, un livre blanc sur l’état de la filière. À titre d’exemple, les taxes locales ont grimpé ces dernières années, pour atteindre environ 10 €/MWh, soit un tiers du prix de vente sur le marché. Pour y remédier, la filière réclame des exonérations fiscales sur les nouveaux projets, ou, par exemple, sur les investissements réalisés pour protéger la biodiversité et qui sont assujettis à la taxe foncière. Plus généralement, le document intitulé « L’hydroélectricité à la croisée des chemins » en appelle à une « meilleure cohérence » entre les réglementations et les objectifs de développement des énergies renouvelables. Toujours selon Anne Pénalba, il serait possible de produire 11,7 TWh d’électricité supplémentaire (+ 17 % par rapport à aujourd’hui), mais « deux tiers du potentiel sont bloqués par des réglementations environnementales ».

  • POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE – Corée du Sud et Taïwan misent sur les énergies renouvelables 21 juin 2017

    Le nouveau président de la Corée du Sud, Moon Jae-in, veut guider son pays vers la sortie du nucléaire au profit des énergies renouvelables. Il l’a annoncé lors de la cérémonie marquant l’arrêt définitif du premier réacteur du pays, Kori 1, qui fonctionnait depuis 40 ans. Il envoie là un signal fort : la Corée du Sud, avec 25 réacteurs produisant un tiers de l’électricité du pays, était classée cinquième producteur d’énergie nucléaire dans le monde en 2016. Le président Moon veut développer le solaire et l’éolien en mer, afin de porter la part des renouvelables dans le mix énergétique sud-coréen, de 6,6 % à ce jour à 20 % d’ici 2030. Taïwan aussi entend sortir du nucléaire (16 % de la fourniture d’électricité) d’ici 2025. Le gouvernement taïwanais vient d’annoncer qu’il cherche 59 milliards de dollars de capitaux privés pour atteindre 20 % de renouvelables dans son mix énergétique en 2025.

  • POMPES A CHALEUR – Des prix en baisse 21 juin 2017

    Les prix moyens des pompes à chaleur (PAC) individuelles sont en stagnation, voire en diminution, ainsi que le relève l’étude réalisée et mise en ligne par Observ’ER sur le marché et les prix 2016 des PAC individuelles. Le segment de la géothermie a vu ses ventes chuter de 19 % entre 2015 et 2016, pour des tarifs qui n’ont presque pas évolué. Le segment aérothermique est le plus dynamique. Il est porté par les PAC air/air, dont les ventes ont progressé de 12 % (372 270 unités vendues en 2016), pour des prix en baisse de 8 %. Le marché des PAC air/eau est plus stable (+ 1 %) mais ses prix diminuent également (- 7 %). Cette tendance à la baisse était déjà observée en 2015. Des installateurs font part d’un durcissement de la concurrence sur les équipements air/eau et air/air.

  • INVESTISSEMENTS – Des milliards pour le solaire et l’éolien 21 juin 2017

    D’ici 2040, 7 400 milliards de dollars pourraient être investis dans de nouvelles centrales d’énergie renouvelable, soit 72 % des 10 200 milliards de dollars d’investissements prévus dans les nouveaux équipements de production d’énergie, de par le monde. Publiée le 15 juin par Bloomberg New Energy Finance, l’étude New Energy Outlook 2017 précise la part du solaire (2 800 milliards de dollars) et de l’éolien (3 300 milliards de dollars) dans ces investissements. Solaire et éolien représenteront dès lors 48 % des capacités installées mondiales, et 34 % de la production d’électricité, contre 12 % et 5 % actuellement. Le coût actualisé de l’électricité solaire photovoltaïque (intégrant les dépenses pendant toute la durée de vie de l’installation) devrait baisser de 66 % d’ici 2040. Celui de l’éolien en mer chuterait de 71 %, et celui de l’éolien terrestre, de 47 % sur la même période.

  • STEP – EDF choisi par Dubaï 14 juin 2017

    C’est un joli contrat qu’EDF vient de décrocher à Dubaï : environ 14 millions d’euros pour mener à bien la conception, les études, la supervision du chantier, les tests in situ et la livraison d’une station de pompage-turbinage de 250 MW. Située à Hatta, dans une zone montagneuse près de la frontière avec Oman, cette dernière représentera un investissement total de 466 millions d’euros. Elle s’appuiera sur un réservoir existant d’une capacité de 6,5 milliards de litres, et sur la construction d’un autre réservoir, 300 mètres plus haut, de 3 milliards de litres. L’objectif : faire couler l’eau, lorsque les coûts de production de l’électricité sont élevés, à travers la centrale hydroélectrique du réservoir supérieur, et pomper l’eau durant les heures creuses, de l’aval vers l’amont, grâce à des turbines fonctionnant à l’énergie solaire.  

  • Biomasse – Coup dur à Gardanne 14 juin 2017

    « L’étude d’impact n’est pas proportionnée à l’importance et à la nature du projet », estime le tribunal administratif de Marseille, qui, en conséquence, annule, à la demande de plusieurs associations, l’autorisation d’exploitation de la centrale biomasse de Gardanne. Cependant, au lendemain de cette décision, le 9 juin, le préfet des Bouches-du-Rhône a signé un arrêté, donnant un sursis à l’exploitant, qui pourra, à titre provisoire, poursuivre sa phase de test. Ce site est la plus importante centrale de production électrique biomasse de France. Les juges du tribunal administratif ont notamment considéré qu’Uniper, l’exploitant, n’a pas analysé les effets environnementaux indirects de cette installation de 150 MW, en particulier ceux en lien avec l’approvisionnement en bois. La centrale devrait en effet consommer, à pleine puissance, 850 000 tonnes de bois  par an pour fournir 6% de la production d’électricité de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ces volumes représenteraient au moins 25% des ressources forestières locales disponibles. Uniper, qui dispose de neuf mois pour constituer une nouvelle demande d’autorisation, annonce avoir fait appel de la décision. 

  • Économie – L’avenir des pétroliers en vert 14 juin 2017

    Les énergies renouvelables pourraient-elles être le prochain gros chantier des pétroliers ? Telle est la question que s’est posée le consultant Wood MacKenzie. Et, selon le rapport qui l’a étudiée, la réponse est oui. « L’éolien et le solaire sont voués à transformer radicalement le marché de l’énergie, et les opportunités de croissance dans les renouvelables ne peuvent pas être ignorées », note le consultant. Celui-ci a ainsi évalué que les “Majors” devraient investir plus de 310 milliards d’euros dans l’éolien et le solaire d’ici 2035, pour garder la part de marché de 12 % qu’elles ont actuellement avec le gaz et le pétrole. Si le scenario est improbable, les analystes estiment que le secteur des renouvelables pourrait quand même concentrer plus d’un cinquième des investissements de ces entreprises d’ici 2030.  

  • France – Feu vert pour le stockage du biométhane 7 juin 2017

    Storengy et TIGF vont désormais permettre l’injection du biométhane de 1e génération dans leurs stockages souterrains, ont-ils annoncé le 1er juin dans un communiqué. « Cette décision, en augmentant de manière significative le potentiel d’injection de biométhane dans les réseaux, représente une avancée majeure vers l’atteinte des objectifs ambitieux fixés par l’État français », expliquent les deux entreprises, qui affirment que « son intégration dans les stockages souterrains ne génère pas d’impact supplémentaire par rapport au gaz naturel ». Le développement de l’injection de gaz renouvelable dans le réseau « passe notamment par la remontée de flux de biométhane des réseaux de distribution vers les réseaux de transport », avancent les deux partenaires, qui annoncent le lancement de deux sites pilotes (« rebours ») situés à Pontivy (Morbihan) et Pouzauges (Vendée). Depuis cette annonce, les derniers chiffres sur l’injection du biométhane ont été publiés par le ministère de la Transition écologique et solidaire, et ils sont encourageants. Une capacité supplémentaire de 86 GWh/an a ainsi été installée au cours du premier trimestre 2017, soit plus de trois fois plus qu’au cours de la même période de l’année précédente, et en augmentation de 20 % par rapport au quatrième trimestre 2016. Fin mars 2017, 32 installations injectaient du biométhane dans les réseaux de gaz naturel. Leur capacité s’élevait au total à 497 GWh/an, en progression de 21 % par rapport à la fin de l’année 2016. Enfin, la capacité des 252 projets en file d’attente atteignait presque 5 600 GWh/an au 31 mars 2017, en hausse de 10 % sur un trimestre.

  • Monde – Des investissements à un niveau insuffisant 7 juin 2017

    Si un niveau record, à 161 GW, de nouvelles capacités de production d’énergie renouvelable (éolien, solaire, géothermie, etc.) ont été installées dans le monde en 2016, les investissements ont baissé de 23 % par rapport à 2015, notamment dans les pays émergents, avertit le rapport 2017 de REN21 (Renewable Energy Policy Network for the 21st Century), publié ce mercredi 7 juin. « Les investissements continuent de se concentrer dans l’éolien et le solaire photovoltaïque, alors que toutes les technologies d’énergies renouvelables ont besoin d’être déployées pour maintenir le réchauffement climatique sous bien en deçà des 2 degrés », note le réseau d’experts. Le document avance toutefois que le solaire et l’éolien deviennent, dans certains pays, « l’option la moins coûteuse » par rapport aux énergies fossiles ou au nucléaire. Pour l’avenir, de nombreux chantiers restent à accomplir, notamment le secteur de la mobilité, qui « n’est pas encore considéré comme une priorité », en particulier dans le transport aérien et maritime. La production de froid et de chaleur renouvelables est aussi à la traîne par rapport au solaire ou à l’éolien. Autre inquiétude, les subventions aux énergies fossiles sont toujours plus de quatre fois supérieures à celles accordées aux énergies renouvelables, dénonce le rapport.

  • Entreprise – Eren RE finalise sa levée de 200 M€ 7 juin 2017

    Le producteur d’électricité à partir d’énergies renouvelables, Eren RE, a indiqué avoir levé 100 millions d’euros auprès du consortium d’investisseurs mené par Bpifrance et comprenant Next World, Tikehau Capital et FFP. Ces mêmes investisseurs avaient déjà investi la même somme dans la société en 2015. Cette levée de fonds lui permettra d’« accélérer sa croissance à l’international », selon un communiqué publié le 6 juin. « Le succès de cette levée de fonds, qui intervient plus tôt que prévu, est crucial pour l’accélération de la croissance d’Eren RE sur le long terme, dans le secteur des énergies renouvelables », a déclaré son président Pâris Mouratoglou. « Fondée en 2012, Eren Re a mis en service au cours des 18 derniers mois, plus de 80 MW de projets éoliens en Grèce, 72 MW de photovoltaïque en Inde et 10 MW en Ouganda. La société française développe par ailleurs un portefeuille de plus 1 500 MW de projets renouvelables, et son objectif, à moyen terme, est de le porter à 2 000 MW, d’ici à 2020. Une ambition qui nécessite un investissement de 2 à 2,3 milliards d’euros.

MAI 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MAI

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  • RUSSIE – Lancement d’un appel d’offres d’1,9 GW 31 mai 2017

    La Russie a lancé le 30 mai un appel d’offres consacré aux énergies renouvelables visant une capacité maximale de 1,9 GW pour une mise en service des projets entre 2018 et 2022 : 250 MW en 2018, 300 MW en 2019, 350 MW en 2020, 500 MW en 2021 et 500 MW en 2022. Les offres peuvent être déposées jusqu’au 9 juin pour une publication des résultats prévue au plus tard le 30 juin. Si cet appel à projets concerne l’éolien, le solaire et l’hydroélectricité, l’énergie du vent devrait s’octroyer la plus grande part du gâteau. 450 MW de projets éoliens ont ainsi été déposés dès le jour d’ouverture de l’opération, s’est d’ailleurs félicité l’Association russe pour l’éolien (RIWA). Le finlandais Fortum, qui a récemment conclu une alliance avec Rusnano pour développer des projets éoliens en Russie, sera particulièrement attendu. Autre annonce d’appel d’offres, en Espagne cette fois : fort du succès de celui du 17 mai, le Premier ministre Mariano Rajoy a annoncé le 25 mai qu’une nouvelle enchère de 3 GW, comme la précédente, aurait lieu « avant l’été », sans plus de précisions. Il sera, comme lors du précédent, ouvert aux technologies éoliennes et photovoltaïques. 

  • Pompes à chaleur – Les chiffres du marché résidentiel 31 mai 2017

    Observ’ER vient de mettre en ligne son étude sur le marché 2016 des pompes à chaleur dans le résidentiel. Les technologies aérothermiques sont en progression de 10 % par rapport à 2015. Les PAC air/eau continuent d’être portées par le secteur des habitations neuves tandis que les appareils air/air restent les plus diffusés avec une activité tournée essentiellement vers le remplacement d’anciens systèmes de chauffage électrique dans l’existant. Pour les appareils géothermiques, 2016 est en revanche marqué par un nouveau recul des ventes (- 6 %). Sur ce segment, l’activité s’est contractée de plus de 60 % en 5 ans.

  • Monde – Près de 10 millions d’emplois renouvelables fin 2016 31 mai 2017

    Le secteur des énergies renouvelables a employé 9,8 millions de personnes dans le monde en 2016, en nette hausse par rapport à 2012, a annoncé l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) dans un rapport intitulé « Énergies renouvelables et emplois – Bilan annuel 2017 ». L’institution souligne que si quelque sept millions de personnes étaient employées par le secteur en 2012, le chiffre a augmenté d’environ 2,8 millions d’employés en quatre ans grâce à « la baisse des coûts et l’adoption de politiques favorables, qui ont stimulé les investissements et l’emploi ». Le nombre d’emplois dans le secteur photovoltaïque et le secteur éolien a plus que doublé au cours des quatre dernières années.  Hors hydraulique, le nombre d’employés du secteur des énergies renouvelables a atteint les 8,3 millions en 2016. 9,8 millions d’emplois, si l’on compte les emplois directs dans les grands projets hydrauliques. La Chine, le Brésil, les Etats-Unis, l’Inde, le Japon et l’Allemagne sont les plus grands pourvoyeurs d’emplois dans le secteur, affirme le rapport. 

  • Fondation Énergies pour le Monde – Jean-Louis Borloo, nouveau président 24 mai 2017

    Lors de son conseil d’administration du mardi 23 mai 2017, la Fondation Énergies pour le Monde, reconnue d’utilité publique depuis 1990, a renouvelé sa gouvernance. Jean-Louis Borloo a été élu, à l’unanimité, comme nouveau Président – il succède à Vincent Jacques le Seigneur en poste depuis 3 ans (et par ailleurs président d’Observ’ER, l’éditeur du Journal des Énergies Renouvelables). On ne présente plus cet ancien ministre de l’Écologie de 2007 à 2010, à qui l’on doit notamment l’organisation du Grenelle de l’environnement puis la préparation du « Paquet Climat Energie » adopté par l’Union européenne et qui a fortement stimulé les énergies renouvelables en France comme dans toute l’Europe. Depuis 2015, il s’est fait l’avocat de l’accès à l’énergie dans les pays du Sud, notamment en Afrique, où quelques 640 millions d’hommes et de femmes n’ont pas d’électricité. À ce titre, il a rencontré les 54 chefs d’Etats africains afin de les associer à sa démarche et faire de cette thématique un enjeu majeur de la COP21 à Paris. L’arrivée de Jean-Louis Borloo donne un nouveau souffle à la Fondation Énergies pour le Monde, qui œuvre depuis 30 ans pour l’accès à l’électricité dans les pays du Sud. Principalement active en Afrique et en Asie du Sud-Est, elle a permis d’électrifier déjà plus d’un million de bénéficiaires à partir de sources exclusivement renouvelables. Avec tous les autres acteurs du secteur, Énergies pour le Monde entend ainsi démultiplier son action avec l’appui de ses partenaires privés et l’engagement des pouvoirs publics français et européens. 

  • TUNISIE – Lancement d’un appel d’offres de 210 MW 24 mai 2017

    La ministre tunisienne de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Héla Cheikhrouhou, a annoncé le 17 mai le lancement d’un appel d’offres pour la construction de plusieurs installations utilisant des énergies renouvelables pour une capacité totale de 210 MW. Les candidats peuvent déposer leurs dossiers jusqu’au 15 novembre 2017, selon l’agence Ecofin qui précise que l’appel d’offres concerne principalement le photovoltaïque et l’éolien. Les installations auront des capacités de 10 MW et 30 MW, mais il est également prévu des mini-installations de 1 MW et 5 MW. L’investissement est estimé par le ministère à 400 millions de dinars (148 M€). « La première phase de l’appel d’offres sera clôturée le 15 novembre 2017. La seconde, pour sa part, sera clôturée le 15 août 2018 », a déclaré la ministre à l’occasion de l’inauguration du salon international des énergies renouvelables. Et d’ajouter qu’« une commission spéciale a été formée pour choisir les projets à mener. Ce choix sera basé sur plusieurs critères : l’expérience de l’auteur du projet, les compétences techniques, les capacités financières et les retombées environnementales du projet en question ». La Société Tunisienne d’Électricité et du Gaz (STEG) devrait par ailleurs signer des contrats de rachat d’électricité pour 60 MW de projets solaires, 70 MW de parcs éoliens et 10 MW de microcentrales. 

  • Géothermie – Trois sites pour Engie au Mexique 24 mai 2017

    Engie a annoncé le 23 mai avoir obtenu, avec son partenaire islandais Reykjavik Geothermal (RG), trois licences d’exploration dans la géothermie au Mexique. Délivrées par le ministère mexicain de l’Energie (SENER), ces concessions ont été obtenues à parité à la suite d’un accord de coopération conclu entre Storengy, filiale d’Engie, et RG en décembre 2015. Elles autorisent l’exploration de ressources géothermiques pour une période de trois ans, dans trois zones de 150 km2 chacune, dans l’État de Nayarit (nord-ouest), à Cerro Pinto et dans l’État de Puebla (centre), précise Engie dans un communiqué commun avec RG et le ministère. « L’attribution de ces permis d’exploration à un partenariat franco-islandais marque un jalon important dans la mise en œuvre de la réforme législative en faveur de l’énergie géothermique », a commenté Efrain Villanueva Arcos, directeur général des énergies propres du SENER. « Il s’agit en effet des premières entreprises 100 % étrangères à investir dans le secteur de la géothermie au Mexique », a-t-il ajouté. Pour rappel, le pays s’est doté d’une grande réforme énergétique en 2015. Elle encourage notamment les investisseurs privés à participer à la production d’électricité et l’augmentation de la production d’énergies renouvelables. 

  • Publication – Transition énergétique : comment fait l’Allemagne 24 mai 2017

    Dans son ouvrage récemment mis à jour et librement téléchargeable, Vincent Boulanger démontre, sans ignorer ses manques et travers, que la transition énergétique allemande n’est ni un gouffre financier, ni une catastrophe écologique, mais qu’elle peut au contraire être une chance, une  opportunité à la fois économique et démocratique. Ainsi, les citoyens apparaissent au cœur de cette transition initiée par le gouvernement de coalition des sociaux démocrates et des verts en 1998 et créatrice de plus de 200 000 emplois entre 2004 et 2013. L’auteur, par ailleurs conseiller éditorial du Journal du Photovoltaïque et du Journal de l’Éolien, décrypte ces enjeux et déconstruit les mythes qui entourent ce grand projet.

  • Entreprise – Les ambitions internationales de Cap Vert Energie 17 mai 2017

    Qu’on se le dise, le producteur indépendant d’énergies renouvelables Cap Vert Energie veut accentuer son développement, notamment à l’international. « En 5 ans, nous souhaitons multiplier par 10 nos capacités de production pour atteindre près de 820 MWc de puissance installée et en construction, dont plus de 50 % à l’international », annonce Pierre de Froidefond, un des associés fondateurs de Cap Vert Energie avec Christophe Caille et Hervé Lucas. Pour atteindre ces objectifs, Cap Vert Energie a prévu d’investir 1,3 milliard d’euros jusqu’en 2022 (un montant qui inclut les investissements déjà réalisés depuis sa création en 2011) et procèdera à une augmentation de capital « d’ici la fin de l’année ou début 2018 », précise le dirigeant. La société réalise un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros et emploie 60 personnes aujourd’hui. Présente dans le solaire et le biogaz, elle détient actuellement 75 MW en construction ou en exploitation, essentiellement en France. Mais depuis deux ans, la société réfléchit à son développement à l’international pour profiter de marchés en pleine expansion. Elle a ainsi choisi de se lancer dans trois zones porteuses pour le solaire et la vente directe d’électricité : le Chili, le nord-est des États-Unis et l’Afrique.

  • Innovation – Global Bioenergies ajoute des cordes à son arc 17 mai 2017

    L’entreprise française Global Bioenergies a inauguré la semaine dernière une unité pilote de production de biogaz à partir de sucre sur le site de l’institut Fraunhofer de Leuna, en Allemagne. La start-up transforme du glucose de maïs (pour l’instant) en bio-isobutène dans un fermenteur où elle a introduit des bactéries génétiquement modifiées. Le gaz obtenu sert aussi bien à produire du biocarburant (iso-octane) que des plastiques, du verre et des cosmétiques. Elle a par ailleurs annoncé la signature d’un accord portant sur la démonstration industrielle d’une nouvelle chaîne de valeur articulant autour de son procédé isobutène les technologies de Clariant et d’INEOS, deux groupes européens de chimie. Il s’agit de convertir la paille de blé résiduelle, mal valorisée aujourd’hui, en isobutène renouvelable de seconde génération. Le programme, d’un coût total de 16,4 M€, est soutenu à hauteur de 9,8 M€ par le Bio-Based Industries Joint Undertaking (BBI-JU), le complément restant à la charge des participants. Global Bioenergies recevra 4,4 M€ pour des opérations à mener sur son site de R&D d’Evry et son pilote de Pomacle (tous deux en France), ainsi que sur son démonstrateur industriel de Leuna.

  • Europe – Douze projets sélectionnés pour les Prix de l’Énergie durable 2017 17 mai 2017

    Douze finalistes ont été sélectionnés pour l’édition 2017 des Prix européens de l’Énergie durable, qui récompensent des innovations remarquables dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Ces prix sont un événement majeur de la Semaine européenne de l’énergie durable (EUSEW), organisée pour la 12e fois en 2017, du 19 au 25 juin. La remise des prix se tiendra le 20 juin à Bruxelles, lors de la prestigieuse Conférence politique de l’EUSEW. Un français parmi les finalistes (catégorie consommateur) : Topten. Ce portail web multipays oriente les consommateurs vers des appareils économes en énergie, fournit des conseils en matière d’économie d’énergie et facilite la production et la vente au détail de produits plus écologiques, ainsi que le soutien politique dans ce domaine. 

  • Changement climatique – Une plateforme mondiale pour promouvoir le 100 % renouvelable 10 mai 2017

    Le 8 mai, des représentants d’organisations majeures ont lancé une plateforme mondiale pour promouvoir le 100 % renouvelable et les systèmes d’énergie décentralisés. Ce lancement a coïncidé avec le début de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique qui se tient à Bonn (Allemagne) du 8 au 18 mai. Cette plateforme réunit des leaders de la société civile, des entreprises, des Gouvernements et de la science. Elle ambitionne une contribution à la réduction des effets néfastes du changement climatique, en suivant le principe d’après lequel « tous les nouveaux investissements dans les systèmes énergétiques doivent être basés sur du 100 % renouvelable », énonce la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) dans un communiqué du 8 mai. Par ailleurs, « les approches décentralisées et axées sur les personnes constituent le meilleur moyen de transformer les sociétés ». Diverses ONG (World Future Council, ASES – Solar Energy Society et Climate Action Network) travailleront dans ce sens avec les décideurs. « Les énergies renouvelables contribuent à la paix mondiale car elles peuvent éviter les conflits sur les ressources », a déclaré Naoto Kan, ambassadeur de la plateforme et ancien Premier ministre du Japon.

  • Espagne – Le Gouvernement condamné par la Banque mondiale 10 mai 2017

    S’estimant lésé par la chute des subventions aux renouvelables en Espagne, le fond britannique Eiser Infrastructure Limited a obtenu une indemnisation suite à une décision du Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi). Le pays doit ainsi lui payer « 128 millions d’euros plus les intérêts » ainsi qu’à sa filiale luxembourgeoise Energia Solar Luxembourg, explique un communiqué du Gouvernement espagnol, lequel envisage de déposer un recours. Le plaignant avait demandé « plus de 300 millions d’euros ». Le Cirdi aurait réceptionné une trentaine de plaintes similaires visant l’État, lequel pourrait avoir à verser des centaines de millions d’euros. Dans les années 2000, l’Espagne soutenait les énergies renouvelables qui, également aidées par l’abondance de vent et de soleil, y ont connu un développement fulgurant. Eiser avait pris des participations dans trois centrales solaires. La crise de 2008, puis un moratoire sur les aides en 2012 ont stoppé ce développement. Créé en 1966 et placé sous la supervision de la Banque mondiale, le Cirdi est un organisme d’arbitrage des différends entre investisseurs et 161 États, dont l’Espagne.

  • Philippines – Du soleil et du vent à la place du carburant 10 mai 2017

    L’IEEFA (Institute for Energy Economics and Financial Analysis – institut étasunien de l’économie de l’énergie et de l’analyse financière) a publié le 8 mai un rapport décrivant la façon dont les énergies solaire et éolienne peuvent remplacer les systèmes « obsolètes » de production d’électricité fonctionnant au carburant dans les petites îles des Philippines. Nombre de leurs réseaux dépendent en effet de gazole importé et souffrent de pannes récurrentes. « Notre recherche établit qu’une transition raisonnablement rapide aux énergies renouvelables est réalisable dans toutes ces îles », a déclaré Sara Jane Ahmed, principale auteure du rapport. « L’hybridation du diesel avec le photovoltaïque, l’éolien, la biomasse, les petites installations hydroélectriques et les batteries est très prometteuse » d’après le rapport, qui indique par ailleurs que les coûts de l’énergie solaire ont chuté de 99 % depuis 1976 et de 90 % depuis 2009. Ceux de la production éolienne ont diminué de 50 % depuis 2009. « Cela peut conduire à la domination finale des énergies renouvelables dans les mix énergétiques », a conclu Sara Jane Ahmed.

  • Biométhane – 215 GWh injectés dans le réseau 3 mai 2017

    L’Observatoire du biométhane vient de présenter son panorama 2017 de la filière. Lancé en mars 2016 par le think tank France Biométhane et le cabinet de conseil SIA Partners, cet observatoire propose « une nouvelle analyse de la filière française : contexte et règlementation, état des lieux de la filière, perspectives et zoom sur le biométhane carburant », précise un communiqué du cabinet. En 2016, l’injection de biométhane a atteint 215 GWh (+ 162 % depuis 2015) en France. En mars 2017, la capacité de production sur le territoire a atteint 440 GWh/an, et 241 projets (représentant un potentiel de production annuelle de 5 TWh) étaient en attente sur les réseaux GRDF et GRT Gaz. Le décollage de ce nouveau marché paraît confirmé. « En France, l’injection de biométhane dans les réseaux connait, depuis 2014, une très forte dynamique. Neuf nouveaux sites ont déjà été mis en service en 2016, et trois depuis 2017, portant ainsi à 29 le nombre d’installations depuis 2011 », annonce le communiqué de FB. « En tant que carburant, le biométhane pourra bénéficier de l’essor du GNV, carburant qui dispose de nombreux atouts pour la lutte contre les particules fines : le gaz pourrait ainsi représenter 14 % de l’énergie consommée dans les transports en 2030. » Le gouvernement a fixé un objectif de 10 % de biométhane dans la consommation française de gaz naturel en 2030. Encore au stade de projet pilote, le biométhane 2e génération, produit à partir de biomasse solide par gazéification, pourrait représenter 35 % du gaz consommé en 2050.

  • Pays du Sud – 3e appel à micro-projets “énergies renouvelables” 3 mai 2017

    L’Agence des micro-projets (AMP) et Synergie Solaire s’associent dans le cadre d’un troisième appel à projets “EnR 2017”. Sont concernées les initiatives portant sur le thème des “énergies renouvelables pour le développement des pays du Sud”. Elles doivent « être portées par une association française de plus de deux ans et de moins de 250 000 euros de budget annuel, et intervenir en collaboration avec une association locale dans un pays en voie de développement », précise le communiqué de l’AMP. La session de dotation (jusqu’à 15 000 euros) sera ouverte du 1er mai au 31 août 2017. Un jury d’experts se réunira après chaque instruction de dossier pour sélectionner les projets lauréats. Il se composera des équipes de l’AMP, de Synergie Solaire et d’experts de diverses structures EnR (ONG LaGuilde, association Ventalili, JPEE, Tenergie, etc.). La remise des prix aura lieu le mardi 21 novembre 2017 en présence du parrain de l’appel à projets, Bertrand Piccard, « pilote pionnier de l’avion solaire Solar Impulse ».

  • États-Unis – Atlanta s’engage à 100 % de renouvelable d’ici 2035 3 mai 2017

    L’initiative fait de la capitale de la Géorgie la vingt-septième ville étasunienne à s’engager dans l’énergie “100 % verte”, et la première dans son État, selon le Sierra Club (association écologiste californienne). Lundi 1er mai, une mesure visant à alimenter entièrement la ville grâce aux renouvelables d’ici 2035 a été approuvée à l’unanimité par le conseil municipal. Introduite par l’élu Kwanza Hall, cette résolution engage la ville d’Atlanta à élaborer un plan d’ici janvier 2018 pour la transition de tous ses bâtiments à l’énergie propre d’ici 2025, de façon à ce que toute la ville passe au vert une décennie plus tard. L’engagement d’Atlanta suit une promesse similaire de South Lake Tahoe (Californie) le mois dernier.

AVRIL 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE AVRIL

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  • Neutralité technologique – La CRE désapprouve le projet d’appel d’offres 26 avril 2017

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient de se prononcer sur un projet d’appel d’offres bi-technologies (photovoltaïque et éolien). Défavorable au principe de la neutralité technologique, elle recommande au gouvernement d’y renoncer dans sa délibération publiée le 20 avril. Pour le régulateur, ce type d’appel d’offres ne garantit pas « l’atteinte des objectifs de politique énergétique et, en particulier, le développement conjoint des filières photovoltaïque et éolienne, dont les complémentarités permettent pourtant de faciliter l’intégration au réseau des énergies renouvelables ». Par ailleurs, « il est redondant avec d’autres dispositifs de soutien […] et autorise ainsi des arbitrages entre ces dispositifs qui nuiront à l’efficacité du soutien public. » L’appel d’offres concerné porte sur des installations photovoltaïques ou éoliennes de 5 à 18 MW en métropole. S’il devait être maintenu, la CRE préconise notamment d’abaisser la puissance maximale recherchée (actuellement de 200 MW), de supprimer le prix plancher, de clarifier les modalités de dépôt dématérialisé des offres et de supprimer l’exigence des liasses fiscales.

  • Royaume-Uni – Énergies marines et éolienne : des exportations massives 26 avril 2017

    Les entreprises britanniques des secteurs de l’énergie éolienne, houlomotrice et marémotrice exportent à grande échelle des biens et services dans le monde entier. C’est ce que révèle pour la première fois un rapport que vient de publier RenewableUK (association professionnelle de l’énergie renouvelable au Royaume-Uni), intitulé “Export Nation: A Year in UK Wind, Wave and Tidal Exports”. Il révèle qu’en 2016, 36 d’entre elles (« échantillon représentatif ») ont signé plus de 500 contrats pour travailler sur des projets d’énergie renouvelable dans 43 pays. La valeur de ces contrats oscillait entre 59 000 euros et 27 millions d’euros. « C’est la première fois que l’industrie évalue la portée mondiale du Royaume-Uni dans ces technologies innovantes », indique RenewableUK dans un communiqué du 24 avril. « Le leadership britannique sur ces marchés – qui s’élèvent à 290 milliards de dollars – sera encore plus important lorsque nous quitterons l’UE », estime Emma Pinchbeck, directrice générale de RenewableUK.

  • Biomasse – Deux nouveaux projets en Guyane 26 avril 2017

    La CRE (Commission de régulation de l’énergie) vient de se prononcer sur le prix d’achat de l’énergie que produiront les installations biomasse d’Albioma (5,3 MW) et de Voltalia (5,1 MW, mise en service fin 2019) en Guyane. Elle a « défini le niveau de la compensation des charges de service public afférentes aux projets de contrats d’achat avec EDF SEI », explique le régulateur dans un communiqué du 20 avril. Un protocole d’accord entre le gouvernement et l’association interprofessionnelle Interprobois Guyane a été signé le 2 avril 2017, en réponse aux revendications de cette dernière. Celui-ci indique notamment que « l’État s’engage à établir une médiation […] afin de défendre et garantir un tarif de 55 €/t pour les plaquettes broyées issues de connexes de scierie et de 90 €/t pour les plaquettes forestières broyées et livrées issues de l’exploitation forestière ». Dans ce contexte, la CRE a retenu « les coûts de la biomasse tels qu’ils lui ont été exposés par le producteur pour l’évaluation de la compensation afférente au projet de contrat d’achat conclu avec EDF SEI », sur une durée d’exploitation de 25 ans. « Au regard de l’incertitude sur les coûts de la filière bois énergie, émergente en Guyane, la CRE prévoit des audits réguliers sur l’ensemble des coûts des installations et de leur approvisionnement ». La définition de prix de référence accompagnera le développement de cette filière, qui représentera 40 MW en 2023, d’après la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

  • Biomasse – La centrale Galion 2 finalement autorisée 19 avril 2017

    Le 13 avril, la Cour administrative d’appel de Bordeaux a infirmé le jugement du tribunal administratif de Fort-de-France, lequel avait annulé l’arrêté d’exploitation de la centrale bagasse/biomasse Galion 2. « Tous les griefs soulevés par l’Association pour la sauvegarde du patrimoine martiniquais (Assaupamar) à l’encontre du projet ont été rejetés », a déclaré l’énergéticien français Albioma dans un communiqué du même jour. Depuis début 2015, la construction s’est poursuivie sans discontinuer, et sa mise en service reste prévue pour fin 2017. Cette première centrale de cogénération 100 % biomasse de Martinique (40 MW) fournira 15 % de la consommation électrique de l’île. Elle a vocation à traiter en priorité la biomasse d’origine locale : paille de canne, déchets verts et bagasse (résidu fibreux issu de la canne à sucre après son broyage) de sucrerie (ou ses excédents issus des distilleries). Mûri depuis 10 ans, le projet vise à « faire progresser la part d’énergie renouvelable en Martinique de 7 % à 22 % et, ainsi, favoriser la transition énergétique de l’île dans le respect des normes environnementales les plus strictes ». Aujourd’hui, 350 personnes travaillent à sa construction. D’après le producteur d’énergie indépendant Albioma, son exploitation devrait créer 34 emplois directs et 200 indirects.

  • Bretagne – Mise à l’eau du navire autonome Energy Observer 19 avril 2017

    130 m2 de panneaux photovoltaïques, deux éoliennes à axe vertical, aile de traction intelligente : voici les dispositifs embarqués du catamaran Energy Observer, mis à l’eau le 14 avril à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Ils permettent à ce navire de produire son propre hydrogène, par électrolyse à partir de l’eau de mer en alimentant deux moteurs électriques convertibles en hydrogénérateurs. Energy Observer est ainsi autonome en énergie. Le navigateur Victorien Erussard est l’un des porteurs de ce projet, parrainé par Nicolas Hulot et né de l’aventure de l’avion solaire Solar Impulse. Le catamaran de 30,5 m de long pour 12,80 m de large est d’ores et déjà baptisé le « Solar Impulse des mers ». Après un tour de France, il entamera une « odyssée du futur », tour du monde sans émission de CO2 qui durera six ans. Jadis catamaran de course canadien de 24,38 m construit en 1983, il avait remporté de nombreuses compétitions. La mobilisation d’une cinquantaine de personnes depuis 2015 a permis sa transformation en Energy Observer.

  • Entreprise – 96 % de renouvelable dans la consommation d’Apple 19 avril 2017

    La quête d’Apple pour utiliser 100 % d’énergie propre se poursuit. Trois nouvelles sociétés (Compal Electronics, Sunwoda Electronic et Biel Crystal Manufactory) viennent de s’ajouter aux fournisseurs d’Apple engagés dans l’utilisation exclusive d’énergies renouvelables pour fabriquer ses composants, portant ceux-ci à sept. Lisa Jackson, vice-présidente de l’environnement, des politiques et des initiatives sociales de l’entreprise l’a affirmé lors d’une interview sur Bloomberg TV le 13 avril. 96 % de l’énergie que consomme Apple sont désormais produits à partir de sources renouvelables, a-t-elle ajouté. À court terme, elle compte passer à 100 % pour alimenter ses installations, ce qu’elle accomplit déjà dans 24 pays, y compris les États-Unis. En comptant ses fournisseurs, ce serait plus de 2,5 milliards de kWh par an d’énergie propre d’ici 2018 qui seront produits pour les activités d’Apple, avait annoncé l’entreprise en mars dernier. Les géants du Web (Google, Apple, Facebook, Amazon), qui ont récemment commencé à verdir les gigantesques quantités d’électricité qu’ils consomment, sont aujourd’hui parmi les plus grands acheteurs de renouvelable.

  • Espagne – Un appel d’offres de 2 000 MW minimum 12 avril 2017

    Le ministère de l’Énergie, du Tourisme et du Numérique espagnol a approuvé les modalités du prochain appel d’offres pour les énergies renouvelables, qui devrait avoir lieu « dans les prochaines semaines », indique-t-il dans un communiqué. Il met en place la neutralité technologique (toutes technologies confondues, avec le prix comme critère principal de sélection). Les projets devront être opérationnels d’ici 2020 et ambitionner une réduction des coûts pour le consommateur. Cet appel d’offres porte sur une capacité totale de 2 000 MW – auxquels s’ajouteront 1 000 MW si son résultat fait état de prix compétitifs. Il représente une étape clé dans la réalisation des objectifs environnementaux du pays pour 2020 : 20 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique, contre 16 % aujourd’hui. Dans un récent numéro, Le Journal du Photovoltaïque abordait la traversée du désert du pays, marquée par un gel de cinq ans du soutien aux énergies renouvelables. Avec cette initiative gouvernementale, les professionnels entrevoient un renouveau, craignant toutefois un remake du fiasco de l’appel d’offres de 2016 (700 MW), à l’issue duquel aucun projet n’avait été retenu.

  • Chaleur renouvelable – Le projet Mapping propose l’obligation de production 12 avril 2017

    La chaleur reste l’énergie la plus sollicitée, que ce soit dans l’industrie, les services ou le secteur résidentiel. C’est pourquoi le projet Mapping, un consortium mené par le Fraunhofer et dont Observ’ER fait partie, fournit des analyses et des outils à la Commission européenne sur le sujet. Il établit des scénarios prospectifs d’ici 2030. Et le résultat est sans appel : obliger les énergéticiens traditionnels à proposer un mix énergétique incluant du renouvelable serait plus efficace que des subventions. En plus d’être la moins coûteuse pour les citoyens, cette solution favoriserait effectivement l’accroissement des technologies de production de chaleur renouvelable. Il est évident que ce scénario devrait s’accompagner de la fin des subventions accordées aux énergies fossiles. Pour découvrir le projet Mapping, cliquer ici.

  • Études – Chauffage domestique au bois : un rebond espéré pour 2017 12 avril 2017

    En 2016, la bonne tenue des ventes de poêles à granulés a permis de limiter le recul du marché français des appareils de chauffage domestique au bois dans son ensemble. C’est l’un des enseignements de l’étude que réalise chaque année Observ’ER sur la filière, et dont la dernière livraison vient de paraître. Avec 346 225 unités écoulées l’an passé, les ventes de foyers fermés, d’inserts, de poêles, de cuisinières et de chaudières fonctionnant au bois se rétractent de 8,8 % par rapport à l’année précédente. Loin de marquer une désaffection des Français pour ce type de chauffage, cette tendance résulte d’éléments conjoncturels, comme les températures clémentes de 2016 combinées à des énergies fossiles bon marché une bonne partie de l’année. Le dernier trimestre 2016 aurait cependant enregistré un redémarrage des ventes, ce qui laisse espérer aux professionnels un rebond du marché pour cette année.

  • Études – 2016, année record pour les EnR 5 avril 2017

    En 2016, la capacité mondiale de production d’énergie renouvelable s’est accrue de 161 GW pour atteindre 2 006 GW (+ 8,7 %). D’après l’Irena (Agence internationale pour les énergies renouvelables), qui a édité ces dernières données dans un rapport le 30 mars, il s’agit d’une année record en termes d’ajouts de capacités. Moteur de cette croissance, les énergies solaires progressent de 71 GW. Pour la première fois depuis 2013, le solaire s’est en effet développé plus rapidement que l’éolien (+ 51 GW). Les capacités hydroélectriques et biomasse ont respectivement augmenté de 30 GW et 9 GW, celle de la géothermie d’un peu moins de 1 GW. L’Asie a concentré la plus forte croissance (+ 13,1 %). L’Afrique a installé 4.1 GW de puissance supplémentaire en 2016, soit deux fois plus qu’en 2015. « Pour contribuer de manière décisive à la décarbonation du secteur de l’énergie et à la réalisation des objectifs climatiques, il faudra accélérer cette dynamique, ce qui nécessitera des investissements supplémentaires », prévoit Adnan Z. Amin, directeur général de l’Irena. Pour la première fois, l’agence édite par ailleurs des données spécifiques aux énergies renouvelables hors réseau, dont la capacité a atteint 2 800 MW fin 2016. L’agence évalue à 300 millions le nombre de personnes bénéficiant de cette électricité renouvelable « off-grid ».

  • Politique énergétique – La CE surévalue la part future de la biomasse dans les EnR 5 avril 2017

    La Commission européenne surestimerait la part à venir de la biomasse dans les énergies renouvelables. C’est ce qu’affirme une étude du cabinet indépendant européen CE Delft, publiée fin mars 2017, pour laquelle la Commission sous-estimerait par ailleurs la baisse en cours et à venir du coût des énergies éolienne et solaire. Celle-ci sera significative, d’après CE Delft. « La Commission estime que près des deux tiers (63 %) des énergies renouvelables proviendront de la biomasse sous différentes formes en 2030 », explique Jori Sihvonen, responsable biocarburants de l’association européenne Transport & Environment (T&E). Or, d’après le rapport du cabinet, la part de la biomasse (granulés de bois, déchets et résidus) passerait de 60 % en 2014 à 46 % en 2030. L’usage de données anciennes (2012 pour la Commission, 2015 pour CE Delft) expliquerait ces écarts de précision. Cela conduirait également la Commission à surévaluer les coûts de scenari plus volontaristes en matière de développement des énergies renouvelables, interprète T&E, qui a diligenté l’étude avec BirdLife Europe.

  • Capital-développement – Les fonds ont misé sur les EnR en 2016 5 avril 2017

    Les acteurs du capital-développement continuent de privilégier l’innovation énergétique et la protection environnementale. En 2016, 629 millions d’euros ont accompagné le lancement ou la croissance de jeunes entreprises de ces secteurs (604 millions d’euros en 2015). Avec 247 millions d’euros, la production d’énergies renouvelables devient un domaine d’intervention majeur. Une prépondérance expliquée par la montée en puissance de Voltalia (170 millions d’euros de capital-développement), exploitant de centrales solaires, et par la création de DCNS Energies (100 millions), opérateur d’énergies marines renouvelables. Ces données proviennent du baromètre de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), publié lundi 3 avril. L’argent du capital-développement se dirige toujours majoritairement vers les start-ups (371 millions d’euros l’an dernier – 273 millions en 2015). Parmi elles, on constate une percée de l’écomobilité, avec 130 millions d’euros levés, notamment pour la location de voitures entre particuliers (Drivy) et les véhicules électriques sans chauffeur (Navia) – 30 millions d’euros pour chacune.

MARS 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE MARS

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  • Innovation – Un site industriel va consommer du biométhane liquéfié 29 mars 2017

    Première en France : un site industriel non raccordé au réseau de gaz naturel va consommer du biométhane liquéfié (BioGNL), issu des eaux usées. Suez, producteur de ce combustible, l’a annoncé dans un communiqué le 23 mars. Comptant progresser dans la diminution des impacts de son site de Sermaises-du-Loiret (Loiret), la société Chryso va ainsi utiliser ce biogaz liquéfié issu de la fermentation des boues de la station d’épuration du SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), exploitée par Suez à Valenton (94). En 2013, le groupe avait lancé BioGNVAL, un projet pilote dans le domaine, avec le soutien de l’Ademe, du programme d’investissements d’avenir (PIA) et en association avec divers partenaires : SIAAP, GNVert (filiale d’Engie) Cryo Pur et Iveco. Il a abouti en mai 2016, produisant pour la première fois du BioGNL. « Ce démonstrateur industriel est le premier en France à valoriser le BioGNL, une énergie renouvelable, facilement stockable et transportable », explique Pierre Coursan, chef de marché Biométhane chez Suez.

  • Entreprise – Un brasseur de bière passe au vert 29 mars 2017

    « AB InBev va devenir le plus grand consommateur industriel direct d’énergie renouvelable dans le secteur des biens de consommation au niveau mondial, réduisant l’empreinte carbone des opérations de la société de 30 % », affirme le groupe dans un communiqué du 28 mars. D’après son engagement, d’ici à 2025, 100 % de l’électricité qu’il achètera proviendra de sources renouvelables. Ce qui représenterait 6 TWh d’électricité annuelle. Le groupe espère contribuer ainsi à la transformation du secteur énergétique en Argentine, au Brésil, en Inde et en Afrique. Cet accroissement de production d’EnR « soutiendra les initiatives menées pour atteindre les objectifs climatiques établis en vertu des accords adoptés lors de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP21). » Des accords d’achat direct d’électricité avec des producteurs de ces pays devraient permettre à AB InBev de couvrir de 75 à 85 % de ses besoins. Les 15 à 25 % restants proviendront pour l’essentiel des technologies sur site, comme les panneaux solaires. Un premier accord d’achat d’électricité renouvelable a été signé au Mexique.

  • Électricité rurale décentralisée – Une initiative pour identifier les acteurs français à l’international 29 mars 2017

    Établir une liste des acteurs français susceptibles de proposer des produits, systèmes ou services dans le domaine de l’accès à l’énergie – informer ces acteurs des consultations susceptibles de les intéresser – suggérer des regroupements éventuels d’acteurs aux activités complémentaires pour répondre à des consultations internationales et promouvoir le savoir-faire français souvent méconnu dans le domaine de l’accès à l’énergie. Tels sont les objectifs de l’initiative lancée par les bureaux d’études Gérard Moine Consultant (GM Consultant) et Hacsé. Elle vise à recenser les acteurs français de l’électricité rurale décentralisée (ERD) à l’international. Quelle que soit la taille de leur structure, tous sont invités à remplir une fiche de renseignements précisant leurs activités et leurs offres. Le questionnaire est téléchargeable ici, puis à retourner, sous format électronique, avant le 15 avril 2017 à l’une des adresses suivantes : gm.consultant.pv@free.fr ou info@hacse.eu. Les informations collectées seront bien sûr tenues à disposition des acteurs qui auront répondu à l’enquête.

  • Climat – Deux agences pour un même rapport 22 mars 2017

    Grande première, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Irena (International Renewable Energy Agency) ont publié le 20 mars un rapport co-réalisé à la demande de la présidence allemande du G20. Intitulé « Perspectives for the Energy Transition: Investment Needs for a Low-Carbon Energy Transition », il marque la première coopération entre ces deux agences. Ce rapport prend d’ailleurs une importance particulière dans le cadre du G20, où la présidence allemande doit faire face au climato-scepticisme de l’administration Trump. Selon le document, l’investissement nécessaire pour décarboniser le secteur de l’énergie est de 0,4 % du PIB mondial d’ici 2050, tandis que la transition permettra d’accroître le PIB mondial de 0,8 % en 2050 et de créer 6 millions d’emplois nets dans l’énergie au niveau mondial. Les deux entités font état de quelques divergences dans leurs scénarios. Alors que l’AIE met en œuvre toutes les technologies bas carbone pour atteindre l’objectif, l’Irena mise principalement sur le déploiement accéléré des énergies renouvelables et les mesures d’efficacité énergétique. À noter également, près de 80 patrons d’entreprises ainsi qu’une quarantaine d’autres personnalités ont appelé mardi 21 mars le futur président français et les États européens à se « réveiller » et agir « au plus vite » pour « décarboner l’Europe » afin de « garantir la paix ». Ce « Manifeste pour décarboner l’Europe » est une initiative du think tank The Shift Project.

  • Financement participatif – Akuo Energy lance sa plateforme 22 mars 2017

    Le producteur français indépendant d’énergie renouvelable Akuo Energy a présenté ce mercredi 22 mars la plateforme de financement participatif Akuo Coop. Elle a pour but d’« associer les riverains aux projets de production d’énergie verte des territoires les concernant directement pour générer des bénéfices environnementaux, sociaux et financiers, selon Axelle Vuillermet, responsable des relations investisseurs d’Akuo Energy. Elle donne l’opportunité aux citoyens, dans un contexte de taux bas et de montée en puissance de la transition énergétique, de donner du sens à leur épargne tout en offrant une rémunération confortable et un investissement de qualité en finançant des projets 100 % renouvelables validés techniquement par les équipes d’Akuo Energy. » Akuo Coop présente une rémunération nette de commission pour le prêteur. Concrètement, la plateforme permet, en quelques clics, à tout citoyen de prêter avec intérêts à partir de 50 euros par projet pour financer des centrales de production de tout type d’énergie verte (éolien, solaire, biomasse, hydro) développées et exploitées par Akuo Energy.

  • Hydrolien marin – Atlantis Resources vise le marché français 22 mars 2017

    Atlantis Resources a annoncé le 16 mars « son intention de pénétrer le marché français de l’énergie marémotrice par le biais d’un accord de coopération avec Innosea, une entreprise française spécialisée dans l’ingénierie marine, implantée à Nantes ». La société prépare ainsi « un plan de déploiement local pour les projets commerciaux d’énergie marémotrice en France pour Atlantis », grâce à l’« annuaire exclusif de capacités industrielles dans l’énergie marine » développé par Innosea, qui lui fournit aussi des conseils à propos de la mise en place d’une chaîne d’approvisionnement pour la fabrication, l’assemblage et la distribution des turbines marémotrices AR1500. Ce déploiement « sera possible dans un délai d’un à deux ans, explique Tim Cornelius, PDG d’Atlantis. Le système de turbine AR1500 produit déjà de l’électricité à l’échelle commerciale en Écosse ». « Suite aux appels d’offres adressés aux fermes-pilotes françaises par l’Ademe en 2014, Atlantis souhaite soumissionner formellement », ajoute le communiqué.

  • France – L’injection portée de biométhane dans le réseau a son étude 15 mars 2017

    L’Ademe a récemment mis en ligne une étude, « technique, économique et environnementale », sur l’injection portée de biométhane dans le réseau de gaz. Pour rappel, on parle d’injection portée de biométhane lorsqu’une (ou plusieurs) unité(s) de méthanisation transporte par la route son biométhane vers un poste d’injection. Si le développement de cette filière de valorisation est souvent freiné par l’éloignement entre les bassins de gisements agricoles et des réseaux de gaz de capacités adaptées, « délocaliser un point d’injection d’une ou plusieurs unités de méthanisation, et donc réaliser une injection portée, peut être une solution pour développer l’injection de biométhane », explique l’Ademe. Dans cette étude, l’agence se fixe pour objectif de présenter les avantages et les limites des projets d’injection portée et d’aider à évaluer l’intérêt de cette filière au regard des différentes voies de valorisation du biogaz. Pour ce faire, un panel de 9 scénarios pertinents a été défini puis analysé sur des aspects techniques, environnementaux, règlementaires et économiques. Or, un seul schéma était techniquement mature en 2016, révèle le document qui ajoute que « la gestion du CO2 résiduel dans le biométhane liquéfié est un verrou technique notable. » L’étude pointe deux solutions : « augmenter la pression du fluide et ainsi la solubilité du CO2 dans le liquide ou pousser l’épuration du biogaz jusqu’à des puretés extrêmes en CH4. »

  • UE/Algérie – 40 M€ de l’UE, notamment pour les énergies renouvelables 15 mars 2017

    L’Union européenne a annoncé le 13 mars avoir adopté une série de projets d’un montant de 40 millions d’euros pour soutenir, notamment, les énergies renouvelables. Cette série de projets a été signée à l’occasion de la réunion à haut niveau du Conseil d’association UE-Algérie. Elle vise à financer « le développement des énergies renouvelables, la promotion de l’efficacité énergétique, la modernisation de la gestion des finances publiques et la mise en œuvre de l’accord d’association UE-Algérie », explique un communiqué de la Commission européenne.

  • Grèce – 300 M€ de la BERD pour les énergies renouvelables 15 mars 2017

    La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a annoncé le 9 mars l’adoption d’un cadre d’investissements de 300 millions d’euros afin de soutenir la législation grecque sur les énergies renouvelables. Cette somme « va permettre de financer des investissements dans des projets de production d’électricité à partir de sources renouvelables », explique la BERD dans un communiqué, mais aussi dans l’amélioration des capacités de transport et de distribution d’électricité afin d’augmenter l’efficacité, réduire les pertes et mieux intégrer ces énergies renouvelables sur le réseau. Un des premiers projets soutenus sera un parc éolien de 43 MW mené par le développeur grec Volterra. Pour rappel, l’objectif du pays est d’atteindre 2,4 GW de nouvelles capacités de production à partir de sources renouvelables d’ici 2020.

  • France – Soprema installe 2 unités de gazéification biomasse 8 mars 2017

    L’entreprise Soprema a mis en route fin février un système de gazéification de biomasse sur son site localisé à Strasbourg (67). « L’unité produira un gaz de synthèse (dit Syngaz) issu de la pyrolyse du bois », indique le spécialiste de l’étanchéité, de la végétalisation et de l’isolation dans un communiqué publié le 6 mars. Et de préciser que « c’est la première fois en France qu’un gazéifieur de ce type est mis en œuvre dans l’industrie des matériaux de construction ». La biomasse utilisée est un bois Sortie du statut de déchet (SSD) et dont l’approvisionnement est situé à moins de 2 km de l’usine de Strasbourg. Ce projet représente un investissement d’environ 2 millions d’euros ayant bénéficié d’un soutien de l’Ademe via un BCIAT (Biomasse chaleur industrie et agriculture). Il permettra la production de 1 125 tep et 13 GWh chaque année, « soit une substitution, à terme, de 60 % de la consommation du gaz naturel utilisé sur le site industriel », précise Soprema, qui espère réduire son rejet de CO2 de 3 300 tonnes environ. L’usine de Sorgues (84) devrait, elle aussi, bénéficier d’une solution de gazéification de biomasse, bien que le procédé devrait différer de celui de Strasbourg. Il « consistera à produire le gaz de synthèse (Syngaz) à partir de tourteaux de raisins », l’usine étant entourée d’industriels oléicoles et d’un large bassin viticole.

  • Suède – Près de 8 M€ pour des cerfs-volants sous-marins 8 mars 2017

    La start-up suédoise Minesto a levé environ 75 millions de couronnes suédoises (près de 8 millions d’euros), grâce à un programme de souscription qui a duré tout le mois de février, a-t-elle expliqué le 6 mars dans un communiqué. L’offre a été souscrite à 90,7 %, se félicite Minesto, assurant que les fonds récoltés iront au projet de cerfs-volants sous-marins Deep Green que Minesto développe actuellement à Holyhead, au Pays de Galles. La start-up prévoit d’y installer sa première centrale de taille commerciale. Elle a ainsi commandé début janvier une première aile sous-marine d’une puissance de 500 kW, laquelle doit être immergée dans le courant de cette année.

  • Digitalisation – Schneider va s’occuper des parcs d’Engie 1 mars 2017

    Schneider Electric et Engie ont signé un protocole d’accord pour « explorer et déployer de nouvelles solutions digitales pour l’efficacité opérationnelle des champs éoliens et photovoltaïques » développés par Engie, ont annoncé le 27 février les deux partenaires dans un communiqué commun. Ces solutions seront fournies via le système logiciel baptisé Wonderware, déjà développé par Schneider Electric, pour le contrôle, l’acquisition et la gestion des données. De son côté, « Engie a pour ambition de développer la supervision et le contrôle à distance de son parc mondial de production d’énergie renouvelable, et possiblement d’autres actifs énergétiques, afin d’en optimiser l’exploitation », explique Didier Holleaux, directeur général adjoint d’Engie, cité dans le communiqué.

  • Géothermie – Une nouvelle centrale pour un éco-quartier parisien 1 mars 2017

    L’éco-quartier Clichy-Batignolles, situé dans le nord-ouest de Paris, sera en partie chauffé par une centrale géothermique inaugurée le 23 février. La centrale utilise l’eau chaude puisée par Eau de Paris dans la nappe phréatique de l’Albien à environ 600 m de profondeur. Elle est ensuite vendue à la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) qui la distribue aux bâtiments de l’éco-quartier, expliquent les deux partenaires (la CPCU et Eau de Paris) dans un communiqué. Avec un financement porté à 12 millions d’euros, « ce projet permet de fournir de la chaleur dans le quartier de 54 hectares à partir d’un doublet géothermique (un puits de production et un puits de réinjection) ». Ce seront ainsi 83 % des besoins en chaleur (chauffage et eau chaude sanitaire) qui seront couverts par la centrale. Situé dans le 17e arrondissement de Paris, l’éco-quartier doit accueillir 7 500 habitants en 2020.

  • Biogaz – Les contrats d’achat de l’électricité étendus à 20 ans 1 mars 2017

    Comme annoncé récemment par Ségolène Royal, l’arrêté portant à 20 ans contre 15 ans la durée des contrats d’achat de l’électricité produite par les installations qui valorisent le biogaz a été publié au Journal officiel le 26 février. Ainsi, pour bénéficier de l’extension du contrat, l’acheteur doit adresser « avant le 30 avril 2017 au producteur concerné un avenant à son contrat d’achat, ou au plus tard deux mois après l’entrée en vigueur du contrat d’achat », précise l’arrêté. « Les sommes versées au producteur dans le cadre du contrat sont plafonnées à un nombre d’heures de fonctionnement en équivalent pleine puissance à partir de la seizième année d’effet du contrat », est-il ajouté.

FéVRIER 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE FéVRIER

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  • Prospective – 2017, l’année de l’Australie ? 22 février 2017

    Avec plus de 2 250 MW de projets renouvelables de grande taille en cours de construction en 2017, cette année pourrait être la meilleure pour la filière australienne depuis plus de 50 ans, se réjouit l’association australienne des industriels du secteur des énergies renouvelables, Clean Energy Council, dans un récent communiqué. La construction du complexe hydroélectrique des Snowy Mountains dans les années 50 (16 barrages et 7 centrales électriques représentant plus de 3 700 MW) est le seul événement à pouvoir faire de l’ombre au dynamisme prévisible du secteur en 2017, ajoute l’association. « Nous tablons sur une énorme année 2017, avec plus de 20 projets en construction ou ayant sécurisé leur financement et dont les travaux commenceront cette année », explique Kane Thornton, délégué général de l’association, citant les États du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud comme particulièrement dynamiques, avec respectivement 730 MW et 856 MW de projets. Les investisseurs reviennent aux renouvelables, après plusieurs années moribondes du fait de l’action du gouvernement de Tony Abbott, lequel a quitté le pouvoir en septembre 2015, poursuit Kane Thornton.

  • Formation – Sup’EnR à l’honneur 22 février 2017

    Sup’EnR a eu l’honneur d’une visite du secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur Thierry Mandon, lequel s’est rendu lundi à Perpignan pour soutenir la première école d’ingénieurs de France dédiée aux énergies renouvelables, a rapporté l’AFP. Pour rappel, cette école avait été lancée en 2009 sous le label Polytech. Mais le partenariat formé avec l’école Polytech de Montpellier avait rapidement échoué en raison de mésententes sur les financements. L’université de Perpignan a relancé à l’automne 2016, sous le nom de Sup’EnR, cette formation adossée cette fois à l’Institut national des sciences appliquées (INSA) de Toulouse. Xavier Py, enseignant-chercheur au laboratoire Promès et vice-président de l’université de Perpignan, a indiqué que la jeune école d’ingénieurs devrait accueillir pour la deuxième année 50 étudiants (contre 27 en 1re année). La formation ingénieur Sup’EnR dure 5 ans : le 1er cycle (2 premières années) est réalisé au sein du département Science et technologies pour l’ingénieur (STPI) de l’INSA de Toulouse – le cycle ingénieur est effectué intégralement sur le site de l’université de Perpignan pour les 3e, 4e et 5e années.

  • Marché – Ardian prend le contrôle complet de TRE Solar, qui devient 3 New 22 février 2017

    La société d’investissement Ardian Infrastructure va devenir l’unique actionnaire de la joint-venture TRE Solar en rachetant les 35 % de parts détenues par son partenaire italien Tozzi Green. Créée en 2011, TRE Solar, qui sera renommée 3 New à la suite du changement de partenariat, détient 462 MW d’énergies renouvelables en Italie, répartis entre l’éolien (335 MW), l’hydroélectrique (51 MW), le solaire (51 MW) et la biomasse (25 MW). L’investisseur français était déjà l’actionnaire majoritaire de cette coentreprise (à 65 %). « Ardian va acquérir le contrôle total des actifs du portefeuille, à l’exception d’une centrale biomasse d’une capacité de 25 MW, gérée par Agritre et acquise en octobre 2014, qui sera toujours détenue conjointement par Ardian (52 %) et Tozzi (48 %) », explique la société dans un communiqué. Elle ajoute qu’elle gère désormais une capacité de production renouvelable installée de plus d’un gigawatt.

  • France – Trois régimes de soutien validés 15 février 2017

    La Commission européenne a autorisé trois régimes français de soutien aux producteurs d’énergie solaire et hydroélectrique en France au regard des règles de l’Union européenne en matière d’aides d’État. Ces régimes permettront à la France d’augmenter sa capacité solaire de quelque 2 600 MW et sa capacité hydroélectrique d’environ 60 MW, évalue le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer dans un communiqué publié le 10 février, au lendemain de cette décision. Ces régimes concernent : les installations solaires à petite échelle de moins de 100 kW placées sur les toits d’habitations ou de commerces (tarif de rachat – 1 500 MW) – les installations solaires de 100 à 250 kW et celles de plus de 250 kW (appel d’offres entre juillet 2011 et mars 2013 – tarif de rachat pendant 20 ans – 1 100 MW) – les nouvelles centrales hydroélectriques (appel d’offres – tarif de rachat pour les installations de puissance inférieure à 500 kW – complément de rémunération pour les installations de puissance supérieure à 500 kW – 60 MW). Les deux régimes en faveur de l’énergie solaire sont dotés, ensemble, d’un budget prévisionnel de 439 millions d’euros par an soit un total de 8,8 milliards d’euros sur vingt ans et le régime en faveur de l’énergie hydroélectrique d’un budget prévisionnel de 25 millions d’euros par an soit un total de 500 millions d’euros sur vingt ans. Pour rappel, la Commission européenne avait validé, le 12 décembre dernier, les dispositifs de soutien à l’éolien terrestre pour 2016, aux petites installations hydroélectriques, à la géothermie et à la méthanisation.

  • Hydrolien – Une « première mondiale » sur le Rhône 15 février 2017

    2018 verra la mise en service d’une ferme de 39 hydroliennes immergées dans un fleuve, une « première mondiale » par son ampleur, indiquent dans un communiqué diffusé le 9 février la Compagnie nationale du Rhône (CNR), le fabricant grenoblois d’hydroliennes HydroQuest et l’entreprise de construction navale CMN (Constructions mécaniques de Normandie), partenaires sur ce projet. D’un budget global de 12 millions d’euros, cette ferme intervient dans le cadre d’un appel à projets lancé en août 2015 par l’Ademe. Les 39 hydroliennes seront immergées à l’aval de Génissiat (Ain) sur un site du Haut-Rhône proche de la frontière suisse, dans un secteur « très encaissé », où le courant du fleuve est important, précisent les trois partenaires. Totalisant plus de 2 MW de puissance installée, elles seront fixées par groupes de trois « sur un linéaire de deux kilomètres » et pourront produire 6 700 MWh en moyenne à l’année. Ce projet « permettra de valider la viabilité technico-économique de cette récente et innovante technologie de production d’énergie renouvelable », explique Ahmed Khaladi, chef de projet chez CNR, cité dans le communiqué.

  • Afrique subsaharienne – Les politiques de soutien en question 15 février 2017

    Si la plupart des pays d’Afrique subsaharienne ont fait des progrès pour développer un cadre réglementaire et légal permettant la diffusion des énergies renouvelables, cette zone où vit plus d’un demi-milliard de personnes sans accès à l’électricité est en retard sur le reste du monde en matière de politiques encourageant le recours à ce type d’énergie. C’est ce qui ressort d’un rapport de la Banque mondiale couvrant 111 pays abritant 96 % de la population mondiale, publié ce mercredi 15 février et mentionné par l’AFP. Selon la Banque mondiale, plus de 80 % des pays du rapport ont mis en place des politiques visant à fournir de l’électricité provenant du solaire et de l’éolien tout en évitant une forte hausse des prix et plus d’un tiers des pays considérés sont à un stade avancé dans ce domaine, y compris des pays en voie de développement comme le Vietnam. « Dans l’ensemble, les pays africains ont un score très bas pour ce qui est des politiques environnementales favorisant l’accès à l’énergie », souligne Vivien Foster, responsable de la BM pour l’énergie et les industries extractives, cité par l’AFP. « Jusqu’à 40 % d’entre eux sont dans la zone rouge, ce qui veut dire qu’ils ont à peine commencé à prendre des mesures pour accélérer l’accès à l’énergie », ajoute-t-elle. Mais certains obtiennent de meilleures notes comme le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda et d’autres se classent honorablement comme l’Afrique du sud, le Maroc et la Tunisie. Ce rapport sera revu tous les deux ans et doit constituer un moyen pour les différents pays de comparer leurs politiques au niveau régional et mondial.

  • Éolien – Dong Energy et le charbon, c’est fini ! 8 février 2017

    Dong Energy, premier producteur d’électricité éolienne en Europe, a annoncé le 2 février qu’il se retirait du charbon d’ici 2023. Conforté par de bons résultats, avec une hausse de son chiffre d’affaires de 36 % dans la production d’électricité éolienne en 2016, le groupe danois avait, en octobre, décidé de sortir de la production de pétrole et de gaz, et fait, avec cette annonce, un pas de plus vers une stratégie totalement renouvelable. « L’avenir est dans les sources d’énergie renouvelables et nous transformons donc les dernières de nos centrales au charbon en centrales utilisant de la biomasse durable », a expliqué le directeur général Henrik Poulsen dans un communiqué. Introduit en Bourse en juin, le groupe, qui appartient à 50,1 % à l’État, avait signalé aux investisseurs qu’il ne voyait pas la production d’hydrocarbures comme une activité stratégique. Il concentre aujourd’hui la grande majorité de ses investissements dans l’éolien.

  • Biocarburant – Global Bioenergies prend le contrôle de la start-up Syngip 8 février 2017

    La société de biochimie Global Bioenergies a annoncé, le 2 février, avoir mis la main sur la start-up néerlandaise de biologie industrielle Syngip. Cette acquisition doit lui permettre d’accélérer le développement de son procédé isobutène. L’opération, « est au cœur de la stratégie affichée par Global Bioenergies de diversifier les ressources utilisables dans son procédé isobutène », explique l’entreprise dans un communiqué. Syngip développe un procédé pour convertir les ressources carbonées gazeuses, comme le dioxyde de carbone, le monoxyde de carbone ou des rejets industriels, en composés chimiques d’intérêt industriel. Un procédé concurrentiel dès 45 dollars le baril de pétrole, voire moins compte tenu des incitations fiscales pour les carburants renouvelables, selon Global Bioenergies.

  • Carburants alternatifs – La France avance 8 février 2017

    Ségolène Royal a annoncé hier, mardi 7 février, avoir transmis à la Commission européenne le cadre d’action français pour le développement des carburants alternatif. Ce plan, basé sur la stratégie nationale de la mobilité propre, définit pour 2020 et pour 2025 des objectifs de déploiement de points de recharge électrique, de ravitaillement en gaz (GNV, bioGNV) et de ravitaillement en hydrogène. La mise en œuvre de l’ensemble des cadres d’action nationaux prévus par la directive européenne 2014/94 devrait permettre aux usagers utilisant des véhicules fonctionnant avec des carburants alternatifs de pouvoir circuler en Europe, en ayant l’assurance de pouvoir trouver, le long des grands corridors européens, les points de ravitaillement nécessaires.

  • Union Européenne – Une transition énergétique « déjà bien engagée » 1 février 2017

    La Commission européenne a dévoilé ce mercredi 1er février le deuxième rapport sur l’état de l’Union de l’énergie et il est encourageant. « L’Europe est en passe d’atteindre ses objectifs pour 2020 en ce qui concerne les émissions de gaz à effet de serre, l’efficacité énergétique et la production d’énergie de sources renouvelables », se félicite en effet la Commission dans ce document examinant les progrès accomplis depuis la publication du premier rapport en novembre 2015. La part croissante des renouvelables dans la production d’énergie de l’Union européenne doit permettre à l’Europe de réaliser ses objectifs, selon le rapport, qui souligne toutefois la nécessité de maintenir les efforts. Pour Miguel Arias Cañete, commissaire européen chargé de l’action pour le climat et de l’énergie, et cité dans un communiqué, « l’Europe poursuit sa transition vers une énergie propre. Il n’existe pas d’alternative. Et les faits parlent d’eux-mêmes : les énergies de sources renouvelables sont aujourd’hui compétitives et parfois moins coûteuses que les combustibles fossiles, leur production emploie plus d’un million de personnes en Europe, attire davantage d’investissements que de nombreux autres secteurs, et ont permis de réduire notre facture d’importation de combustibles fossiles de 16 milliards d’euros. »

  • Éolien – Royal consulte sur un nouvel appel d’offres 1 février 2017

    Pour faire suite à la modification du mécanisme de soutien à l’éolien terrestre, Ségolène Royal a annoncé hier, mardi 31 janvier, avoir soumis à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et à la Commission européenne un projet d’appel d’offres visant à développer les installations éoliennes terrestres de plus de six éoliennes. Il prévoit d’attribuer 3 GW d’éolien terrestre et s’étalera sur trois ans avec deux périodes de candidature par an, une unique période étant prévue pour 2017, précise un communiqué du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer. « Les lauréats de l’appel d’offres, dont la date de la première période de candidature est prévue début novembre, se verront attribuer un contrat de complément de rémunération sur vingt ans », est-il ajouté. Par ailleurs, un deuxième appel d’offres pourrait être lancé afin de favoriser le développement de projets d’autoconsommation électrique, a indiqué Laurent Michel le même jour, à l’occasion du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables. Le directeur général de l’énergie et du climat a indiqué que cet appel d’offres serait triennal.

  • Géothermie – Une première centrale pour Engie 1 février 2017

    Engie a annoncé le 27 janvier avoir bouclé le financement de la première phase du projet géothermique Muara Laboh, situé en Indonésie et présenté comme sa toute première centrale de production d’électricité à partir de géothermie haute température. Le groupe énergétique français opère pour ce projet au sein du consortium PT Supreme Energy Muara Laboh, formé également de la société japonaise de trading et d’investissement Sumitomo Corporation et du développeur indonésien de projets d’électricité géothermique PT Supreme Energy. « L’accord de financement portant sur un montant de 440 millions de dollars a été signé par le consortium » avec plusieurs banques, précise un communiqué qui ajoute que la construction de la centrale commencera dans le courant de cette année et durera 30 mois. La première phase du projet, dont la mise en service est prévue en 2019, permettra de générer 80 MW d’électricité sans émission de CO2, soit l’équivalent de la consommation en énergie de près de 120 000 foyers. L’Indonésie dispose de près de 40 % des réserves géothermiques mondiales, soit un potentiel estimé à 28 000 MW, selon l’énergéticien.

JANVIER 2017

L’ESSENTIEL DES ENR DU MOIS DE JANVIER

Voir actus
  • négaWatt – Un nouveau scénario à application immédiate 25 janvier 2017

    Le scénario négaWatt s’offre une quatrième édition, 2017-2050. Depuis la publication du premier en 2003 et des suivants en 2006 et 2011, le contexte économique, technologique et énergétique a fortement évolué. L’association qui entend démontrer qu’un autre avenir énergétique est possible se réjouit que « la France soit désormais engagée dans la transition énergétique et dans la lutte contre le réchauffement climatique ». Elle regrette cependant que « l’action reste insuffisante et rencontre de nombreuses résistances ». Au rayon des bonnes nouvelles, ce nouveau scénario indique que la courbe de la consommation d’énergie s’est inversée et qu’il est désormais confirmé qu’il est possible de couvrir la totalité des besoins énergétiques de la France par des sources renouvelables (grâce à, dans l’ordre, la biomasse solide, l’éolien, le photovoltaïque et le biogaz). Cela entraînerait des bénéfices multiples pour la santé et l’environnement, mais aussi pour l’économie et l’emploi. Mais attention, ont prévenu les auteurs du scénario lors d’une conférence de presse ce mercredi 25 janvier, « il n’y a plus de temps à perdre. Dans l’immédiat, nous n’avons pas besoin de nouvelle loi, mais de l’application de la Loi de Transition Énergétique pour une Croissance Verte. Son rythme d’application actuel est largement insuffisant, notamment pour la rénovation des bâtiments. » Et d’ajouter que si « le combat pour le climat n’est pas encore perdu, chaque année qui passe obère un peu plus notre avenir énergétique. »

  • Étude – L’Ademe fait le point sur les coûts 25 janvier 2017

    « Les progrès technologiques et l’industrialisation des énergies renouvelables ont permis en France une baisse des coûts qui amènent les filières les plus matures à des niveaux compétitifs avec les technologies conventionnelles, constate l’Ademe dans sa nouvelle édition de son étude Coût des énergies renouvelables en France. Il existe encore des marges de progrès importantes pour la plupart des filières », ajoute l’agence. Elle classe ainsi les énergies renouvelables en fonction de leur niveau de compétitivité vis-à-vis des moyens conventionnels. Sans surprise, l’éolien terrestre ressort en tête, talonné par le photovoltaïque, au « potentiel d’innovation très important sur l’ensemble de la chaîne de valeur des projets ». L’Ademe met également en avant les solutions bois énergie chez les particuliers et souligne le « potentiel très important » de l’alimentation en chaleur des bâtiments collectifs, des industriels ou des réseaux de chaleur par les énergies renouvelables. « Certaines des filières les moins matures aujourd’hui ont des gisements inexploités significatifs et verront leur coût d’investissement et leur taux d’actualisation diminuer avec leur développement », avance également l’étude.

  • Biogaz – La durée des contrats d’achat d’électricité passe de 15 à 20 ans 25 janvier 2017

    À l’occasion du Salon Biogaz Europe qui s’est ouvert ce mercredi 25 janvier à Rennes, Ségolène Royal a annoncé l’extension de la durée des contrats d’achat de l’électricité dont bénéficient les installations existantes de méthanisation, de 15 ans à 20 ans. La ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer explique avoir soumis à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) un projet d’arrêté étendant de 15 ans à 20 ans la durée de ces contrats d’achat. Pour répondre à la nécessité de mieux encadrer les conditions de cette extension (une demande de la CRE), le bénéfice du contrat sera par ailleurs limité au-delà de la quinzième année : à 7 500 heures par an pour les installations de moins de 250 kWe – à 6 500 heures par an pour les installations entre 250 et 500 kWe – à 5 500 heures par an pour les installations de plus de 500 kWe.

  • Ademe – Un guide pour les projets participatifs et citoyens 25 janvier 2017

    Dans un contexte législatif et politique favorable à une production décentralisée de l’énergie, les projets d’énergies renouvelables participatifs et citoyens constituent aujourd’hui un levier essentiel pour porter la part des énergies renouvelables à 40 % de la production d’électricité en 2030. Tel est le constat porté par l’Ademe, le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer et l’association Energie Partagée qui publient ensemble un nouveau guide pratique pour les collectivités territoriales. Celui-ci propose une méthodologie basée sur des retours d’expériences de pratiques concrètes : un rappel des spécificités des projets de territoire – une présentation des évolutions législatives – des leviers d’actions précis et concrets à destination des collectivités – des opportunités à saisir par les associations locales et les collectifs de citoyens pour solliciter leurs collectivités locales – des témoignages qui présentent les difficultés et les opportunités suscitées par ces projets – des outils et documents complémentaires à consulter.

  • Hydrogène – La filière a un conseil 18 janvier 2017

    17 grands groupes industriels européens et asiatiques ont annoncé hier mardi 17 janvier à Davos la création d’un Conseil de l’hydrogène. Ces entreprises de l’énergie, des transports et de l’industrie entendent lancer « une initiative globale pour partager leurs vision et ambition pour l’hydrogène comme accélérateur de la transition énergétique », peut-on lire dans un communiqué publié par l’ensemble des partenaires. Ses membres assurent de leur « volonté d’intensifier leurs investissements dans le développement et la commercialisation de l’hydrogène et des piles à combustible » et chiffre à 1,4 Md€ par an leurs investissements actuels dans la filière. « Cette accélération sera rendue possible par un soutien renforcé des décideurs au rôle de l’hydrogène dans le futur mix énergétique, notamment via les politiques publiques et programmes appropriés », défendent-ils. Les treize membres de ce conseil sont Air Liquide, Alstom, AngloAmerican, BMW, Daimler, Engie, Honda, Hyundai, Kawasaki, Shell, Linde, Total et Toyota.

  • Étude – La politique énergétique française passée au crible par l’AIE 18 janvier 2017

    La France « a mis en marche des réformes majeures » en faveur d’un modèle énergétique durable et d’une économie plus sobre, souligne l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dans un rapport publié hier mardi 17 janvier, sept ans après la précédente édition. « La France est l’un des fers de lance de l’AIE en termes de mix énergétique sobre en carbone : en 2015, seuls 47 % de son énergie étaient issus de combustions fossiles », peut-on encore y lire. Et d’affirmer que « la France a fait de la lutte contre le changement climatique une priorité absolue ». L’agence distribue ainsi les bons points au pays pour son « cadre politique ambitieux », sa stratégie bas carbone, sa feuille de route énergétique jusqu’à 2023 et la fermeture de 3,3 GW de centrales à charbon depuis 2012. L’AIE souligne également l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale totale d’énergie, mais met en garde : « il lui reste cependant beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre son objectif de 23 % en 2020 ». La France manque surtout « de visibilité à long terme » sur le financement des mesures annoncées, juge l’agence, assurant qu’elle « devra mobiliser des investissements significatifs afin d’augmenter la part des énergies renouvelables, d’améliorer l’efficacité énergétique, de fermer ou prolonger la durée de vie de ses centrales nucléaires ».

  • Monde – L’Irena pointe le manque d’investissements 18 janvier 2017

    Si la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique s’élève aujourd’hui à 18 %, elle devrait doubler d’ici 2030 pour limiter la hausse des températures à 2 °C, selon un nouveau rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Alors qu’elle tenait ce week-end son assemblée annuelle à son siège d’Abou Dhabi, l’Irena a dénoncé le niveau des investissements dans les énergies renouvelables, insuffisant pour limiter la hausse des températures à 2 °C. Pourtant, les énergies renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique pourraient réduire de moitié les émissions de CO2 et de respecter l’objectif de 2 °C, note le rapport. Il chiffre, pour cela, les besoins en investissements dans les énergies renouvelables à environ 900 milliards de dollars par an entre 2016 et 2030, contre quelque 305 milliards de dollars en 2015. Le solaire est l’énergie mise en avant dans le rapport qui indique que le coût des panneaux solaires « a baissé de moitié depuis 2010 et devrait baisser encore de 60 % dans les dix prochaines années ».

  • Solaire thermique – Le compte est (bientôt) bon 11 janvier 2017

    La filière du solaire thermique voit-elle enfin le bout du tunnel ? Après quatre ans de débats et de procédures autour de la prise en compte des performances énergétiques du solaire thermique dans la réglementation thermique (RT) 2012, le feuilleton pourrait se conclure favorablement. « Suite à la parution, le 4 novembre dernier, du décret modifiant les modalités de prise en compte des boucles d’eau et des systèmes solaires thermiques dans la RT 2012, le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) » a confirmé la revalorisation du solaire thermique dans le moteur de calcul RT 2012, indique la plateforme Socol (initiative d’Enerplan). Cet outil de paramétrage utilisé par les bureaux d’étude pour toute construction se basait jusqu’alors sur des performances pour le solaire thermique sous-évaluées de 20 à 30 %, selon les professionnels du secteur. Cela handicapait le développement de la filière dans le neuf. 2017 s’ouvre donc sur une bonne note.