UNE CENTRALE SOLAIRE THERMIQUE À NARBONNE

Le fournisseur de chaleur renouvelable, Newheat, inaugure ce jeudi 21  octobre la centrale solaire thermique, Narbosol, qui alimentera le réseau de chaleur de la ville de Narbonne (Aude) avec une puissance de 2,8 MW et la réduction de 500 tonnes de CO2 par an. Avec 3 232 m2 de capteurs solaires, la centrale alimentera en chauffage et eau-chaude sanitaire plus de 900 logements, 7 écoles (4 élémentaires et 3  maternelles), 1 collège et d’autres bâtiments publics. Déjà équipée d’une chaudière biomasse, la ville de Narbonne poursuit sa transition énergétique, en passant de 64 % à plus de 70 % d’énergie issues des énergies renouvelables. Le projet Narbosol, financé et développé par Newheat est lauréat de l’Appel à Projet « Grandes Installations Solaires Thermiques » du Fonds Chaleur de l’Ademe, il est également soutenu par la Région Occitanie à hauteur de 100 000 € dans le cadre de son plan de soutien au développement des énergies renouvelables.

Borne ultra-rapide en Bretagne

Vendredi 22 octobre à Vezin-le-Coquet (Ille-et-Vilaine) sera inaugurée la première station de recharge d’un futur réseau national de bornes ultra-rapides. L’évènement se fera en présence de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, de Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué en charge des Transports et de Jean-Louis Borloo, président de la Fondation Énergies pour le Monde. Développé par le groupe NW, ce nouveau modèle de stations est innovant puisqu’il associe un système de stockage d’énergie basé sur des batteries (reposant sur la technologie JBox) à une borne de recharge ultra-rapide, baptisée IECharge. Sa puissance de charge maximale est de 320 kW, soit 16 fois plus rapide que celle des points de charge habituels. La partie batterie permet d’équilibrer le réseau électrique en se chargeant lorsque la production est trop importante tout en réinjectant l’électricité lorsque la consommation atteint un pic. Cette station d’un nouveau genre est la première d’un réseau qui devrait à terme représenter 600 unités dans les 24 prochains mois en France tout en proposant un prix de la charge 40 % inférieur à celui des autres stations ultra-rapides. Ce projet, qui est une étape dans la transition énergétique des transports (cf baromètre EurObserv’ER), a été retenu par la fondation Solar Impulse de Bertrand Piccard qui a labellisé plus de 1 000 solutions identifiées comme propres, rentables et ayant un impact positif sur l’environnement et la qualité de vie.

Green Gas Viry, méthanisation en Haute-Savoie

Portée par sept agriculteurs associés, l’unité de méthanisation de Green Gas Viry (Haute Savoie) sera inaugurée le 22 octobre prochain. Ce projet a été totalement imaginé et monté par un collectif d’agriculteurs qui en assurera l’exploitation au travers d’un contrat de 15 ans pour l’injection de biométhane sur le réseau GRDF. L’opération s’inscrit dans la politique énergétique des collectivités du Genevois français et a reçu le soutien de la Communauté de communes du Genevois, du Pôle métropolitain et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Le méthaniseur produira du biogaz uniquement à partir de matière végétale (fumier de bovin et lisier pour 86 %) issue d’une collecte circonscrite dans un rayon de 10 km autour de l’unité. La production annuelle sera de 4 500 MWh, soit l’équivalent des besoins annuels de 900 foyers. Le digestat, sous-produit de la méthanisation, sera ensuite utilisé en tant que fertilisant naturel pour les champs alentour.

Une chaufferie biomasse à Blagnac

La chaufferie biomasse de Blagnac située à six kilomètres de Toulouse a été inaugurée le 6 octobre dernier. Construite par Veolia, le site alimente le réseau de chaleur d’une partie de la ville, dont l’aéroport, les logements collectifs du quartier des Cèdres, le collège Guillaumet et la piscine des Ramiers. Les plaquettes forestières utilisées sont issues de forêts certifiées, situées à moins de 100 kilomètres de Blagnac. Cette nouvelle chaufferie s’inscrit dans un projet de rénovation du réseau de chaleur de la ville, initié, en 2017, par Toulouse Métropole et baptisé Blagnac Énergies Vertes. Le réseau de chaleur de Blagnac, créé en 1976 est alimenté par le puits géothermique du Ritouret grâce à une nappe se situant à 1 500 mètres de profondeur avec une eau à 58°C. Le réseau s’étale sur 4 km avec 37 postes de livraison. Avec la mise en service de la chaudière biomasse, la part des énergies renouvelables de l’ensemble du réseau de chaleur de la ville est désormais de 74 %.

De l’hydrogène renouvelable en Vendée

Un an après la pose de la première pierre, le producteur nantais d’hydrogène renouvelable, Lhyfe, a inauguré le jeudi 30 septembre son unité de production située sur le port du Bec à Bouin dans le département de la Vendée. L’électricité produite par les huit éoliennes situées à proximité du site alimente désormais un électrolyseur qui délivre aujourd’hui 300 kg d’hydrogène vert par jour pour passer à une tonne dans les mois à venir. La production alimentera quatre stations-services situées dans l’Ouest de la France dont celle de La Roche-sur-Yon qui sera opérationnelle dans les prochains jours. Une cinquantaine de véhicules lourds, bus, bennes à ordures ménagères pourront rouler à l’hydrogène renouvelable dans les départements de la Loire-Atlantique, de la Sarthe, de la Vendée d’abord, puis dans d’autres départements, notamment via le projet Vallée Hydrogène Grand Ouest (VHyGO).

Une centrale électrique flexible et bas carbone en Guyane

La société d’investissement Meridiam, Hydrogène de France (HdF) et la Société anonyme de la raffinerie des Antilles (SARA) viennent d’annoncer le lancement du chantier de la centrale électrique de l’Ouest Guyanais (CEOG) sur la commune de Mana. A partir de source solaire, cette centrale couplée à du stockage hydrogène et à des batteries fournira de l’électricité sans interruption pour l’équivalent de 10 000 foyers (50  GWh par an), pour un coût inférieur aux autres centrales du territoire fonctionnant au diesel. De jour (de 8h à 20h) le complexe disposera de 10 MW de capacité, et de 3 MW la nuit. Sa capacité de stockage s’élèvera à 128 MWh et elle permettra d’éviter 39 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère par an. Représentant un investissement total de 170 millions d’euros, ce projet débutera le 30  septembre pour une mise en service prévue en avril 2024. Pendant les 25  années de son fonctionnement CEOG devrait générer un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros auprès d’entreprises locales. Le projet se situe sur une parcelle de 140 hectares louée par l’Office national des forêts, incluant 62 hectares de forêt humide que les porteurs de projet s’engagent à préserver et protéger.

Une centrale solaire thermique à la malterie d’Issoudun

La malterie Boortmalt d’Issoudun, la société d’investissement Kyotherm, spécialisée dans la production de chaleur renouvelable, et l’Ademe annoncent la mise en service de centrale solaire thermique de la malterie d’Issoudun située dans l’Indre, en région Centre-Val de Loire. D’une surface de 14  252 m2, la centrale produira 8,5 GWh de chaleur par an, soit 10 % des besoins du site et évitera le rejet de 2 100 tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions annuelles de 1 050 véhicules thermiques. Le mix énergétique de la malterie d’Issoudun est désormais composé de 50 % de gaz, 15 % de cogénération, 25 % de biomasse et 10 % de solaire thermique. Le projet a été développé et financé par Kyotherm, pour un montant de 6 millions d’euros et a été subventionné à hauteur de 3  millions d’euros par l’Ademe.

Projets de méthanisation dans les régions : suivez le guide !

Dans le but d’accompagner les régions dans le développement de leur politique de méthanisation, le Cler-Réseau pour la transition énergétique vient de mettre en ligne un guide intitulé « Les clés d’une méthanisation durable ». Réalisé en partenariat avec GRDF et Solagro, acteur historique de l’agro-écologie, ce document pratique s’adresse aux élus, aux techniciens des Conseils régionaux ainsi qu’à tous les acteurs et partenaires de la filière. Le guide contient sept fiches thématiques comprenant des analyses et des pistes d’actions tout en interrogeant le secteur sur ses nouveaux enjeux comme l’appropriation locale des projets, l’amélioration des pratiques, le soutien à l’innovation ou encore la formation aux métiers de la méthanisation. Disponible en libre téléchargement sur le site de l’association, cet ouvrage est le premier opus d’une nouvelle collection baptisée « Les Régions en action » et qui devrait s’étoffer dans les mois à venir.

Le Grand Reims veut un réseau à 90 % renouvelable

La communauté urbaine du Grand Reims vient d’annoncer un partenariat avec Engie Solutions (filiale du groupe Engie) afin de l’accompagner dans sa stratégie de performance environnementale. L’objectif fixé est d’atteindre une part de 90 % d’énergies renouvelables et de récupération d’ici 2022 dans le mix énergétique du réseau urbain de chaud et froid de la communauté urbaine. Pour ce faire, le projet ambitionne de remplacer définitivement l’utilisation du charbon dans le réseau par de la biomasse à hauteur de 35 %. L’économie circulaire est favorisée par l’utilisation de bois issu de la région, provenant de déchetteries, de démolitions ou de récupération d’industries et de commerces. Cette transition énergétique porterait de 17 000 à 22 000  l’équivalents-logements qui seront alimentés par le réseau urbain à partir d’énergie thermique verte. Créée en 2017, la communauté urbaine du Grand Reims rassemble 300 000 habitants répartis sur 143 communes.

Une unité de méthanisation en Seine-et-Marne

CVE et Île-de-France Énergies ont inauguré le 16 septembre dernier, l’unité de méthanisation Equimeth, située sur la commune de Moret-Loing-et-Orvanne en Seine-et-Marne. En service après 12 mois de travaux, cette unité traitera les biodéchets issus de la restauration, de l’agroalimentaire et de l’agriculture émis dans un rayon de 60 kilomètres autour du site. 25 000 tonnes de biodéchets seront valorisées par an et 250 Nm3 de biométhane injectés par heure dans le réseau de GRDF, soit l’équivalent de la consommation en gaz de 4 000 foyers. Le biométhane produit alimentera les communes de Moret-Loing-et-Orvanne, Saint-Mammès, Thomery, Champagne-sur-Seine, Avon et Fontainebleau, à hauteur de 15 % de la consommation en gaz des habitants. Ce projet de 12 millions d’euros a reçu le soutien financier de la Région Île-de-France, de l’Ademe et du Fonds européen FESI-FEDER.