109 territoires d’électrification des usages

Publié le 17/09/2026. Le gouvernement a retenu 109 territoires dans le cadre du programme « 100 territoires d’électrification », lancé pour accélérer la sortie des énergies fossiles. Ces territoires représentent 6 676 communes et près d’un Français sur quatre. Le dispositif vise notamment à développer l’électrification des bâtiments, des transports et des activités économiques. Les collectivités sélectionnées bénéficieront jusqu’en 2030 d’un accompagnement renforcé de l’État et de l’Ademe. Le programme s’appuie sur les 22 mesures du plan national d’électrification présenté en avril 2026. Dans les logements, les territoires prévoient notamment d’accélérer le remplacement des chaudières au gaz et au fioul par des solutions électriques. Les projets recensés représentent potentiellement 110 000 maisons sorties du gaz et 130 000 du fioul. La mobilité électrique constitue un autre axe important, avec près de 15 000 nouvelles bornes de recharge envisagées, dont 2 000 bornes rapides. L’électrification concerne également les activités industrielles, artisanales et agricoles. Quarante-trois territoires prévoient ainsi des actions concernant leurs parcs industriels et 31 leurs équipements agricoles. Les collectivités devront construire leur feuille de route et définir des objectifs adaptés à leurs caractéristiques locales. Les premiers projets doivent commencer à être mis en œuvre dès la fin de l’année 2026.

Une présidentielle sous le signe de l’électrification

Publié le 17/09/2026. À l’approche de la présidentielle de 2027, France renouvelables avance ses propositions pour accélérer l’électrification du pays au cours du prochain quinquennat. À l’échelle nationale, l’organisation préconise la création d’une programmation dédiée à l’électrification, la Programmation pluriannuelle de l’électrification (PPELEC), avec pour objectif de ramener à 30 % la part des énergies fossiles importées d’ici 2035, contre 60 % actuellement. Sur le plan économique, elle recommande de faciliter le recours aux PPA pour les entreprises et les collectivités, ainsi que la création d’un Pacte Industrie-Électricité comprenant un tarif garanti sur 20 ans pour les industries électro-intensives. Il est également préconisé d’adapter les tarifs de l’électricité aux périodes de forte production renouvelable. À l’échelle des territoires, l’organisation propose, entre autres, que les agriculteurs puissent bénéficier de tarifs de proximité, fondés sur l’autoconsommation élargie. À l’échelle européenne, France renouvelables appelle à ce que la France soit à l’initiative de la création d’une Communauté européenne de l’électrification. Selon leurs projections, le déploiement massif des énergies renouvelables pourrait réduire le prix moyen de l’électricité de près de 8 % à l’horizon 2035, soit près de 900 millions d’euros d’économies. À ce même horizon temporel, la production d’électricité à partir de gaz serait réduite d’environ 3 TWh, ce qui permettrait d’éviter 500 millions d’euros d’importations de gaz entre 2030 et 2035. Au-delà des économies et des gains de compétitivité et de pouvoir d’achat que toutes ces mesures pourraient générer, les emplois des filières renouvelables électriques passeraient de 90 000 à près de 175 000 d’ici 2035.

Forum EnerGaïa 2026 : les inscriptions visiteurs sont ouvertes !

Publié le 17/09/2026. Les 9 et 10 décembre prochains, le Parc des Expositions de Montpellier accueillera la 20e édition de ce rendez-vous incontournable des professionnels des énergies renouvelables. Pour cette édition anniversaire, EnerGaïa place les échanges sous le thème « Bâtir ensemble le nouveau système énergétique » et invite l’ensemble des acteurs de la transition énergétique à réfléchir collectivement aux transformations à venir. Professionnels des énergies renouvelables, collectivités, industriels, décideurs, chercheurs et porteurs de projets pourront découvrir les dernières innovations, rencontrer les acteurs de la filière, participer à des tables rondes et partager des retours d’expérience concrets. Véritable carrefour des solutions et des coopérations, le Forum rassemble chaque année l’ensemble de la chaîne de valeur des énergies renouvelables, des grands groupes aux start-up innovantes. Pour cette 20e édition, venez découvrir les solutions qui contribuent à construire le système énergétique de demain et développer de nouvelles opportunités de projets et de partenariats. L’accès visiteurs est gratuit sur inscription. Rendez-vous les 9 et 10 décembre 2026 au Parc des Expositions de Montpellier. Inscrivez-vous dès maintenant sur www.energaia.fr.

Solaire thermique individuel : une filière en attente d’un nouvel élan

Publié le 17/09/2026. Après avoir publié son étude consacrée aux chiffres de marché de la filière solaire thermique dans l’individuel, l’Observatoire des Énergies Renouvelables (Observ’ER) met en ligne le volet qualitatif de son suivi. Réalisée à partir d’entretiens menés auprès des professionnels du secteur, cette nouvelle analyse revient sur la dynamique de la filière en 2025 et dessine les principales tendances pour 2026. En 2025, le marché du solaire thermique individuel a, une nouvelle fois, enregistré un recul de – 22,3% pour les applications de chauffe-eaux solaires individuels et de systèmes solaires combinés. Au-delà de cette baisse quantitative, l’étude met en évidence un essoufflement des acteurs de l’offre, dans un paysage qui a peu évolué ces dernières années. La filière reste en effet largement portée par des entreprises généralistes. Peu d’acteurs sont aujourd’hui spécialisés dans le solaire thermique, dont ils font leur cœur d’activité. La majeure partie du marché est détenue par des chaudiéristes et équipementiers proposant dans leurs catalogues un large éventail de solutions de chauffage, y compris des technologies concurrentes du solaire thermique. Cette configuration pèse sur la dynamique du marché : les motivations des acteurs à promouvoir spécifiquement les solutions solaires thermiques auprès des particuliers sont nécessairement influencées par cette concurrence entre technologies au sein même de leurs gammes. Parmi les équipements concurrents, les systèmes aérothermiques – notamment les pompes à chaleur et les chauffe-eaux thermodynamiques – apparaissent comme les principales alternatives au solaire thermique. Dans un contexte où la France poursuit une stratégie d’électrification des usages, le solaire thermique peine encore à trouver sa place. La filière souffre par ailleurs d’un déficit persistant de visibilité et de notoriété auprès du grand public, qui constitue un frein important à son développement. Face à ces difficultés, les professionnels interrogés par Observ’ER formulent plusieurs recommandations à destination des pouvoirs publics. Leur principale attente porte sur la mise en œuvre d’actions de communication permettant de mieux faire connaître les technologies solaires thermiques et leurs atouts auprès des particuliers. La filière attend également depuis plus de deux ans la publication d’un plan national de relance.

American Airlines s’essaye aux carburants durables

Publié le 10/09/2026. La compagnie aérienne American Airlines a réalisé le mois dernier son premier vol commercial grâce à un mélange intégrant du carburant d’aviation durable électrosynthétique (eSAF). Fourni par la société Infinium, l’eSAF a été fabriqué en combinant du CO2 avec de l’hydrogène produit grâce à de l’électricité renouvelable. Selon Infinium, ce type de carburant peut réduire de plus de 90 % les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de son cycle de vie par rapport au kérosène d’origine fossile. Par ailleurs, American Airlines a conclu avec Infinium un accord de fourniture d’eSAF issu de leur site Roadrunner, actuellement en construction au Texas. L’entrée en production de Roadrunner est attendue pour 2027, avec une capacité de plus de 5 millions de gallons par an à pleine puissance. À titre de comparaison, l’aviation consomme actuellement près de 100 milliards de gallons de kérosène par an dans le monde, mais le marché des carburants d’aviation durable demeure encore marginal, avec moins de 1 % de la consommation totale.

Google signe un PPA géothermique dans l’Utah

Publié le 10/09/2026. Fervo Energy et Google ont signé un contrat d’achat d’électricité (PPA) de 396 MW provenant du projet géothermique Cape Station, dans l’Utah, aux États-Unis, qui sera développé en plusieurs phases. Le projet repose sur des systèmes géothermiques capables de produire une électricité décarbonée en continu. La mise en service de la première tranche de Cape Station est prévue à partir de 2028. L’électricité produite doit notamment contribuer à alimenter un centre de données de Google dans l’Utah. Google dispose également d’une option pour augmenter ses achats d’environ 600 MW supplémentaires d’ici juin 2030, ce qui porterait le volume total à près de 1 GW. Le projet constitue une nouvelle étape du partenariat engagé entre Fervo et Google avec le projet géothermique pilote Red, lancé au Nevada en 2023.

Le gouvernement abaisse encore le coefficient d’énergie primaire du DPE

Publié le 03/09/2026. Le Gouvernement a décidé d’abaisser le coefficient de conversion de l’électricité dans le DPE de 1,9 à 1,7 à compter du 1er janvier 2027. Ce coefficient mesure le rapport entre énergie primaire (énergie nécessaire pour produire l’électricité) et énergie finale (électricité à la prise). Cette décision intervient malgré les nombreuses alertes de la filière du logement et une large majorité d’avis défavorables lors de la consultation publique. Le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) et le Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (CSCEE) avaient également rendu des avis négatifs en juillet 2026. Pour l’association professionnelle Coénove, cette modification constitue un passage en force du Gouvernement. Le coefficient, stable pendant 45 ans, a désormais été modifié trois fois en seulement cinq ans. Des experts dénoncent ainsi la manipulation d’un indicateur scientifique à des fins politiques. Coénove estime que la valeur retenue ne repose sur aucun calcul suffisamment justifié concernant le mix électrique français. Selon l’organisation, un calcul tenant compte du mix actuel et futur conduirait plutôt à un coefficient supérieur à 2,3. La baisse aura pour effet de modifier artificiellement la performance énergétique de nombreux logements chauffés à l’électricité. Plusieurs dizaines de milliers de logements pourront ainsi sortir du statut de passoires énergétiques sans réaliser les moindres travaux. « Ni le confort, ni les consommations, ni les factures ne seront améliorés », dénonce Coénove.

Saint-Dizier renforce son réseau de chaleur avec une chaufferie à paille

Publié le 03/09/2026. Fin 2026, Saint-Dizier mettra en service une seconde chaufferie biomasse alimentée par de la paille locale. Cette installation permettra d’étendre le réseau de chaleur urbain à de nouveaux secteurs de la ville. Le projet représente un investissement de 17 millions d’euros, dont 5,5 millions d’euros financés par l’Ademe et le Feder. La nouvelle chaudière à paille aura une puissance de 4 MW. Elle consommera entre 4 500 et 5 000 tonnes de paille chaque année. Le recours à cette ressource agricole locale permet de diversifier le combustible et de limiter la pression sur les ressources forestières. La première chaufferie biomasse de Saint-Dizier, en service depuis 2015, fonctionne avec des plaquettes forestières locales. Le réseau actuel s’étend sur 17 kilomètres et dessert l’équivalent de 5 500 logements. L’extension ajoutera 4,5 km de réseau vers le centre-ville et le quartier de La Noue. Vingt-sept nouveaux points de livraison, dont des résidences, le Conservatoire et le collège La Noue, seront raccordés. Cette extension permettra de desservir l’équivalent d’environ 1 000 logements supplémentaires. Les nouveaux usagers quittant le gaz pourraient réduire leur facture de chauffage de 20 à 30 %, tout en étant moins exposés aux fluctuations du prix du gaz.

Trois projets de production d’hydrogène par électrolyse lauréats de l’appel d’offres de décembre 2025

Publié le 30/07/2026. Trois lauréats ont été désignés dans le cadre de l’appel d’offres de soutien à la production d’hydrogène par électrolyse, lancé en décembre 2025. Il n’est pas précisé si l’électricité qui alimentera les électrolyseurs sera d’origine renouvelable. Le projet Hydrozère, porté par Engie Solutions H2, prévoit une capacité de 5 MW à Saint-Chély-d’Apcher, en Lozère. L’hydrogène produit alimentera le site d’ArcelorMittal et remplacera celui actuellement produit à partir de méthane. À Salaise-sur-Rhône, en Isère, 61,1 MW de la capacité du projet eM-Rhône seront soutenus. Porté par Elyse Energy, celui-ci prévoit un électrolyseur de 210 MW. L’hydrogène produit servira notamment à fabriquer du méthanol destiné à l’industrie chimique.Le dernier lauréat, FertHySomme, est porté par Fertighy à Languevoisin-Quiquery, dans la Somme. Le projet, qui prévoit un électrolyseur de 200 MW, bénéficiera d’un soutien portant sur 95,3 MW. L’hydrogène produit servira directement d’intrant pour la synthèse de l’ammoniac, avant sa transformation en ammonitrates. Au total, les trois projets bénéficieront de 778 millions d’euros de soutien public sur quinze ans. Le périmètre retenu représente 161,4 MW de capacités d’électrolyse. Le volume attribué lors de cette première vague reste toutefois encore éloigné de l’objectif d’environ 1 GW de capacités soutenues sur l’ensemble de l’appel d’offres.

Enième modification de MaPrimeRénov’ par geste à partir du 1er septembre ?

Publié le 30/07/2026. Malgré toutes les mises en garde des organisations professionnelles appelant le Gouvernement à cesser de changer les règles du jeu, celui-ci entend modifier, selon l’association Amorce, une nouvelle fois, le dispositif MaPrimeRénov’ (MPR) par geste, au motif de concentrer les aides sur les rénovations d’ampleur et les pompes à chaleur. Le Gouvernement a en effet soumis au Conseil national de l’habitat, qui a émis un avis défavorable lors de sa séance du 2 juillet, un projet de décret et d’arrêté modifiant respectivement le décret n° 2020-26 et l’arrêté du 14 janvier 2020 relatifs à la prime de transition énergétique. Ces textes prévoiraient de restreindre, à compter du 1er septembre, les aides à l’installation d’équipements à énergie renouvelable aux seules PAC air/eau et géothermiques. Ne serait plus aidée dans ce cadre l’installation d’appareils indépendants de chauffage à bois ou de panneaux solaires thermiques (sauf pour l’outremer), y compris dans le cadre de systèmes hybrides. Ces travaux resteraient éligibles à MPR rénovation d’ampleur ainsi qu’aux CEE et à la TVA à 5,5%. Pour rappel, les chaudières biomasse avaient été exclues de MPR par geste au 1er janvier de cette année. Dans sa communication sur le même sujet, Effy rappelle que les dossiers portant sur une technologie sortie au 1er septembre peuvent être déposés jusqu’au 31 août, la date de dépôt faisant foi pour déterminer les modalités d’aides qui s’appliquent au projet.