Depuis la rentrée 2016, l’École polytechnique propose un master of science and technology (MSc&T), sur deux ans, dédié à la transition énergétique. Ce master, dispensé entièrement en anglais, apporte une formation scientifique pluridisciplinaire sur les domaines de la production d’énergie renouvelable, le stockage, les réseaux intelligents et la gestion des sources intermittentes. À cela s’ajoutent des cours sur les grandes problématiques environnementales, en lien avec la production ou la consommation d’énergie, que sont le changement climatique, la pollution atmosphérique et la ressource en eau. Ce master est professionnalisant et, en plus de l’expertise scientifique, il forme les étudiants sur le management de l’énergie, le développement d’une économie bas carbone et l’entrepreneuriat (en collaboration avec HEC). Ce master a un recrutement très sélectif et très international (90 % de la promotion). Ceci offre une ambiance de travail qui permet de confronter des étudiants de différentes cultures aux enjeux des différentes régions du monde face à la transition énergétique. Le master est associé au master in renewable energy sur deux ans. Cette formation est un programme d’échange européen financé par le KIC InnoEnergy, avec le KTH Stockholm, l’UPC Barcelone et l’IST Lisbonne. De nombreux enseignements pratiques et les travaux de recherche des étudiants bénéficient de l’étroite collaboration avec les laboratoires de recherche de l’institut Energy for Climate (E4C) de l’École polytechnique, du Site instrumental de recherche de télédétection atmosphérique (Sirta) et de l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF).
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Énergie, parcours Énergie électrique
La mention Énergie a pour objectif de former des cadres de haut niveau dans le domaine de l’énergie. Elle s’inscrit dans la dynamique nord-franc-comtoise sur la problématique scientifique, économique et sociétale de l’énergie. La mention Énergie affiche des cohérences scientifiques, géographiques (localisation dans la zone urbaine Belfort-Montbéliard), socio-économiques locales (liées à la vallée de l’énergie) et administratives (les 2 parcours sont rattachés à l’UFR STGI). Cette formation repose sur deux parcours : un parcours Énergie électrique (EE) et un parcours Ingénierie thermique et énergie (ITE). Le CMI Hydrogène-énergie et efficacité énergétique (H3E) est adossé à ces différents parcours. Les enseignants-chercheurs de l’institut Femto-ST (UMR 6174 CNRS) et de FCLAB (UAR 2200 CNRS) constituent le noyau principal de l’équipe pédagogique, complétée par des intervenants du monde économique. L’attractivité de la mention repose sur son ancrage solide dans le paysage industriel et sur son adossement fort à la recherche. La provenance des étudiant(e)s se situe ainsi aux niveaux national et international. Les débouchés sont également sur toute la France et à l’étranger.
Énergie, parcours Ingénierie thermique et énergie
Le parcours Ingénierie thermique et énergie (ITE) repose sur une formation scientifique fondamentale en énergétique (thermique, mécanique des fluides, efficacité et optimisation en énergétique, métrologie thermique et fluidique et simulation numérique). Afin d’accompagner les transitions énergétique et technologique de notre société, le master met l’accent sur l’efficacité énergétique de manière générale, l’énergétique dans l’industrie, le bâtiment (climatisation, chauffage, froid), le transport. Ces enseignements sont complétés par des modules technologiques autour de la production d’hydrogène décarboné et du nucléaire. L’accent est mis sur l’enseignement par projet, par la mutualisation de travaux pratiques, de projets et de certains enseignements spécifiques. La formation à l’innovation par la recherche fait l’objet d’un module d’enseignement et de séminaires (chercheurs, intervenants du monde industriel et socio-économique). Le partenariat industriel, notamment avec les acteurs locaux de l’énergie, constitue le fil conducteur des enseignements technologiques (cours, projets, séminaires, visites de sites). L’insertion des diplômes à l’étranger se fait essentiellement dans les pays limitrophes (Suisse, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Italie) et dans une moindre mesure au Canada, dans les pays nordiques, en Chine. La nature des contrats, CDD ou CDI, suit la conjoncture économique pour le premier emploi. À l’issue de la formation, près de 80 % des étudiants sont en emplois, CDD et CDI, et très majoritairement en CDI après 30 mois (> 90 %).
Génie industriel, parcours Éco-ingénierie
L’architecture de la formation repose sur 4 piliers : l’énergie (renouvelable, efficacité énergétique, audit, réseaux smart grids), l’environnement (pollution de l’eau, de l’air et des sols, déchets industriels), la supervision (capteurs, actionneurs, réseaux et outils informatiques pour contrôler et piloter les procédés industriels), l’éco-industrie (normes, risques industriels, analyse du cycle de vie, éco-conception, économie circulaire, responsabilité sociétale des entreprises et décarbonation des dispositifs de production).
Les spécificités de ce master en génie industriel sont : une vision délibérément écologique, un partenariat avec des écoles d’ingénieurs (Estia à Bidart), une ouverture à l’international, et une offre de formation en alternance dès le M1 (apprentissage ou contrat pro) propice à l’insertion professionnelle des diplômés, avec un rythme d’alternance répondant aux besoins des entreprises.
Management de la transition énergétique
En part-time sur douze mois, ce MBA spécialisé a pour vocation de former des profils pluridisciplinaires de managers qui seront capables de piloter aussi bien des démarches de sobriété et d’efficacité énergétique que des projets d’énergie renouvelable. Cette formation sur les outils/méthodes de pilotage et d’évaluation des projets de transition énergétique facilite la prise en compte par les décideurs de l’intérêt économique de telles démarches.
Master thermique énergétique
La spécialité Énergétique a pour vocation de former des cadres aptes à travailler sur :
– des applications de transferts de chaleur et de matière dans différents secteurs (génie industriel, production d’énergie, procédés de transformation de la matière, génie climatique) ;
– de la conception, du dimensionnement et de la commercialisation de procédés et de systèmes thermiques ;
– de la conception de bâtiments RE2020, BBC ou Bepos ;
– l’audit et l’expertise énergétique en s’appuyant sur les normes (par exemple : ISO 50001) ;
– de la modélisation et de la simulation numérique.
Ces cadres peuvent être amenés à diriger des entreprises dans le domaine de l’énergétique.
Ce master donne aux étudiants les outils scientifiques en thermodynamique, thermique, mécanique des fluides, matériaux, éco-conception et électricité qui leur permettront de maîtriser les phénomènes physiques qui se manifestent dans des systèmes de production, distribution et utilisation de l’énergie, et dans la conception d’éco-matériaux, en insistant tout particulièrement sur les sources d’énergie renouvelable. La formation est construite autour des besoins réels des entreprises et des collectivités.
Physique fondamentale et applications, parcours Physique appliquée (CDIM Physman)
Le master Physique fondamentale et applications est une formation de 120 ECTS répartis en 4 semestres composée de sept parcours de spécialisation permettant une poursuite en thèse dans un laboratoire académique à Lyon, en France ou à l’étranger ou en entreprise au niveau bac +5.
Le parcours Physman s’inscrit dans le contexte de la transition énergétique actuelle. Énergies nucléaire et renouvelables sont les thèmes centraux de ce parcours.
Les diplômés seront les acteurs du nouveau nucléaire – réacteurs de fission (EPR2, SMR, génération IV) et réacteurs de fusion (Iter, Demo). Ils pourront également participer aux vastes projets de démantèlement et de gestion des déchets nucléaires. La filière des énergies renouvelables, aujourd’hui en plein développement, sera également une voie dans laquelle ils pourront s’impliquer.
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Ingénieur en énergétique
Dans un contexte de société en transition, dont le but est d’enrayer les perturbations climatiques dues aux activités anthropiques, la production responsable d’énergie, l’optimisation et la maîtrise de la consommation énergétique et l’innovation sont au cœur des préoccupations de nombreux domaines d’activité. La formation d’ingénieur en énergétique, par apprentissage sur trois ans, a pour objectif de former des ingénieurs dotés de compétences techniques dans les systèmes liés à la production, l’utilisation, l’acheminement et la maîtrise de l’énergie et destinés à exercer des fonctions d’encadrement dans la conception, la gestion, l’exploitation, la rénovation, la conduite de projets, la fabrication et la maintenance. L’accent est mis sur les nouveaux systèmes et organisations énergétiques en associant une approche territoriale. Ce sont de futurs référents énergie au sein des organisations privées ou publiques.
Ingénieur énergie conception des installations en alternance
Depuis 2012, l’École centrale de Lyon, en partenariat avec l’Itii de Lyon, propose un cursus pour 28 étudiants titulaires de BTS, BUT, licence générale ou issus de CPGE. La formation est centrée sur la conception des installations d’énergie au sens large, avec des productions à partir de centrales thermiques, de barrages hydroélectriques ou de plus petites installations autour de la géothermie, de l’éolien, de la biomasse, du solaire thermique ou photovoltaïque, ainsi que sur la distribution électrique ou thermique. L’ingénieur formé aura des compétences scientifiques, principalement dans les domaines du génie civil et du génie électrique, de la mécanique et de la thermodynamique. Il saura exploiter les méthodes et outils utilisés dans l’univers des bureaux d’études.
Ingénieur pour l’énergie, l’eau et l’environnement
À la suite d’un semestre de tronc commun, accessible à partir d’une classe préparatoire, de la prépa des INP ou d’un niveau BUT, L2, L3, les étudiants de l’école d’ingénieurs Grenoble INP-Ense3 peuvent s’orienter vers une filière par apprentissage Génie électrique et énergétique ou vers 8 filières-métiers : Ingénierie de l’énergie électrique ; Mécanique et énergétique ; Ingénierie de l’énergie nucléaire ; Systèmes énergétiques et marché ; Hydraulique, ouvrages et environnement ; Automatique et systèmes intelligents ; signal, image, communication multimédia ; Ingénierie de produits. Les enseignements s’appuient sur les plateformes techniques, situées dans un bâtiment basse consommation, connecté et intelligent : un laboratoire à l’échelle pour les étudiants sur la gestion technique du bâtiment. Le bâtiment Green-ER est la vitrine des valeurs de l’école sur la gestion de l’énergie et les impacts environnementaux.
