Dans le cadre du récent Plan Hydrogène, l’Ademe et GRDF ont annoncé le lancement d’un programme de démonstration de 50 piles à combustible au gaz naturel avec l’« objectif de contribuer au déploiement de cette technologie à très haute performance énergétique en maisons individuelles. » Inédite, cette opération engagée pour une durée de 3 ans (2018-2020) vise à obtenir le retour d’expérience des installateurs et des utilisateurs de ces piles installées en maison individuelle sur l’ensemble du territoire. Elle permettra de : confirmer les performances environnementales, mesurer l’intérêt, la perception et l’appropriation des professionnels et des particuliers pour cette technologie innovante ; communiquer sur ses atouts auprès grand public ; accompagner son intégration sur le marché français ; ouvrir la voie aux technologies fonctionnant à l’hydrogène. « Les partenaires sont d’ores et déjà mobilisés pour sélectionner, d’ici la fin de 2018, les sites susceptibles de rejoindre cette opération », expliquent les deux partenaires.
Archives
Accord (enfin) trouvé pour les premiers projets offshore
Les six premiers projets de parcs éoliens offshore français vont pouvoir se poursuivre, a annoncé le 20 juin le président de la République lors d’un déplacement à Plévenon (Côtes-d’Armor), près de la zone où l’un des parcs doit être construit. L’État, qui avait décidé de renégocier les financements publics accordés à ces parcs attribués lors d’appels d’offres en 2012 et 2014, va réduire de 15 milliards d’euros le soutien public dont ils vont bénéficier. « La négociation a permis de diminuer de 40 % la subvention publique et d’avoir un ajustement des tarifs (de rachat de l’électricité qui sera produite par ces parcs) de 30 % », a détaillé Emmanuel Macron, devant des industriels et des élus. « Soulagement pour la filière. Et une excellente nouvelle pour la France qui va pouvoir valoriser son potentiel exceptionnel et accentuer son leadership mondial dans la transition énergétique », a réagi sur twitter la DG des énergies renouvelables en France d’Engie, Gwenaëlle Huet, par ailleurs présidente de la Commission éolienne du SER. Pour rappel, en cas d’échec de ces négociations, le gouvernement menaçait d’annuler les résultats de ces appels d’offres. Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et de l’île de Noirmoutier (Loire-Atlantique), et un par l’espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Ils représentent chacun une puissance d’environ 500 MW et doivent entrer en service progressivement à partir de 2021.
L’ANR renforce son soutien à Solaris
L’Agence nationale de recherche (ANR) a décidé de consolider Solaris, le laboratoire commun de l’Institut Jean Lamour (IJL) et l’entreprise Viessmann Faulquemont, en injectant 62 500 € de subvention supplémentaire sur une durée de 18 mois (à compter du 1er avril 2018), explique un communiqué du 8 juin. Deux axes principaux de recherche sont identifiés : l’amélioration de la résistance à la corrosion des capteurs solaires pour une installation en bord de mer et l’optimisation de la régulation thermique du capteur en ayant recours à un nouveau matériau thermochrome. « L’objectif est de mettre au point des innovations à même de relancer les ventes de capteurs solaires thermiques qui subissent depuis plusieurs années la concurrence notamment du photovoltaïque », est-il précisé. Soaris a jusqu’ici permis la mise au point d’une nouvelle génération de capteurs dits thermochromes à base d’oxyde de vanadium permettant une régulation thermique du capteur. Cette innovation, brevetée sous le nom Thermprotect et développée en partenariat avec l’Ademe, représente 90-95 % de la production de panneaux solaires thermiques chez Viessmann.
Une enveloppe de 140 M$ pour la recherche
Le département américain de l’Énergie (DoE) a annoncé le 14 juin que l’université de l’Utah recevrait 140 M$ sur les cinq prochaines années pour la recherche et développement dans le secteur de la géothermie. Le site de Milford dans l’Utah a en effet été sélectionné pour devenir le laboratoire de terrain Frontier Observatory for Research in Geothermal Energy (FORGE), précise le DoE dans son communiqué. « Ce nouveau site sera dédié à la recherche pour les systèmes géothermiques avancés (EGS) ou les réservoirs géothermiques naturels », est-il précisé.
Le premier démonstrateur power-to-gas est né
GRHYD (Gestion des Réseaux par l’injection d’HYdrogène pour Décarboner les énergies), premier démonstrateur power-to-gas de France, a été inauguré le 11 juin à Cappelle-la-Grande dans les Hauts-de-France. L’objectif de ce projet est de transformer l’excédent de production électrique des énergies renouvelables en hydrogène stockable et transportable dans les réseaux de gaz naturel. Dans un communiqué, son pilote, Engie (à travers son centre de recherche Engie Lab Crigen), et ses 10 partenaires rappellent qu’il teste l’injection d’hydrogène dans le réseau de distribution de gaz, à hauteur de 6 % pour démarrer et jusqu’à 20 % au maximum, pour répondre aux besoins de chauffage, d’eau chaude et de cuisson de 100 logements, ainsi que pour le centre de soin du quartier Le Petit Village de Cappelle-la-Grande. GRHYD a nécessité six ans d’études, d’autorisations et de démonstrations pour un budget de 15 millions d’euros. Trois containers ont été installés « contenant les technologies de pointe : un pour l’électrolyse, un pour le stockage et un pour l’injection dans le réseau d’hydrogène », détaille le communiqué. Le projet est soutenu par l’État dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir opéré par l’Ademe et labellisé par le pôle de compétitivité Tenerrdis.
Rendez-vous au printemps prochain pour Paimpol-Bréhat
Le fabricant grenoblois Hydroquest et Constructions navales de Normandie (CMN) ont annoncé le 7 juin qu’ils prévoyaient de mettre en service leur hydrolienne marine entre Paimpol et Bréhat au printemps 2019, plutôt qu’en fin d’année 2018 comme prévu initialement. Les deux partenaires expliquent que les conditions météo hivernales pourraient compromettre l’installation de la machine d’une tonne qu’ils développent depuis 2016. Ce projet de démonstrateur innovant pour la filière hydrolienne marine a été retenu lors de l’appel à projets « Énergies renouvelables en mer et fermes pilotes hydroliennes fluviales ». L’hydrolienne, de 25 mètres de large pour une hauteur de 11 mètres, sortira des ateliers CMN d’ici fin 2018 « pour être installée dans le cadre d’un accord passé avec EDF, sur le site de Paimpol-Bréhat à partir d’avril 2019. » Sa mise en service sur le site d’EDF est, elle, « prévue au printemps 2019 pour une première période de 12 mois ».
Plus de 20 % d’augmentation, selon Sébastien Lecornu
Le Fonds chaleur devrait augmenter d’un peu plus de 20 %, a affirmé le 7 juin Sébastien Lecornu aux députés de la commission des Finances lors d’une audition. Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a précisé : « Pour l’année 2018, l’année en cours, on sera globalement à quelque chose comme 245 millions d’euros », soit 45 M€ supplémentaires par rapport aux autorisations d’engagement actuelles. Pour rappel, si le président de la République s’était engagé à doubler le Fonds chaleur durant le quinquennat, la somme allouée pour l’année 2018 était restée stable. Désormais, « On n’est pas encore au doublement […] mais la tendance est là », a expliqué Sébastien Lecornu, confiant que le gouvernement avait « trouvé des marges de manœuvre (…) au sein du budget de l’Ademe », laquelle gère le Fonds.
Le G400 Énergie entre en scène
La Commission nationale du débat public (CNDP) organise à l’Assemblée nationale, samedi 9 juin, le lancement du G400 Energie, soit la plus grande réunion d’habitants tirés au sort jamais organisée en France. En leur qualité de consommateurs, d’usagers et de contribuables, 400 habitants informés tout au long du débat, se prononceront par vote électronique sur des questions clés de la politique française de l’énergie à l’occasion des discussions en cours sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), laquelle doit être révisée d’ici fin 2018 pour porter sur les périodes 2018-2023 et 2024-2028. Afin de traduire l’expression nationale la plus large possible, un débat public PPE a été mis en place pour organiser un total de 80 rencontres publiques, 12 ateliers d’information et de controverse, ainsi que 55 cahiers d’acteurs et 637 avis et questions présentés sur un site dédié : www.ppe.debatpublic.fr.
Engie acquiert Langa
Engie a annoncé, dans un communiqué du 6 juin, l’acquisition du producteur indépendant d’énergies renouvelables Langa, pour un montant non précisé. Le groupe breton, présent dans le solaire, l’éolien, le biogaz et la biomasse, possède un portefeuille d’installations en exploitation qui devrait atteindre, d’ici fin 2018, une capacité installée de 215 MW (dont 165 MW d’énergie solaire et 39 MW d’éolien). Langa revendique également une capacité d’1,3 GW en projets qui verront le jour à horizon 2022. Avec cette acquisition, « Engie vise le développement, en France, de près de 3 GW d’éolien et près de 2,2 GW de solaire à l’horizon 2021 », explique l’énergéticien. « L’alliance des deux Groupes et notamment les compétences spécifiques des équipes de Langa sur les toitures et les centrales au sol, ainsi que le portefeuille global de projets en développement, fera d’Engie un leader incontournable sur le territoire », ajoute Gwenaelle Huet, directrice générale d’Engie France Renouvelables.
Le salon Expobiogaz distingue Enerfip et CH4Process
Le salon Expobiogaz, co-organisé avec le Club Biogaz ATEE et qui a ouvert ses portes le 6 juin à Strasbourg, a dévoilé les lauréats de ses prix. Le Trophée de l’Innovation a ainsi été remis à la plateforme de financement participatif dédiée aux projets d’énergies renouvelables Enerfip. L’innovation est en partie technologique, « celle-ci est notamment amenée par le programme de recherche menée par l’équipe R&D d’Enerfip, le projet « BlockChain Proof of Concept (PoC) » : il s’agit de l’application de la technologie BlockChain à la gestion de titres », explique le salon dans un communiqué. Le prix coup de cœur du jury 2018 a été, quant à lui, décerné à CH4Process, une petite structure indépendante et spécialisée dans l’assistance technique à l’exploitation de site biogaz. Le compresseur gaz GC65, réalisé avec la société Mattei, « apporte une solution industrielle, abordable, performante énergétiquement et respectant les réglementations Atex et pression, pour les sociétés souhaitant utiliser du biogaz comprimé dans leur process (jusqu’à 10 bar g) : projets de microépuration, brassage de petits digesteurs, pilotes méthanisation et méthanation. »
