Nouvelle étape dans la loi d’accélération

La loi d’accélération de la production d’énergies renouvelables, promulguée le 10 mars 2023, met les collectivités au centre de la planification énergétique en leur permettant de définir des zones d’accélération afin de développer des énergies renouvelables. Le ministère de la Transition énergétique a publié, le 13 juillet dernier, un guide de planification des énergies renouvelables qui présente le principe des zones d’accélération. Il précise le calendrier et recense l’ensemble des outils afin de faciliter les démarches des élus. Des fiches synthétiques sur les différents types d’énergies renouvelables ont également été mises à disposition. « Connaisseurs de leurs territoires, les élus seront bien entendu accompagnés dans cet exercice de planification par les services de l’État : le guide et les fiches produites constituent un deuxième étage de cet accompagnement après le lancement du portail cartographique des énergies renouvelables en juin » a déclaré Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique.

Fonds de garantie pour la géothermie profonde

La Commission européenne a autorisé, lundi 24 juillet dernier, une nouvelle enveloppe de 195,6  millions d’euros pour le le fonds de garantie en faveur des opérations de géothermie profonde. Ce fonds doit couvrir des opérations de géothermie profonde d’une capacité d’environ 30 MW et est prolongé pour une durée de 10 ans. La Commission a autorisé une contribution de l’Ademe de maximum 140 millions d’euros, pour la constitution du fonds de garantie. Le reste, sous forme de cotisations faites par les porteurs de projets souhaitant bénéficier de la garantie, s’élèvera à 55,6  millions d’euros. Ces garanties couvriront le risque lié au degré élevé d’incertitude de la ressource géothermale profonde lors de forages. Le montant maximum d’indemnisation par projet s’élèvera à 17 millions d’euros et sera payé aux porteurs de projets en cas d’échec sur la qualité ou la quantité de la ressource géothermale.

Électricité renouvelable : 24,3 % en 2022

Le Panorama de l’électricité renouvelable de 2022, vient enfin de paraître. Publiée par le Syndicat des énergies renouvelables, l’agence ORE et les opérateurs de réseau Enedis et RTE, la publication établit que le raccordement des énergies renouvelables électriques a atteint son plus haut niveau en 2022, avec près de 5 GW installés. Les énergies renouvelables ont couvert 24,3 % de la consommation d’électricité de France métropolitaine en 2022, soit toujours largement moins que l’objectif que le pays s’était donné pour 2020 (27%). La loi énergie-climat ambitionne de porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans le mix de production électrique en 2030. La puissance totale du parc électrique renouvelable s’élève, en fin d’année dernière, à 64,8 GW, en comptant l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire photovoltaïque et les bioénergies.  Les filières solaires photovoltaïque et éolienne représentent 98,5 % de nouvelles capacités raccordées en 2022. Fin décembre, le parc photovoltaïque s’élevait à 15,8 GW, dont 2,7 GW raccordés dans l’année. La puissance éolienne raccordée s’est quant à elle élevée à 2,3 GW, grâce notamment à la mise en service du parc éolien en mer de Saint-Nazaire (480 MW), amenant la capacité éolienne cumulée à 21,1 GW. Première source d’électricité renouvelable en France, le parc hydraulique n’a pour sa part pas évolué, et se maintient à 25,7 GW. Le secteur a en revanche connu une baisse de production de 23 % par rapport à 2021, en raison des sécheresses de l’an dernier, menant à une baisse de 5,8 % de l’électricité renouvelable totale produite en 2022. La filière bioénergie électrique atteint une puissance installée de 2,2 GW, dont 20 MW raccordés en 2022.

Hydrolienne dans la Manche

Le 12 juillet dernier, le producteur d’électricité Qair, le développeur d’hydroliennes Hydroquest et leur actionnaire CMN (Constructions Mécaniques de Normandie), ont annoncé le soutien du gouvernement français dans le développement de la ferme pilote hydrolienne Flowatt au Raz Blanchard, dans la Manche. Ce projet a été encouragé par France 2030 avec un investissement de l’État de 65 millions d’euros minimum et un tarif d’achat préférentiel (non communiqué) de l’électricité produite. Installé sur une surface de 0,28  km2, le parc compte sept hydroliennes HydroQuest de 2,5 MW chacune, soit une puissance totale de 17,5 MW. Grâce au soutien de l’État, la ferme devrait commencer à produire d’ici 2026. L’industrialisation de la filière devrait créer 6 000 emplois d’ici 2030, pour le début de la production commerciale. La France bénéficie des courants marins parmi les plus forts au monde avec un potentiel de projet d’hydroélectricité estimé entre 3 et 5 GW pour les sites déjà identifiés et à plus de 100  GW dans le monde. L’industrialisation de la filière pourrait créer 6 000  emplois d’ici 2030 en France, avec la mise en service du premier gigawatt, assurent les porteurs du projet Flowatt.

Sylvain Waserman à la tête de l’Ademe

Le 13 juillet dernier, Sylvain Waserman, a été nommé par le Conseil des ministres, président-directeur général de l’Ademe, et succède ainsi à Boris Ravignon. Cet énarque de 55 ans et ancien député du MoDem, a occupé le poste de vice-président de l’Assemblée nationale de 2017 à 2022. Après l’exercice de son mandat, il a créé son cabinet de conseil en transition écologique pour les entreprises, « Acting 4 A Sustainable World », qu’il a quitté en juillet 2023. Suite à cette nomination, Sylvain Waserman déclare : « l’objectif commun : atteindre la neutralité carbone et accompagner notre société vers un modèle plus sobre et plus durable ».

Le solaire thermique retrouve la lumière

Le dernier baromètre EurObserv’ER en date s’est penché sur la filière solaire thermique en Europe et les nouvelles sont plutôt bonnes. La crise énergétique et la surchauffe climatique de plus en plus prégnante a remis en scène la chaleur solaire thermique dans toutes ses composantes. Que ce soit sur le segment du résidentiel individuel ou du collectif, des réseaux de chaleur urbains ou des besoins de chaleur des entreprises, la filière évolue depuis deux ans dans un contexte beaucoup plus favorable avec la forte augmentation du prix de l’énergie et la volonté des pays de l’Union européenne de se sevrer des importations de gaz russe. Selon EurObserv’ER, la reprise du marché du solaire thermique amorcée en 2021 s’est confirmée en 2022 avec une croissance de 11,9 % de la puissance installée annuellement, soit 1 660,7 MWth de mieux. Cette puissance est équivalente à une superficie de capteurs de près de 2,4 millions de m2 ce qui amène le total des capteurs solaires thermiques européens à 58,8 millions de m2. L’Allemagne reste toujours le premier marché de l’Union avec 709 000 m2, devant la Grèce, l’Italie et la Pologne, quatre pays qui ont tous enregistré des croissances à deux chiffres en 2022. La dynamique du solaire thermique est également intéressante aux Pays-Bas. Le marché y est porté par le résidentiel mais également par le segment agricole et de la production sous serres (fleurs, légumes…) qui cherche des solutions pour réduire sa consommation importante de gaz.

Partenariat pour des unités de méthanisation

Le 6 juillet dernier, Teréga Solutions, filiale de l’entreprise de transport et de stockage de gaz Teréga, et Solagro, entreprise associative spécialisée dans le secteur de l’agro-écologie et de la méthanisation, ont conclu un accord pour le développement de projets de méthanisation auprès d’agriculteurs. L’objectif est de favoriser des installations de petite et moyenne taille et d’accompagner les agriculteurs qui souhaitent valoriser les résidus d’activité de leurs exploitations en produisant une énergie renouvelable. Teréga Solutions prendra en charge la prospection des territoires, l’animation et la coordination des projets. Solagro apportera son expertise technique pour la réalisation des études de faisabilité.

Hydrogène vert près de Tours

Le 30 juin dernier, le producteur d’hydrogène vert Lhyfe a annoncé sa participation au projet d’hydrogène renouvelable Hy’Touraine situé dans la zone d’activité Isoparc à Sorigny en Centre-Val-de-Loire. L’entreprise s’occupera de la construction du site. Lauréat de l’appel à projets de l’Ademe ; qui soutient le projet à hauteur de 3,4 millions d’euros, le projet Hy’Touraine a pour ambition de produire jusqu’à 2 tonnes d’hydrogène vert par jour. L’installation d’une capacité de 5 MW, sera alimentée par des énergies renouvelables fournies localement par le syndicat intercommunal d’énergie d’Indre et Loire (SIEIL) et EnER  Centre-Val-de-Loire (société de développement et d’investissement de projet d’énergies renouvelables). Fondée par quatre collectivités publiques tourangelles et STMicroelectronics Tours, l’unité de production desservira les industries locales, mais aussi deux stations de distribution d’hydrogène pour les besoins de mobilité verte.

Pompe à chaleur et solaire avec SolarEdge

Le 21 juin dernier, le fabricant d’onduleurs intelligents SolarEdge a annoncé sa collaboration avec le fabricant européen de système de chauffage Vaillant, pour intégrer les pompes à chaleur à leur technologie SolarEdge Home. L’objectif est d’optimiser et d’automatiser la consommation d’énergie solaire des ménages. Leur système intelligent prend des décisions en se basant sur la production des panneaux photovoltaïques installés, les habitudes de consommation d’énergie, les tarifs de l’énergie et les préférences des propriétaires. Avec cette nouvelle installation, l’énergie photovoltaïque excédentaire pourra alimenter la pompe à chaleur Vaillant et permettra aux résidents d’optimiser leur consommation d’énergie. SolarEdge a également adopté le protocole EEBUS (système d’uniformisation de l’interface entre les consommateurs d’électricité, les producteurs, les entités gestionnaires et les moyens stockages) pour compléter ses ensembles de protocoles de communication réseau.

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