Le groupe Legendre, spécialiste français de la construction, de l’immobilier et de l’énergie, la startup bretonne Geps Techno, évoluant dans le domaine des énergies renouvelables en mer et l’Ifremer annoncent que leur démonstrateur baptisé Dikwe va bientôt passer à échelle réelle. Ce projet d’ouvrage de protection du littoral érigé en forme de digue intègre un dispositif de production d’électricité basé sur un système houlomoteur à volets oscillants. Après des tests en bassin concluants, un prototype à échelle un quart a été immergé, pendant plusieurs mois, pour des essais en rade de Brest, à Saint-Anne-de-Portzic (29). Cette nouvelle expérimentation s’est également montrée probante, selon l’entreprise, et a permis de valider la prochaine et dernière étape de développement : la construction du démonstrateur à taille réelle, d’une capacité de l’ordre du mégawatt, qui pourrait voir le jour à l’horizon 2024, en Bretagne. Le projet Dikwe est soutenu par l’Ademe et les régions Bretagne et Pays de la Loire.
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Nouvelle unité de méthanisation dans la Loire
Le producteur français d’énergies renouvelables CVE et la société d’économie mixte, Sem’Soleil ont inauguré le 7 avril dernier une unité de méthanisation injectant du biométhane dans le réseau, située à Montbrison dans la Loire. Le site traitera chaque année jusqu’à 23 000 tonnes de déchets organiques issus de l’activité industrielle (pour 50 % du flux valorisé), des activités de la collectivité et des restes alimentaires (40 %), et de coproduits agricoles (10 %), dans un rayon de 60 km autour de l’unité. Le biométhane sera injecté dans le réseau local de gaz naturel et assurera la consommation en gaz de 3 500 foyers, soit l’équivalent de plus de 45 % de la consommation des habitants de la ville de Montbrison. Le digestat offrira un engrais naturel à une quarantaine d’exploitations agricoles partenaires. Représentant un investissement de 13 millions d’euros, le projet a reçu le soutien financier du Fonds européen Feder (1 075 000 €), de l’Ademe Auvergne-Rhône-Alpes (525 000 €) et de l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne (261 000 €). Pour le territoire, les retombées économiques sont estimées à plus de 600 000 € par an réinjectés dans l’économie locale.
Un réseau de 600 km pour le transport de l’hydrogène dans le sud-ouest
À l’occasion de la présentation des résultats de son enquête annuelle « les Français et l’hydrogène », Teréga, l’un des deux gestionnaires du réseau de transport de gaz en France avec GRTgaz, a levé le voile sur le projet HySoW (Hydrogen South West). Il s’agit d’une infrastructure dédiée au transport d’hydrogène à l’échelle du Sud-Ouest, présentée comme stratégique face aux enjeux de souveraineté énergétique française et européenne, dont la mise en service devrait intervenir à horizon 2030. Réalisé en association avec la région Occitanie, le projet HySoW a pour ambition de connecter des pôles industriels de la partie sud-ouest du pays aux flux d’hydrogène produits localement (Bayonne, Lacq, Pau) mais aussi en provenance du sud de l’Europe (Espagne) ou de la Méditerranée. Il permettra également de renforcer la sécurité d’approvisionnement de l’ensemble du système énergétique d’Occitanie grâce à des infrastructures de stockage d’hydrogène et à un projet de H2-to-Power. Parmi les principaux clusters de consommation visés, HySoW servirait notamment les programmes de décarbonation ou de réindustrialisation des entreprises de Bordeaux (secteurs aéronautique, industriel et portuaire), Bayonne (portuaire) ou Pau (aéronautique). Le corridor HySoW sera composé d’environ 600 kilomètres de canalisations, dont 40 % pourront être convertis du gaz naturel vers l’hydrogène, permettant le transport de 16 TWh/an d’hydrogène décarboné à travers tout le Sud-Ouest. Le projet sera structuré autour d’installations majeures de stockage d’hydrogène en cavité saline en Nouvelle-Aquitaine d’une capacité de 500 GWh PCS en 2030, qui pourra être augmentée jusqu’à plus d’1 TWh PCS à horizon 2050.
Biométhane injecté dans le réseau à Chambéry
L’agglomération du Grand Chambéry, a décidé de modifier l’unité de méthanisation des boues d’épuration de son usine de dépollution des eaux usées. Plutôt que de produire de l’électricité et de la chaleur par cogénération, elle injecte désormais du biométhane dans le réseau de gaz grâce à l’unité de purification du biogaz mise en service à la mi-mars. Ce biométhane permet d’alimenter 1 000 foyers par an en chauffage, soit environ 2 500 habitants. L’unité de purification de biogaz fournira aussi en biométhane la station BioGNV (Gaz Naturel pour Véhicules) de Bissy, ouverte à tous, véhicules légers et poids lourds, où s’alimentent les camions de collecte BioGNV de la direction des déchets de Grand Chambéry. Cette réalisation représente pour Grand Chambéry un investissement total de plus de 3 millions d’euros HT subventionné à hauteur de 1,4 millions d’euros par l’Agence de l’eau dans le cadre du plan France relance. « Le retour sur investissement est estimé entre 3 et 4 ans, précise l’agglomération, et est deux fois supérieur au gain généré par la cogénération. »
Hydrogène vert et biochar à partir de biomasse
Le producteur d’hydrogène renouvelable, Haffner Energy et la startup Carbonloop, spécialisée dans la séquestration de CO2 annoncent la signature d’un contrat pour deux sites de production d’hydrogène vert à partir de la biomasse. Via sa technologie de gazéification de la biomasse baptisée Hynoca, Haffner Energy va produire de l’hydrogène et du biochar à partir de résidus de bois. Une unité de thermolyse va chauffer la biomasse qui se décomposera en un résidu solide (le biochar) et produira un gaz qui sera ensuite raffiné dans une unité de craquage à haute température pour devenir de l’hydrogène. Chaque site consommera 7 000 de résidus par an pour produire d’un côté 225 tonnes d’hydrogène et de l’autre 1 100 tonnes de biochar, séquestrant environ 2 400 tonnes de CO2. Carbonloop commercialisera l’hydrogène à Hyliko (Groupe Kouros) qui le distribuera dans son réseau de stations-service à destination des poids lourds. Grâce à ses propriétés de rétention d’eau et des fertilisants, le biochar produit sera commercialisé auprès de la filière agricole. Le premier site Carbonloop sera localisé à Villabé (Essonne), à proximité de la station de distribution d’Hyliko, le long de l’A6, au Sud de Paris. L’hydrogène produit à partir de résidus de biomasse alimentera les premiers camions de la région parisienne. La localisation du second site sera dévoilée dans le courant de l’année 2023
Un centre européen d’essais dédié aux énergies marines en France
Dix fondateurs publics et privés (Ifremer, Centrale Nantes, ITE France Énergies Marines, EDF, RTE, TotalEnergies, Technip Energies, Valorem, Valeco, Énergie de la Lune) annoncent la création de la Fondation OPEN-C, le plus grand centre européen d’essais en mer entièrement dédié à l’éolien flottant et aux énergies marines renouvelables. Cette structure de recherche s’est donnée pour mission de coordonner, développer et piloter les essais en mer avec une dimension multi-technologique : éolien flottant, hydrolien, houlomoteur, hydrogène en mer et photovoltaïque flottant. L’entité qui regroupe un ensemble de cinq sites en mer dédiés aux tests des prototypes les plus innovants sur l’ensemble des façades maritimes de l’hexagone, permettra à plusieurs innovations de se développer dans les trois prochaines années. Ces innovations concernent les essais de cinq prototypes distincts d’éoliennes flottantes de seconde génération, la production d’hydrogène vert offshore ou encore les tests de systèmes photovoltaïques flottants.
Plus de 20 % de croissance en 2022 pour le marché français
Observ’ER vient de publier son étude annuelle de suivi du marché 2022 des appareils de chauffage domestique au bois. Les ventes de l’année passée ont une nouvelle fois été bonnes avec plus de 90 000 pièces supplémentaires vendues par rapport au marché 2021, ce qui porte à 513 290 unités le marché 2022 (+21,4 %). Ce total est le deuxième meilleur résultat enregistré au cours des 11 dernières années. La conjoncture, marquée par une hausse des prix de l’électricité et du gaz, couplée aux aides publiques (MaPrimeRénov’ et Coup de Pouce Chauffage), a prolongé la très bonne dynamique de 2021. Cependant, l’activité de 2022 se distingue sur certains points. Le premier tient au fait que l’an passé, ce sont les appareils à bûches (tous types confondus) qui ont affiché les plus belles croissances (en chiffres relatifs et absolus). Il s’est vendu 52 430 appareils à bûches de plus qu’en 2021 contre 37 400 pour les équipements à granulés. Ainsi, le secteur des foyers fermés et inserts (très majoritairement à bûches) progresse de 13,2 % en affichant un total de ventes de 72 180. Autre dynamique à relever, celle des chaudières à bûches qui ont vu leurs ventes évoluer de +22,5 % (4 350 unités contre 3 550 en 2021). La performance est à souligner car depuis 2011, ce sous-segment n’avait connu qu’une seule année de progression de ses ventes. Sur l’ensemble des ventes de 2022, ce sont les appareils manuels à bûches qui ont représenté la majorité des ventes. La balance penche de peu (51,1 % pour les appareils manuels contre 48,9 % pour les appareils automatiques) mais la répartition était inverse en 2021. De leur côté, les appareils automatiques à granulés (tous types confondus) réalisent une année très contrastée. Après un très bon premier trimestre, les vives tensions sur la disponibilité des combustibles granulés, ainsi que sur leurs prix de vente, ont porté un net coup d’arrêt aux ventes qui progressent tout de même de 18 % en moyenne sur l’ensemble de l’année. L’étude est disponible en libre téléchargement sur le site de l’Observatoire des énergies renouvelables.
Une chaufferie bois à Limoux
Le 14 mars dernier, la commune de Limoux dans l’Aude a inauguré sa nouvelle chaufferie bois, construite sur le site d’une ancienne tuilerie. Sur trois kilomètres de réseau est raccordée toute une série de bâtiments publics, logements collectifs et individuels (l’USSAP-ASM, l’hôpital de Limoux, l’Ehpad Chénier, l’institut Saint-Joseph, le groupe scolaire Jean-Moulin, les HLM d’Alogea, le foyer des jeunes travailleurs, Aude Urgence Accueil…). Ce projet va aussi permettre la valorisation de la filière bois de la Haute Vallée de l’Aude qui approvisionnera la chaufferie avec quelque 2 000 tonnes par an. Le programme a mobilisé un budget de près de 5 millions d’euros pour lequel le Département a été sollicité, au titre de l’aide aux communes, à hauteur de 250 000 €. La Région Occitanie et l’Agence de la transition écologique (Ademe) ont également été partenaires du projet.
Une plateforme de recherche dédiée au biogaz
Le 15 mars dernier, Teréga, l’INSA de Toulouse et le collecteur de biodéchets Cler Verts, ont inauguré une nouvelle plateforme de recherche et développement baptisée Solidia Biogaz, située sur la commune de Bélesta-en-Lauragais, en Haute-Garonne. Le site, dans sa configuration initiale, accueillait des projets de recherches centrés sur les procédés de méthanisation et la valorisation des déchets organiques. La nouvelle plateforme est dédiée à l’enrichissement et à la valorisation du biogaz en biométhane injecté. La R&D utilisera du biogaz brut issu de l’usine de biodéchets de Cler Verts et de l’hydrogène produit par électrolyse à des pressions allant jusqu’à 10 bars. La plateforme pourra accueillir simultanément jusqu’à six pilotes de taille semi-industrielle : trois emplacements sous une halle couverte et trois emplacements extérieurs. Elle est destinée à tous les acteurs de la filière biogaz : développeurs de technologie, PME, grands groupes, universités et laboratoires de recherche. L’objectif est de réaliser des études de phénomènes à grande échelle et d’accompagner les différents acteurs vers l’industrialisation.
Injection de biogaz hybride dans le Puy-de-Dôme
Le Valtom, syndicat pour la valorisation et le traitement des déchets ménagers et assimilés du Puy-de-Dôme va faire appel à Waga Energy pour produire du biométhane sur le site de stockage des déchets de Puy-Long situé à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). L’unité Wagabox, développée par Waga Energy traitera le gaz émis par les déchets enfouis mais aussi le biogaz d’une usine de méthanisation voisine exploitée par la société Vernéa. Il s’agit d’un projet de production de biométhane à partir d’une source de biogaz hybride. Le mélange de ces deux flux fournira du biogaz suffisant pour réaliser un projet d’injection de biométhane dans le réseau de GRDF. 15 GWh de biométhane par an seront fournis au réseau de distribution de gaz, soit l’équivalent de la consommation de plus de 2 000 foyers.
