L’Agence locale de l’énergie et du climat de la métropole bordelaise fait partie d’un réseau de 500 agences européennes, et soutient des projets européens visant à partager les bonnes pratiques auprès des acteurs de la transition énergétique. Dans ce cadre, elle est partenaire du projet Interreg atlantic area – GeoAtlantic, auprès d’agences espagnole, portugaise, irlandaise et britannique. Le guide Geo Atlantic édité en ligne est composé de plusieurs plateformes d’informations différentes selon le profil des acteurs concernés, élus locaux, porteurs de projet, professionnels et artisans, ainsi que les particuliers. Il se décline suivant différentes thématiques : montage de projets, retours d’expériences d’experts, documents de formations techniques et d’accompagnement administratif… Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’objectif de l’UE d’atteindre au moins 27 % d’énergie renouvelable d’ici 2030 et fait le pari que cela impliquera d’énormes changements au niveau des communes et des métropoles.
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Un plan de plus de 7 Md€
La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, ont présenté la stratégie hydrogène nationale qui devrait mobiliser 7,2 Md€ d’ici à 2030 sur les 100 milliards d’euros du plan de relance annoncé. « La France a la conviction que l’hydrogène décarboné sera l’une des grandes révolutions de notre siècle : pour la décarbonation du secteur industriel, pour développer et déployer des solutions de mobilité sans émission, pour stocker l’énergie et apporter des réponses complémentaires à l’intermittence des énergies renouvelables », a expliqué la ministre de la Transition écologique. Les trois piliers de cette stratégie seront le soutien aux projets nationaux dans le but de faire émerger une offre française, la mise en place de mécanismes de soutien à une large production d’hydrogène et soutenir l’industrialisation sur le territoire. La recherche et l’innovation sur des composants clés comme les réservoirs ou les piles à combustible feront l’objet d’une attention particulière, car la France entend jouer un rôle de premier plan sur l’ensemble de la chaîne d’activité, et cela, au niveau international. Toutes les valorisations sont concernées puisque le plan hydrogène français couvre aussi bien les solutions de stockages énergétiques, mais également les solutions de mobilité sur route, sur mer ou dans le domaine de l’aviation. Sur le plan économique, le développement de cette filière pourrait créer, selon le ministère, de 50 000 à 100 000 emplois d’ici 2030.
État des lieux du parc des installations de méthanisation en France
Géré par l’Ademe, SINOE est un outil d’analyse principalement destiné aux collectivités territoriales afin de les aider à optimiser leur politique de gestion des déchets ménagers et à améliorer leur service. SINOE dispose notamment d’une base de données consolidée qui repose sur un historique unique de 10 ans d’informations sur la gestion des déchets ménagers et assimilés en France. Pour accompagner la filière, SINOE a mis en ligne un document présentant en détail un état des lieux du parc des installations de méthanisation en France, réalisé en partenariat avec Observ’ER. Il est présenté suivant les différents types d’unités (à la ferme, centralisées, à partir de déchets ménagers, de stations d’épuration et de déchets industriels) avec des indicateurs de puissance installée, d’énergie produite et des cartographies illustrant le déploiement des sites sur l’ensemble du territoire métropolitain. Cet état des lieux se base sur la dernière mise à jour de l’outil SINOE qui présente un panorama au 1er janvier 2020.
Très forte hausse des PAC aérothermiques en 2019
Observ’ER vient de mettre en ligne son étude sur le marché 2019 des pompes à chaleur dans le secteur du résidentiel (jusqu’à 30 kW). L’un des principaux faits marquants est la forte progression des ventes des équipements aérothermiques (+38 % pour un total de 815 400 unités) et notamment des PAC de type air/eau qui ont enregistré un bond de 80 % par rapport à 2018 avec 168 530 unités. Ce segment a été très fortement porté par la mesure « Coup de Pouce Chauffage » mise en place en janvier 2019. Autre point à souligner, avec plus de 646 000 unités vendues en 2019, les PAC air/air sont pour la première fois les équipements les plus vendus dans le champ des systèmes de chauffage central individuels (45 % des ventes en 2019). Jusqu’alors, les chaudières à condensation gaz et fioul étaient les premiers équipements diffusés. Côté géothermie, les ventes de pompes à chaleur sont en légère hausse (+3 % pour 3 300 unités). Sur cette technologie, les ventes ne sont plus en recul depuis 2016, mais le marché reste à un niveau très faible.
Joe Biden dévoile ses ambitions pour le climat
Candidat du Parti démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden a dévoilé mardi 14 juillet un ensemble d’actions en faveur du climat qu’il compte mettre en œuvre s’il est élu. D’ici 2035, il souhaite que le secteur électrique soit 100 % décarboné en sortant des centrales à charbon et à gaz, et en déployant les énergies renouvelables électriques ainsi que le stockage à grande échelle. Pour cela, il compte investir 2 000 milliards de dollars dans un vaste plan de transition, largement inspiré par l’aile gauche du parti, qu’il veut orienter en premier lieu vers les communautés les plus « blessées historiquement ». Il promet, par ailleurs, que les Etats-Unis reprendront leur place dans la course contre le dérèglement climatique, abandonnée selon lui par Donald Trump. Rapidement critiqué par les Républicains, Biden est accusé de vouloir tuer le secteur américain de l’énergie, aujourd’hui majoritairement dépendant des énergies fossiles, et donc de menacer l’économie tout entière. On lui reproche également de rester flou sur les moyens de financement de son plan, et d’avoir passé sous silence la question de la taxe carbone, instrument largement préconisé parmi les économistes de l’énergie.
Le stockage doit décarboner le secteur électrique
556 députés européens ont adopté le 10 juillet le rapport présentant leur stratégie en matière de stockage de l’énergie, jugé majeur dans la réalisation des objectifs de décarbonation de l’UE. Si les technologies de stockage par stations hydraulique de pompage sont déjà bien connues et largement utilisées, le rapport invite les députés à davantage s’intéresser aux batteries chimiques de nouvelles générations, au stockage thermique et à l’hydrogène. En effet, le Parlement demande aux Etats membres de lever les obstacles réglementaires qui pourraient freiner le développement de ces technologies. La recherche sur la production d’hydrogène vert est largement plébiscitée pour réduire ses coûts, afin de créer une véritable filière industrielle à moyen terme. Le rapport demande également à la Commission d’évaluer la possibilité d’adaptation des infrastructures gazières à ce nouveau vecteur énergétique. La crise sanitaire a permis de mettre en lumière certaines limites des modèles mondialisés très dépendants de chaînes d’approvisionnement lointaines, c’est pourquoi le Parlement souhaite continuer les efforts visant à produire des équipements énergétiques, et notamment des batteries, dans l’espace européen en réduisant les importations de matière première à l’extraction polluante. La Commission estime que pour atteindre l’objectif de décarbonation fixé à 2050, l’UE devra stocker six fois plus d’électricité qu’actuellement, et ce, dans un contexte où les solutions par pompages les plus simples sont déjà quasiment saturées.
Un projet de centrale hydroélectrique à Alfortville
Jusqu’au 29 juillet, va se tenir une enquête publique relative au projet d’installation d’une centrale hydroélectrique à Alfortville (commune située à 3 km au sud-est de Paris, dans le département du Val-de-Marne), sur la rive droite du barrage du Port-à-l’Anglais. Développée par JMB Hydro (filiale de Total Quadran) avec Voies navigables de France (VNF), la centrale sera composée de trois turbines Kaplan pour une production annuelle de 12,5 gigawatt/heure d’électricité qui seront injectées directement dans le réseau. Le chantier estimé à 8,5 millions d’euros et devrait durer 13 mois pour un coût d’exploitation qui devrait avoisiner les 363 000 euros par an. Aurélie Ingrand, désignée commissaire enquêteur par le Tribunal administratif de Melun, tiendra plusieurs permanences dans les mairies d’Alfortville et de Vitry-sur-Seine jusqu’au 29 juillet.
La Côte-d’Or accueille un site de stockage expérimental
Dans le cadre du projet « Ringo » initié par RTE (Réseau de Transport d’Électricité), le site de Vingeanne situé en Côte-d’Or vient de réceptionner les premiers containers destinés au stockage des énergies renouvelables produites localement. La production d’énergies renouvelables (éolien et solaire) a augmenté de 21 % entre 2018 et 2019 en Bourgogne-Franche-Comté. Ce dispositif inédit permettra de tester le stockage des surplus ponctuels de production des énergies renouvelables et leur déstockage pour un investissement de 24 millions d’euros. Développées par le groupe Nidec Asi, les batteries utilisées sont de type Lithium ion à forte densité énergétique et pourront stocker l’équivalent de la production de 5 éoliennes soit la consommation de 10 000 foyers. L’expérimentation débutera en juin 2021 pour un lancement officiel prévu pour 2024. Deux autres sites expérimentaux verront le jour en Haute-Vienne et dans les Hautes-Alpes.
Des conditions météorologiques propices à l’électricité renouvelable au cours du premier semestre 2020
L’institut Fraunhofer ISE a publié un communiqué de presse le 1er juillet présentant les chiffres de la production d’électricité en Allemagne sur la première moitié de l’année 2020. Avec 55,8 % de l’électricité produite, les énergies renouvelables électriques ont atteint un nouveau record. Le solaire et l’éolien, principaux contributeurs, ont produit 102,9 TWh, contre 92,3 TWh sur la même période en 2019. La production solaire a connu une croissance de 11,2 % grâce à des conditions d’ensoleillement excellentes d’avril à juin, l’éolien croît également de 11,7 % et a même atteint le seuil des 45 % de la production totale au mois de février. En revanche, la biomasse a peu évolué et la production hydroélectrique a chuté de 9 %. Au total, 136,1 TWh ont été produits à partir de solaire, éolien, hydroélectricité ou biomasse mi-2020. La production à partir de gaz a augmenté de 13,9 % au détriment des centrales à charbon de houille dont la production a diminué de 46 % et celles de lignite de 36,3 %. Ces changements sont principalement dus à l’augmentation des prix des quotas du système ETS, passés à 21,92 €/t-CO2. Enfin, sur la même période, la production d’origine nucléaire a diminué de 12,9 %.
Facebook alimente en chaleur la 3e plus grande ville du Danemark
Facebook annonce que son data center situé au Danemark alimentera en chaleur la ville d’Odense située au sud du pays. Ce centre de données, mis en service en septembre dernier, a été conçu pour intégrer un réseau de récupération de chaleur qui sera distribuée via le système de chauffage urbain de la ville. L’objectif est de récupérer et de distribuer 100 000 MWh d’énergie par an pour alimenter 6 900 foyers en chauffage. Le data center d’Odense est alimenté à 100 % par de l’énergie renouvelable, à travers un accord d’achat d’énergie avec trois fermes éoliennes nordiques. Le géant Américain vient d’investir 416 millions de dollars dans le projet Prospero Solar, une ferme solaire située au Texas qui aura une capacité de 300 MW. Avec ces différents projets, Facebook confirme sa volonté d’intégrer les énergies renouvelables dans son business model.
