GÉOTHERMIE
Géothermie profonde en Île-de-France : l’ouest et le sud aussi ont du potentiel
Publié le 28/05/2026. Si l’Île-de-France concentre aujourd’hui le plus grand nombre d’installations de géothermie profonde en France et en Europe, cette technologie est peu développée dans l’ouest et le sud du territoire. En cause, la méconnaissance du sous-sol dans ces secteurs. C’est pourquoi l’État, via l’Ademe Île-de-France, la Région Île-de-France et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) ont lancé en novembre 2023 le
programme Geoscan Île-de-France, visant à identifier les zones les plus favorables au développement de la technologie dans cette partie de la région. D’une durée de deux ans, il a permis d’étudier le sous-sol au droit de près de 300 communes, sur près de 2 000 km² du territoire. Résultat : le Dogger, l'aquifère profond du bassin parisien, présente bien un potentiel géothermique dans la zone, bien que moins performant qu’à l’est de Paris. La température de la ressource varie de 50°C jusqu’à près de 80°C d’ouest en est. Une autre nappe souterraine, l'Oxfordien, apparaît comme une ressource très prometteuse, sur une grande partie de la zone étudiée. Enfin dans le troisième aquifère, le Trias, l’étude a identifié trois réservoirs d’intérêt. Ces données constituent des outils stratégiques pour les collectivités du territoire et devraient donner lieu à de nouveaux projets de géothermie profonde dans cette partie de l’Île-de-France.