RÉSEAUX ÉLECTRIQUES
Rapport sur les réseaux dits intelligents
Publié le 08/01/2026. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) vient de rendre public son
rapport 2025 sur les réseaux dits intelligents. Cet exercice sert à mesurer le degré de
« numérisation » et d’agilité du système électrique français, ainsi qu’à évaluer les points d’attention, afin que les volumes de capacités renouvelables et de stockage réellement raccordables restent compatibles avec les trajectoires 2030-2050. Dans l’ensemble, la Commission constate que les technologies numériques sont largement déployées et utilisées de manière industrielle à tous les niveaux des réseaux d’électricité, ce qui place les gestionnaires de réseaux français en bonne position par rapport à leurs homologues européens. La bonne utilisation de ces technologies génère des économies significatives pour le consommateur. Toutefois, la CRE estime que les gestionnaires de réseaux peuvent encore aller plus loin, alors que le système est en pleine transformation. Notamment en matière de raccordements optimisés : si les offres de raccordement dites « intelligentes » ou flexibles (avec modulation de puissance) restent encore minoritaires, leur usage progresse. Quinze parcs d'énergie renouvelable ont été raccordés en raccordement flexible (ORA-MP) en 2024, contre cinq en 2023. Pour aller plus loin, la CRE juge même que le plafond de 30 % de puissance limitée devrait être assoupli, voire supprimé, afin d’accueillir davantage d’énergie renouvelable sur le réseau sans attendre la fin des travaux de renforcement – et même, parfois, d’éviter des investissements coûteux. La CRE demande également aux gestionnaires de réseaux de continuer à veiller à la fiabilité des données qu’ils mettent à disposition des acteurs, compte tenu de leur rôle essentiel dans le développement de nouvelles offres. Les données récoltées et partagées sont de plus en plus nombreuses et variées : cartographie des réseaux, capacités, production, consommation, stockage. Elles sont aussi de plus en plus consultées par les consommateurs sur les plateformes d’open data, dont la fréquentation a quasiment quadruplé depuis 2021, passant de 10 000 visiteurs à 38 500 en 2024.