GÉOTHERMIE
Géothermie : les recommandations de la Cour des comptes
Publié le 22/01/2026. La géothermie, énergie locale, renouvelable et décarbonée disponible en continu, présente de forts atouts pour la transition énergétique mais reste marginale en France, représentant environ 1 % de la consommation finale de chaleur. Dans une nouvelle enquête, la Cour des comptes
analyse l’efficacité des soutiens publics dédiés à son développement. Elle constate un écart persistant entre des objectifs ambitieux et un déploiement limité. Les freins identifiés sont principalement les coûts d’investissement élevés, les risques techniques et géologiques ainsi que la complexité et la lenteur des procédures administratives. Les aides mobilisées jusqu’à présent n’ont pas permis de lever ces obstacles. Malgré ses bonnes performances environnementales, la géothermie de surface demeure peu développée, notamment dans le logement collectif. Les objectifs de triplement de la production de chaleur d’ici 2035 apparaissent peu réalistes en l’état. La Cour privilégie la simplification des règles et une meilleure priorisation des soutiens plutôt qu’une augmentation des subventions. La géothermie profonde, surtout destinée aux réseaux de chaleur urbains, est jugée compétitive mais freinée par des investissements initiaux importants et des incertitudes sur la ressource. L’atteinte des objectifs suppose une réduction des délais administratifs et une adaptation de la filière. La géothermie électrogène, limitée en métropole, constitue un enjeu stratégique pour les territoires ultramarins. La Cour conclut que le succès repose avant tout sur une meilleure organisation des soutiens, une gestion plus claire des risques et un renforcement de la connaissance du sous-sol.