Publié le 26/03/2026. Observ’ER vient de mettre en ligne son étude annuelle de suivi du marché des appareils de chauffage domestique au bois, et les chiffres sont contrastés selon les segments d’appareils. Avec un volume de 290 510 pièces en 2025 contre 297 430 un an auparavant, le marché dans son ensemble enregistre un recul de 2,3 %, mais les fortes baisses de 2023 (-18 %) et 2024 (-29,5 %) sont enrayées. Ce moment de répit est le bienvenu, mais il inscrit le marché à son niveau le plus bas observé au cours des 14 dernières années. Si l’on regarde plus en détail les différentes dynamiques, 2025 a été marquée par une nouvelle baisse sensible des ventes d’appareils à bûches. Quasiment tous les types d’appareils sont concernés : inserts et foyers fermés (-16 %), poêles manuels (-23 %), chaudières (-28 %) ou cuisinières (-47 %). Seule la niche des poêles de masse tire son épingle du jeu (+14 %), mais sur un marché minuscule (1 140 appareils). Ce mouvement, déjà amorcé en 2024, s’est poursuivi en 2025. Le constat est totalement opposé dans le camp des appareils automatiques à granulés, qui confirme son rebond pour tenter d’oublier le crash de 2023 (-63 % des ventes). Les poêles à granulés ont progressé de 35 % (118 000 ventes en 2025) et les chaudières automatiques de 18 % (8 060 unités). Les segments des appareils à bûches paient plus durement les frais d’une année 2025 agitée par les réductions des aides de MaPrimeRénov’ et par un contexte économique national tendu. Pourtant, le chauffage au bois conserve tous ses avantages. Les combustibles bois restent la solution énergétique la moins chère en centimes d’euro par kWh parmi les principales utilisées par les particuliers en France, notamment vis-à-vis du gaz naturel, qui repart actuellement à la hausse.
Archives
Un centre d’expertise pour les pompes à chaleur
Publié le 19/03/26. Le Centre d’expertise pour les pompes à chaleur (Cepac), a été lancé le 11 mars par l’Association française pour les pompes à chaleur (Afpac) dans le cadre du plan gouvernemental en faveur de cette technologie. Cette nouvelle structure vise à accélérer le déploiement des PAC en France. Elle rassemble des acteurs engagés dans la décarbonation du bâtiment. Sa gouvernance réunit plusieurs acteurs clés du secteur énergétique et industriel : le Centre technique des industries aérauliques et thermiques (Cetiat), Domofinance, EDF et Uniclima. Sa mission est de produire et diffuser des ressources fiables et des bonnes pratiques. Il s’appuie sur des données vérifiées et des retours d’expérience terrain. Le centre couvre toutes les technologies, aérothermiques et géothermiques. Il apportera un soutien opérationnel aux prescripteurs, installateurs et exploitants. Il agit en complément de l’Afpac, qui représente la filière auprès des pouvoirs publics. L’objectif est de faciliter un déploiement massif des pompes à chaleur. Le Cepac contribuera à la décarbonation des bâtiments et à la souveraineté énergétique. Il vise aussi à renforcer la crédibilité et la performance de la filière. Soutenu par l’Ademe, le centre sera officiellement présenté le 20 mai lors de la Journée de la PAC à Paris.
Chaudière biomasse sur site industriel dans l’Yonne
Publié le 19/03/26. Syensqo, multinationale belge spécialisée dans la chimie et les matériaux, annonce un partenariat avec Engie Solutions pour installer une chaudière biomasse sur son site de Clamecy (Yonne). Ce projet vise à réduire les émissions de CO2 jusqu’à 7 000 tonnes par an, soit environ 70 % des émissions du site. La mise en service de la chaudière biomasse est prévue pour mi-2027 avec le soutien de l’Ademe. Elle remplacera le gaz fossile utilisé pour la production de vapeur. Engie Solutions prendra en charge la conception, le financement, l’exploitation et la maintenance de l’installation. Le projet s’inscrit dans une stratégie globale de décarbonation déjà engagée. En 2024, un système de récupération de condensats a permis de réduire les émissions de CO2 jusqu’à 1 000 tonnes par an et en 2025, un parc solaire de 17,9 MW a été mis en service sur 25 hectares.
Micro-station de méthanisation à Colmar
Publié le 13/03/2026. Arkeale a inauguré le 19 février 2026 à Colmar sa première BioCapsule, une micro-station de méthanisation destinée à produire de l’énergie renouvelable à partir de biodéchets. Installée chez un maraîcher biologique, cette unité compacte de 6 x 6 mètres valorise chaque année environ 400 tonnes de biodéchets issus de l’exploitation agricole et d’une brasserie voisine. Elle permet de produire 100 MWh d’électricité et 100 MWh de chaleur utilisée pour les besoins de l’exploitation, ainsi que 350 tonnes de digestats réutilisés comme fertilisants organiques. Grâce à cette installation, l’exploitation atteint près de 40 % d’autonomie énergétique tout en valorisant ses déchets dans une logique d’économie circulaire. Les biodéchets sont broyés puis dégradés dans un digesteur enterré où des bactéries produisent du biogaz transformé ensuite en électricité et chaleur. La production est supervisée à distance par les équipes d’Arkeale pour assurer un suivi en temps réel. L’investissement pour une BioCapsule est d’environ 400 000 euros, avec un retour sur investissement estimé à six ans grâce aux économies d’énergie et aux aides publiques. Après ce premier projet, Arkeale prévoit d’installer trois nouvelles unités en 2026 et ambitionne de produire dix BioCapsules par an d’ici 2028.
Une ferme pilote houlomotrice à l’île Maurice
Publié le 13/03/2026. Seaturns annonce le lancement de son premier projet offshore pré-commercial de production d’électricité à partir de l’énergie des vagues à l’île Maurice. L’entreprise française a été sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets NSEPCRET Round 3 soutenu par la Mauritius Renewable Energy Agency, avec un contrat d’achat d’électricité prévu avec l’opérateur national. Le projet prévoit d’abord l’installation d’une ferme pilote houlomotrice offshore de 2 MW connectée au réseau mauricien afin de démontrer la fiabilité et les performances de la technologie en conditions réelles. En fonction des résultats, une extension de 8 MW supplémentaires pourrait être déployée pour atteindre une capacité totale de 10 MW. L’initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement mauricien visant à diversifier le mix énergétique et renforcer la sécurité d’approvisionnement. La technologie Seaturns se distingue par un design simple, adaptable et compétitif, avec une maintenance offshore optimisée et une faible empreinte visuelle et environnementale. Le projet est développé en partenariat avec Taylor Smith Group, acteur majeur du secteur maritime à l’île Maurice, qui contribuera à la fabrication locale et aux opérations d’installation et de maintenance. Cette coopération doit également favoriser l’émergence d’une chaîne de valeur industrielle régionale autour de l’énergie marine.
Le marché européen des pompes à chaleur repart à la hausse
Publié le 05/03/2026. Les ventes de pompes à chaleur (PAC) ont progressé de 11 % en 2025 par rapport à l’année précédente dans 16 pays européens*, indique l’association européenne des pompes à chaleur (EHPA). Cette reprise redonne des couleurs au marché après une chute sévère enregistrée en 2024. L’an dernier environ 2,63 millions de PAC ont été vendues, contre 2,38 millions en 2024 et près de 3 millions en 2023. Cette progression vient des mesures prises par certains gouvernements, visant à stabiliser la politique de soutien public aux PAC et à réduire leur coût. La Belgique par exemple a introduit de nouvelles restrictions aux chaudières fossiles, tout en réduisant la TVA sur les PAC dans le neuf, menant à une croissance de 7 % des ventes. La France au contraire fait partie des quatre pays où le marché a reculé au lieu d’augmenter, à cause des interruptions et révision du soutien public. « Le fait que la fiscalité permet de modifier les comportements est le B.A.-BA des règles de gouvernement, rappelle Paul Kenny, directeur général de l’EHPA. Les pays européens doivent agir rapidement pour réduire les taxes sur les pompes à chaleur et l’électricité afin qu’elles deviennent le choix le plus compétitif. Cela doit être consolidé par des politiques stables. C’est ainsi que l’Europe pourra faire passer son système énergétique d’une dépendance vis-à-vis d’importations provenant d’acteurs imprévisibles à une autosuffisance durable. Les événements du week-end en Iran montrent plus clairement que jamais la nécessité d’une telle mesure. »
Un centre commercial de Hyères passe à la géothermie
Publié le 05/03/2026. Le 2 mars, Accenta, entreprise française spécialisée dans la décarbonation des bâtiments grâce à l’intelligence artificielle et à la géothermie, annonce la décarbonation du centre commercial Centr’Azur à Hyères (Var) grâce à l’installation d’une solution de géothermie basse température, permettant au site d’être désormais chauffé à 100 % par une énergie renouvelable. Les travaux, lancés en septembre 2025, ont consisté à déployer 600 mètres linéaires de sondes géothermiques verticales implantées jusqu’à 200 mètres de profondeur afin d’exploiter la température stable du sous-sol comprise entre 13 et 16°C. En hiver, la chaleur captée est transférée au bâtiment via une pompe à chaleur, tandis qu’en été le système fonctionne en géocooling pour rafraîchir naturellement les espaces sans climatisation énergivore ni rejet d’air chaud. Cette installation permet la suppression définitive de la chaudière gaz et évite l’émission de 19,3 tonnes de CO₂ par an. Elle entraîne également une réduction de 59 % de la consommation énergétique des parties communes, améliore le confort thermique toute l’année pour les visiteurs et commerçants, stabilise les charges énergétiques, limite l’exposition aux fluctuations du prix du gaz.
Notre annuaire des formations est en ligne !
Publié le 05/03/2026. La nouvelle version de l’annuaire des formations aux énergies renouvelables édité par l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) est consultable en ligne grâce à un moteur de recherche. Cette nouvelle base de données permet de choisir la formation souhaitée selon plusieurs critères : région, type de formation, filière, niveau… Cet annuaire présente 204 formations ayant trait aux énergies renouvelables et à l’écoconstruction, allant de BAC+2 à Bac+5. Les professionnels en recherche de qualifications supplémentaires pourront consulter les formations continues de longue durée ou de courte durée ou les formations dispensées par des industriels et des bureaux d’études. Selon Stéphane Ducuing, qui a identifié les différentes formations : « La palette des formations incluant les énergies renouvelables dans le secteur de l’énergie s’est élargie à tous les échelons d’enseignement, du bac professionnel au master spécialisé en passant par les licences professionnelles ou plus récemment les Bachelors Universitaires Technologiques (BUT). La période post-covid a fondamentalement modifié les formats d’enseignement et a permis de toucher un public plus vaste et plus diversifié. La mise à jour de cette année offre un focus complet sur les cursus et les débouchés de la filière, qui se révèlera tout aussi utile à l’étudiant faisant ses vœux sur Parcoursup qu’à l’ingénieur cherchant à se spécialiser ou l’installateur souhaitant renforcer ses compétences. »
Biométhane made in Bretagne
Publié le 26/02/2026. Le 19 février, Tenea Énergies a réalisé sa première injection de biométhane dans le réseau grâce à un méthaniseur développé en Ille-et-Vilaine. Créée en 2021 suite à l’alliance entre Homea et Tenergie, l’entreprise vise à accélérer la méthanisation à la ferme, de taille moyenne. Ce premier projet, développé avec un couple d’agriculteurs locaux, valorise effluents d’élevage, sous-produits végétaux, optimise les ressources agricoles et renforce l’autonomie énergétique du territoire. Avec une production de 115 Nm³/h, le site couvrira l’équivalent de la consommation de 2 000 foyers et contribuera à la décarbonation du mix gazier. Deux autres chantiers sont actuellement en phase finale de réalisation et douze nouveaux chantiers seront prochainement ouverts. Au total, plus de 70 projets de méthanisation sont portés par Tenea Énergies.
Bilan des appels d’offres de la PPE2
Publié le 26/02/2026. La Commission de régulation de l’énergie a publié un état des lieux au 30 juin 2025 des appels d’offres lancés dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie 2029-2028 (PPE2) pour la production d’électricité renouvelable. Le rapport couvre les filières photovoltaïques et éolienne terrestre. Pour ces deux technologies, 2 074 projets ont été retenus entre fin 2021 et mi-2025, pour une puissance cumulée de 18,2 GW, soit 78 % des volumes appelés. Les aides associées aux contrats de rémunération accordés à ces lauréats représenteraient en moyenne 238 millions d’euros par an entre 2024 et 2047 (5,7 milliards d’euros au total sur la période), dans un scénario où le prix de marché atteindrait 70 €/MWh en 2030. Il ressort également du rapport que les prix proposés lors des dernières périodes fin 2025 diminuent pour le photovoltaïque. Ils s’établissent à 96,48 €/MWh pour les installations sur bâtiment (-5 % depuis mi-2023) et à 74,13 €/MWh pour le solaire au sol (-10 %). L’éolien terrestre, lui, se maintient à 86,62 €/MWh. En outre, le paysage concurrentiel demeure diversifié, sans acteur en position dominante. EDF (9 % des projets), Neoen (8 %) et Urbasolar (5 %) restent les principaux groupes lauréats des projets. Enfin, du point de vue de la provenance des équipements, plus de 96 % des capacités éoliennes retenues reposent sur des turbines européennes, dominées par Vestas et Nordex, tandis que 89 % des panneaux photovoltaïques des projets sur bâtiment sont d’origine asiatique.
