Micro-station de méthanisation à Colmar

Publié le 13/03/2026. Arkeale a inauguré le 19 février 2026 à Colmar sa première BioCapsule, une micro-station de méthanisation destinée à produire de l’énergie renouvelable à partir de biodéchets. Installée chez un maraîcher biologique, cette unité compacte de 6 x 6 mètres valorise chaque année environ 400 tonnes de biodéchets issus de l’exploitation agricole et d’une brasserie voisine. Elle permet de produire 100 MWh d’électricité et 100 MWh de chaleur utilisée pour les besoins de l’exploitation, ainsi que 350 tonnes de digestats réutilisés comme fertilisants organiques. Grâce à cette installation, l’exploitation atteint près de 40 % d’autonomie énergétique tout en valorisant ses déchets dans une logique d’économie circulaire. Les biodéchets sont broyés puis dégradés dans un digesteur enterré où des bactéries produisent du biogaz transformé ensuite en électricité et chaleur. La production est supervisée à distance par les équipes d’Arkeale pour assurer un suivi en temps réel. L’investissement pour une BioCapsule est d’environ 400 000 euros, avec un retour sur investissement estimé à six ans grâce aux économies d’énergie et aux aides publiques. Après ce premier projet, Arkeale prévoit d’installer trois nouvelles unités en 2026 et ambitionne de produire dix BioCapsules par an d’ici 2028.

Une ferme pilote houlomotrice à l’île Maurice

Publié le 13/03/2026. Seaturns annonce le lancement de son premier projet offshore pré-commercial de production d’électricité à partir de l’énergie des vagues à l’île Maurice. L’entreprise française a été sélectionnée dans le cadre de l’appel à projets NSEPCRET Round 3 soutenu par la Mauritius Renewable Energy Agency, avec un contrat d’achat d’électricité prévu avec l’opérateur national. Le projet prévoit d’abord l’installation d’une ferme pilote houlomotrice offshore de 2 MW connectée au réseau mauricien afin de démontrer la fiabilité et les performances de la technologie en conditions réelles. En fonction des résultats, une extension de 8 MW supplémentaires pourrait être déployée pour atteindre une capacité totale de 10 MW. L’initiative s’inscrit dans la stratégie du gouvernement mauricien visant à diversifier le mix énergétique et renforcer la sécurité d’approvisionnement. La technologie Seaturns se distingue par un design simple, adaptable et compétitif, avec une maintenance offshore optimisée et une faible empreinte visuelle et environnementale. Le projet est développé en partenariat avec Taylor Smith Group, acteur majeur du secteur maritime à l’île Maurice, qui contribuera à la fabrication locale et aux opérations d’installation et de maintenance. Cette coopération doit également favoriser l’émergence d’une chaîne de valeur industrielle régionale autour de l’énergie marine.

Le marché européen des pompes à chaleur repart à la hausse

Publié le 05/03/2026. Les ventes de pompes à chaleur (PAC) ont progressé de 11 % en 2025 par rapport à l’année précédente dans 16 pays européens*, indique l’association européenne des pompes à chaleur (EHPA). Cette reprise redonne des couleurs au marché après une chute sévère enregistrée en 2024. L’an dernier environ 2,63 millions de PAC ont été vendues, contre 2,38 millions en 2024 et près de 3 millions en 2023. Cette progression vient des mesures prises par certains gouvernements, visant à stabiliser la politique de soutien public aux PAC et à réduire leur coût. La Belgique par exemple a introduit de nouvelles restrictions aux chaudières fossiles, tout en réduisant la TVA sur les PAC dans le neuf, menant à une croissance de 7 % des ventes. La France au contraire fait partie des quatre pays où le marché a reculé au lieu d’augmenter, à cause des interruptions et révision du soutien public. « Le fait que la fiscalité permet de modifier les comportements est le B.A.-BA des règles de gouvernement, rappelle Paul Kenny, directeur général de l’EHPA. Les pays européens doivent agir rapidement pour réduire les taxes sur les pompes à chaleur et l’électricité afin qu’elles deviennent le choix le plus compétitif. Cela doit être consolidé par des politiques stables. C’est ainsi que l’Europe pourra faire passer son système énergétique d’une dépendance vis-à-vis d’importations provenant d’acteurs imprévisibles à une autosuffisance durable. Les événements du week-end en Iran montrent plus clairement que jamais la nécessité d’une telle mesure. »

Un centre commercial de Hyères passe à la géothermie

Publié le 05/03/2026. Le 2 mars, Accenta, entreprise française spécialisée dans la décarbonation des bâtiments grâce à l’intelligence artificielle et à la géothermie, annonce la décarbonation du centre commercial Centr’Azur à Hyères (Var) grâce à l’installation d’une solution de géothermie basse température, permettant au site d’être désormais chauffé à 100 % par une énergie renouvelable. Les travaux, lancés en septembre 2025, ont consisté à déployer 600 mètres linéaires de sondes géothermiques verticales implantées jusqu’à 200 mètres de profondeur afin d’exploiter la température stable du sous-sol comprise entre 13 et 16°C. En hiver, la chaleur captée est transférée au bâtiment via une pompe à chaleur, tandis qu’en été le système fonctionne en géocooling pour rafraîchir naturellement les espaces sans climatisation énergivore ni rejet d’air chaud. Cette installation permet la suppression définitive de la chaudière gaz et évite l’émission de 19,3  tonnes de CO₂ par an. Elle entraîne également une réduction de 59 % de la consommation énergétique des parties communes, améliore le confort thermique toute l’année pour les visiteurs et commerçants, stabilise les charges énergétiques, limite l’exposition aux fluctuations du prix du gaz.

Notre annuaire des formations est en ligne !

Publié le 05/03/2026. La nouvelle version de l’annuaire des formations aux énergies renouvelables édité par l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) est consultable en ligne grâce à un moteur de recherche. Cette nouvelle base de données permet de choisir la formation souhaitée selon plusieurs critères : région, type de formation, filière, niveau… Cet annuaire présente 204 formations ayant trait aux énergies renouvelables et à l’écoconstruction, allant de BAC+2 à Bac+5. Les professionnels en recherche de qualifications supplémentaires pourront consulter les formations continues de longue durée ou de courte durée ou les formations dispensées par des industriels et des bureaux d’études. Selon Stéphane Ducuing, qui a identifié les différentes formations : « La palette des formations incluant les énergies renouvelables dans le secteur de l’énergie s’est élargie à tous les échelons d’enseignement, du bac professionnel au master spécialisé en passant par les licences professionnelles ou plus récemment les Bachelors Universitaires Technologiques (BUT). La période post-covid a fondamentalement modifié les formats d’enseignement et a permis de toucher un public plus vaste et plus diversifié. La mise à jour de cette année offre un focus complet sur les cursus et les débouchés de la filière, qui se révèlera tout aussi utile à l’étudiant faisant ses vœux sur Parcoursup qu’à l’ingénieur cherchant à se spécialiser ou l’installateur souhaitant renforcer ses compétences. »

Biométhane made in Bretagne

Publié le 26/02/2026. Le 19 février, Tenea Énergies a réalisé sa première injection de biométhane dans le réseau grâce à un méthaniseur développé en Ille-et-Vilaine. Créée en 2021 suite à l’alliance entre Homea et Tenergie, l’entreprise vise à accélérer la méthanisation à la ferme, de taille moyenne. Ce premier projet, développé avec un couple d’agriculteurs locaux, valorise effluents d’élevage, sous-produits végétaux, optimise les ressources agricoles et renforce l’autonomie énergétique du territoire. Avec une production de 115 Nm³/h, le site couvrira l’équivalent de la consommation de 2 000 foyers et contribuera à la décarbonation du mix gazier. Deux autres chantiers sont actuellement en phase finale de réalisation et douze nouveaux chantiers seront prochainement ouverts. Au total, plus de 70 projets de méthanisation sont portés par Tenea Énergies.

Bilan des appels d’offres de la PPE2

Publié le 26/02/2026. La Commission de régulation de l’énergie a publié un état des lieux au 30 juin 2025 des appels d’offres lancés dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie 2029-2028 (PPE2) pour la production d’électricité renouvelable. Le rapport couvre les filières photovoltaïques et éolienne terrestre. Pour ces deux technologies, 2 074  projets ont été retenus entre fin 2021 et mi-2025, pour une puissance cumulée de 18,2 GW, soit 78 % des volumes appelés. Les aides associées aux contrats de rémunération accordés à ces lauréats représenteraient en moyenne 238 millions d’euros par an entre 2024 et 2047 (5,7 milliards d’euros au total sur la période), dans un scénario où le prix de marché atteindrait 70 €/MWh en 2030. Il ressort également du rapport que les prix proposés lors des dernières périodes fin 2025 diminuent pour le photovoltaïque. Ils s’établissent à 96,48 €/MWh pour les installations sur bâtiment (-5 % depuis mi-2023) et à 74,13 €/MWh pour le solaire au sol (-10 %). L’éolien terrestre, lui, se maintient à 86,62 €/MWh. En outre, le paysage concurrentiel demeure diversifié, sans acteur en position dominante. EDF (9 % des projets), Neoen (8 %) et Urbasolar (5  %) restent les principaux groupes lauréats des projets. Enfin, du point de vue de la provenance des équipements, plus de 96 % des capacités éoliennes retenues reposent sur des turbines européennes, dominées par Vestas et Nordex, tandis que 89 % des panneaux photovoltaïques des projets sur bâtiment sont d’origine asiatique.

L’hôpital de Lannemezan opte pour la biomasse

Publié le 19/02/2026. La mise en service de la nouvelle chaufferie biomasse de l’hôpital de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) marque une avancée vers une énergie locale et durable, couvrant désormais 86 % des besoins en chauffage et eau chaude sanitaire du site. D’une puissance de 1,1 MW, elle remplace 17 anciennes chaudières gaz et permet une baisse de 19,5 % des consommations énergétiques ainsi qu’une réduction de 7 464 tonnes de CO₂ sur huit ans. Exploitée par Engie Solutions, elle est alimentée avec des plaquettes forestières provenant d’un rayon de 40 kilomètres, garantissant un approvisionnement local et limitant l’empreinte carbone du transport. Deux chaudières gaz d’appoint assurent la continuité de service en cas de pic de demande ou de maintenance. La chaleur est distribuée via un réseau interne de 2,5 kilomètres reliant les bâtiments. Soutenu par l’Union européenne, la Région Occitanie et l’Ademe, le projet a bénéficié de 3,9 millions d’euros de subventions couvrant près de 90 % de l’investissement, rendant sa réalisation possible. Cette installation renforce la sécurité énergétique de l’hôpital, réduit sa dépendance aux énergies fossiles, stabilise ses coûts et contribue concrètement à la transition énergétique du territoire.

À Villetaneuse, une nouvelle centrale géothermale exploite le Dogger

Publié le 19/02/2026. Grâce à la nappe du Dogger, l’Île-de-France est la première région géothermale de France. Parmi les centrales exploitant les calories de ces eaux souterraines, il faut désormais compter celle de Villetaneuse, d’une puissance géothermale d’environ 11 MW, inaugurée en décembre dernier. Un doublet géothermique permet d’utiliser l’eau puisée à environ 60°C à 1 700 mètres de profondeur, pour alimenter le nouveau réseau de chaleur du Syndicat Mixte des Réseaux d’Énergie Calorifique (SMIREC) déployé sur la ville et sur ses voisines Épinay-sur-Seine et Pierrefitte-sur-Seine (commune déléguée de Saint-Denis). Des pompes à chaleur rehaussent la température ce qui permet d’atteindre une production de 55 000 MWh/an, soit de quoi couvrir 67 % des besoins en chauffage des abonnés et éviter l’émission d’environ 9 000 tonnes de CO₂ par an. Le complément est assuré par du gaz qui devrait être remplacé ultérieurement par du biométhane. Actuellement en cours de construction, le réseau de chaleur fera à terme 18,5 km. Ses 70 sous-stations permettront de chauffer l’équivalent de 10 000  logements (logements sociaux, copropriétés et équipements publics, dont l’université). Le projet est porté en régie publique pour un montant total de 63,5  millions d’euros, et soutenu à hauteur de 26,7 millions d’euros par le Fonds Chaleur de l’Ademe et la Région Île-de-France. L’ensemble des réseaux du SMIREC dessert aujourd’hui 85 000 équivalents logements et constitue le deuxième réseau le plus important d’Île-de-France.

Les énergies renouvelables ont généré 2,2 milliards de retombées fiscales en 2024

Publié le 19/02/2026. À l’approche des élections municipales, le syndicat des énergies renouvelables (SER) alimente le débat public avec une étude consacrée aux recettes fiscales générées par les filières renouvelables dans les territoires. Réalisé par Columbus Consulting, ce travail évalue les retombées fiscales directes (Ifer, taxe foncière, CFE, redevances spécifiques), indirectes – notamment via la TVA liée à l’installation et à la maintenance des équipements, dont 25 % sont reversés aux collectivités – ainsi que la fiscalité des entreprises de la chaîne de valeur (emplois, bases foncières, contribution économique locale) à l’échelle de la France métropolitaine. Selon cette analyse, fondée sur le parc et l’activité de 2024, les énergies renouvelables produisant électricité, chaleur ou froid ont généré 2,172 milliards d’euros de recettes fiscales locales. Près de 77 % de ces ressources bénéficient directement aux communes et intercommunalités, contre 15 % pour les départements et 8 % pour les régions. Une manne bienvenue dans un contexte marqué par la baisse des dotations de l’État. L’étude souligne également le rôle structurant des renouvelables dans les territoires ruraux : 85 % des communes accueillant au moins un parc éolien comptent moins de 2 000 habitants. Dans celles de moins de 500 habitants, les recettes liées aux renouvelables représentent en moyenne près d’un quart des recettes fiscales locales. À titre d’exemple, un parc de quatre éoliennes de 2,5 MW génère environ 77 000 euros par an pour le bloc communal, soit de quoi financer la rénovation énergétique d’une école primaire en moins de sept ans. L’ensemble des résultats est accessible à travers un atlas interactif qui permet de visualiser filière par filière et pour chaque niveau de collectivité locale, les retombées fiscales générées.